ANNALES DE BIOLOGIE LACUSTRE AN N ALES DE BIOLOGIE LACUSTRE PUBLIÉES SOUS LA DIRECTION DU D 1 Ernest ROUSSEAU TOME III 1908-1909 BRUXELLES IMPRIMERIE F. VAN BUGGENHOUDT 5 ET 7, RUE DU MARTEAU, 5 ET 7 l | B R A R Y LISTE DES COLLABORATEURS K. A.PSTEIN, à Kiel. S. AWERINTZEW, à Sain^Pétersbourg. II. BACHMANN, à Lucerne. Th. BARROIS, à Lille. P. de BEAJJCHAMP, à Paris. F.-E. BEDDARD, à Londres. E.-A. BIRG-E, à Madison. R. BLANCHARD, à Paris. C. BOMMER, à Bruxelles. O. BORGE, à Stockholm. A. BORZI, à Païenne. G.-L. BRADY, à Sunderland. F. BROCHER, à Vandœuvres. C. BRUYANT, à Hermont. L. CAR, à Agram. R. CHODAT, à Genève. E. von DADAY, à Budapest. R. DANGEARD, à Poitiers. J.-G. DE MAN, à Ierseke. G.-B. DE TONI, à Modène. F. DOFLEIN, à Munich. C. ECKSTEIN, à Eberswalde. G. FIELD, à Boston. G.-A. FORBES, à Urbana. F. A. FOREL. à Morges. P. FRANCOTTE, à Bruxelles. O. FUHRMANN, à Neuchâtel. A. GARBINI, à Vérone. G. GILSON, à Louvain. P. GIROD, à Clermont. P. GODET, à Neuchâtel. L. von GRAFF, à Graz. R. GUTWINSKI, à Cracovie. J. HEUSCHER, à Zurich. B. HOFER, à Munich. C. HOFFBAUER, à Trachenberg. C. HUITFELD KAAS, à Christiania. O.-E. IMHOF, à Brugg. H. -S. JENNINGS, à Philadelphie. A. KEMNA, à Anvers. F. KLAPALEK, à Prague. C.-A. KOFOID, à Berkeley. G. LAGERHEIM, à Stockholm. K. LAMPERT, à Stuttgart. K.-M. LEVANDER, à Helsingfors. R von LENDENFELD, à Prague. K. LOPPENS, à Nieuport. VI P. MAGNIN, à Besançon. C.-D. MARSH, à Washington. J. MASSART, à Bruxelles. E. MAZZARELLI, à Palerme. A. MEUNIER, à Louvain. W. MICHAELSEN, à Hambourg. W. MIGULA, à Eisenach. R. MONTI, à Sassari. G.-W. MULLER, à Greifswald. P. NYPELS, à Bruxelles. J. NUSBAUM, à Lemberg. E. PENARD, à Genève. L.-H. PLATE, à Berlin. H.-C. REDEKE, au Helder. L. ROULE, à Toulouse. C.-F. ROUSSELET, à Londres. E. ROUX, à Bâle. M. SAMTER, à Berlin. G.-O. SARS, à Christiania. J. SCHAFFER, à Vienne. A. SCHERFELL, à Iglô. G. SCHNEIDER, à Helsingfors. H. SCHOUTEDEN, à Bruxelles. A. SCHUBERG, à Heidelberg. J. SCOURFIELD, à Leytonstone. H. SIMROTH, à Leipzig. A.-S. SKORIKOW, à Saiiit-Pétersbouri:. J. SNOW, à Northampton. A. STEUER, à Innspruck. T. STINGELIN, à Olten. S. STRODTMANN, à Helgoland. J. THALLWITZ, à Dresde. K. THOR, Norwège. R. TIMM, à Hambourg. G. ULMER, à Hambourg. I). VINCIGUERRA, à Rome. E. WALTER, à Saalfeld. H.-B. WARD, à Lincoln. W. WELTNER, à Berlin. A. WIERZEJSKI, à Cracovie. N. WILLE, à Christiania. V. WILLEM, à Gand. E. ZACHARIAS, à Hambourg. 0. ZACHARIAS, a Pion. C. ZIMMER, à Breslau. F. ZSCHOKKE, à Bâle. TABLE DES MATIÈRES DU TOME UI Pages Rina Monti. — Le professeur Pietro Pavesi; notice nécro- logique 9 G.-W. Millier. — Uber die Larve von Triogma trisulcata Schumm 15 K. Loppens. — Contribution à l'étude du microplankton des eaux saumâtres de la Belgique 16 M. Thiébaud. — Contribution à la biologie du lac de Saint- Biaise 54 K. Loppens. — Les Bryozoaires d'eau douce 141 M. Thiébaud. — Les Entomos tracés du canton de Neuchâtel 184 H.-R. Hoogenraad. — Bemerkungen iiber einige Sùsswas- serrliizopoden und Heliozoen 248 E.-R. Gurney. — The Sutton Broad Freshwater Laboratory 259 J. Tollinger. — Der Verdauungstrakt von Lt/nceus inter- medius (G. 0. Sars) 271 E. Rousseau. — Etude monographique des larves des Odo- nates d'Europe 300 Bibliographie limnologique. — Liste bibliographique. . . 367 Comptes rendus et analyses 427 -♦ 13H0 Le Professeur IMKTRO PAVESI Notice nécrologique pur Pina-Monti Pietro Pavesi, le savanl italien bien connu, que M. Kurl Lampert, dans son remarquable traité, a considéré à juste titre comme l'un des fondateurs de la biologie lacustre, es1 mon lu :;i août dernier, a Asso, près de Como. Il était né Le 24 septembre L844, à Pavie où il fit ses éludes universitaires sous la direction d'un célèbre naturaliste, Paul Panceri. Peu après avoir obtenu son diplôme de docteur, M. Pavesi l'ut nommé, après un concours', professeur d*histoire naturelle au Lycée de Lugano, en Suisse. Le lac et les environs de cette ville se prêtaient à merveille, parleur l'aune riche et variée, aux études que le jeune Pavesi chérissait : la systématique, la répartition géographique ei la biologie des animaux. Il attaqua d'emblée et avec un entrain remarquable l'exploration faunistique du pays, et bientôt publia un mémoire important : Les poissons et la pêche dans le canton du Tessin. couronné en 1880 à l'exposition interna- tionale de pèche à Berlin, mémoire qui fut un heureux prélude à d'autres travaux du même genre. En 1882, on lui décernait à l'exposition internationale d'Edimbourg, un diplôme pour une série d'autres Opuscula ichthyologica et piscatoria. Mais Pavesi ne se borna pas aux études lacustres ei se livra en même temps à d'autres recherches zoologiques et faunistiques : en première ligne, nous devons citer celles sur les araignées du canton du Tessin. En 1871, il céda aux sollicitations de Paul Panceri, alors pro- fesseur d'anatomie comparée à l'université de Naples, qui désir rait l'avoir auprès de lui comme aide et suppléant. 11 eut ainsi - 10 - l'heureuse occasion d'examiner toutes espèces d'animaux marins, surtout des cœlentérés, des vers et des tuniciers. Les observa- tions les plus difficiles n'échappaient pas à son œil exercé, et il suffit, pour s'en convaincre, de lire son article sur les Cœlen- térés dans l'Encyclopédie médicale italienne. Comme travaux scientifiques datant de son séjour à Naples, on doit aussi citer deux excellents mémoires, l'un sur la circulation du sang dans les embryons de Pyrosoma, traduit en anglais par M. Ray Lankester; l'autre sur le rythme des pulsations du cœur dans les Salpes, avec un catalogue des Salpes du golfe de Naples. En 1872, M. Pavesi fut nommé professeur extraordinaire de zoologie et cl'anatomie comparée à l'université de Gènes. La belle bibliothèque et les riches collections du Musée civique, fondé et dirigé par M. le marquis Doria, l'entrainent à reprendre ses études sur les animaux terrestres. Il publie alors des mémoires sur les arachnides d'Italie, le mimétisme de certaines araignées, les détails anatomiques des Mauucodia. En même temps, il con- tribue par de nouvelles et intéressantes recherches à l'étude de la biologie et de la morphologie du genre Selache. En 1875, M. Pavesi eut le bonheur d'occuper la chaire de zoo- logie dans sa ville natale, dont la célèbre université eut parmi ses membres Spallanzani. C'est à dater de cette époque que Pavesi commença ses recherches sur les animaux aquatiques. En 1877, M. Pavesi, armé de sondes et de filets, plein du feu sacré des recherches scientifiques, se met à explorer les lacs subalpins d'Italie. La découverte de Inexistence d'une faune pélagique aussi eu Italie, dans les lacs Majeur, de Lugano ei de Côme, marque l'ouverture de cette campagne d'explorations lacustres. Il poursuit ses recherches dans les lacs des environs de Varèse, dans ceux de Albano, près de Home, et dans le Tra- simeno. La faune pélagique des lacs italiens s'enrichit toujours davantage en espèces et en notices biologiques, comme on le voit dans la Nouvelle série de recherches sur ht fume pélagique des lacs if (/liens de 1879. A partir de cette année, M. Pavesi étend ses explorations à la plupart des lacs de la Haute Italie, du canton du Tessin et du Tyrol méridional, depuis les petits lacs de Brianza jusqu'au Carda, depuis les lacs marécageux de Mantova jusqu'aux bassins alpestres de Ritom, près du Saint- Gotliard, et d'Alleghe; depuis le lac île Candia, près d'Ivrea, jusqu'à celui de Santa-Croce, près de Belluno. Il découvre dans la pliiparl de ces lacs une t'aime [pélagique génuine, à l'aide d'un filet de son invention qui lui permit aussi de déterminer l'amplitude des mouvements bathymétriques de ces troupes d'animaux transparents et luciiuges qui se plaisent, en haut lac. ( Je filet est d'un emploi si avantageux qu'il fut adopté depuis par plusieurs naturalistes; le prince de Monaco y apporta des modi- fications, tout en conservant le type. M. Pavesi publia des notes sur le Triton Blasii, le Cobitis larvata, sur une Spongilla et une larve de Corethra lacustres. Il parut en même temps de lui un Essai sur les animaux des eaux thermales, ainsi qu'une Note sur les mâles d'anguilles observés à l'Exposition de Berlin de 1880, où l'avait délégué le gouvernement italien. Peu après, il fut charger de visiter les meilleurs établissements de pisciculture de la Suisse et de l'Allemagne, et nommé membre rapporteur de la Commission centrale de pèche en Italie. A la demande du gouvernement italien, il procéda au repeu- plement des lacs de la Haute Italie, surtout au moyen de Salmo- nidés, et publia plusieurs notes relatives à cette question. Un autre mémoire, très important, traite des migrations du thon. Il y démontre que les migrations du thon sont uniquement bathymétriques. Enfin, dans un fort volume de 350 pages, sur VIndustria del tonno, il a exposéd'une manière aussi complète que possible, la biologie, la pèche du thon et l'industrie des madragues dans la Méditerranée. Mais M. Pavesi n'a pas borné son activité à la biologie des eaux douces ; en effet, il possédait ;'i fond l'arachnologie, et il nous a laissé une centaine de mémoires qui traitent différentes questions d'ornithologie, de tératologie, de parasitologie et d'histoire des sciences. M. Pavesi était un causeur très brillant ; il possédait une érudition extraordinaire, non seulement dans chaque branche des sciences naturelles, mais aussi en géographie générale, dans l'histoire locale de son pays, en archéologie; il savait admira- blement se servir de toutes ses connaissances, comme de ses aventures de pêche et de chasse, des récits de ses nombreux voyages en Sardaigne, en Sicile ou dans l'Europe centrale, pour donner la plus charmante variété à ses aimables causeries. Dans ses dernières années, Pavesi avait joué un rôle très considérable dans la politique et l'administration de sa ville natale. Depuis longtemps il était conseiller municipal, conseiller général ; il a même été maire de sa ville, et dans cette fonction, — 12 - il a beaucoup contribué au relèvement hygiénique et scolaire de la vieille cité universitaire de Lombardie. Près de la fin de sa vie, Pavesi mûrissait un grand projet pour le développement de l'étude de la biologie des eaux douces en Italie. Il se proposait de fonder une station scientifique de phy- sique et de biologie lacustre sur les bords d'un des grands lacs de l'Italie du Nord, sur le lac de Côme ou sur le lac Majeur. reliée avec une station de biologie fluviale sur le Tessin, à Pavie. d'une part, et d'autre part, avec la station pratique de piscicul- ture de Brescia, et avec le nouvel aquarium de Milan. Il se proposait de réaliser cette idée avec l'aide du Royal Institut Lombard des Sciences et Lettres. La mort ne lui a pas laissé le temps d'exécuter son projet, mais le nom de Pietro Pavesi restera quand même dans l'histoire de la biologie des eaux douces, parmi ceux des fondateurs de cette science nouvelle. ■ • * « LISTE \)\\S TRAVAUX HYDROBIOLOGIQUES publiés par P. PAVESI [pesci e lapesca nel Canton Ticino. Agrocoltore Ticinese-Lugano, 1874-73, 8°, pp. 150. Contribuzione alla storia naturale dei génère Selache. Annali Museo Civico di (ienova VI. 1874: 8°. pp. 73, cou 3 tav. litografîche et cromolitotjra- fîche e 5 xilogratiche. Sunto di V. Fatio in Arch. se. phys. Bibl. univ. pér. XI. Genève, 1874. Di una Selache presa recentissimamente nel Mediterraneo ligure. Rendi- conti R. Istituto Lombarde- (S. 2). Vol. X. Fasc. XIII. Milano, 1877,8°, pp. 2. Spigolature nel Museo Zoologico di Pavia. IlCobites larvata. Ibid. Fasc.XV. 8°, pp. 5. Milano, 1877. Intorno alV esistenza délia « fauna pelagica » o d'alto lago anche in Italia. Bollettino Societa entomologica italiana. Volume IX. Firenze, 1877, 8°, pp. 4. Seconda contribuzione alla morfologia e sistematica dei Selachi. Ann. Museo Civico (ienova XII. 1878, 8°, pp. 73. — Sunto francese di S. Calloni in 'Archives Genève, 1880. Nwya '«■rie di ricerche delta fauna pelagica nei laghi italiani. Rend. I!. Ist. Lombardo (S. 2). V. XII. Fasc. XI-XII. Milano, 1879. 8°, pp. 10. riler/ori studi sulla fauna pelagica dei laghi. italiani. Ibid. Fasc. XVI, Milano, 1879, 8", pp. U 2I. — Traduzioni ecl analisi francese di S. Calloni in Archives se. phys. Genève, 1880. Cenni intorno ai pesci vivi o freschi ed in particolare sui maschi d'anguilla osservati alV esposizione di Berlino. Rend. R. Ist. Lombardo. V. XIII. Fasc. XIV. Milano, 1880, 8°. pp. 1 1 Dalle mie annotazioni zoologiche II : Larva curiosa d'insetto in alto lago Rend. R. Ist. Lombardo (S. u 2). Vol. XIV. Fasc. XVIII-XIX. Milano, 188i, 8°, pp.2. Escursione zoologica al lago di Toblino. xUti Socielà italiana di Scienze Naturali. Vol. XXV. Milano, 1*82.8°, pp. 5. Allra série di ricerche e studi sulla fauna pelagica dei laghi italiani. Atti Società Veneto-Trentino di scienze Naturali. Vol. VIII. Fasc. 2", Padova, 1883, S, pp. 68. — Con 7 tavole e carte cromolitografiche (XII1-XIV). Brani biologici di due celebrati pesci nostrali d'acque dolci. Rend. 15. Ist. Lombardo (Ser. 2). Vol. XVII. Fasc VI. Milano, 1881, 8, pp. 8. Notizie batimetriche sui laghi d'Orta e d'Idro. Rend. R. Ist. Lombardo (Ser. 2). Vol. XVIII. Fasc V. Milano, 1885. 8", pp. H. Le migrazioni dei tonno. Ibid. Vol. XX. Fasc. VIII. Milano, 1887, pp. 18. — Sunto francese di S. Calloni in Archives Genève, 1887. [00 |uJ L I 3 R A R Y — 14 — L'industria del lontw. Relazione alla Commissione reale per le tonnare. Roma, 1889. Vol. in-4", pag. 354, con tavole. Notes physiques et biologiques sur trois petits lacs du bassin tessinois. Arch. se. phys. Bibl. univ. (3), XXII, n. 10. Genève, 1889, 8", pp. 8. La cita nei laghî. Discorso inaugurale dell' anno accademico. Annali R. Uni- versità'di Pavia, 1889-90, 8°, pp. 31. Rapporto délia Commissione pel Premio Cagnola del R. Istituto Lombardo sul terna : « Monografia fisica et biologica d'uno dei maggiori laghi insubrici » (relatore Pavesi). Rend. R. Istituto Lombardo (S. 2). Vol. XXIV. Fasc. I. Milano, 1891, H°, pp. 5. / viventi nelle «Acque albule» in «Italia giovane» VIL 2. Milano, 1892, 8% pp. 6. Carte fisichc dei laghi italiani ad uso del piscicultore. Grande carta cro- molitografica. Milano, 1894- La distribua ione dei pesci in Lombardia. Conferenza tenuta per la Società Lombarda di pesca il 9 Febbraio 1896. in Milano-Pavia, 1896, 8°, pp. 40, con 3 tabelle et 1 carta ittiologica. Un coregono nel Ticino. Rend. R. Istituto Lombardo (S. 2). Vol. XXXI, Milano, 1898, 8°, pp. 8. La scienza per la pratica in « Acquicoltura Lombarda* A. !.. n. 1. Milano, 1899, 8% pp. 2. Un antico piscicultore italiano dimenticato-Ricordo. Ibid. Fasc. Giugno, 1901, n. fi. Como, 1901, 8°, pp. 5. Lcgislazionr délia pesca in Italia. Congresso nazionale di pesca in Milano, 1906. Gli acipenseri noslrali. R. Ist. Lombardo di Se- e Lettere (S. 2). Vol. XL. 1907. -3S- Uber die Larve von TRIOGMA TRISULGATA Schumm. von G. W. Muller in Greifswald. lui II. Bancl dieser Annalen besehreibt P. Steinmann, p. 107, unter dem Namen Phalacroceim sp. eine sonderbare Dipteren- larve; Taf. 2 gibl eine Àbbildung des Tieres. [m April des .lahres konnte icli im Saaltal (Nàhe von Oriamimde) eine Anzahl Larven sammelii, welche mit der beschriebenen die grossie Almlichkeit haben. Die Zald der Blàttchen reihen isl die gleiche,ebenso die Form derBlàttchen; im besonderen finden sich in der Riiekenreihe die am Vorderrand gesagten Blàttchen, und zwar in der /. c. eharakterisierten Anordnuiig. (Nach dw lieschreibung sollte inan allerdings erwarten, dass das vorderste Blàttchen jeder Grappe eines Abdominalsegments ebenfalls gesiigt isl ; die Figur zeigt es aber, wie mein Objeet, unverzweigt.) Auch das Vorkommen war ein àhnliehes. So kann man an der Identitàt der Formen nicht zweifeln. Neben der Larve l'and ich die Puppe, die sieh als zugehôrig, abgesehen von der Art des Vorkommens, durcb den Besitz gleicher oder àhnlich gestalteter Anhànge charakterisierte. Auch hier finden sich die eigentiimlich verzweigten Gebilde in der Riiekenreihe; sie wiïrden allerdings hier eher den Namen Dornen verdienen. Ans den Puppen zog ich Imagines, die mir von Herrn Dr. R. Grunberg, dem ich hier meinen Dank fur seine Hiilfe ausspreche, als Triogma trisulcata Schumm bestimmt wurden. CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DU micro-plan™ des eaux saumatres DE LA BELGIQUE par K. Loppens, à Nieuport Les recherches 4111 t'ont le sujet- de ce mémoire ont été faites dans l'ancienne branche de L'Yzer, appelée actuellement crique de Nieuwendam (voir lacarte de Belgique au 20,000 e , feuille XII, planchette 5). Depuis qu'un canal a été creusé en ligne droite de Saint -Georges à Nieuport pour facilite]- la navigation, l'ancienne branche ne sert plus qu'à évacuer les eaux pluviales des polders environnants, en communication avec la crique par de nombreux ruisseaux el de petils cours d'eau. La partie que j'ai explorée est comprise entre l'écluse de la crique el le déversoir de l'Yzer (la distance est de 900 mètres). Cette partie est la plus intéressante à étudier à cause de la salure de l'eau. La crique n'étant plus navigable, le fond n'en est pas entre- tenu, de façon que les dépôts de sable e! d'argile se font libre- ment et se déposent très inégalement à cause des nombreuses courbes que la rivière forme depuis le village de Saint-Georges à l'écluse de Nieuport. La profondeur maxima estde.2 m 25, la moyenne de l m 50. Aux courbes, les dépôts s'amasseui naturellement du côté de la berge convexe, de la t\(^ hauts fonds, n'ayant que m 30 à m 60 d'eau; o — 17 — ,.,i quelques endroits ces dépôts émergent, formanl de petits ilois. Ces hauts !'on. F. Miill., eau douce, rare. — 20 — Dciphnia pulex DeGeer, eau douce, rare. Diaptomus castor' Jur , eau douce et saumàtre, rare. Eurytemora lacustris Poppe, eau douce et saumàtre, assez commun. Eurytemora affînis Poppe, eau douce et. saumàtre, assez commun. Lynceus sphœricus <>. F. Miill., eau douce et saumàtre, 1res commun. Lynceus trigonellus 0. F. Miill. , eau douce, rare. Moina brachiata Jur., eau douce, rare. Comme on peut le voir dans la liste qui précède, un certain nombre d'espèces végétales et animales vivent dans l'eau doue»! et dans l'eau saumàtre. La composition de l'eau est très diffé- rente d'après la profondeur et d'après les saisons. L'eau salée «lu chenal entre par intilt ration lors des marées hautes, et descend, par suite de sa plus grande densité, au fond de la rivière, si l'eau est stagnante. On observe le même fait dans les aquariums à eau de mer stagnante; après plusieurs jours, l'eau de la surface accuse une densité inférieure à celle du fond. Là, elle avance \*'\^ l'amont si aucun courant, ne se produit ; même si un léger courant est établi par suite de l'ouverture des vannes, l'eau douce d'amont coule sur les couches inférieures saumâtres sans les entraîner. Si le courant est l'on, les eaux du fond sont évacuées, ce qui fait disparaître pour peu de temps toute l'eau saumàtre (les réactifs montrent cependant encore des traces de chlorures). Les époques pluvieuses font donc dis- paraître les chlorures, puisque alors on doit évacuer les eaux trop abondantes des Polders, tandis «pic, pendant les époques de sécheresse, les chlorures augmentent et s'étendent sans cesse. ( )n voit parfaitement, par l'inspection du tableau ci-après, combien les densités différent parfois de la surface au fond; il y a une croissance constante a partir de la surface. Ce même tableau et le diagramme A montrent en même temps combien les variations sont parfois brusques, ce qui est évidemment néfaste aux organismes qui y vivent. Les dates qui indiquent les prises d'eau étant parfois un peu éloignées, pourraient faire croire que les changements de salure se font assez lentement ; il n'en est rien cependant, du moins pour l'abaissement de la salure, puisqu'il suffît d'un courant de quelques heures, produit par l'ou- verture des vannes, pour l'aire baisser la densité de 1,011 à 1,000 — 21 - ulans les couches inférieures). Ces courants amènenl tout Le plankton d'amont, qui vit exclusivemenl en eau douce; de là la présence de plusieurs rotifères qui ne s'y montrent d'ordinaire pas et ue peuvenl se reproduire dans ce milieu si variable. Comme on peul le voir au tableau ci-après el sur le dia- gramme A, la densité mininia pour la surface el le fond a été de 1,000 donnant îles traces de chlorures; la densité maxima pour la surface a été de 1,005 donnant 7,35 grammes de chlorures par litre; el de 1,011 pour le fond, donnant 13,25 grammes de chlo- rures par litre. Sur le diagramme A la densité du fond est représentée par un trait plein, e1 la densité île lu surface par un pointillé. DENSITÉ DE L'EAU MOIS à la suriàce au Irma Juin 190h' 1 .00-1 J •luillei 1.0022 1.O07 •• ... 1.002 1.008 Août •• 1.000 1.008 1.0003 1.004 1.001 1 005 Septembre - ... .. 1.000 1.0007 Octobre •• L.003 1.010 1.005 l.Olo Novembre •• l.OOJ 1.007 Décembre •• 1.0007 1.001 l.OOo 1.000 Janvier 1907 l.ooi 1.001 L.OOO l.OOo Février 1.000 1.000 l.OOo 1.O007 Mars •• î.ooi 1.009 l.oûo 1.001 Avril •• ...... 1.002 1.008 1.001 1.003 Mai •• . . ... 1.000 1.000 l.ool l.ooo l.Ooo 1.008 l.OOo 1.0066 Juin •• 1.001 1.006 1.001 1.005 1.003 1.010 1.003 1.011 ->■> Les échantillons d'eau du fond ont été pris à l'aide d'un flacon aménagé spécialement, pour ces profondeurs. Le flacon à soupape n'était pas nécessaire ; aussi, je me suis servi d'un instrumeni A. — Diagramme des densités. Densités de L'eau au tond ^^~ I >ensitrs de l'eau :i la surface plus simple. Un flacon de 500 ce, à goulot étroit, esl entouré d'un épais morceau de zinc enroulé en cylindre mais non fermé — 23 — complètement, de façon à laisser une fente longitudinale de 2 centimètres de largeur. Le flacon est solidement fixé dans le cylindre et attaché par une anse à un fil de bronze. Le cylindre a pour but de protéger A. — Diagramme des densités (s/rite). Les chiffres isolés indiquent les 1,000°" et les chi tires après la virgule les 10,000 e ' le flacon contre les chocs ci sert en même temps de lest. Le goulot est fermé légèrement par un bouchon attaché à une cor- delette; quand l'instrument a atteint la profondeur voulue, ou tire sur la cordelette et le flacon se remplit de l'eau à examiner. A la remonte, vu le peu de profondeur et le goulot étroit, aucun s — 24 mélange ne peut se faire; on peut d'ailleurs, par précaution, déverser l'eau que contient le goulot. Le même instrument peut servir à prendre la température du fond (voir plus loin les pêches de tond) si la température de l'air n'est pas trop différente de celle du fond, et si la profondeur n'esi pas supérieure à 5 mètres; dans ce cas on laisse le flacon an fond pendant trois ou quatre minutes. Il suffit, dès que le flacon est remonté, d'y plonger un thermomètre de laboratoire; la tem- pérature de l'eau du flacon reste fixe pendant plusieurs minutes, on a donc le temps de lire les degrés marqués par la fente longitudinale. Cependant, s'il existe de grands écarts entre la température du fond ei celle de l'air, ou si les profondeurs sont supérieures à 5 mètres, j'emploie un flacon aménagé d'une autre façon. Un grand cylindre en zinc, ayant deux fentes longitudinales opposées, contient un flacon à deux tubulures; dans celle du milieu on fixe un thermomètre de laboratoire à l'aide d'un bou- chon percé, l'autre est fermée par un bouchon attaché à une cordelette. On procède exactement comme avec le flacon décrit précédemment, et on lit la température par la fente longitudi- nale en face du thermomètre. Ce système est aussi précis que les thermomètres à déversement, et préférable pour les petites pro- fondeurs ( jusqu'à 20 mètres) à cause de sa simplicité. Les pèches de fond (voir les détails plus loin) n'ont pas été faites à l'aide des filets à soupape, à cause du peu de profondeur et des ondulations (}\\ fond. J'ai employé une petite pompe en zinc, munie de sou- papes à billes et pourvue d'un tube en caoutchouc s'immergeant à la profondeur voulue à l'aide de la sonde. Un petit filet de soie est attaché aii tube de déversement et filtre l'eau à mesure qu'elle est pompée. Ce système donne également le moyen de prendre un échantillon de l'eau des couches qu'on explore. On pourrait supposer que le courant d'aspiration mélange les couches d'eau de densités différentes. Il n'en est rien cependant ; un échantillon a été pris après les premiers coups de piston, un autre après avoir donné trois cents coups; or, les deux échan- tillons ont donné exactement la même densité, quoique les couches supérieures à celle oit plongeait le tube fussent nota- blement moins denses. Les pèches de surface ont été faites avec un filet à plankton ordinaire, terminé par un cylindre métal- lique. Le format ordinaire donne une ouverture de 25 centimètres pour une longueur totale de 50 centimètres; cette longueur est insuffisante, car dès que la barque avance trop vite, le remous esl si grand que plusieurs espèces n'entrent pas au fond du filet; une longueur de 70 à 80 centimètres donne de très bous résultats. 30 juin 1906. A 9 heures, température de l'air, 1(3°5 ; température de l'eau à la surface, 15°5; vent léger. Quantité de plankton, 8 ce. 500; densité de l'eau, 1,001. Algues. Pediastrum boryanum, Surirella gemma, Bacillaria paradoxa. ROTIFERES. Anuraea aculeata, Brachionus urceolaris, Rotifer vulgaris, Anuraea biremis, Brachionus angularis. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. Crustacés. Daplmia pulex, Ljnceus sphsericus, larves de Copépodes, Cyclops vernalis, Diaptomus castor, Canthocamptus stapliilinus, Eurytemora lacustris, larves Nauplius de Balanus crenatus. 13 juillet 1906. A 8 h. 30, température de l'air, 17° ; température de l'eau à la surface, 18°5; vent léger. Quantité de plankton, 43 ce. ; densité de l'eau, 1,002. L'augmentation anormale de la. quantité de plankton est due à Cyclops vernalis et Eurytemora lacustris. Le filet aura ren- contré une bande de ces Copépodes qui ont l'habitude de se grouper; c'est, je crois, le seul moyen d'expliquer cette crois- sance rapide du plankton entre deux pèches normales. (Voir pèches du 30 juin et du 1 er août.) Algues. Pediastrum boryanum, Surirella gemma, Bacillaria paradoxa. Rotifères. Brachionus pala, Br. angularis, Br. urceolaris, Anuraea aculeata, Rotifer vulgaris, Anuraea cochlearis. — 26 — Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. Crustacés. Lynceus sphsericus, L. trigonellus, Daphnia longispina, larves Nauplius de Cyclops, Cyclops vernalis, Eurytemora lacustris. 1 er août 1906. A 8 heures, température de l'air, 21°5 ; température de l'eau à la surface, 22° ; vent léger. Quantité de plankton, 10 ce. ; densité de l'eau, 1,000. Les Rotifères et Flagellâtes dominent. Algues. Pediastrum boryanum, Asterionella formosa var. gracillima, Surirella gemma, Bacillaria paradoxa. Protozoaires. Eudorina elegans, Volvox globator Rotifères. Triarthra longiseta, Brachionus amphiceros, Br. angularis, Polyartlira platyptera, Anuraea aculeata, Anuraea cochlearis, Hydatina senta, Asplanclma priodonta, A. sieboldii. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. Crustacés. Larves de Copépodes, Lynceus sphsericus, Moina braclliata, Bosmina longirostris, Cyclops serrulatus, G. vernalis, Cyclops viridis. 17 août 1906. A 11 heures, température de l'air, 19°5; température de L'eau à la surface, 18°5; vent léger. Quantité de plankton, 11 ce. ; densilé de l'eau, 1,0003. Les Algues dominent. Algues. Pediastrum boryanum, Asterionella formosa var. gracillima, Surirella gemma, Bacillaria paradoxa. — 27 — Protozoaires Synura uvella. Rotifères. Brachionus pala, Polyarthra platyptera, Triarthra longiseta, Anuraea aculeata, Anuraea cochlearis. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. Crustacés. Moina brachiata, Bosmina longirostris, Lynceus sphaericus, Cythere viridis, Larves de Copépodes, Cyclops vornalis, Cyclops serrulatus. 29 août 1906. A S heures, température de l'air, 20°; température de l'eau à la surface, 18°; calme. Quantité de plankton, 12 ce. 500; densité • le l'eau, 1,001. Les Cyclops dominent. Algues. Pediastrum boryanum, Asteiïonella formosa var. gracillima, Surirella gemma, Bacillaria paradoxa. Rotifères. Asplanchna priodonta, Polyarthra platyptera, Anuraea acu- leata, Triarthra longiseta, Brachionus urceolaris, Synchaeta baltica, Euchlanis ovalis, Notommata aurita, Brachionus angu- laris, Anuraea cochlearis, Brachionus amphiceros. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. Crustacés. Larves de Copépodes, Cyclops serrulatus, Cyclops viridis, Bosmina longirostris, B cornuta, Lynceus sphaericus, Moina brachiata, larves de Balanus crenatus. 25 septembre 1906. A 14 heures, température de l'air, 15"5 ; température de l'eau à la surface, 14° ; vent léger. Quantité de plankton, 4 ce. ; densité de l'eau, 1,000. — 28 - Le brusque abaissement de la quantité de plankton est dû, je crois, aux travaux qui ont nécessité l'écoulement des eaux; le niveau a baissé de plus de 1 mètre, et a remonté à la hauteur nor- male par l'ouverture (1rs vannes de l'Yzer, communiquant avec la crique. Algues. Pediastrum boryanum, Bacillaria paradoxa, Asterionella for- mosa var. gracillima, Surirella gemma. ROTIFÈRES. Polyarthra platyptera, Bracliionus urceolaris, Asplanclma priodonta, Synchaeta pectinata, Notommata aurita, Anuraea aculeata, Triarthra longiseta, Hydatina senta, Brachionus amphiceros, Brachionus angularis. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. Crustacés. Moina brachiata, Bosmina cornuta, B. longirostris, Lynceus spluericus, larves de Copépodes, ( yclops vernalis, C. serrulatus, Cyclops viridis, larves de Balanus crenatus. 12 octobre 1906. A 13 heures, température de l'air, 16°5; température de l'eau à la surface, 10°; vent fort. Quantité de plankton, 10 ce. ; densité de l'eau, 1,003. Les Nauplius de Cyclops dominent. Algues. Pediastrum boryanum, Scenedesmus variabilis, Surirella gemma, Bacillaria paradoxa. Protozoaires. Tintinnopsis spoc Rotifères Anuraea aculeata, Bracliionus pala, Synchaeta baltica, Polyarthra platyptera, Hydatina. senta, Notholca acuminata, Brachionus amphiceros, Notholca thalassia. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. — 20 — Crustacés. Lynceus sphsericus, Bosmina longirostris, 1>. cornuta, laFves de Copépodes, Cyclops vernalis, C- serrulatus, larves Nauplius de Balanus crenalus. 31 octobre 1906. A 1 l heures, température de l'air, 14°; température de l'eauà la surface, 10°25; calme. Quantité de plankton, 4 ce. ; densité de l'eau. 1,005. Anuraea aculeata domine. Algues. Diatoma vulgare, Pediastrum boryanum, Bacillaria paradoxa. Protozoaires. Tintinnopsis spec. ROTIFÈRES. Anuraea aculeata, Xotholca acuminata, Synchaeta pectinata, Salpina spec, Xotholca thalassia. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. Crustacés. Larves de Copépodes, Cjclops serrulatus, larves de Balanus crenatus. 13 novembre 1906. A 15 heures, température de l'air, 8°; température de l'eau, 8°; calme. Quantité de plankton, 2 ce; densité de l'eau, 1,001. Xotholca acuminata, Lynceus spharicus et statoblastes de Plumatella repens, dominent. Algues. Diatoma vulgare, Pediastrum boryanum, Surirella gemma, Bacillaria paradoxa. Protozoaires. Svnura uvella. ROTIFÈRES. Anuraea aculeata, Xotholca acuminata, Synchaeta pectinata, Polyarthra platyptera, Rotifer vulgaris, Brachionus pala, Xotholca thalassia. — 30 — Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella répons. Crustacés. Cypris spec., Lynceus sphaericus, larves de Copépodes, Can- thocamptus staphylinus, Cvclops serrulatus. 2 décembre 1906. A 14 heures, température de l'air, 8°; température de l'eau à la surface, 6°5; vent fort. Quantité de plankton, 1 ce. 500. Densité de l'eau, 1,0007. Lynceus sphsericus et Notholca acuminata dominent. Algues. Melosira spec., Coscinodiscus subtilis var. Normanni, Trice- ratium favus, Pediastrum boryanum, Bacillaria paradoxa. Protozoaires. Synura uvella. Rotifères. Synchaeta pectinata, Pterodina patina, Dinoeharis pocillum, Notholca acuminata, Monostyla cornuta, Golurus uncinatus, Rotifer vulgaris, Anuraea biremis, Brachionus pala, Notholca tlialassia. Bryozoaires. Statoblates de Plumatella repens. Crustacés. Lynceus sphaericus, Cyclops serrulatus, Cvclops vernalis. 11 décembre 1906. A 9 heures, température de l'air, 3°25; température de l'eau à la surface, 2°25; vent fort. Quantité de plankton, ce. 750; densité de l'eau, 1,000. Les eaux s'écoulent tous les jours parles vannes; de là. peu de chlorures (des traces) et plusieurs espèces animales non encore trouvées en cet endroit. Notholca acuminata et Lynceus sphaericus dominent. Algues. Pediastrum boryanum, Coscinodiscus subtilis var. Normanni, Pleurosigmaspec, Triceratium favus, Bacillaria paradoxa. — 31 — Protozoaires. Actinosphœrium spec., Rhizopode; Nonionina spec. ROTIFÈRES. Notholca acuminata, Pterodina patina, Anuraea aculeata, Synchaeta pectinata, Mastigocerca rattus, Rotifer vulgaris, Colurus uncinatus, Lepadella patella, Anuraea tecta, Dinocharis pocillum, Notholca iabis, Brachionus pala, Notholca thalassia. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. Crustacés. Lynceus sphaericùs, Cyclops serrulatus. 3 janvier 1907. A 14 heures, température de l'air, 5°25; température de l'eau à la surface, 1"25; vent léger. Quantité de plankton, ce. 100; densité de l'eau, 1,001. Les statoblastes de Plumatella repens dominent. L'eau est libre de glace depuis un jour; une couche épaisse de glace a recouvert la rivière pendant plusieurs jours ; l'eau est troublée par des particules argileuses. Algues. Melosira spec, Pediastrum borvanum, Bacillaria paradoxa, Surirella gemma. ROTIFÈRES. Rotifer vulgaris, Polyarthra platyptera. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. Crustacés. Lynceus sphaericus, larves de Copépodes, Canthocamptus staphylinus. 15 janvier 1907. A 10 heures, température de l'air, 7°25; température de l'eau à la surface, o°l; vent léger. Quantité de plankton, ce. 250; densité de l'eau, 1,000, — 32 — A LOUES. Pediastrum boryanum, Pediastrum pertusum, Melosira spec, Bacillaria paradoxa. Protozoaires. Synura uvella. Rotifères. Synchaeta baltica, Notholca acuminata, Brachionus pala, Polyarthra platyptera, Notholca thalassia. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. Crustacés. Lynceus spheericus, larves de Copépodes, Gyclops spec, 15 février 1907. A 13 heures 30, température de l'air, 4°; température de l'eau à la surface, 0°7 ; vent assez fort. Quantité de plankton, ce. 100; densité de l'eau, 1,000. Les diatomées et flagellâtes dominent. La glace s'est rompue par l'ouverture des vannes qui a abaissé le niveau; les glaçons flottent partout autour de la barque. Algues. Bacillaria paradoxa, Melosira spec, Pediastrum pertusum, Surirella gemma. Protozoaires. Eudorina elegans, Synura uvella. Rotifères. Anuraea aculeata, Euchlanis spec, Notholca acuminata, Anuraea biremis, Notholca thalassia. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. Crustacés. Lynceus sphsericus, larves de Copépodes, Canthocamptus staphylinus. 25 février 1907. A 9 heures 30, température de l'air, 4°5; température de l'eau — 33 — à la surface, 2°7; venl Léger; pluie. Quantité de plankton, ce. 200; densité de l'eau, 1,000. Algues. Pediastrum boryanum, Asterionella formosa var. gracillima, Triceratiùm l'avus, Melosira spec, Surirella gemma, Bacillaria paradoxa. Protozoaires Eudorina elegans, Synura uvella. Lu L I S R A R N ROTIFERES. Synchaeta baltica, Notholca acuminata, Rotifer vulgans, Brachionus urceolaris, Anuraea tecta. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. Crustacés. Lynceus sphsericus, larves de Copépodes, Cyclops serrulatus. 8 mars 1907. A 8 heures 30, température de l'air, 6°8; température de l'eau à la surface, 5°; vent fort. Quantité de plankton, ce. 700; den- sité de l'eau, 1,001. Synchaeta pectinata domine. Algues. Asterionella formosa var. gracillima, Melosira spec, Pedia- strum boryanum, Pediastrum pertusum, Diatoma vulgare, Suri- rella gemma, Bacillaria paradoxa. Protozoaires. Synura uvella, Eudorina elegans. ROTIFERES. Notholca acuminata, Notholca thalassia, Synchaeta pectinata, Rotifer vulgaris, Anuraea cochlearis, Synchaeta. baltica, Masti- gocerca rattus, Anuraea aculeata, Anuraea biremis, Brachionus pala. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. — 34 — Crustacés. Lynceus sphsericus, lames Copépodes, Canthocamptus sta- phylinus, Cyelops vernalis. 20 mars 1907. À 10 heures, température de l'air, 10°; température de l'eau à la surface, 7°8; vent fort. Quantité de plankton, 1 ce. 300; densité de l'eau, 1,000. Notholca acuminata domine. Algues. Melosira spec, Pediastrum boryanum, Coscinodiscus subtilis var. Normanni, Triceratium favus, Pediastrum pertusum, Spi- rogyra spec, Surirella gemma, Bacillaria paradoxa. Protozoaires. Synura uvella, Eudorina elegans. RoTIKERES. Hydatina senta, Notholca acuminata, Notliolca thalassia, Anuraea aculeata, Anuraea gracilïs, Rotifer vulgaris, Brachio- nus urceolaris, Anuraea biremis, Synchaeta pectinata, Polyar- thra platyptera, Brachionus angularis. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. Crustacés, Lynceus sphsericus, larves de Copépodes, Canthocamptus sta- phylinus. 1 ' avril 1907. A 11 heures 30, température de l'air, 17°; température de l'eau à la surface, 13°; vent léger. Quantité de plankton, ce. 400; densité de l'eau, 1,002. Notholca acuminata domine. Algues. Spirogyra spec, Melosira spec, Surirella gemma, Pediastrum boryanum, Bacillaria paradoxa. Protozoaires. I)idiniuin nasuluin, Iùidorina elegans. — 35 — ROTTFÈRES. Notholca acuminata, Notholca thalassia, Synchaeta pectinata, Brachionus pala, Anuraea aculeata, Polyarthra platyptera, Triar- thra longiseta, Anuraea biremis, Anuraea gracilis. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella répons. Crustacés. Larves de Copépodes, Cyclops vernalis, Cyclops serrulatus. 16 avril 1907. A 10 heures, température de l'air, 18°5; température de l'eau à la surface, 11°5; vent léger. Quantité de plankton, 1 ce. 5; densité de l'eau, 1,001. Brachionus pala domine. Algues. Pediastrum borvanum, Melosira spec, Surirella gemma, Bacillaria paradoxa, Pleurosigma spec. Protozoaires. Synura uvella, Eudorina elegans, Didinium nasutum. ROTIFÈRES. Anuraea biremis, Anuraea aculeata, Anuraea tecta, Anuraea gracilis, Notholca acuminata., Notholca thalassia, Brachionus pala, Synchaeta baltica, Polyarthra platyptera, Triarthra lon- ffiseta, Dinocharis tetractis, Brachionus amphiceros, Notholca labis. Crustacés. Lynceus sphaericus, larves de Copépodes, Cyclops serrulatus, Canthocamptus staphylinus. 3 mai 1907. A 13 h. 15, température de l'air, 11°25; température de l'eau à la surface, 9°5 ; vent très fort. Quantité de plankton, ce. 500 ; densité de l'eau, 1,000. Les vannes ont été ouvertes pendant plusieurs heures, ce qui a produit un fort courant. Algues. Asterionella formosa var. gracillima, Pleurosigma spec, — 36 — Diatoma vulgare, Surirella striatula, Pediastrum pertusum, Surirella gemma, Bacillaria paradoxa. Protozoaires. Synura uvella, Eudorina elegans, Didinium nasutum. ROTIFÈRES. . Polyarthra platyptera, Synchaeta pectinata, Anuraeaaculeata, Brachionus pala, Notholca thalassia, Euchlanis dilatata, Anu- raea biremis, Pterodina patina, Brachionus urceolaris, Dino- charis tetractis, Synchaeta baltica, Notholca acuminata, Dino- charis pocillum, Triarthra longiseta, Anuraea tecta, Brachionus rubens, Notholca labis, Brachionus angularis. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. Crustacés. Lynceus sphsericus, larves de Copépodes. 14 mai 1907. A 9 h. 30, température de l'air, 16°5; température de l'eau à la surface, 18°0; vent fort. Quantité de plankton, 1 ce; densité de l'eau, 1,001. Algues. Bacillaria paradoxa,, Surirella striatula, Melosira spec., Pedias- trum boryanum, Pediastrum pertusum, Scenedesmus variabilis, Pleurosigma spec. Protozoaires. Eudorina elegans, Tintinnôpsis spec, Peridinhun tabula tum. ROTIFÈRES. Notholca thalassia, Synchaeta baltica, Anuraea aculeata, Notholca acuminata, Polyarthra platyptera, Brachionus pala, Anuraea biremis, Synchaeta pectinata, Brachionus rubens, Anu- raea aculeata var. brevispina, Brachionus amphiceros, Triarthra longiseta, Dinocharis tetractis, Anuraea tecta, Brachionus urceo- laris, Notholca labis, Brachionus angularis. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. Crustacés. Lynceus sphsericus, Larves de Copépodes, Cyclops vernalis, Canthocamptus staphylinus, larves de Balanus crenatus. — 37 — 28 mai 1907. A.9heures, température de l'air, L4°8; température de l'eau à la surface, 18°; venl assez fort. Quantité de plankton, Oec. 500; densité de l'eau, 1,000. Anuraea aculeata et Tintinnopsis dominent. Algues. Diatoma vulgare, Bacillaria paradoxa, Pediastrum boryanum, Pediastrum pertusum. Protozoaires. Tintinnopsis spec, Didinium nasutum, Eudorina elegans. RoTIFÈRES. Anuraea tecta, Anuraea aculeata, Anuraea gracilis, Anuraea biremis, Anuraea aculeata var. brevispina, Syncliaeta baltica, Dinocharis pocillum, Notholca acuminata, Notholca thalassia, Nothôlca labis, Brachionus pala, Brachionus angularis, Bra- chionus urceolaris, Brachionus rubens, Brachionus brevispinus, Brachionus amphiceros, Syncliaeta pectinata, Polyarthra pla- typtera, Triarthra longiseta, Lepadella patella. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. Mollusques. Larves de Gastéropodes. Crustacés. Lynceus spha?ricus, larves de Copépodes, Cyclops serrulatus, Cyciops viridis, larves de Balanus. 7 juin 1907. \ 10 h. 30, température de l'air, 14°5; température de l'eau à la surface, 15°; vent léger. Quantité de plankton, 1 ce. 700; densité de l'eau, 1,001. Anuraea aculeata et Brachionus angularis dominent. Algues. Bacillaria paradoxa, Melosira spec, Pediastrum pertusum, Pediastrum boryanum . Protozoaires. Tintinnopsis spec. — 38 — ROTIFÈRES. Anuraea aculeata, Synchaeta baltica, Notholca acuminata, Brachionus angularis, Brachionus amphiceros, Polyartlira pla- typtera, Anuraea tecta, Brachionus pala, Anuraea biremis, Tiiai'tlira longiseta, Synchaeta pectinata, Brachionus urceolaris, Brachionus rubens, Anuraea gracilis. Vers polychètes. Larves de Néréides. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. Crustacés. Larves de Copépodes, Cyclops vernalis, Cyclops serrulatus, Canthocamptus staphylinus, Cyclops viridis, larves de Balanus crenatus. 18 juin 1907. A 9 heures, température de l'air, 15°8; température de l'eau à la surface, 17°ô; vent léger. Quantité de plankton, 2 ce. 6; densité de l'eau, 1,001. Anuraea aculeata domine. Algues. Bacillaria paradoxa, Diatoma vulgare. Protozoaires. Tintinnopsis spec. Rotifères. Anuraea aculeata, Brachionus angularis, Polyartlira platyp- tera, Brachionus amphiceros, Notholca acuminata, Anuraea tecta, Triarthra longiseta, Asplanchna priodonta, Synchaeta baltica, Synchaeta pectinata. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. Crustacés. Larves de Copépodes, Cyclops serrulatus, larves de Balanus, Moina brachiata. 28 juin 1907. A 8 h. 30, température de l'air, 15°5; température de l'eau à la surface, 17°8; vent léger. Quantité de plankton, ce. 800; densité de l'eau, 1,003. Tintinnopsis domine. — 39 — Algues. Bacillaria paradoxa. PROTOZOAIRES. Tintinnopsis spec; Rotifères. Anuraea (cela, Anuraea aculeata. Brachionus angularis, Synchaeta baltica, Synchaeta pectinata, Asplanchna priodonta, Polyartkra platyptera. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. Crustacés. Larves de Copépodes, Canthocamptus staphylinus, Cyclops viridis, larves de Balanus crenatus. De ce qui précède on voit que le vent n'a aucune influence sur la quantité ni la qualité du plankton. La quantité suit plus ou moins la courbe des températures (voir diagramme des quan- tités B et diagramme des températures C). Cependant, au printemps, la courbe des quantités est fort en retard sur celle de la température, ce qui provient sans doute de la petite quantité de crustacés, qui ne se reproduisent abondam- ment qu'à une température assez élevée (juillet et août); ces organismes étant relativement gros, augmentent rapidement le cube. 11 suffit d'ailleurs de rencontrer une bande de Cyclops pour avoir une pèche abondante (voir la pèche du 13 juillet 1906; cette pèche n'a pas été marquée sur le diagramme, comme étant anormale, et aussi à cause du format des Annales qui ne s'y prêtait pas). Il est cependant curieux de noter, combien la courbe des quan- tités est plus basse durant le mois de juin 1907, que la courbe de juin 1900; ce dernier mois donne 85, tandis que le premier n'a donné dans les trois pèches que 17 le 7 juin, 20 le 18 juin, et 8 seulement le 28 juin. La température de l'eau est cependant sen- siblement la même qu'à la fin du même mois en 1906; la densité de l'eau supérieure diffère peu. Il est vrai que la température moyenne du mois a été inférieure en 1907 comparée à celle de 1906 ; cependant les quantités d'octobre, novembre et décembre sont supérieures à celles de juin 1907, avec des températures plus basses. A cette dernière date, le plankton était abondant au fond, les crustacés y dominaient; peu de rotifères au fond et à la sur- 40 — face. Peut-être les vents forts et persistants du mois de juin, y sont pour quelque chose. On remarque également que la diminution du plankton est surtout sensible quand la rivière est prise par la glace ; le plank- ton animal surtout devient rare, tandis que le plankton végétal B. — Diagramme des quantités de plankton : la quantité minima étant 1. 11 se maintienl relativemenl bien; il surpasse alors le premier. Les quantités diffèrenl considérablement au cours d'une année, puisque le minimum est présenté par 1 e1 le maximum par 160; la pèche anormale est représenté par 430. Le nombre total d'espèces pèchées a été de 72; do ce nombre ur i TL M JS. ^ YL B. — Diagramme des quantités de plankton {suite) :1a quantité minima étant 1 une assez faible proportion est représentée dans chaque pèche. Le tableau ci-après montre, en effet, que le minimum a été 9 espèces, cl le maximum :il. Ces nombres ne suivent pas la courbe des températures, car beaucoup d'espèces supportent de très grands 42 — écarts, mais se montrent évidemment plus nombreuses quand la température se rapproche de celle qui leur permet une rapide multiplication. Quelques espèces se montrent toute l'année, d'autres seulement au printemps, comme le montre le tableau ci-après de la répartition des espèces par mois. m nzz 332" TZ X 2T XS 1 l 2T M TT r 11 il' Aii'-f 10' n'sV-' il*/; lS h lit ' r 'r~ iC'f / '1' iCS T % *»/ \ \' f ' s - '/V r V/V* ~ H'v ii/' S' y'n ■' s ' 1 f\ <>y / 13 Vf 'S •'/♦;s \ ï'Sj Jr * \ ' f / ïtsy r; / l'IS V. ^Jf'iS V c y C. — Diagramme des températures. Température de l'eau ■ Température de l'air - MOIS Juin 1900 Juillet Août « Septembre •• Octobre Novembre •• Décembre •• Janvier 1907 Février « Mars Avril » Mai Juin Nombre d'espèces recueillies 17-9 (pèche de nuit) 13-15 23-19-23 (trois pèches) 23 22-13 (deux pèches) 18 21-23 (deux pèches) 9-14 14-17 23-2 1 19-22 29-31-31 (trois pêches) 2( ;- 10-12 — 43 LISTE DES ESPECES vil VIII XII Algues. Asterionella formosa var. gracillima . + f + H — h Bacillaria paradoxa -\ — I — | — | — | — | — | — |- Coscinodiscus subtillis var. Normanni -4- Diatoma vulgare -\- -\ — \- Melosira spec H — | — | — | — | — f- Pediastrum boryanum -) — | — | — | — | — | — | — |- J Pediastrum pertusum -| — | — |- -| — f- Pleurosigma spec -| — (- Scenedesmus variabilis + Spirogyra spec H — \- Surirella gemma -\ — | — | — | — | — | — | — |- Surirclla striatula -f- Triceratium t'avus -| — |- Protozoaires. Actinosphaerium spec Didinium nasutum -\ — |- Eudorina elegans -\ — | — | — | — |- Nonionina spec Peridinium tabulatum -(- Synura uvella + + + + + + Tintinnopsis spec -| — (- Volvox globator + Rotifères. Anuraea aculeata -| — | — | — | — | — | — | — | — Anuraea gracilis -\ — | — | — |- Anuraea biremis -| — | — | — | — | — h Anuraea cochlearis -| — (- — 44 LISTE DES ESPECES VII VIII XI XII Rotifères Anuraea tecta . Asplanchna priodonta Asplanchna sieboldii Brachionus amphiceros Brachionus angularis Brachionus pala . Brachionus urceolaris Brachionus rubens . Brachionus brevispinus Colurus uncinatus . Dinocharis pocillum Dinocharis tetractis . Euchlanis dilatata . Euchlanis ovalis . Hydatina senta . Lepadella patella. Mastigocerca rattus . Monostyla cornuta . Not.holca acuminata. Nolholca labis. Notholca thalassia . Notommata au ri ta . Pol yarth ra platyptera Pterodina patina . . Salpina spec . Synchaeta baltica. Synchaeta pectinata. Rotifer vulearis . + + + + + + + + + + + + + + + + f + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + 4- + + + -f + + + 45 - LISTE DES ESPECES VII VIII XII Rotifères. Triartbra longiseta Anuraea aculeata var. brevispina Crustacés. Balanus crenatus (larves) . Bosmina cornu ta Bosmina longirostris .... Canthocamptus staphylinus . Cyclops vcrnalis Cyclops serrulatus Cyclops viridis Cypris spec Cythere viridis Daphnia longispina Daphnia pulex Diapttunus castor Eurytemora lacustris .... Eurytemora affinis Lynceus sphsericus Lynceus trigonellus Moina brachiata + + + J - + + + + !+ + + + + + + + + + + +■ + + + + + + h + Quelques espèces ont été trouvées assez rarement; ces espèces vivent en amont, et sont entraînées par le courant produit par Touvcrt ure des vannes. Ce sont : Actinosphaerium spec. Nonionina spec, Colurus uncinatus, Dinocharis tetractis, Dinocharis pocillum, Brachionus rubens, Brdchionus urceolaris, Euchlanis dilatata, Lepadella pàtella, Monocerca rattus, Salpina spec. Triarlhra longiseta. — 46 — Ces espèces ne peuvent donc pas être considérées comme propres à l'eau saumàtre, elles ne s'y trouvent qu'accidentelle- ment et ne s'y reproduisent pas. Quelques pèches de nuit ont été faites pendant l'été de 1906. Aucune espèce nocturne n'a été trouvée, toutes se montraient également pendant le jour à la surface. PÈCHES DE NUIT. 1 er juillet 1906. A 21 heures, température de l'air, 12"; température de l'eau à la surface, 18°5; calme. Quantité de plankton 6.600 ce ; densité de l'eau 1,001. Algues. Pediastrum boryanum, Surirella gemma, Bacillaria para- doxa. ROTIFÈRES. Anuraea aculeata, Brachionus urceolaris. Brachionus angula- ris, Rotifer vulgaris. Crustacés. Larves de Copépodes, larves de Balanus. En comparant cette pèche avec celle du 30 juin, on voit que toutes ces espèces ont été pèchées pendant le jour. La quantité de plankton est un peu moindre, et quelques espèces de la pèche de jour ne s'y trouvent pas. 18 juillet 1906. A 21 heures, température de l'air, 17°; température de l'eau a la. surface, 24°; calme. Quantité de plankton, 7,500 ce. Algues. Asterionella formosa var. gracillima. Protozoaires. Eudorina elegans. Rotifères. Brachionus amphiceros, Triartha longiseta, Anuraea acu leata, Anuraea cochlearis, Polyarthra platyptera. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. 47 — Crustacés. Lynceus sphaericus, Moina brachiata, Lynceus trigonellus, Cyclops vemalis, Diaptomus castor. 2 août 1906. A 21 heures, température de l'air, 22°; température de l'eau à la surface, 24°5; calme. Quantité de plankton, 22 ce. Algues. Pediastrum boryanum, Asterionella formosa var. gracillima, Surirella gemma, Bacillaria paradoxa. Protozoaires. Eudorina elegans. ROTIFÈRES. Triarthra longiseta, Brachionus amphiceros, Brachionus urceo- laris, Brachionus angularis, Polyarthra platyptera, Anuraea aculeata, Anuraea cochlearis, Hydatina senta, Àsplanchna prio- donta, Asplanchna sieboldii. Bryozoaires. Statoblastes de Plumatella repens. Crustacés. Lynceus sphsericus, Moina brachiata, Bosmina longirostris, larves de Copépodes, Cyclops serrulatus, Cyclops vemalis, Diaptomus castor. Toutes les espèces pêchées la nuit vivent également à la surface le jour; il n'y a donc pas d'espèces nocturnes dans ces eaux, qui descendent au fond vers le jour. Le peu de profondeur et la différence de salure en sont peut-être les causes. Il était cependant intéressant de savoir si les espèces de surface descen- daient jusque dans les couches inférieures, supportant ainsi non seulement une assez grande quantité de chlorures, mais aussi le passage assez brusque des eaux peu chlorurées de la surface à celles souvent plus denses du fond. C'est à cette fin que j'ai exploré les couches du fond à l'aide de la pompe décrite précé- demment. Ces recherches ont été faites en partie dans le même cours d'eau, en partie dans l'Yzer et l'ancien canal de Fumes. Les pêches ont toujours été étudiées vivantes, les espèces mortes — 4$ — ne pouvant naturellement pas être considérées comme ayant vécu au fond. PÈCHES DE FOND. 1 ' avril 1907. Crique du Nieuwendam, à 14 heures; profondeur, l m 30; tem- pérature de l'eau à la surface, 13°25; température au fond, ( .)°5; densité de l'eau au fond, 1,008, Algues. Melosira spec, Asterionella formosa var. gracillima, Spiro- gyra spec. Rotifères. Notholca acuminata, Anuraea biremis, Synchaeta pectinata, Anuraea gracilis, Polyarthra platyptera. Crustacés. Larves Copépodes, Cyclops vernalis, Canthocamptus staphy- linus, Lynceus sphaericus. 5 avril 1907. Ancien canal de Fumes, à 15 heures; profondeur, l ,n 50; tem- pérature de l'eau à la surface, 12°5; température au fond, 9°; densité au fond, 1.010. Algues. Surirella striatula, Melosira spec, Diatoma vulgare, Spirogyra spec, Coscinodiscus subtilis. Rotifères. Notholca acuminata, Synchaeta pectinata, Anuraea biremis. Vers polychètes. Larves de Néréides. Crustacés. Larves de Copépodes, Canthocamptus staphylinus, larves de Balanus. 18 avril 1907. Ancien canal de Furnes, à 11 heures; profondeur, 2 mètres; température de l'eau à la surface, 11"75; température au fond, 10"7.j; densité de l'eau au fond, 1,008. — 49 — Mêmes espèces que dans la pèche du 5 a\ ri] ; en plus : Cyclops vernalis, Euryteniora lacustris en grande quantité. Beaucoup de débris végétaux, surtoul des diatomées. Débris d'animaux, carapaces de rotifères et de crustacés; coques d'œufs de rotifères. 8 juin 1907. Crique de Nieuwendam, à 9 heures; profondeur, l ra 75; tempé- rature de L'eau à la surface, 15°; température de L'eau au fond, 1 1"7; densité de L'eau au fond, 1,005. Algues. Bacillaria paradoxa. Protozoaires. Tintinnopsis spec. Rotifères. Anuraea aculeata, Syncliaeta baltica, Brachionus urceolaris, Brachionus brevispinus, Notholca. acuminata, Syncliaeta pecti- nata, Brachionus angularis. Vers polychètes. Larves de néréides. Crustacés. Larves de Copépodes, Cantliocamptus staphylinus, Cyclops serrulatus, Eurytemora lacustris, Eurytemora affinis, Diaptomus castor, larves de Balanus. 19 juin 1907. Crique de Nieuwendam, à 9 heures; profondeur, 2 mètres; température de l'eau à la surface, 17°6; température de l'eau au fond, 17°; densité de l'eau au fond, 1,010. Algues. Pleurosigma spec, Bacillaria paradoxa. Rotifères. Synchaeta pectinata, Anuraea aculeata. Vers polychètes. Larves de néréides. — 50 Crustacés. Larves de Copépodes, Cyclops vernalis, Cyclops serrulatus, Canthocamptus staphylinus, Eurytemora lacustris, Eurytemora affinis. 29 juin 1907. Crique de Nieuwendam, à 9 heures; profondeur, 2 mètres; température de l'eau à la surface, 17°8; température de l'eau au fond, 17"; densité de l'eau au fond, 1,011. Eurytemora lacustris domine. Algues. Aucune espèce. Protozoaires. Tintinnopsis spec. Rotieères. Synchaeta pectinata, Anuraea tecta, Anuraea aculeata, Bra- chionus angularis, Brachionus urceolaris. Insectes. Larves de Chironomus plumosus. Vers polychètes. Larves de Néréides. Mollusques. Larves de Bivalves. Crustacés. Larves de Cyclops, Diaptomus castor, Canthocamptus staphy- linus, Eurytemora lacustris, Eurytemora affinis. 5 juillet 1907. Yzer, à 10 h. 30; profondeur, 4 mètres; température de l'eau a la surface, 16°8 ; température de l'eau au fond, 15°7; densité de l'eau au fond, 1,016. Algues. Coscinodiscus subtillis. ROTIFÈRES. Synchaeta pectinata. Vers polychètes. Larves de Néréides. Crustacés. Larves de Copépodes, Eurytemora lacustris. — 31 — 10 juillet 1907. Ancien canal de Fumes, à 9 heures; profondeur, l m 50; tem- pérature de l'eau à la surface, L6°o; température de l'eau au fond. 16°; densité de l'eau au fond, 1,018. Vers polychètes. Larves de Néréides. Crustacés. Eurytemora Lacustris. En dehors de la question des chlorures, les eaux du fond diffèrent assez peu de celles de la surface; l'éclairage, quoique plus faible, y es1 cependant encore assez grand, vu le peu de profondeur. Pour la même raison, la différence de pression n'est pas consi- dérable, la plupart de ces recherches avant été faites à des pro- fondeurs de l m 50, l'"75 et 3 mètres. Dans l'Yser seul j'ai pu explorer des couches plus profondes, allant jusqu'à 1 mètres sous la surface. La température du fond suit sensiblement celle de la surface, sauf dans les brusques changements de température de l'air. Dans le tableau suivant on remarque que la température du fond diffère fort peu en hiver de celle de la surface; parfois même elles sont égales. En été, le fond est souvent plus froid de plusieurs degrés. DATE TEMPÉRATURE DE L'EAU — à la surface. au tond. 190C> — — Décembre 11 2°25 2°10 1907 Janvier 15 5° 10 5°50 Février 15 0°70 1°00 25 2°70 2°70 Mars S 5°00 5°50 ••20 7°80 7°50 Avril 1 13°00 9°50 Mai 3 9°50 9°40 "14 18°00 16°25 -23 I7070 14°00 «28 18°00 17°80 Juin 7 15°00 1 1"70 •18 17°60 17°00 • 26 17"50 15°30 "28 17°80 17°00 Juillet 9 16°50 16°00 — 52 — Des pêches précédentes on peut conclure que les espèces végé- tales et animales, vivant clans les couches inférieures, sont très résistantes au point de vue du changement de la salure des eaux ; en effet, le diagramme A indique une courbe à changements très brusques; de plus, toutes ces espèces montent à la surface, et passenl donc en quelques minutes d'une eau très salée dans une eau peu salée ou même douce. Le plankton du fond se caractérise par la petite quantité de phytoplankton, qui souvent même fait complètement défaut ; par le petit nombre de rotifères et ia grande quantité de crustacés, plus nombreux cependant que variés. En général il y a pins d'espèces à la surface qu'au fond, tant pour le phytoplankton que pour le zooplankton; cependant, tout ce qui précède ne s'applique qu'aux cours d'eau ayant d'ordinaire au fond des couches d'eau assez chlorurées. ( )r, la densité des couches inférieures n'est pas la même dans tous les cours d'eau aboutissant aux écluses de Nieuport; fout dépend de la cote à laquelle se trouve le fond par rapport à celle de l'écluse. La crique de Nieuwendam et l'ancien canal de Furnes sont assez bas et contiennent presque toujours des couches chlorurées au fond. Le nouveau canal de Furnes et l'Yser ont le fond si bas qu'il est impossible d'évacuer les couches salées du fond; de là ces grandes densités de 1,016 à 1,018 (dans le nou- veau canal de Furnes j'ai trouvé un bryozoaire d'eau saumatre. Membranipora membranacea var. erecta Loppens, au delà du village de Wulpen, a 7 kilomètres de l'écluse de Nieuport). Au contraire, le canal de Plasschendael est si ('levé que l'eau y est douce, même au fond, situé à 2 m 25 sous la surface (la densité' maxima observée pendant l'été «le 1907 a été de 1,0029). Il n'y a donc, dans ce canal, pas lieu de tenir compte du fac- teur chlorure; aussi les résultats des pêches sont différents. J'ai constaté, en efiet, que dans ce canal le plankton du fond est exactement le même que celui de la surface; mêmes espèces et en uombre égal. La quantité globale est parfois supérieure à la surface, parfois au fond : pour les pèches verticales, il n'y a donc (pie les chlorures du fond (pli changent la composition du plankton, du moins dans les cours d'eau dont la profondeur ne dépasse pas 2 m 25. La quantité de plankton n'a pas toujours pu être cubée, pour les pêches de fond, à cause de la petite quantité d'eau filtrée, qui n'était que de 65 à 80 litres environ, tandis que pour les pèches de surface le blet, dont le diamètre est de m 25, a été traîné régulièremenl sur une Longueur de 100 mètres. La pèche de fond du 8 juin a donné ce. 25 de plankton ; celle du L9 juin (» ce. 35; celle du 29 juin ce. 70, donc une augmentation régu- lière pour tout le mois de juin. La surface a donné pour ces dates : le 7 juin 1 ce. 7, le 18 juin 2 ce. 6, le 28 juin Occ. 8, donc une diminution notable à la tin du mois, coïncidanl avec une augmentation pour le fond. Les algues vivant au fond se rencontrent également à la surface el en bien plus grande quantité; les rotifères ne sont représentés que par peu d'espèces, sept au maximum, don! deux sont com- munes : Synchaeta baltica et Synchaeta pectinata. Les espèces soni plus nombreuses quand la densité de l'eau diminue et moins nombreuses des que la densité dépasse 1,010. Les couches d'une densité de 1,01<> n'ont plus que très peu de rotifères comme quantité, composée de une ou deux espèces; à la densité de 1,018 il n'y en a plus. Pour les crustacés, sept espèces y vivent (en comptant les larves de Balanus) dont trois, Eurytemora lacustris, Eurytemora affinis, Hetero- cope appendiculata, jusque dans les couches de densité 1,016 et 1,018. Cela coïncide avec les recherches expérimentales de Plateau sur la quantité de chlorures mortelle pour les Cvclops. L'auteur a notamment trouvé qu'une eau contenant 2 p. c. de chlorures lue les Cvclops et Daphnia (Recherches sur les crustacés (Venu douce, Mém. couronn, Acad. Belg., t. XXXV, 1870) ; la contenance en chlorures pour les eaux des deux dernières pèches de fond a été d'environ 18 à 20 grammes par litre. Or, dans la dernière il n'yavail plus (pie quelques rares Eurytemora lacustris, espèce d'eau douce résistant le mieux aux chlorures. Celte espèce recherche le fond et s'y montre toujours plus nombreuse qu'à la surface; le calme des couches inférieures en est peut-être la cause. Pour les larves de Balanus, toutes les eaux coin iennent ; depuis l'eau de mer, densité 1,026, à l'eau douce. Les pèches de fond ont toujours été faites, au plus tard, le jour après une pèche de surface, afin de pouvoir comparer la quantité et le nombre d'espèces pèchées. CONTRIBUTION A LA BIOLOGIE DU LAC DE SAINT-BLAISE par Maurice Thiébaud, licencié es sciences INTRODUCTION Ce travail est basé sur les résultats d'un grand nombre de pèches, une cinquantaine, faites en toutes saisons, de mars 1004 à septembre 1906. Ces pêches ont été analysées au laboratoire de Zoologie de l' Académie de Neuchàtel. Je ne saurais ici assez témoigner à mon cher maître, M. le D r Fuhrmann, toute ma reconnaissance pour l'intérêt soutenu avec lequel il a suivi ces recherches, les nombreux conseils qu'il m'a donnés et pour L'amabilité avec laquelle il a mis à ma disposition sa riche biblio- thèque. Je remercie aussi très sincèrement MM. Paul Godet, professeur au Gvinnase cantonal, à Neuchàtel, D r Th. Stinge- lin, à Olten, D r Jean Roux, à Baie, et C.Walter, candidat en philosophie, à Bah. 1 , pour les précieux renseignements qu'ils m'ont donnés, et M. le peintre Th. Delachaux, à Interlaeken, pour m'avoir communiqué ses albums, où un grand nombre d'Invertébrés du Loclai sont dessinés avec une fidélité remar- quable. Je remercie aussi très vivement MM. les professeurs Blanc et F. A. Forel, qui, lors de la soutenance de ma thèse, m'ont donné de précieux conseils, dictés par leur longue expérience, et dont j'espère tirer grand profit pour les futurs travaux faunis- tiques que je me propose de faire. On trouve des renseignements sur la faune du Loclat dans les :>.> — ouvrages suivants : P. Godet, Protozoaires du canton de Neuchâtel (16); W. Volz, Contribution à l'étude de In faune turbellarienne de la Suisse (71), dans Leque] l'auteur donne une liste de neuf turbellaires trouvés dans le Loclat. Th. Delachaux donne, dans le Rameau de Sapin, une description de La Ion a setifera, Cladocère trouvé dans le Loclat ((')). Le Club des Amis de la Nature, composé d'élèves du Gym- aase de Neuchâtel, a étudié, il y a une dizaine d'années, le lac de Saint-Biaise et publie actuellement, dans le Balte/ i a de In Société neuchâteloise de géographie, tome XVII, 1907, les principaux résultats obtenus. Grâce à l'obligeance de M. le professeur Knapp, j'ai pu consulter les épreuves de cette publi- cation et compléter sur quelques points, en particulier sur les conditions physiques du Loclat, les données de mon étude. C'est du reste d'après les indications, nécessairement incomplètes, de ces jeunes naturalistes sur la faune du Loclat, qui en faisaient prévoir la richesse remarquable, que je me suis décidé à choisir ce petit lac pour un essai d'une étude biologique de la faune littorale que je voulais tenter. Je ne puis malheureusement tenir compte de leurs listes pour ce qui concerne certains groupes d'in- vertébrés, car ils font rentrer dans la faune du Loclat la faune des mares artificielles de Souaillon qui communiquent avec le Loclat par un petit canal. Il eût été désirable, pour expliquer la présence de certaines espèces dans le Loclat, de dresser, pour les animaux de ces mares, des listes spéciales. — 56 — PREMIERE PARTIE LE BASSIN ET LE MILIEU L;i géographie et l'hydrographie du Loclat étant surtout bien étudiées dans le travail des Amis de la Nature, je n'en donnerai ici qu'un résumé très bref. Situation. — Le lac de Saint-Biaise ou Loclat se trouve à environ 6 kilomètres de Neuchâtel, au bord de la roule cantonale qui conduit à Bienne, à quelques minutes du village de Saint- Biaise. Il occupe le fond, d'une dépression orientée du N.-E au S. -G., limitée, d'un coté par la colline de Saint-Biaise, et de l'autre par le plateau de Wavre. 11 est situé par 47°1'15" lati- tude nord et 40°39'30" longitude est de Paris. L'altitude du Loclat est, d'après la carte Siegfried, de 137 métrés, soit t m 60 supérieure à celle du lac de Neuchâtel. Dimensions. — Le lac avant la forme d'un parallélogramme assez régulier, il me suffit d'en donner les dimensions suivantes : Longueur : 174 mètres; Plus grande largeur : 116 mètres. La surface du bassin est de 45,600 mètres carrés, avec un développement de rives de 1,080 mètres. Comme comparaison, j'indique la surface des trois petits lacs suivants, dont on a aussi étudié la faune : Katzensee. . . . 205,000 mètres carrés; Moosseedorfsee . . 310,600 — Lac de Bret . . . 109,000 — Le Loclai est donc un des plus petits lacs du plateau suisse. La légende lui attribue une profondeur considérable, mais les sondages effectués par les Atn'/s île la Nature ont accusé une profondeur maxima de lo"'."'>5. Conformation des rives. — La conformation des rives esl assez différente suivani leur position, mais presque partoul Le talus csi très incliné; la pente de celui-ci est en moyenne de 50 p. c, niais en plusieurs endroits le talus descend verticale- meni jusqu'à une profondeur de 2 mètres. Les rives transversales, aux deux extrémités du lac, sont celles dont le talus est le moins incliné. Elles présentent en petit, surtout la rive N.-E., la disposition due à l'érosion par les vagues (9). On y distingue une falaise en miniature, haute de il 1 ":!!), formée par la couche de (erre tourbeuse, puis nue petite grève sableuse avec débris de coquilles, à laquelle fait suite la beine immergée, peu inclinée, qui rejoint le plancher du lac par le mont assez rapide. La rive S.-O. ne présente pas une disposition aussi nette, car elle est soumise à l'action des vagues formées parla bise. Or, celle-ci étant déjà moins fréquente que le vent (\\\ sud, est encore gênée dans son action par les petites collines de Souaillon situées au N.-E. du lac. Le vent du sud, au contraire, venant du lac de Neuchàtel, ne rencontre aucun obstacle et agit avec d'autant plus de force sur la rive N.-E. pour l'éroder. La conformation des rives longitudinales nord el sud est diffé- rente. La grève n'existe plus el le talus descend verticalement jusqu'à une profondeur atteignant à certains endroits ^ métrés. Sa partie supérieure est parfois surplombante, permettant ainsi la formation de petites cavités qui s'étendent sous la rive. Cette disposition se présente lorsque la rive est orientée dans le sens (\c> vents dominants, c'est-à-dire N.-E., S.-E. Mais dés que le rivage forme un petit promontoire, comme cela se présente sur la rive nord, les côtés «le celui-ci présentent les petites grèves d'érosion dont je viens de parler. Hydrographie. — Le Loclat est alimenté par quelques petits ruisseaux dont le débit, calculé par les Amis de la Nature, est de 110 litres h la seconde. Le seul effluent t\\] Loclat est Le Mouson, qui va se jeter dans le lac de Neuchàtel au pied de la colline de Marin. Le niveau du Loclat varie peu suivant les saisons. Température. — Voici, dressé d'après les observations journa- lières des Amis de la Nature, le tableau des températures — 58 — moyennes de l'eau, prises à la surface à 7 heures du soir, pendant une année : 1898 Juin. . . 19°7 1898 Novembre. 11" 1 Juillet . . 22°0 Décembre . 5°7 Août . . 22°7 1899 Janvier. . t°6 Septembre. 21 "2 Février . 5°0 Octobre . 15"0 Mars . . 8°5 Poui' la région littorale j'ai moi-même constaté les tempéra- tures suivantes : 1905 Mars. . . 5°- 7° 1905 Septembre . 20°-lC>° Avril . . 8°-13° Octobre. . 16°-12° Mai . . . 13°-19° Novembre . 12°- 8° Juin . . . 18°-21° Décembre . 8°- 4° Juillet . . 20°-22° 1906 Janvier . . 1°- 2" Août, . . 22°-24° Février. . 2°(ll/2)-l" Le Loclat gèle chaque année. La couche de glace, atteignant quelquefois 30 à 40 centimètres d'épaisseur, peut exister de fin décembre au commencement de mars. Analyse de l'eau. — Cette analyse a été faite par le labora- toire cantonal (7N, p. 28). Résidu d'évaporation. 272 mg. par litre. Résidu de calcination. 211 Ca 71.9 Mg 12, S — Fe + Al 0.7 — Na 2.2 — CO 3 121.D — SO 14.7 — SiO 3 14.0 — Cl 3.4 — Total. . . 241.0 — &-' 1 Les régions du lac. — D'après F.- A. Forel (9), on distingn dans tous les lacs trois régions : 1° La région littorale; 2" La région profonde; 3° La région pélagique'. — 59 — 1" La région littorale esl comprise entre le bord du rivage el la Limite de végétation dos plantes supérieures. Cette limite est assez variable au Loclat. Ainsi, sur le bordS.-O., la végétation s'avance jusqu'à lu mètres dans le lac, tandis que le long des rives nord et sud, la zone dos plantes n'a guère que 1 à 2 mètres de largeur ; 2° La région profonde comprend le plancher du lac entre les limites de la région littorale. Au Loclat, malgré sa faible pro- fondeur, on peut néanmoins parler d'une région profonde, car le fond du lac est dénué de végétation macrophyte ; 3° La région pélagique comprend le reste du bassin lacustre; elle est le domaine du plankton et au Loclat elle est très voisine dos rives. Origine — La légende attribue à un effondrement L'origine du Loclat. Mais sa formation doit se rattacher à une cause plus générale. Sa position géographique fait prévoir qu'il est situé sur l'emplacement d'un ancien bras du lac de Neuchâtel. De plus, il est entouré de terrains à caractère morainique. En effet, une tranchée faite dans le voisinage nous montre la coupe suivante : 1° A la surface, une couche d'humus; 2° Une couche de tourbe ; 3° Du limon ; 4° Du gravier morainique typique. Le Loclat doit donc avoir une origine glaciaire : c'est un lac de barrage, détaché du lac de Neuchâtel, soit par une véritable moraine, soit par des alluvions morainiques postglaciaires. Anciennement, il a eu des dimensions plus grandes, car on trouve dans les champs l'avoisinant, souvent assez loin des rives actuelles, de nombreuses coquilles lacustres. Cet ancien lac, en se comblant peu à peu, a donné naissance à un bas-marais, qu'un drainage intelligent a transformé en terre arable, utilisée actuellement pour la culture maraîchère. - 60 DEUXIEME PARTIE FLORE DE LA REGION LITTORALE On peul distinguer six zones de végétation qui, de la péri- phérie au centre, se succèdent dans l'ordre suivant : 1. Cariçaie, composée surtout de Carecc riparia Curt.; 2. Phragmitaie avec Phragmites connu unis L.; 3. Scirpaie avec Scirpus lacustris L.; 4. Potamogetaie avec Potamogeton lucens L. ; 5. Nymphaie avec Nymphaea aïba L. et Nuphar luteum L.; 6. Charaçaie avec Chant sp., toujours submergée. Tes diverses zones ne sont pas réparties uniformément. Etu- dions sous ce rapport les diverses rives. Extrémité S.-O. du lac. — La < 'ariçaie est composée surtoul du grand Carex riparia Curt. On y trouve quelques pieds de Cladium mariscus R. Br., /Hs pseudoacorus L. e1 par-ci par-là une toutié de Polygonum amphibium L. La Phragmitaie est composée exclusivement de Phrag- mites coin m unis L. La Scirpaie est assez large. La Potamogetaie manque ici. Elle esl remplacée par une zone à Nuphar luteum. Il faut signaler encore sur cette rive une station assez importante de Lysimachia thyrsiflora L., OÙ cette plante se rencontre dans la Cariçaie en exemplaires ires vigoureux. D'autres stations de cette espèce existent encore le long des rives nord et sud, mais la plante y est dégénérée, de dimensions moitié plus petites. Rive sud. — Elle esl très pauvre en végétation. Les diverses zones n'existant pas partout ne forment pas une ceinture continue, et leur largeur est, du reste, très réduite. — 61 — L;i Cariçaie se trouve reléguée davantage sur Le bord, aussi nous y trouvons d'autres plantes : Careœ acuta Fr., ('. Horn- schuchiana Hopp., C. paludosa Good ci, dans les endroits plus humides, C. jilifvnnis L. Dans cotte première région se trouvent aussi : Menianthes trifoliata L., Ranunculus flarnmula L., Lytrum salicuria L., Schoenus nigricans ri N. femigineus L,. La Phragmitaie esl très réduite. Elle forme quelques touffes. Il eu est Je même pour la Scirpaie, de sorte qu'à certains endroits très profonds, aucune plante n'existe, la région péla- gique arrivant presque en contact avec le rivage. La Potamogetaie esl composée de quelques rares touffes de Potamogeton lucens L. C'est ici le Nymphaeu alba qui remplace Nwphar luteum dans la Nymphaie. La Rive N.-E. est surtout caractérisée par la grande étendue Je Scirpaie et l'absence de la Phragmitaie. La RlVE nord possède une végétation plus abondante que celle de la rive opposée. Cela provient du fait (pie l'érosion a entamé la couche superficielle et a provoqué la formation de petites beines très peu profondes sur lesquelles la végétation se développe plus facilement. Voici les plantes qui caractérisent plus spécialement cette région. Au milieu de la rive se trouve un bouquet de saules avec Lytrum salicaria L., Convolvulus sepium L., Tris pseudoacorus L., Thalictrum flavum L., Lysimachia vulgaris L., Eupatorium cannabinum L., Latyrus pratensis L., Vicia cracca L., Brionia dioica Jacq. Parmi cette végétation très touffue se trouve la fougère ■ les marécages : Aspidium Thelipteris. Remarquons encore que, sur cette rive, Cladium mariscus L. Br. est beaucoup plus abondant que sur l'autre coté et qu'il tend à prendre la place de Phragmites communis. Quant à la distribution des deux espèces de nymphéacées, j'ai remarqué que Nuphar luteum se rencontre surtout près de l'embouchure des affluents, là où le limon est mélangé de terre arable provenant des prairies voisines. Il caractérise les endroits moins profonds que ceux où se trouve Nymphaea alba. — 62 TROISIEME PARTIE ETUDE DE LA FAUNE L'étude systématique de la faune littorale des lacs de notre pays est encore complètement à faire. Quelques renseignements sur cette faune se trouvent bien renfermés dans des monogra- phies de spécialistes, mais une étude complète n'existe pas. Par contre, un grand nombre de nos lacs ont été étudiés au point de vue de leur faune pélagique. C'est ainsi que nous connaissons plus ou moins exactement la composition et la biologie du plankton de nos grands lacs, Léman, Neuchàtel, Bodan, Zurich, etc., et d'un certain nombre de petits lacs, Katzensee, Lutzelsee, lac de Prêt, etc. Cette préférence des zoologistes pour le plankton s'explique facilement : uniformité du milieu, facilité de recueillir la totalité des espèces pélagiques, de les dénombrer, d'observer leurs variations et de pouvoir' les com- parer avec les organismes d'autres lacs. Pour la faune littorale, les conditions nécessaires à une étude sérieuse sont beaucoup plus difficiles à réaliser. D'abord, l'étude préliminaire des divers groupes d'animaux, en vue de la détermination, est assez longue. Puis, par suite de la variété d'aspects que présentent les rives d'un lac, la récolte du matériel est beaucoup plus longue à faire que celle de la faune pélagique. Si le zoologiste veut faire une étude aussi exacte que possible de la faune littorale, il doit pêcher à chaque endroit du rivage de faciès différent. Pour un grand lac, pareille récolte serait très longue à faire. Ceci nous explique la préférence manifestée pour l'étude du plankton et des questions théoriques qui s'y rattachent. Le Loclat m'a paru propice pour tenter un essai d'étude de la l'aune littorale. Sa faible étendue me permettait d'explorer tous les endroits un peu différents du rivage, de sorte que je pouvais espérer recueillir la presque totalité des organismes. En outre, il n'est pas très éloigné de Neuchàtel, de sorte que je pouvais transporter directement au laboratoire le produit de mes » - 63 — pêches, sans avoir besoin de Le fixer. Car, pour cette étude, il esi de première importance de pouvoir travailler sur du matériel vivant Par le fixage, les animaux tués se mêlent à la vase, aux débris organiques, aux feuilles que Le filet recueille e1 il est très difficile de les en séparer. D'autre part, certains organismes tués sont pour ainsi dire impossibles à déterminer. Les animaux vivants, au contraire, se recueillent facilement, les différentes espèces de cladocères, par exemple, pour peu que l'on ait une certaine habitude, se distinguent déjà à l'œil nu dans le réci- pient où ils nagent. Cette méthode donne encore de bons rensei- ments biologiques sur l'habitat et la locomotion des divers orga- nismes. Technique. — Le matériel, ramené aussi rapidement que possible, est versé dans un vase ou dans un cristallisoir d'assez grand diamètre. Je laisse reposer un certain temps, puis recueille d'abord les organismes nageurs au moyen d'une pipette ou avec un très petit filet. Les animaux ne sortent pas tous à la fois ; certains ne se montrent que deux ou trois jours après que la vase s'est déposée. Pour recueillir les animaux fixés, je lave dans un godet les feuilles, les débris de tiges sur lesquels ils se trouvent. Enfin, il est nécessaire de faire de nombreuses analyses de vase pour trouver les animaux microscopiques qui y vivent. D'autres encore, comme un certain nombre de turbel- laires, rampent contre les parois du vase, où il est facile de les recueilli)'. Je diviserai cette étude en quatre parties : 1° Partie spéciale, dans laquelle j'examinerai les divers groupes d'animaux lacustres représentés au Loclat aux points de vue systématique et biologique; 2° Biologie delà faune littorale dans son ensemble; 3° Quelques notes sur le plankton; 4° Résumé et conclusions. 64 — CHAPITRE PREMIER PARTIE SPECIALE Dans les listes qui suivront, je ne séparerai pas les animaux pélagiques des animaux littoraux. Pour reconnaître les premiers, je ferai suivre leur nom de la lettre (ji). Pue liste des orga- nismes pélagiques se trouvera, du reste, dans le chapitre consacré au plankton. Je crois nécessaire de faire remarquer que, par suite des diffi- cultés de la détermination, je n'ai pu vouer une attention égale à tous les groupes d'invertébrés du Loclat. Forcément, j'ai du laisser plus ou moins de côté ^^ groupes peut-être très impor- tants afin de pouvoir être à même d'étudier avec profit les autres qui m'étaient plus connus, ("est ainsi que-, si j'ai laissé décote les nématodes, les oligochètes e1 les insectes, j'espère avoir recueilli sur les autres groupes tous les renseignements qu'il m'était possible de trouver. Dans le cas de détermination dou- teuse ou difficile, je me suis adressé aux spécialistes déjà cités auxquels je présente encore tous mes remerciements. Les Protozoaires du Loclat ont déjà et»' 1 étudiés par M. le professeur P. Godet et publiés dans sou Catalogue des Pro- tozoaires neuchâtelois (16). Aussi, j'en transcrirai d'abord la liste, puis j'indiquerai les autres espèces que j'ai trouvées : Rhizopodes 1 . .1 moeba verrucosa Ehr. 2. •• quadripartita From. :!. •• terricola Greef. I. » radiosa Duj. .">. Di/fîugia piriformis Perty. (3. ■■ urceolata Cari . 7. •• gîobulosa Duj. 8. Nebela dentistOMa ? Peu. = N. crenulata. — 65 — U. Cenlropyœis acideata Ehr. lu. •• •• var. ecornis Leidv 11. Qyphoderia ampulla Leidy. 12. Vampirella laieritia Leidy. i:;. Clathrulina elegans Cienk. 14. Lo. 16. 17. 18. 10. 20. 21. ■ )■> Flagellés Dinobryon sertularia Ehr. {/>). stipatum St. ( />). Euglena //eus Ehr. Anisomena grande Ç Ehr. si)/ii)-« uvella Ehr. var. mrescens. Phalansterium digïtatum ? St. Peridinium cinctum Ehr. (y>). A/yx'.V St. Cevatium cornutum Cl. et L. (j>). }nacroce?°os Schr. i/>). ~i). 27 28. 29. 30. 31. 32. .) i. 35. 30. 37. 38. 39. 10. 11. 12. 13. Infusoires Lacvymai"i(i olov Ehr. reriiiicnhi ris ? Fi'om Trachelophylhon apiculatum Pertv ( 'o/r/AS' hirtus Ehr. (p). f 'hilodon cuculhis Ehr. Nassula ornata Ehr. Ophryoglena flavicans Ehr. Lembalium btdlinum Perty. Pteuronema chrysalis Ehr. Spirostomum ambiguum Ehr. Climacostomum virens Ehr. Stentor /(///eus Ehr. var. rosea Ehr. Uroïeptus piscis Ehr. rattulus St. Oscytricha pellionella Ehr. Stylonichia mytïlus Ehr. Aspidisca lynceus Ehr. Vorticella chlorostigma Ehr. Ophrydium versatile Ehr. — 60 — il. Ophrydium versatile var. acaulis Elir. 15. Cothurnia crystallina Ehr. A côté de ces Protozoaires, dont j'ai retrouvé la plus grande partie, j'ai encore constaté la présence des espèces suivantes, non mentionnées par Godet : Rhizopodes 1. Difflugia acuminatq Ehr. 2. •■ pulex Pen. 3. •• fallax Pen. 4. •• lucida Pen. 5. Quadrula irregularis var. discoïdes Pen. (3. •- symetrica F. E. Schulze. 7. Arcella vulgaris Ehr. 8. « costata Ehr. 0. Câmpascus minutus Pen. 10. Euglypha alveolata Duj. 11. •• ciliata Ehr. 12. ■• brachyata Leyd. 13. •• laevis Pertv. 14. Trinema lineare Pen. 15. Difflugia constricta Pen. 16. Acrnthocystis turfacea Carter. Flagellés 17. Gymnodinium fuscum Ehr. 18. To/ro./- globator Ehr. Infusoires 19. Spathidium spathula (0. F. M.). 20. Amphileptus Claparedei St. 21. •• Carchesii St. "22. Lionotus fasciola Ehr. 23. •• an.ser Ehr. 21. Trachelius ovum Ehr. 25. Dileptus «user 0. F. M. 26. Leucophridium putrinum Roux. — 67 — 27. Plagiopyla nasuta Steiii. 28. Stentor enerulens Ehr. 29. •• Roeselii Ehr. 30. •' polymorphus Ehr. 31. Strombilidium turbo Cl. et L. 32. Uroleptus musculvs Elu-. :;:;. Oxytricha platystoma Ehr. 34. Euplotes patella 0. F. M. 35. Trichodina pediculus Ehr. 36. ■• mi Ira Sieb. 37. Vorticella nebulifera 0. F. M. 38. •• campanula Ehr. 39. •• ft/fra Fromm. 40. •■ nticrostoma Ehr. 41. Carchesium polypinum. 42. Epistylis nympharum Engl. 43. Cothiorniopsis spec. Quelques-uns de ces Protozoaires vivent sur d'autres animaux. Ainsi, Carchesium et Epistylis vivent sur les Cyclops. Trichodina pediculus rampe le long des tentacules de Hydra fusca, tandis que Trichodina mitra se trouve en assez grande abondance sur un turbellaire, le Pçlycelis nigra. C'est en hiver que les Protozoaires, et parmi ceux-ci les Int'u- soires, semblent avoir leur maximum de développement (voir, à ce propos, le chapitre sur la faune d'hiver, page 120 de ce tra- vail). Si, au Loclat, la l'aune des Protozoaires est assez riche, puis- qu'il y en a quatre-vingt-huit espèces, jamais ces espèces ne se rencontrent en très grande quantité comme cela arrive pour les Cladoeères ou certains Rotateurs, par exemple. Il faut pourtant en excepter certaines Vorticelles, YOphrydium versatile, dont on rencontre fréquemment, au printemps, les vertes colonies globuleuses, et quelques Stentor qui peuvent être abondants. C'est le cas, en particulier, pour Stentor coeruleus, qui atteinl son maximum de développement de novembre en janvier. En novembre 1904 j'ai mis dans un des aquariums du laboratoire une centaine de ces jolis Infusoires qui s'y multiplièrent rapide- ment et vécurent jusqu'en décembre. Pendant l'été suivant, je n'en ai pas vu un seul, mais en novembre 1905 ils apparurent de nouveau en très grande quantité et disparurent en février. En 1900 nous voyons les mêmes faits se reproduire, mais à — 68 — partir de décembre seulement. En été pas un seul individu, mais à partir de décembre ce Stentor était si abondant qu'il couvrait toutes les plantes de l'aquarium. Il y a doue ici un curieux l'ait de tendance héréditaire à apparaître pendant la saison froide malgré que les conditions du milieu artificiel soient à peu près les mêmes en été qu'en hiver, car la température des aquariums au laboratoire est sensiblement la même en hiver et en été. Je n'ai pas dressé pour les Protozoaires des tableaux indiquant la date d'apparition des diverses espèces, car, par suite de leur plus ou moins grande rareté et de la difficulté qu'on a à les trouver, pareils tableaux seraient forcément inexacts. Spongiaires La Spongilla lacustris est le seul représentant de ce groupe que j'aie trouvé au Loclat. Cette éponge vit sur les pierres de la rive ou sur des débris de bois flottant et l'on trouve assez fré- quemment ses spicules dans la vase. Hydrozoaires .le n'ai ici que deux espèces à citer : 1 . Hydra fusca L. 2. Hydra griseu L. ("est en mai et en juin qu'on les rencontre en plus grande quantité. Turbellaires Le Loclat, avec ses vingt et une espèces de turbellaires, est, jusqu'à présent, la station la plus riche de la Suisse Les Turbel- laires suisses ont été l'objet d'études de la part île Du Plkssis, Fuhrmann, Keller, Yolz et de von Hofsten. Ce dernier auteur s'est particulièrement occupé «lu lac de Brienz et des eaux del'Oberland bernois. Volz (71) avail déjà trouvéau Loclat neuf espèces, mais gi'àce à M. le professeur Fuhrmann, auquel j'ai soumis mon matériel, cette liste a été plus que doublée. 1. Microsloma, lineare Oe. 2. Stenostoma leucops 0. Sch. :!. •• agile Sillimann. — 69 — i. Macrostoma hystriœ Oersted. 5. Prorhynchus stagnalis M. Sch 6. Mesostoma mridatum M. Sch. 7. Castrada radiata v. Graff. 8. •■ raov. .S7>fc. 9. •• rcotf. spec. 10. ■• neocomensis Volz. il. Botromesostoma personatum <>. Sch. L2. Gyrator hermaphroditus Ehr. 13. Castrella agilis Fuhrm. 1 l. ro/-/f.y quadrioculatus Veydovskv. L5. ■■ mrgulifer Plotnikov. le. •• ruber Fuhrm. 17. Planaria polychroa <>. Sch. IN. •• .s'yvrV. lit. Polycelis it't(jr<< Ehr. 20. •• cornuta 0. Sel». 21. Dendrocoelum lacteum <>c. Voici quelques renseignements sur ces espèces : 1. Microstoma lineare Oe. se rencontre au Loclat sons la forme géante que Hallez apppelle .1/. giganteum. Elle existe pendanl toute L'année, mais elle esl surtout abondante en mai et en juin. C'est une espèce très vorace qui contenaii parfois dans son tube digestif jusqu'à six cladocères (Alona el Acroperus). 2. Stenoslomn leucops <>. Sch. est commune en toute saison. :;. Steuosto?na //. Deux nouvelles espèces, qui seront décrites par M. Fuhrmann. Il Botromesostoma personatum 0. Sch. est le turbellaire — 70 — le plus commun du Loclat. On le trouve en été en nombreux exemplaires 1res variables comme dimensions et coloration. Les grands individus avaient le dos vérdâtre et le ventre brun clair. 13. Castrella agilis Fuhrm. est aussi fréquente en été. Elle n'était connue encore que du bassin du Jardin botanique de Genève. 14. Voiieœ (Dalyellia) quadrioculatus, que Volz cite, a échappé à mes recherches. Voici ce qu'il en dit : •• Cette espèce n'a été signalée jusqu'à présent qu'en Bohème. •• 15 et 16. Les deux autres espèces de Vortex sont aussi très rares. V. virgulifer Plolnikov est une espèce créée en 1002 et trouvée en Russie. Au Loclat, il en existe une variété que M. Fuhrmann décrira prochainement. V. ruber Fuhr. n'avait encore été trouvé en Suisse que près de Reinach. Ces deux espèces ne se récoltent qu'en été et en très peu d'exemplaires. 17, 10 et 21. Si 1 rencontrent en abondance sous les pierres du rivage. 18. Planaria sp. Un seul exemplaire, que j'ai malheureuse- ment écrasé en voulant le déterminer. 20. Polycelis cornuta O. Sch. Cette espèce se trouve à l'embouchure du ruisseau qui relie le Loclat au lac de Neuchàtel. Le tableau suivant indique la répartition de quelques-unes de ces espèces pendant les diverses saisons de l'année. Comme j'ai fait ces observations pendant deux aimées je marquerai par le signe -f- la présence de l'espèce en 1005 et par le signe O la pré- sence en 1000 : 71 — + + + 4- +■ + + + + + + + + 4- + 4- 4- + + 4- 4- 4- 4- 4- o o 4- 4- 4- 4- O O O => O O _|_ _|_ 4-4-4- 4-4-4-4-4-00 o + => o o o o = o ++ + 4-4-4-4-4- 4- + 4-0O o 4- 4- ° ° 4- 4- ° 4- o 4- + o o 4- 4- o 4- 4- ° o + 4- O ■m r. 05 <^ C Y* et) ta a. o o es CD O eu sa es a tu cS eS S J t« **i C» -S O Oh sâ "5 - ri eS 5 5 s « o CQ cS 0j O G, eS eS i-* vi O es O g) ,g o > 0- eu ri CD jj O O O 5-1 a eu A noter qu'en 1905 les observations oni été faites a partir du mois de mars et en 1900 de janvier à septembre. Dans le inonde des Turbellariés, comme nous le verrons encore pour d'autres groupes, on trouve des espèces eurvthermes et fies espèces sténothermes. Parmi les premières, il faut ranger Les espèces suivantes : Stenostoma J<'//coj>s. Microstoma linearc. Prorhynchus atagnalis et les diverses espèces de Triclades, qui se rencon- trent en hiver comme en été. Les autres furbellaires du Loclat sont des espèces stenol hernies d'eau chaude. D'une année à l'autre, L'époque de leur apparition ne varie qu'entre de faibles limites. Ainsi, en 1905 e1 1900, j'ai constaté la présence des espèces suivantes à partir des dates indiquées dans le tableau ci-dessous : Gyrator hermaphroditus, 1<> mai 1905. l j (> mai 1906. Bnivonesostomn personatum , 11 juin 1905. 11 juin 1900. Castrella agilis, 9 juin 1905. 29 mai 1900. Castrada HFoenwensifs, 28 juin 1905. m 27 juin 1906. ■Ic.r r'ir îacustris Du Plessis. Ce ver a l'ail l'objet d'études de la part de G. Du Plessis (-11) ipii l'a trouvé sous les pierres des rives gène- — 7.'! — voise et française du Léman. Depuis, il a été retrouvé en Suisse par Lang dans le lac de Zurich el par Fuhrmann dans une mare près de Râle (10). Je l'ai constaté pendant toute Tannée, el eu juin les grands exemplaires reni'ermaienl beaucoup d'œufs. l)u Plessis insiste sur le fait qu'il n'a jamais trouvé \ Ennui dans aucun marais, étang ou ruisseau du voisinage du lac el il rattache la présence de cette espèce dans le lac Léman à la théorie bien connue de la •• l'auna relicta --. Mais depuis on l'a retrouvé dans tU:^ endroits qui n'avaienl jamais été en communication avec la mer, comme certains petits lacs des Alpes, par exemple; de sorte que le poinl de vue de Du Plessis paraù actuellement peu fondé. Du reste, l'aire d'extension de cette espèce doil être assez grande, car je l'ai non seulement constaté au Loclat, mais aussi dans le lac de Neuchàtel, el je crois qu'on le retrouvera encore ailleurs, lorsque la l'aune littorale de nos lacs sera mieux étudiée. Nématodes .le n'ai, malheureusement, sur ce groupe d'animaux, de même que sur les deux qui vont suivre, que des renseignements très incomplets. La difficulté de la détermination m'aobligé à n'indi- quer que les espèces les [tins caractéristiques. En l'ait de Nématodes, je ne citerai que Dorylaimus stagnalis Duj. et deux autres espèces indéterminées du genre Monhistera. Hirudinées Elles sont représentées par Nephelis vulgaris Moquin- Tandon, qui se trouve sous les pierres et contre les plantes pendanl toute l'année et par deux espèces de Clepsine, dont ('. bioculata Sov. se trouvant sur les pierres en compagnie de Dendrocoelum. Piscicola geometrica mené une vie libre. Oligochètes J'ai remarqué surtout Nais proboscidaea L., Stylaria lacustris L., qui sont très communes surtout en mai, et deux espèces du genre At'n/i i.smint . — 74 — Bryozoaires Deux espèces de ces Vermidiens habitent le Loclat. Ce sonl : I. Fredericellci sultana Bkmch., donl on trouve les colo- nies sur les pierres. Et 2. Cristatella mucedo Cuv., dont je n'ai constaté que les statoblastes si typiques en novembre et en décembre. Rotateurs Les rotateurs de la Suisse sonl connus par le travail de Ternetz (1892), pour les environs de Bâle (66), par la belle monographie de Weber (1898), pour le bassin du Léman (72), et pour les lacs alpins, par les travaux de Zschokke et de Fuhrmann (13). Beaucoup d'autres observateurs se sonl occupés des rotateurs pélagiques. Pour ce groupe encore, le Loclat est riche, car il en renferme cinquante espèces. Ternetz en a trouvé cent sept, e( Weber cent vingt-six, pour tout le bassin du Léman. 1. Floscidaria proboscidaea Hudson. 2. « cornuta (Delachaux). :>. Melicerta ringens Schranck. l. Conochilus unicornis Roussëleï (//). 5. Philodina roseola Ehr. 6. •• citrina Ehr. 7. ■• megalotrocha Ehr. 8. •• aculeata Ehr. ( .i. •• macrostyla Ehr. 10. Rotifer vulgaris Ehr. II. ■• /m-dus Ehr. 12. ■• irisera lus Weber. 13. » actinurus Ehr. 1*4. •• spec. 15. Adineta vaga. Dad. var. major. 16. Asplanchna i>ri<>nl(i (iosse (/>). il. Triarthra longiseta Ehr(p). l. Ludwigii, petites espèces qui ne sont jamais communes. Pterodina bidentata, espèce créée par Ternetz, qui l'a trouvée près de Bàle. Au Loclat, elle est aussi très rare. Je n'en ai cons- taté ipie deux, exemplaires en juillet, ce qui confirme ce qu'en dit 'I Ternetz: •• Pt.bidenta.ta istein Thier von grosster Seltonhe Dans le canlon de Neuchàtel, je l'ai encore retrouvée dans la Vieille Thièle près du Landeron, el dans le lac des Taillières près la Brevine, à 1,150 mètres d'altitude. Un certain aombre parmi ces cinquante espèces de rotateurs ne sont pas communes au Loclat. Elles se rencontrent isolémenl el ne peuvenl , par suite, donner lieu a (\r± observai ions biologiques concernant, par exemple, leur époque d'apparition, ("esi le cas pour Floscutaria proboscidaea, > Monostyla lanaris, les diverses espèces de Distyta, pour Metopidia oxysternum , Pterodina bidentata, Anuraea hypelasma el Notholca fotiacaea, don! je n'ai jamais trouvé plus de trois exemplaires. Les autres espèces littorales son! assez fréquentes pour pou- voir donner lieu à de pareilles observations. Leur présence ou leur absence pendant les diverses saisons de l'année me permel de les classer en trois catégories : 1" Espèces eurytherm es existanl [tendant toute l'année a peu près en égale fréquence. A ce groupe appartienne^ 1 : Les diverses espèces de Phitodina, Rotifer mdgaris , Proaies petromyzon, Metopidia solidus. 2° Espèces sténothermes d'eau froide. — Tes espèces, ou n'existent que pendant une période de l'année, au printemps ou en hiver, ou existent pendant toute l'année, mais présentenl alors un réel maximum de fréquence à la saison froide. Ces espèces sont peu nombreuses : Euchlanis deftexa qui a son maximum en janvier-février. Euchlanis macrura présente deux m'axima très marqués, où cette espèce esi particulièremenl commune, le premier en avril- mai, l'autre on octobre-novembre, donc à des époques où l'eau est assez froide. En été, elle existe, mais elle esl alors très rare. Colurus bicuspidatus plus fréquente en hiver qu'en été. 3° Espèces sténothermes d'eau chaude. — Ce sont les plus nombreuses. Quelques-unes apparaissent assez lard, mais attei- gnent immédiatement alors leur maximum de fréquence. Ainsi, j'ai constaté la présence de : Rotifer tardus de mai en octobre. Eurcularia forficula de juin en septembre. — 77 — Polychaetus subquàdvatus en septembre seulement. Dinocharis pocillum de mai en septembre. Euchlanis pyriformis de juin eu septembre. f 'atypna hum d'a\ t • i 1 en octobre, avec un maximum en juin. Pterodina patina de juin en septembre. Noteiis quadricomis de juin en septembre. Les époques d'apparition de quelques-unes de ces espèces con- cordaient, d'une année à l'autre, assez exactement. Exemples: Pterodina patina, J I juin 1905. 27 juin 1906. Euchlanis pyriformis, 1*» juin 1905. 27 juin 1906. Si In faune roiatorienne du Loclat présente d'uni' année à L'autre à peu près la même succession d'espèces, elle varie néanmoins quelque peu dans ses composantes. Sous ce rapporl l'année L905 a été plus riche que l'année L906, car certaines espèces {Noteus, Polychaetus, Dinocharis) fréquentes en 1905 n'ouï pas été retrouvées en 1906. Les observations sur les rotateurs pélagiques se trouveront consignées dans le chapitre consacré au plankton. Entomostracés Cet ordre de crustacés a été l'objet de toute mon attention. 1" Cladocères Les premières recherches sur les Cladocères de la Suisse furenl faites par le Genevois Jurine (1820). Luis un savant allemand, P.-E. Muller, s'occupa des Cladocères de nos lacs. Deux monographies, relie de Lutz pour les cladocères des environs de Berne et celle de Stingelin pour ceux de Laie, vinrenl enrichir nos connaissances. ("est surtout pendant ces dix dernières années, les recherches s'étanl (''tendues a peu près à tous les continents, que le nombre des formes décrites a été considérablement augmenté ainsi qu'en témoignenl les chiffres suivants : En 1902, au Congrès zoologique de Moscou,. Iules Richard, qui s'étail occupé de la •• Révision ^\c< Cladocères », donnait environ trois cents Formes connues pour les diverses parties du globe. — 78 — En 1004, au Congrès de Berne, Stingelin, devenu un maître en la matière et chargé de la monographie des Gladocères pour le " Tierreich » de l'Académie des Sciences de Berlin, ne compte pas moins de six cents formes décrites. Voici quelques chiffres pour la Suisse : Imhof en cite cinquante-trois espèces dans les lacs suisses ; Lutz en a trouvé quarante-deux près de Berne et Stingelin environ soixanie-dix près de Bâle. Le Loclat, avec ses trente-cinq espèces de Cladocères, est le plus riche des lacs de la Suisse. Il peut être comparé à ces grands lacs peu profonds de l'Allemagne du Nord (Muggelsee, Krumelange) qui renferment aussi de trente à trente-six espèces de Cladocères (7:>). Il renferme, en outre, des espèces rares, entre autres une qui appartient a un genre 1 nouveau pour la Suisse. En voici la liste : 1. Sida cristallina 0. E. M. 2. Diaphanosoma brachyurum Liévin (/)). :'>. Daphnia hyalina Levdig {p). l. Hyalodaphnia kahlbergensis Schoed(yj). 5. Simocephatus vetulus 0. E. M. ('). Scapholeberis mucronata 0. E. M. 7. Ceriodaphnia pulchella Sars (p). s. » laticaudata 0. E. M. 9. „ reticulata Jurine (Delachaux). 10. Bosmina longirostris var. sim'dix Lillj. {p). 11. Lathonoura rectirostris 0. F. M. 1:2. Latona setifera 0. E. M. (Delachaux). 13. Eurycercus lamellatus 0. E. M. 14. keroporus harpaeBaivd. 15. •• " var. frigida Ekmann. Ki. -< ueylectiis Lilljeborg. 17. Camptocercus rectirostris Schoedler. 18. Alona affinishey&ig. 19. » costa ta Sars. 20. •• (jutlata Sars. 21. » •■ var. tuberculata Kurz. 22. •■ rectangula Sars. 23. ■• rostrata Koch. 24. •• testudinaria Fischer. 2-">. Alonella exigua Lilljeborg. — 79 — 26. Alonella nana Baird. ','7. Pleuroxus hastatus Sars. 28. •• trigoneîlus 0. F. M. 29. •■ aduncus Jurine. 30. ■• personatus Leydig. 31. ■• Imitait us 0. F. M. 32. A.nchystropus emarginatus Gr.-O. Sars. :!.'!. Chydorus globosus Baird. :î l » sphaericus < ). F. M. 35. « piger Sars. 36. Leptodora hyalina Kurz (Delachaux) (p). :>7. Bythotrephes longirnanus Leydig (Delachaux) (y;). I. NVVAv cristallina 0. F. M. C'esl un des Cladocères les plus communs du Loclat. Cette espèce, très transparente, est littorale; jamais je ne l'ai rencontrée dans le plankton. Elle habite les bords, parmi les roseaux sur lesquels elle peut se fixer, d'avril en décembre. J'ai pu constater quatre générations parthénogé- nétiques en mai, juillet, août et octobre. En octobre, apparition des mâles qui en novembre sont 1res abondants; en décembre, on peut trouver encore quelques rares femelles avec des œufs d'hiver. Souvent les femelles d'été étaient de grandes dimensions ( i.~> mm.) et portaient jusqu'à vingl œufs. C'est au mois de juin qu'elles étaient les plus communes. 5. Simocephahis vetulus 0. F. M. existe sur les bords pendant toute l'année, mais jamais en grande quantité. Elle est cependant plus fréquente au printemps et en automne qu'en été. Elle présente en novembre quelques mâles. 6. Scapholeberis mucronata 0. F. M. apparaît au commen- cement de juin, atteint en juillet son maximum de fréquence et reste assez abondante jusqu'en septembre. En octobre el novembre, on trouve encore quelques exemplaires isolés. Je n'ai jamais constaté des femelles avec éphippium ni des mâles. (S. Cèriodaphnici Iciticaudcitci 0. F. M. est très rare au Loclat. Je n'en ai constaté que deux exemplaires en août. 9. Ceriodaphnia reticulata Jurine. Je n'ai pas retrouvé cette espèce, (pie M. Delachaux cite au Loclat. II. Latonoaru rectirostris <*. F. M. .le n'ai trouvé nue — 80 — quelques exemplaires de celte espèce intéressante e1 toujours assez rare, en 1905, de juin en novembre. En 1906, probable- ment à cause de sa rareté, je ne l'ai pas retrouvée. Dans la région qui s'étend entre les lacs de Neuchàtel ei de Bienne, elle semble assez répandue, car elle existe dans presque toutes les localités que j'ai étudiées. 12. hatona setifera 0. F. M. Cette belle espèce est citée par M. Delachaux, qui n'en a trouvé qu'un seul exemplaire pendanl l'été 1896 ((>). Je ne l'ai pas constatée pendanl nies deux ans de recherches. 13. Eurycercus lamellat.us 0. F. M. est une espèce eury- therme existant pendant toute l'année, niais qui est plus abon- dante au printemps et en automne qu'en été. En octobre, femelles très grandes de :>.Z> mm. de longueur el portant trente œufs. Fréquemment je l'ai trouvée sur les bords, collée contre les pierres. 1 1, 15 et 16. AcrojJd'tts. La distinction Ac> diverses espèces à'Acroperns n'est pas facile à faire; les espèces se ressemblent beaucoup et chacune est, soumise à d'importantes variations saisonnières qui augmentent encore la difficulté de la détermination, ("es dernières années cependant, quelques travaux des spécialistes Lilljeborg (32), Ekmann (.'!), Keilhack (25) et Stingelin (65) ont apporté plus de clarté dans la question. Il existe au Loclat plusieurs espèces et variétés iïAcropej^us, (pie j'espère avoir pu classer de la manière suivante : 1" Fori/ics d'été. La plus grande partie des formes qui existent en été appartien- nent ,-'i VAcroperus neglectus Lilljeborg (pi. IV, n'g. 1). Pour pouvoir comparer l'espèce du Loclai à celles d'autres siai ions, j'ai emprunté à Keilhack (Zut ClctdocerenfoAina des Madiisecs m l 'oui nici'ii i sa méthode de mensuration. Il compare ;i la longueur des valves (A) représentée par 1,000 : 1" La plus courte distance du centre de l'œil au bord antérieur de la tète. Soi! lî cette distance ; ■J" La plus grande hauteur >\(^ valves, soit (': '.'>" La différence entre la plus grande bailleur des valves el la - 81 - largeur du bord postérieur de celle-ci. Cette différence repré- sentée par D serl à indiquer la courbure du côté dorsal. Dans la figure l, C ■ — d = D. J'indique ci-dessous, pour Acroperus neglectus, les valeurs extrêmes ei moyennes de ces rapports. Ces mesures provien- nent d'une quarantaine d'exemplaires des mois de mai, juin ci juillet. Lés dimensions réelles de cette espèce varient pour la lon- gueur des valves (A.), entre 0.64 et 0.84 mm. et pour la hau- teur (C) de 0.34 à 0. 17 mm. Acroperus neglectus Maximum Moyenne Minimum 1,0(10 517 521 120 94 La seconde espèce qui existe en été, niais en beaucoup moins grande quantité, es! X-Acroperus harpae Baird (pl.V, fig. 5). Dans mes préparations pour quarante individus d' A. neglectus, je n'ai trouvé que six exemplaires à' A. harpae. Les rapports C el D oui les valeurs suivantes : Acroperus harpae Maximum Moyenne Minimum A C 588 1) 137 A i ').">5 1) •2 11 000 621 58< ) 210 20( > La valeur de I) indique que la courbure dorsale des valves est beaucoup plus prononcée chez cette espèce que sur la précédente. 2" Formes d'hiver. On trouve des le milieu de novembre i\^> maies, quelques femelles a œufs d'été et *\r< femelles portant des œufs d'hiver. Tous les maies que j'ai vus. et ils étaient très abondants, appartiennent à Acroperus neglectus, ainsi que le témoignent les dessins Av> figures 2 el :> de la planche IV. Le poslaMoinen surtoul est caractéristique (voir Lilljehqiig, Cladocera Sue- — 82 — ciaé). Par contre, je n'ai trouvé qu'une seule femelle de cette espèce portant, le 1 ( .» novembre, des œufs d'été et avant les dimensions suivantes : C = 548 D = 133. Toutes les autres femelles appartiennent à une variété saison- nière de VAcrope?*us harpae. Plusieurs individus ressemblent beaucoup kYAcroperus queSTiNGELiN a dessiné (pi. 13, flg. 10), dans son travail (65) et qu'il considère comme une forme de passage à la variété frigida Eckmann (pi. I, fig. 7). La carène céphalique subit une forte régression, de sorte que l'œil se rap- proche du bord de celle carène,. Le côté dorsal des valves est fortement bombé. Les rapports C et 1) oui les valeurs suivantes : MAXIMUM MOYENNE MINIMUM A. 1000 C. 600 630 657 1). 257 230 ■ï. !8 La l'orme décrite par Stingelin donne pour : C = 623 et I) = 245 J'ai enfin trouvé, le 5 décembre 1906, 2 femelles a œufs d'hiver qui rentrenl dans Awoperus ha?'pae, var. frigida Eckmann, (pi. II, fig. 9). Celle variété est caractérisée par la courbure 1res forte du côté dorsal d<^ valves et par la réduction delà carène céphalique qui amène l'œil à une faible distance du bord de celle-ci. Comparons, pour la valeur des ['apports C et 1), la variété du Loclal avec la variété type de Eckmann (8) et avec celle décrite par Stingelin (65). C 1) Loclal .... 657 243 Eckmann . . . 668 2 1 I Stingelin . . . i>ll 255 La variété du Loclal se rapproche donc plus de la variété frigida d'Eckmann que celle de Stingelin. Eckmann a trouvé cette variété dans les Alpes Scandinaves. Keilhack l'a retrouvée dans les Alpes du Dauphinéel dernière- ment Stingelin, dans le lac de Marjelen (2,367 m.). Il esl donc intéressant de voir quecette variétéqui esl constante et existe — 83 — aussi en été, dans Les Lacs de haute altitude, n'est qu'une forme d'hiver pour les lacs de la plaine. Keilhack l'a du reste aussi constatée comme forme d'hiver de YAcroperus harpae, au Grunewaldsee, près de Berlin. Pour terminer cette étude, je résume dans Le tableau suivani les valeurs moyennes de C el de D d'après les différents auteurs : ACROP. HARPAE A. NEGLECTUS A. ANGUSTATUS C. D. 535 117 C. 1). C. I). Lilljeborg . 639 260 .7.(7 17.S Keilhack . . 612 129 (!) 555 101 (1) Stingelin . . 617 233 52 1 1 17 au Loclat. . 621 219 547 120 Hellich . . 62( > 2 — — Steuer. . . 625 ? — — .).).) 130 Ces valeurs ont été calculées au moyen des dimensions données par les auteurs ou d'après les dessins exacts qu'ils en ont faits. La valeur de I) pour Acrop'erus harpae de Keilhack ne con- corde pas avec celle des autres auteurs. Cela doit provenir du l'ait que Keilhack n'a mesuré (pie des exemplaires provenant du mois d'août sans tenir compte des formes de printemps et d'automne qui sont très différentes. Ôn voit par ces valeurs de C et 1) qu'on peut distinguer assez facilement A. harpae de A. neglectus. Cette dernière forme doit-elle être considérée comme une espèce distincte ou comme une variété d'A. angustatus intermédiaire entre A. harpae et A. angustatus. Je crois, avec Stingelin, qu'il faut admettre ce second point de vue. De ces tableaux ressort encore le fait que la valeur de C peut être un bon caractère spécifique, ainsi que L'a déjà fait remarquer Stingelin. Parmi toutes les femelles ovigères de A. neglectus, La valeur de C n'a jamais atteint 590, tandis que pour A. harpae, la valeur de C peut atteindre 700. C'esl au printemps et en automne que ces diverses espèces d'Acroperus sont en plus grand nombre. Dans les mois très chauds, juillet et août, il n'en existe que quelques jeunes indi- (1) Il s'agit ici de la forme décrite par Keilhack sous le nom de A. harpae, var. maduensis. — 84 — vidas. Les mâles de Acroperus neglectus apparaissent en décembre e1 disparaissent en janvier. 17. < 'amptocercus rcctivostvis Schoedlen, espèce assez répan- due en Europe, mais qui paraît être rare en Suisse où elle n'esl encore connue que du Loclat. J'en ai trouvé huit exemplaires de juillet en novembre. Le 7 novembre, j'ai constaté une femelle avec œufs et trois mâles. L'espèce, au lieu d'avoir cinq dénis à l'angle interne de la partie postérieure de la coquille, u'en pré- sente ici que deux-. Pour les autres détails voir la pi. IV, fig. J. 18 et 19. Alona affinisei Âlona costata ne sont jamais très abondantes. Elles existent encore en décembre et j'ai même trouvé un exemplaire de la première en janvier. 20 et 21. Alona guttata Sars existe pendant toute l'année, mais toujours en peu d'individus. Je n'ai trouvé aucun exem- plaire maie. La variété tuberculata Kurz est très petite; elle n'a que 0.28-0.29 millimètre de longueur et possède une coquille avant un aspecl chagriné. Au fort grossissement, on remarque que cet aspecl est du a une si ructure hexagonale où les côtés longitudinaux <]c> hexagones sonl mieux marqués que les côtés transversaux. La variété esl plus rare que l'espèce. 22. Alona rectangula. Sars. Cette espèce, abondante au Loclat, atteint son maximum de fréquence en mai et juin. J'uis, elle existe en peu d'exemplaires jusqu'en décembre. C'est en décembre aussi que j'ai constaté la présence de quelques maies. ?.'!. Aloiici vosU'ata Koch. En 1905, je l'ai trouvée en été seulement, des la tin de mai jusqu'en septembre, assez abondam- menl représentée. Par contre, en 1900, je n'en ai pas vu un seul exemplaire. Laut-il attribuer cette différence au l'ail qu'en 190(3 les conditions du milieu n'étaient pas favorables? Mais cela serait curieux pour une espèce ai is>i résistante qtte celle-ci. (pli supporte des différences de température considérables puisqu'elle existe au Loclat en été dans une eau très chaude et que, d'autre part, Zschokke (75) l'a constatée en hiver, le ~, janvier 1893, dans le lac d'Arosa ( 1,7 lt i m.') sous une couclie de glace épaisse de 0. 15 mètre. 'J I Alona U'nl adïnaria Fischer. Cette espèce si caractéris- tique se rencontre à partir du mois de juin. Elle n'esi jamais — s:, fréquente. Le mâle es I très rare el deux auteurs seuls l'avaienl trouvé. En décembre, je n'en ai constaté qu'un seul exemplaire. 25. Pleuroxus exignus =(Alcmellri exigua). Elleapparail en juin, mais ;i son maximum de fréquence en automne. Quelques rares mâles en décembre. 2(5. Alonella nnna Baird; contrairement à ce qui a lieu pour les autres stations, ce Cladocère est rare au Loclat et ne se i l'oiivc qu'en été D'autres auteurs, Stouer (59),Thallwitz ( 1 13), entre autres, L'avaienl trouvé en laver l'ormanl rie nombreux essaims. Stingelin nussi l'a trouvé abondammenl en hiver. 27. Pleuroxus hastatus Sars. représenté en 1905 seulemenl par quelques indu idus d'un beau jaune verdàtre. 28 el 29. Pleuroxus trigonellus el /'. aduncus se ren- contrenl à partir de mai jusqu'en décembre. Ce son! des espèces ires voisines qui se distingueni surtoul par la présence, chez P. trigonellus d'un peigne cuticulaire sur la tête el une partie du côté dorsal . P. trigonellus 0. V. M. est., au Loclat, le plus fréquent des deux. Le peigne cuticulaire, qui, suivant Stingelin, commence au milieu du bec el se termine dans la région du cœur, descend ici bien plus lias el arrive, en diminuani insensiblement de hauteur, presque jusqu'à l'exl rémité du côté dorsal. 30. Pleuroxus personatusheydig. «Te n'ai trouvé que quatre exemplaires de cette espèce caractérisée par la l'orme de son bec dont l'extrémité peul être recourbée en haut. La coquille, jaune pale, recouverte de débris vaseux, possède un peigne cuticulaire moins développé que chez /'. trigonellus : Juin-juillet. 31. PleïiroXUS I ru mutins O. F. M. est le plus fréquent des Pleuroxus. Il se rencontre d'a\ ril en décembre avec un maximum en automne. De nombreux maies existent dès la fin d'octobre jusqu'en décembre. 32. Arichystropus emai'ginatiis G. 0. Sars. Cette espèce, que M. Stingelin a eu la bonté de me déterminer, est un représen- tant d'un genre nouveau pour la Suisse. Aussi, j'en donnerai la description (voir pi. V, fig. 6-8). Animal mourant imu 42 de longueur et (>"""39 de hauteur, donc presque aussi haul que long. Tête avec un long bec recourbé fortement en bas sur son dernier tiers inférieur. Œil très s — 86 — grand, six à sept fois plus grand que la taclio pigmentaire (fig.6). L'antenne tactile n'atteinl pas la moitié de la longueur du bec. Cette antenne porte deux poils sensitifs latéraux plus larges et plus longs que les poils terminaux (fig. S). Coquille d'un jaune brun, très distinctement réticulée en hexagones. Bord dorsal de la coquille arrondi en arc de cercle et se raccordant insensiblement an côté postérieur. Le bord ven- tral est très caractéristique. En partant depuis le côté postérieur, le bord ventral est d'abord convexe, puis présente une courbure concave M'es accentuée se terminant à un angle aigu formant saillie. Puis, le bord est de nouveau concave et se joint au côté antérieur des valves. Cet angle aigu dont je viens de parler cor- respond à une saillie tétraédrique que forme la coquille. L'arête Latérale limitant la saillie est marquée par une formation spéciale d'anneaux cuticulaires. Le bord ventral est garni de poils très tins et très serrés qui deviennent insensiblement plus longs et s'arrêtent brusquement au sommet de l'angle aigu. Postabdomen (fig. 7) assez large et court, portant sur le côté anal neuf ou dix longues dents très pointues, assez espacées les unes des autres. La face antérieure est arrondie et est profondément échancrée. Le postabdomen est terminé par une griffe presque aussi longue que le côté dorsal de celui-ci. Cette griffe esl armée de deux épines basales et présente sur sa longueur seize dents devenant plus longues et plus aiguës à mesure qu'on s'approche de l'extrémité de la griffe. Quelques groupes de petits poils très fins sont disposés irrégulièrement sur la partie anté- rieure du postabdomen. Cette belle espèce a été trouvée en Suède, Norvège, Finlande, Angleterre et récemment en Allemagne, dans le Muggelsee (Haftwig). C'est à partir du mois de juillet que je l'ai pêchée au Loclat où elle n'est pas très rare et existe jusqu'en septembre. :!.">. Chydorus globosus Baird. Les dimensions de cette espèce sont assez variables. Elle est plus petite au printemps et en été qu'en automne. De même la couleur passe du jaune clair pour les femelles de printemps au brun foncé pour les femelles d'automne. Les plus grands exemplaires mesuraient (). ( .) millimètre de long et (>.? millimètre de haut, dimensions assez différentes de celles que donne Stingelin, ;'i savoir : 0.72 millimètre de long et 0.02 millimètre de haut. Un autre caractère la distingue encore de l'espèce décrite par Stingelin ; c'est l'œil, qui est ici quatre ou — S7 — ciim l'ois plus grand que la tache pigmentaire tandis que Stinge- i.in ne l'indique que deux fois plus grand. Chydorus globosus apparail en fin avril el esl plus abondanl nu printemps el en automne qu'en été. Dès le commencement de novembre les femelles d'hiver H les mâles apparaissent el en décembre je n'ai plus trouvé que quelques mâles. 34. Chydorus sphaeri eus 0. F. M. est représenté par les deux types A et B de Sïingelin. II n'esl jamais très fréquent et présente deux générations de mâles en juin et en novembre. 35. Chydorus piger Sars (pi. Il, fig. 1-8). Cette espèce esi aussi nouvelle pour la Suisse. En voici la description : h) Femelle(ûg. 1 ), corps de l'orme ovale ayanl 0.40—0. 18 milli- mètre de longueur et 0,30—0,35 millimètre de hauteur, d'une belle couleur jaune orange. Le bord dorsal des valves esl régulièremenl arrondi et se joini au bord postérieur en formanl un angle moins obtus que chez le Chydorus spkaericus. Les poils situés sur le côté ventral son! ires serrés el fixés sur le bord même de la coquille et non sur une sécante à la courbure ventrale, comme c'esl le eas pour les Chyd. sphaericus ei lotus, par exemple. Les valves soîtl plus ou moins nettement ornées de stries trans- versales, légèremenl ondulées, partani du coté ventral pour se diriger obliquement du côté dorsal des valves, ("es stries sont plus visibles et plus longues sur le côté postérieur et diminuent de longueur au bord antérieur. La lâche pigmentaire rectangulaire, à peu près de même grandeur que l'œil, est située plus prés de celle-ci que de l'extrémité du bec. L'antenne tactile (fig. 3) conique porte deux soies latérales, situées l'une à côtéde l'autre. Le dernier segment de chaque branche de l'antenne, natatoire porte à son extrémité distale, à côté des trois longues soies natatoires, une épine laté- rale beaucoup plus développée que chez les autres espèces du genre (fig. 5 cp.). L'appendice labial esl grand; il se termine en pointe aiguë, recourbée en arriére (fig- h. Le postabdomen (fig. 2), large et court, est arrondi en avant. Il esl arme de huit dents et de quelques faisceaux de poils très serrés faisant suite aux dents. Ces dents, étroites et pointues, sont deux l'ois plus longues que celles que porte le postabdomen — 88 — de Ch. sphuericus. Au sommel de l'angle anal, sur le côté interne du postabdomen, se trouve encore un faisceau de poils assez gros (fîg. 2). La griffe terminale porte deux épines basales bien développées ri une rangée latérale de poils très fins. h) Mille (fîg. 6), longueur, <).:!! millimètre; hauteur, 0.27 millimètre. Son postabdomen, plus étroit que celui de la femelle, n'est pas aussi échancré que celui de Ch. sp>hae?Hcus mâle (fîg. 7). Le dimorphisme sexuel est ici moins prononcé que chez les antres espèces du genre. Chydorus piger Sars el Chydorus barbatus Brady, que Stingklin a trouvés dernièrement près «le Bâle, sont-ils identi- ques? La description que je viens d'en donner ainsi que les dessins qui l'accompagnenl aideront peutrètre a résoudre la quesl ion. Chydorus piger a a peu près la même distribution géogra- phique que Anchistropus emarginatus. Comme lui, il se trouve dans quelques lacs de l'Allemagne du Nord (Madiïsee). De plus, Keilbach l'a constaté dans un lac des Alpes du Dauphiné (26). Dans le canton de Neuehàtel,il n'existe pas seule- ment au Loclal : je l'ai trouvé encore dans le Doubs el c'est un des composants de la faune profonde du lac de Neuchàtel. Au Loelat, il apparaît en juin et existe jusqu'en novembre. ("est en octobre qu'il esl le plus abondant et les maies ne sont alors pas rares. Les espèces pélagiques seront traitées dans le chapitre du plankton. Sur la biologie des Cladocères littoraux. A. — Époque d'apparition. .le rèsumedans un tableau L'époque d'apparition des différentes espèces. Comme pour le tableau concernant les turbellaires, le signe -f- indique la présence en 1905 el le signe n en 1900. J'indique encore une l'ois que les pêches furent faites en 1905 de mars en décembre, et en 1906 de jan\ ier en septembre. — Si) — ++ 4- +++ ++++ -t- + + ++ +++++++++++++ ++ +++ + +++ +++++++++ +++ ++ +++++ +++ OOOOOOOOOOO _|_00 ++ + +++ +++++ + ++ © ++ o © © © © o + + o X> O •H - x -H O y. ci ci f. £ S O O » 3 „ o * s -a — tfi _i - O S ri h C si s S^-O-S S 3 « co es a S m tic ; ci ^ es - C -j *j *j — O S o as S .«f £; ^ « §2 5 ci CD a o » dos ci S S- a> O bo —•G O "g, O _^ S * • -. o X X >■> o §■! "5 a o « o s « a & " S ELU) -■-> s en tn H O — 90 — De l'examen de ce tableau, nous pouvons tirer les conclusions suivantes : 1° Le nombre des espèces en présence, très faible en hiver et au printemps, augmente rapidement à partir du mois de mai et atteint son maximum en juillet, donc en été. Ce nombre se maintient à peu près constant jusqu'en novembre. Puis il dimi- nue brusquement et atteint en février, soit en hiver, son wiinimum. 2° L'époque d'apparition de la plupart des espèces ne varie, d'une aimée à l'autre, qu'entre de faibles limites. En 1904, j'ai l'ail quelques pèches d'essai dont les résultats me permettront de prouver encore plus exactement la thèse que je viens d'énoncer. Ainsi, j'ai constaté la présence de Sida cristallina à par- tir du : 18 avril 1904, 17 avril 1905, 10 avril 1906, toujours représentée par de jeunes femelles sans œufs, donc première génération provenant des œufs d'hiver. Pour Alona affinis, les dates d'apparition sonl les suivantes : 3 mai 1904, 10 mai 1905, 7 mai 1906. Pour Acroperus harpae : 10 avril 1904, 15 avril 1U05, 30 mars 1906. Pour d'autres espèces qui apparaissent plus tard, la concor- dance des époques d'apparition est encore plus frappante. Ainsi, j'ai trouvé Anchystropus emarginatus : à partir du 12 juillet 1905, et du 10 juillet 190G. Pour Chydorus piger, nous avons : 10 juin 1905, et 14 juin 1906. 91 - Je pourrais encore donner d'autres exemples, mais ceux-ci suffisent, je crois, pour montrer que L'apparition des espèces à époque déterminée est un fait réel. Bien entendu, ces conclu- sions ne s'appliquenl qu'au Loclat et il ne faudrait pas les généraliser, sans examen préalable, à d'autres bassins lacustres. 3° Certaines espèces, abondantes une année ne se retrouvent pas l'année suivante. Ainsi, je cite le cas de YAlona rostrata, dont j'ai déjà parlé plus haut et qui, en 1905, était assez fré- quente, mais manquait en 1906. L'absence, en 1906, d'autres espèces comme Lathonoura rectirostris, Pleuroxus hastatus, Camptocercus recti- rostris, peut s'expliquer par le fait que ces espèces sont rares au Loclat et ont pu ainsi échapper aux investigations et, en outre, parce (pie les recherches n'ont été faites (pie jusqu'en septem- bre 1906. B. — PÉRIODICITÉ DES CLADOCÈRES. J'ai constaté, pour les Cladocères du Loclat, la présence de mâles pour les espèces suivantes : EPOQUE D'APPARITION DES £ NOM DE 1. ESPECE 1. à, 1. 5. ('), 7. S. \). 10. 11. 12. 13. 14. 15. Sida cristallina ( 'eriodaphnia pulchella Simocephalus vetulus Eurycercus lamellatus < 'amptocercus rectirostris A a 'operus neglectus Alona costata Alona rectangula Alona testudinaria Pleuroxus exiguus Pleuroxus trigonellus Pleuroxus truncatus Chydorus globosus Chydorus sphaei 'ici /s Chydorus piger novembre et décembre octobre novembre novembre novembre et décembre novembre et décembre décembre décembre décembre décembre novembre et décembre fin octobre et décembre novembre juin et novembre novembre. De tous les Cladocères du Loclat, un seul, Chydorus sphaeri- cus, présente deux périodes sexuelles. Tous les autres sont mono- cycliques ou Acy cliques. Ces observations ne concordent pas — 92 — avec celles d'autres auteurs. Ainsi Stingklix (61) a trouvé plu- sieurs Cladocères polycycliques : Alona coronata juillet et octobre. Alona rosirai a mai et octobre. Pleuroœus eœcisus juillet et octobre. Pleuroœus eœiguus mai et octobre. Pleuroœus truncatus juin et octobre. Par contre, Weismann n'a aussi constaté pour Pleuroœus trigonellus, Alona testudinaria, Camptocercus rectirostris, Pleuroœus truncatus qu'une seule période sexuelle ayant lieu tard en automne. Ces différences ne sont pas pour nous étonner, car de nom- breux observateurs ont démontré que la formation des œufs d'hiver et l'apparition des mâles sont en relation directe avec les agents extérieurs et les conditions du milieu. Ainsi, un bon nombre de Cladocères qui, dans les eaux de la plaine sont a- ou monocycliques deviennent polycycliques dans les lacs des liantes régions (Zsciiokke). De même, les espèces du genre Moina, qui habitent surtout des mares peu profondes sujettes à de brusques variations de température, pouvant se dessécher facilement, sont aussi polycycliques et forment des œufs d'hiver autant de fois qu'il est nécessaire afin d'empêcher la destruction complète de l'espèce. Le Loclat, malgré sa faible étendue, se comporte comme un lac : il a de très faibles variations de niveau et les variations de la température s'y font d'une manière graduelle, ("est pourquoi la plupart des espèces, se trouvant dans ces conditions favorables, y sont acycliques ou monocycliques. Parmi les cladocères monocy cliques nous pouvons distinguer : 1° Des espèces franchement monocycliques, présentant, à côté des mâles, des femelles avec œufs d'hiver, protégés soit par un ephippium, soit par une autre modification des valves. Ces espèces passent- en hiver par une période de repos plus ou moins prolongée, ainsi que Le montre le tableau suivant : Nom de l'espèce Durée de la période de repos Sida crystallina '■'> 1/2 mois. Camptocercus rectirostris 5 — 03 — Nom de L'espèce • Durée de La période de repos Acroperus neglectus 2 mois. Alona costata ■' Alona rectangula ~ » Alona testudinaria 5 1/2 •• Pleuroxus exiguus 5 1 2 •• Pleuroxus trigonellus 3 Pleuroxus truncatus 31/2 » Chydorus globosus 3 1/2 •• Chydorus piger 6 1/2 •• 2° Des espèces monocy cliques, par le t'ait que quelques mâles apparaissent en automne, mais dont les femelles ne forment pas d'œufs ra sinus Fischer. l. •• varius LiUj. : var. brachyurus Lillj. 5. •• •• var. speratus Lillj. 6. •• macruroïdes Lillj. 7. •■ macrurus Sars. 8. •• affinis Sars. {). -, phaleratus Koch. 10. « fimbriatus Fischer. 11. ». leuckarti Clans (p). 12. •• ri ri dis Jurine. 13. •• varicans Sars. 14. •• bicolor Sars. 2° Harpacticidae 1 . ( 'anthocamptus staphylinus Jurine. 2. •• minutus Clans. 3. •• crassus Sars. 1. » pigmaeus Sars. 5. •• zschohkei Schmeil. 6. •• spec. 3° Calanidae 1. Diaptomus gracïlis Sars (ji). — 95 — !" ( 'opépodes parasites 1. Ergasîlus spec. 2. Arguhis foliaceus. 1" Cyclopidae Dans son beau travail sur les Copépodes des environs de Bàle, Graeter cite 22 espèces de Cyclops (16). La Roche on a trouvé 21 espèces dans les environs de Berne (29). Par là ces autours donnent une nouvelle confirmation à la théorie émise par Mrazeck et Steuer do l'égale distribution des Cyclops dans les divers pays. M'étant occupé des ("opépodes neuchàtelois, j'ai aussi trouvé jusqu'à présont 18 espèces «le Cyclops dont 14 se rencontrent dans le Loclat. Cyclops fusais Jurine est assez rare ici et ne se rencontre guère qu'au printemps. Jamais je ne l'ai constaté après le 15 juin. Son caractère d'espèce d'eau froide est donc une fois de plus confirmé. Cyclops albidus Jurine. plus abondant que le précèdent, existe pondant toute l'année. Cyclops prasinus Fischer, d'un vert très foncé, ne se ren- contre qu'en été dans les eaux chaudes. Il n'est pas très fréquent au Loclat. De juillet en octobre. Cependant, j'en ai trouvéencore un exemplaire sans œufs au commencement de décembre. Groupe du Cyclops serrulatus Fischer. ( 'yclops serrulatus Fischer correspond soit à une espèce très variable, soit à un groupe d'espèces distinctes. Aussi, ne faut-il pas s'étonner si les données des auteurs à son égard ne sont pas très concordantes. Dernièrement, en 1903, Lilljeborg, dans son travail sur les Cyclops de Suède, a révisé la systématique de cet te espèce et a permis ainsi de grouper ses diverses formes en caté- gories bien déterminées. Les espèces de Lilljeborg ne concordant pas avec celles de Graeter, je crois utile ici de dresser un tableau comparatif qui me permettra de tirer des conclusions pour la synonymie. — 96 — Caractères distinctifs Les trois derniers segments de la première antenne pos- sèdent une mince membrane hyaline. Un des trois poils du pied rudimentaire est trois ou quatre l'ois plus large que les deux autres. Les trois derniers segments de la première antenne possè- dent, au lieu de la membrane, une série de très petits cro- chets. Les trois poils du pied rudimentaire ne présentent pas de différence remarquable dans leur largeur. Gracier C. serrulatus Fischer. C Serrulatus var. denticulata Lilljeborg C. varius nov. sp. et ses variétés : speratus proximus brachi/urus C serrulatus Fischer et C. macruroides n sp. Donc le Cyclops serrulatus Fischer forma typica de Graeter correspond aux trois variétés du Cyclops varius Lillj. La variété denticulata de Graeter correspond-elle au C. ser- rulatus Fischer de Lilljeborg ou au C. macruroides n sp. de Lilljeborg? Il est ici assez difficile de se prononcer, car cer- tains caractères distinctifs de ces deux espèces, donnés par Lill- jeborg, ne se retrouvent pas dans la description de la variété denticulata Gracier. Cependant, la longueur des membres de la l'urka, ainsi que le rapport de longueur entre la soie externe et la soie interne de la l'urka, me permettront de conclure. 1° D'après Graeter et La Roche, les membres de la furka de la variété denticulata sont longs et étroits et se rapprochent de ceux de Cyclops macrurus. Lill.teborg, dans sa tablette de détermination, donne aussi à son C. macruroides ce caractère. 2° D'après Graeter le rapport entre la longueur de la soie externe de la furka, représentée par 1 , et celle de la soie interne est, pour la variété denticulata, le suivant : 1 : 1,8 Or, d'après les dessins de Lilljeborg, je trouve comme valeur île ce rapport : pour Cyclops macruroides Lilljeborg: 1 : 1,73 et pour C. serrulatus Fischer : 1 : 2,13 Donc, par ces deux caractères importants, le Cyclops macru- — 97 — roides de Lilljeborg correspond à la variété denticulata de Graeter. Celui-ci* du reste, indique que sa variété est une forme intermédiaire entre C. serrulatus Fischerel C. macrurus Sars. Quant au Cyclops serrulatus Fischer, tel que le décrit Lill- jeborg, il ue doit pas encore avoir été constaté dans nos régions. Cette question de synonymie étant disculée, je reviens au Loclat. J'y ai trouvé plusieurs formes : deux variétés de C. varius et ( '. macruroides Lilljeborg. Sans me prononcer sur la valeur spécifique des diverses espèces créées par Lilljeborg, j'emploie sa classification, car elle permet de mettre plus d'ordre et de clarté dans l'ensemble compliqué des variétés du C. serrulatus des autres auteurs. 1° Cyclops macruroides Lillj. = C. serrulatus var. denti- culata Graeter. Ce Cyclops se rapproche de C. macrurus par la forme et la longueur de la furka ainsi que par la disposition des soies de la furka (pi. V, flg. 3). Pour pouvoir juger de la longueur de la furka (sans les poils), j'établis le rapport suivant : longueur de la furka _ _ , longueur totale de l'abdomen (Dans la pi. V. flg. 1, ce rapport est égal à -f-.) Ce rapport L, pour trois exemplaires de C. macruroides, était égal à 0.4 ), 0. 11 et 0,39. (Pour C. macrurus L. = 0.40). Donc, la longueur des membres de la furka est égale à presque la moitié delà longueur totale de l'abdomen. Pour l'autre rapport, établi par Graeter, entre la longueur de la soie interne et celle de la soie externe de la furka, rapport (pie je représente par S, l'espèce du Loclat ne concorde pas exactement avec celle de Graeter. SOIE INTERNE (en moyenne.) SOIE EXTERNE SOIE INTERNE Graeter . . . 1 1.8 Lilljeborg . . 1 1.73 Au Loclat (3 ex.). 1 1.40 1 1.11 1 1.43 Mais cette différence a déjà été constatée par La Roche (29, 1». 52), qui, pour son C. serrulatus var. denticulata du Moos- seedorfsee, donne à S la valeur : 1 1.41 (6 exempl.) 1 1.44 (2 •• ) - 98 — Les trois derniers segments de l'antenne possèdent de fins crochets très nombreux: et les trois poils du pied rudimentaire sont à peu près d'égale largeur. Cette espèce est plus rare au Loclat que les autres se rattachant au ('. ru fins. 2° Cyclops carias Lilljeborg, représenté par deux variétés. a) C. varius var. brachyurus Lillj. (pl.V, fig. 1), caractérisé par sa l'urka, dont les deux branches sont beaucoup plus courtes que dans les autres variéiés et dont la longueur est moindre ou égale à celle des deux avant-derniers segments de l'abdomen. Ainsi, L a pour valeur 0.26-0.28. Chez cette variété, le poil interne du pied rudimentaire est toujours quatre l'ois plus large que les autres poils (pi. IV, fig. 8). En outre, les poils externe et interne de la furka sont d'à peu près égale longueur. Ainsi, S a pour valeur : POIL EXTERNE POIL INTERNE 1 1.03 (3 exempl.) 1 1.05 (2 » ) 1 1 (1 " ) Cette variété n'est pas très fréquente. b) C. varius var. speratus Lillj. (pLY, fig. 2). C'est la plus abondante au Loclat. Les branches de la furka sont plus longues que les deux avant-derniers segments de l'abdomen. Le rap- port L est plus grand; il varie entre 0.30 et 0.35. L'autre rapport S est le suivant : POIL EXTERNE POIL INTERNE 1 1.20 1 1.18 1 1.20 En outre, le poil interne du pied rudimentaire est trois fois plus large- que les autres poils. Ces deux variétés : brachyurus et speratus, représentent les termes extrêmes d'une série de formes et, au Loclat, on retrouve des types intermédiaires, de sorte qu'il ne faut pas attribuer une valeur systématique trop grande à ces variétés. Du reste, d'autres caractères montrent encore l'extrême variabilité de ces espèces du groupe du C. serrulatus. Ainsi, les deux poils externe et interne de la furka ne varient pas seulement quant à leurs longueurs respectives, mais aussi par rapport à la disposi- tion des soies qui les arment latéralement. Ces soies sont les plus longues et les plus denses chez C. varius var. brachyurus — 99 — ci voni en diminuant de Longueur el dénombre jusqu'au Cyclops macruroides, chez lequel La rangée externe de soies du poil externe de La furka existe seule. Cette réduction est poussée encore plus loin chez le Cyclops macrurus, dont les deux poils externe et interne sont complètement dépourvus de soies laté- rales. Je renvoie à la planche V pour L'examen de ces parti- cularités. 7" Cyclops macrurus Sars. C'est une bonne espèce qui varie très peu. Les deux rapports que j'ai déterminés pour les Cyclops précédents ont pour valeur : L = 0.40-0.42. S = POU. EXTERNE l'OIL INTERNE 1 1.85 Ces dernières mesures concordent avec celles données par Graeter. C. macrurus est au Loclat une forme d'eau chaude qui se développe bien en été. Cependant, je l'ai constatée déjà en fin mars et jusqu'au commencement de novembre; des mâles en juin et novembre. Cette espèce, ainsi que l'ont constaté Graeter et Steck (60), habite de préférence la, Scirpaie. 8" Cyclops affinis Sars est un des Cyclops les plus répandus, quoique jamais fréquent. Au Loclat, je l'ai rencontré de juin en novembre. [..es femelles portaient toujours cinq œufs par sac. ( .i" Cyclops phaleratus Kocli. Je n'ai trouvé que trois exem- plaires de cette espèce, dont un mâle, en juin et juillet 1905. 10° Cyclops fimbriatus Fischer est aussi rare ici. De juin en octobre. 11° Cyclops viridis .1 urine. Très grande espèce, plus abon- dante au printemps qu'en été. Elle est souvent recouverte par des colonies de Carchesium . 13° et 14° Cyclops varicans Sars et bicoloi- Sars sont deux petites formes assez voisines, mais qu'il est néanmoins facile de distinguer. Un caractère distinctif qui n'avait pas encore été cité est celui tiré de la couleur. C. c(t)-ïc(«» ^J, E3 JB E aa 4 + 4 ■ 4 + 4- '-£ a «d 9 e 4 + + 4 4 + ÇQ o o X3 £ _ o o o — CL 4 + + 4 4 ■ 4 4 CC co — . _ o Q o o '-J O'j «X 4 - + + 4 • 4- 4 - + + 4 _ O o — — o _ o =3 4 + 4 ■ + 4 - + 4- + + + - o O o — Q ,_ — = + 4 + 4- + + + + + + + = 3 o — o o o od X = + + + + 4- + ^ — > o n> o — *— t- + + + 4- 4- + co o — ha ■a + + + + + lO Imm S J^ *, - — ■ * o -t" ^ W u. k_ a» 3 o o CI e ■a —• m o Oh o -- m p ES - «3 rt H p V Ç-i 03 V V •- t- oo ~ C r- S 1—^ S r^ co C C ,*5 C O O) s. c! c- 3 .2 â 5 ex R ^ c c ,2 ft c 2 « » » » o **% O — 101 — ( m voit par ce tableau que les Cyclopides se comportent comme les Cladocères. Le aombre des espèces en présence atteint son minimum en hiver et son maximum en été. 2° Harpacticidae. — En consultant les travaux fc'aunistiques pas très récents, on est surpris de n'y voir mentionnées qu'une ou deux espèces de Çanthocamptus, telles que C.staphylinus et m 'm utiis. MrAZEK attribue eette pauvreté au fait que l'on était habitué à ne considérer que ces . Dimensions des femelles : 0.96-1 millimètre de long, 0.48- 0.50 millimètre de haut. — 103 — Dimensions des mâles : 1.12 de long, 0.55 de haut. Elle est donc plus petite qu'ailleurs, car Kaufmann donne : Pour la femelle : 1.06 de long et 0.5 de haut; pour le mâle : 1.24 de long. D'après les indications bibliographiques, la femelle serait beaucoup plus rare que le mâle, donc l'inverse de ce qui existe au Loclat. Kaufmann n'a rencontré cette espèce qu'en trois endroits en Suisse. Candona marchica Hartwig. Le mâle seul de cette espèce était connu et, en 1905, je n'avais aussi trouvé que des mâles. Mais, en L 906, parmi ceux-ci, j'ai remarqué quelques femelles, qui/quoique ressemblant à Candona pubescens, doivent cire des exemplaires femelles de C.marchica. Celle-ci étant nouvelle, j'en ferai une courte description. Dimensions : longueur, 0.96-1 millimètre; hauteur, 0.56- 0.58 millimètre. La femelle est donc un peu plus grande que le mâle, dont les dimensions sont : longueur, 0.92-0.96; hauteur, 0.53-0.54. La forme de la coquille ressemble aussi beaucoup à celle du mâle (pi. I, iïg. 1 et 2). L'anatomie interne rappelle celle de Candona pubescens. Comme dans cette dernière espèce, le faisceau de poils, situé sur le côté antérieur du second segment du membre mandibulaire, est composé de trois longs poils (fig. 4). La furka est particuliè- rement intéressante. Chez le mâle, les deux griffes terminales de la furka sont très différentes, l'antérieure étant deux fois plus longue et quatre à cinq fois plus large que la postérieure (pi. I, fig. 6). La furka est elle-même très courte, et sa base est trois l'ois plus large que sa partie terminale. Chez la femelle, la furka est aussi très courte et sa base très large, mais la différence entre les deux griffes terminales n'est pas aussi accusée (pi. I, fig. :>); la longueur de la griffe antérieure est à celle de la griffe posté- rieure comme 10 est à 7, et la première n'est plus que deux fois plus large que la seconde. Ces caractères tirés de la furka sonl très importants et permettent, avec la forme de la coquille, de distinguer Candona marchica Ç de ('. pubescens Ç. C marchica est une forme d'été. Les mâles apparaissent en mai et les femelles en juin et juillet. Elle est plus rare (pie la forme suivante. s. Candona candida Vavra qui est très commune et dont la — 104 — femelle se rencontre pendant toute l'année. Par contre, le mâle est rare; je n'en ai trouvé que trois exemplaires en juin. 10. Darwinula Stevensoni Brady and Rob. Kaufmann n'a trouvé cette intéressante espèce que dans le lac des Quatre- Cantons, près de Lucerne. Au Loclat, elle est rare, mais se ren- contre en toute saison, représentée toujours par des femelles ovigères On connaît peu sa. biologie. J'ai trouvé dans son tube digestif deux exemplaires de Rotifev. 9. Metacyp?Hs cordata Brady and Rob. nov. var. neoco- mensis. La famille (les Oytheridae est surtout marine. Cependant, quatre genres avec neuf espèces habitent l'eau douce. En Suisse, nous avions jusqu'à présent trois genres : Leucocythere, Cythe- ridaea et Limnicythere avec quatre espèces. L'heureuse trouvaille faite au Loclat porte donc à quatre le nombre des genres suisses. Le genre Metacypris a été créé par Brady et Robertson en 1870, et ne renferme qu'une seule espèce, très rare, trouvée en deux endroits en Angleterre, et en très peu d'exemplaires en Hollande (2), au Danemark (28) et en Hongrie (5). Voici la description de la variété qui existe au Loclat (pi. III) : Coquille. La coquille de la femelle étant bien plus large que haute, se présente toujours dorsalement ou ventralement. Vue dorsalement, elle est cordiforine, l'extrémité antérieure étant angulaire, l'extrémité postérieure arrondie (pi. III, fig. 1 ). Ses dimensions sont les suivantes : Longueur, 0.63 millimètre, Largeur, 0.57 millimètre. La plus grande largeur se trouve aux deux tiers à partir de l'extrémité antérieure. La charnière est située au fond d'une dépression longitudinale peu accusée. Vue ventralement, elle a la même forme et le coté interne de chaque valve est droit, sauf près de l'extrémité antérieure où il présente une dent arrondie assez accusée. Il est très difficile devoir l'animal de côté. La coquille est alors subrhomboïdale (fig. 2). Les dimensions sont : Longueur, 0.63 millimètre. Hauteur, 0.34 millimètre. - ion - La plus grande hauteur se trouve près du milieu, et la valve esl plus haute postérieuremenl qu'antérieurement. Le côté anté- rieur esl régulièremenl arrondi et se soude au côté dorsal en formant un angle très obtus avec L'arête suturale dorsale qui esl rectiligne. Le côté postérieures! vaguement angulaire et beau- coup moins arrondi que le côté antérieur. La ligne suturale ventrale, visible sur son premier tiers antérieur, est ensuite cachée sous une proéminence hémisphérique de la coquille. La coquille est d'un vert assez sombre et elle est ponctuée de points bruns disposés assez régulièrement en lignes longitu- dinales. En quelques endroits de la coquille, des taches et des bandes plus foncées déterminent des figures assez constantes. C'est ainsi que, ventralement, elles forment, au premier tiers antérieur, deux bandes transversales parallèles qui vont rejoindre sur Le côté dorsal une tache en forme d'S. Les impressions musculaires sont au nombre de quatre, accolées les unes aux autres, les deux médianes étant les plus grandes (fig. 3). La coquille, vue de côté, présente trois rangées de longs poils, plus serrés sur la rangée externe que sur les autres. Ces poils n'existent pas sur la coquille de M. cordata type. Première antenne (fig. 5). Possède six segments dont les cinq derniers sont dans les rapports de longueur suivants : 2 e seg. 3 m " seg. 4 me seg. 5 me seg. 6 me seg. 13 4 6 7 5 Le deuxième segment porte intérieurement un long poil large atteignant l'extrémité du cinquième segment. Le troisième seg- ment, le plus court, porte un poil court du côté extérieur. Le quatrième, un peu plus long, en porte trois d'inégales longueurs, le médian étant le plus long. Le cinquième segment porte à son extrémité trois poils dont Le médian esl le plus long et celui situé du côté interne le plus court. Le sixième segment est armé de trois poils, plus forts que ceux des autres segments, deux d'égale longueur, et le troisième, le poil interne, de moitié plus court. Seconde antenne (fig. 0). Possède quatre segments, dont les trois derniers sont dans les rapports de longueur suivants : 2 me seg. 3 me seg. -P" seg. Griffes. 7 24 5 10 — 106 - Le segment basai est fort et possède à sa base des ornements cuticulaires sous forme d'une rosace à quatre secteurs. A son extrémité antérieure, il porte un long poil large (Spinnborste), caractéristique des Cythéridés, atteignant l'extrémité des griffes du dernier segment. Le deuxième segment, court, possède à son extrémité distale et sur le côté interne de l'antenne deux poils de même longueur, atteignant presque l'extrémité du troisième segment. Celui-ci, plus de trois fois plus long que le deuxième, s'amincit un peu vers son extrémité. Il porte, sur le côté externe, aux deux tiers à partir de sa bas» 1 , un poil atteignant l'extrémité' du segment suivant. Sur le coté interne, au quart à partir de sa base, se trouve un poil n'atteignant pas l'extrémité du segment. Sur le même coté, mais à l'extrémité, se trouve encore un poil, un peu plus long que le segment suivant. Le quatrième et dernier segment, très court, porte trois griffes de même longueur. Mandibules (flg. 7). Elles sont fortes et possèdent six dénis. L'organe tactile est formé (flg. 8) de quatre segments, dont les deux derniers sont garnis de sept poils sensitifs d'à peu près égale longueur. L'appendice branchial, aussi bien que j'ai pu le voir, ne posséderait que cinq poils, dont l'inférieur est isolé, tandis que les autres soin situés par paire à l'extrémité d'un segment. Maxllle (fig. 9). Elle est composée de quatre bras longs et assez grêles, dont trois sont identiques, e1 sont terminés chacun par trois fortes griffes. Le quatrième bras a une forme spéciale. Il est bifurqué, et les deux branches ainsi formées dépassent légèrement l'extrémité des griffes des trois autres bras. La palette branchiale possède seize soies plumeuses disposées en rayons. Pattes. Des trois pattes, la troisième est fa plus longue. Elles ont toutes quatre segments et possèdent sur le côté interne du segment basai un long poil (fig. 1»»). Patte I. C'est lapins courte. Elle est terminée par un crochet très fort. 2""' seg. .'!""' seg. t""' seg. Crochet. Rapports 17 10 9 11 — 107 — Patte II. Plus longue que la première. Le crochet est aussi [•lus long e1 moins recourbé. 2 me seg. 3 me seg. 4 me *eg. Crochet. 20 11 11 15 Patte TIT. ('"est la plus longue. Elle n'est plus terminée par un crochet, niais par une griffe longue e1 droite 2 me seg. 3 me seg. 4 me seg. Griffes. 8 8 25 Le deuxième segment est long, tandis que les deux autres sont plus courts que les segments correspondants des deux autres paires de pattes. Je n'ai pu étudier la conformation de la partie postérieure du corps. Caractères distinctifs de la variété. — La var. neoco- mensis diffère de l'espèce-type par les caractères suivants : 1° La longueur de la coquille a 0.03 millimètre chez la variété, tandis que chez M. cordata elle n'est que de 0.5 millimètre ; 2° La coquille, glabre chez l'espèce type, est garnie de trois rangées de poils chez la variété neocome/isis. :j" Les trois premiers bras du maxille sont terminés par deux griffes seulement chez M. cordata, farina typica, et par trois chez la variété neocomensis. La forme du quatrième bras est aussi différente. Le mâle, plus petit, au lieu d'avoir une coquille cordiforme possède une coquille ovale (flg. 4). Remarqués. — Kaufmann dit que les Cythéridés appar- tiennent à la faune profonde des lacs. Il ne les a jamais trouvés sur le littoral à moios d'une profondeur de 10 mètres. < >r, Meta- cypris cordata se trouve à m 20 de profondeur, dans une eau trouble renfermant des détritus de végétaux, et ayant, en été, une température égale à 25°. Dans le récipient, les individus se tenaient accolés le long des parois ou contre les feuilles de Potamot ou de Nénuphar. L'espèce, tout en n'étant pas commune, se rencontre assez souvent, surtout en juillet. Elle existe pendant toute l'année. Mâle en août. 108 — Le Loclat contient donc soixante-dix espèces et variétés à'Entomostracés, qui se répartissent de la façon suivante : Cladocères . . Copépodes . . Ostracodes . . . Il est donc très riche à ce point de vue 37 23 10 Hydrachnides Je dois à l'obligeance de M. C. Walter, candidat en philo- sophie, de Bâle, la détermination des Hydrachnides du Loclat. Je le prie de recevoir encore tons nies remerciements. Voici la liste que j'ai reçue : 1. Limnochares aquaticus L. 2. Diplodontus despipiens (Midi.). 3. Arrhenurus maximus Piersig. 4. •• claviger Koen. 5. - albator (Mull.). (3. « maculator (Midi.). 7. » globator (Midi.). 8. « spec. «.). Lebertia walteri Sig. Thor. (nov. spec.) 10. Limnesia histrionica (Herm.). 11. » Koenikei Piersig. 12. Mideopsis orbicularis (Midi.). 13. Brachypoda versicolor (Mull.). 14. Frontipoda musculus (Mull.). 15. Hygrobates reticulatus(P. Kram.). 16. Hygrobates longipalpis (Horn). • 17. Atax crassipes (Mull.). 18. Neamaiiut sj)t râpes (Mull.). IV. Tiphys cassidiformis (Haller). 20. Piona spec. Une de ces espèces est nouvelle. Ces! Lebertia walteri Sig. Thor. dont la description a paru dans le Zoologischer Anzeiger, numéro du 2 mars 1907. (67) — 11)'.) — Les autres espèces ont été Loutes trouvées eu Suisse, sauf Frontipoda musculus (Miill.) e1 Limnesia Koenikei Piersig que M. Walter a aussi constatées dans les environs de Bâle. N'avani pas déterminé moi-même ces espèces, je ue puis donner ici des renseignements biologiques comme je l'ai fait pour les autres groupes. Cependant, je puis indiquer qu'eu hiver il existe irès peu d'Hydrachnides, et que leur apparition a lieu en avril. Dans les listes que j'ai reçues, je vois qu'en avril il y en avait déjà douze espèces, el en novembre encore dix. Je renvoie le lecteur au travail que M. Walter va bientôt publier, pour d'autres renseignements concernant ces espèces. Araneïdes Comme Araneïdes, j'ai trouvé Y Argyroneta aquatica A. Tardigrades Je ne puis citer que l'espèce cosmopolite Macrobiotus macronyoo Duj. qui se rencontre en toute saison, mais en peu d'exemplaires. Insectes Voici la liste, d'après le travail des Amis de la Nature, des HÉMIPTÈRES et des ( 5i >LÉOPTÈRES du Loclat. HÉMIPTÈRES Coriza spec. Notonecta glauca L. Nepa cinerera L. Ranatra linearis L. Naucoris cimioides L. Limnobates stagnorum L. Ve/ift rivulorum Fabr. Hydrometra îacustris L. Plea minutissima Fabr. Coléoptères : Déterminés par M. E. Schenkel, conservateur du musée de Bàle. Haliplus ruficollis De Gur. Haliplus lineatocollis Marsch. Haliplus amoenus ( >liv. Hydroporus pleins Fabr. — 110 — Noteras clavicornis De Gur. Laccophilus hyalinus De Gur. Laccophilus obscurus Panz. Limnebius p isc inusMa rsch . J'ai malheureusement dû laisser de côté cotte classe d'animaux. Aussi, je ne cite que pour mémoire les quelques espèces com- munes que j'ai pu déterminer : Gyrinus natator L. Dytiscus marginalis L. Polynema natans Lubbock. Hydrometra lacustris L. Ranatra linearis L. Comme larves, je cite : Anax, Cloé, Phryganes, Culeœ, Chironomus et Cerato- pogon. Mollusques Le Loclat contient encore un bon nombre de Mollusques. J'ai eu recours à M. le professeur P. Godet, à Neuchàtel, savant spécialiste en la matière, pour la détermination des espèces que j'avais récoltées. M. Godet a eu l'amabilité de compléter, par ses trouvailles personnelles, la liste provenant de mon matériel. La liste des espèces recueillies jusqu'ici dans le Loclat se compose des formes suivantes : 1. Succinaea putris L. 2. •■ pfeifferi Rossm. 3. » elegans Risso. 4. Limnaea stagnalis L. var. producta ri. 5. •• •• var. subula Cl. 6. •• palustris Midi. 7. ■• » F. angulosa. 8. Physa fontinalis (L.). ( .>. Planôrbis marginatus Drap. (P. complanatus Ch.). 10. •• carinatus Midi. 11. •• rotundatus Poir. 12. ■• contortus(L.). 13 •• a/bns Miill. (P. hispidus Dr.). 14. Velletia (Ancylus) lacustris (L.). 15. Bythinia tentaculata (L.)var. producta (Mkc). 11 16. Valvata antiqua Sow. 17. Valvata cristata (Miill.). 18. Unio tumidus Retz \. rostrata (Brob.). l'.». Anodonla cettensis Schoet. var. rostrata Brob. (A. j/n//(/b//is Cl. var. cellensis). 20. Aiiotloithi anatina L. var. Charpentieri (Kiïst). (Anodonta mutabilisY&T. Cl.). 21. Sphaerium corneum(L.). 22. Sphaerium Dr aparnaldi Cl. ( ( '//cA/.v lacustris Drap.). En résumé, les diverses classes d'invertébrés aquatiques sont représentées au Loclat par les nombres d'espèces suivantes : « D'après les Amis de la Nature (1). Protozoaires . . . 88 (31 Spongiaires. . . . 1 1 Hvdrozoaires . . . 2 1 Turbellaires 21 11 Némer tiens. 1 — Nématodes, au moins 3 — Hirudinées 1 — Oligochètes 4 — Bryozoaires . . . . 2 1 Rotateurs 50 21 Crustacés .... 70 Hydrachnides . . . 20 11 Tardigrades . 1 1 Insectes ( 21 Mollusques •>■> 18 289 espèces 180 Avec les espèces indiquées par les Amis (Je la Nature et que je n'ai pas retrouvées (insectes), on peut donc indiquer que le Loclat contient au moins trois cents espèces d'animaux inver- tébrés. (1) J'indique encore une fois, que, d'après ces auteurs, ces chiffres repré- sentent non seulement les espèces trouvées dans le Loclat, mais aussi celles des mares de Souaillon, très voisines. — 112 — CHAPITRE II BIOLOGIE DE LA FAUNE LITTORALE Dans ce chapitre, je tenterai de faire pour la faune littorale ce qui a été fait pour la. faune pélagique, c'est-à-dire de suivre pendant une année les variations que subit, dans ses composantes, la faune littorale. Une pareille étude ne peut prétendre à l'exac- titude presque mathématique à laquelle la technique moderne pour l'étude du plankton permet d'arriver. Un examen des conditions dans lesquelles elle peut se réaliser montre immédiatement qu'il est ici impossible de dénombrer les espèces en présence. Aussi cette étude, si elle donne des rensei- gnements qualitatifs exacts, ne peut fournir, quantitativement, que des indications relatives assez vagues sur la prédominance de telle espèce. Mais néanmoins, il était, intéressant d'en faire l'essai, afin de fixer, pour ainsi dire, les images successives que présente la faune littorale pendant une année. Sïeuer, en 1001 (50), attirait l'attention des zoologistes sur ce domaine et lui-même, en suivant le développement des entomos- tracés du Vieux-Danube, près de Vienne, et en comparant les époques du développement maximum du plankton et de la faune littorale, est arrivé à des conclusions très curieuses. On ne doit plus aujourd'hui, après avoir péché une ou deux fois seulement dans un lac, publier les résultats obtenus et, comme cela a été fait malheureusement trop souvent, en tirer des conclusions, naturellement inexactes, au point de vue de la biologie et de la distribution géographique des animaux d'eau douce. Ces travaux ne servent qu'à encombrer la littérature. J'ai étudié la faune du Loclat pendant deux années successives, et je suis arrivé, à part quelques petites différences que j'ai déjà mentionnées dans la première partie de ce travail, à i\c> résultats identiques, d'une année à l'autre. Pour pouvoir comparer les pèches faites aux différentes épo- — 113 - nues, j'ai toujours péché an moyen d'un filet fixéà un manche de 3 mètres de long, à an certain nombre d'endroits déterminés, facilement reconnaissables et en faisani faire à mon filet à peu près le même trajet. C'est L'ensemble de ces récoltes faites à des endroits du rivage de faciès différents qui me donnait L'image de la faune littorale à ce moment. Coite étude biologique de la l'aune littorale est, je crois pouvoir l'affirmer, la première qui ait été tentée. Aussi, je me réclame de cette circonstance pour justifier les imperfections et les lacunes de mon travail. Pour plus de commodité dans la présentation du sujet, je commencerai cette description à partir du mois de mars et je renvoie le Lecteur aux tableaux que j'ai dressés dans la partie spéciale, pour les détails plus précis sur l'apparition des espèces. Mars Température de L'eau, 5°-7° C. Faune très pauvre en espèces et en individus. De jeunes cyclops sans œufs prédominent. Copépodes. — Cinq espèces de Cyclops dont on ne trouve que quelques représentants. Cyclops fuscus est le plus fréquent. Cladocèrbs. — Cinq espèces dont Chydorus sphaericus est le plus fréquent, puis quelques rares exemplaires de : Eury- cercus lamellatus, avec œufs; Simocephalus vetulus, avec œufs; Alona guttata, sans œufs; Acropemts neglectus, très rare. Très peu de Rotateurs. Par-ci par-là, une espèce de Rotifer et quelques individus d'espèces pélagiques qui se trouvent près du bord. Les OsTRACODES,eux,son1 assez abondants et appartiennent aux espères suivantes : Cyclocypris laevis ; Cypria ophtalmica; Herpetocypris repians; Candona candida. Parmi les Turhellaires, on ne trouve que les espèces vivant dans la vase ou sur les pierres : Microstoma ; Polycelis nigra ; Dendrocoelum lacteum. La faune Infusorienne est très pauvre. On trouve surtout YOphrydhim vefsatïle et quelques rares Stentor roeselii. 114 — Avril La température de l'eau s élève de 8° à 13°, vers la fin du mois. La faune encore pauvre s'enrichit de nouvelles espèces et celles qui existaient déjà deviennent plus communes. Copépodes. — Des jeunes individus de C. leuckarti prédo" minent encore. Apparition de C. macrurus et de C. vaficans en très peu d'exemplaires. Sept espèces sont donc en présence et en plus Canthocamptus staphylinus qui est très commun. Cladocères. — C'est à cette époque qu'apparaissent : Sida cryslallina; Alona costata; Alona rectangula; Pleuroxus truncatus ; Chydorus globosus, qui toutes sont représentées par un petit nombre do femelles sans œufs. Parmi ces onze espè- ces de Cladocères, Acroperus neglectus est le plus abondant. Rotateurs. — Quelques espèces apparaissent à la fin du mois : Cathypna luna, Euchlanis macrura qui devient tout de suite très commune. Pour le reste de la faune, peu de changements. Mai La température de l'eau augmente rapidement. A la fin du mois, elle est de 19° C. La faune devient aussi toujours de plus en plus riche par l'apparition de nouvelles espèces et, quantitati- vement, par la fréquence de certaines espèces. Copépodes. — La liste des espèces ne s'augmente que de : C. fimbriatus qui est assez commun à la fin du mois. C. fuscus tend à disparaître, mais C. macrufus est plus fréquent. Cladocères. — A la fin du mois, dix-sept espèces peuplent le littoral. Au commencement du mois, les espèces suivantes appa- raissent : Alona affinis; Pleuroxus aduncus; Pleuroxus trigonellus. C'est à cette époque que Alona rectangula, Acroperus neglectus et Alona guttata ont- leur maximum de développe- ment et sont alors très cou mu mes. Vers la fin du mois apparaissent : Scapholeberis mucro- nata; Alona rosi 'râla ; Pleuroxus exiguus. — 115 — A ce moment, Sida crystallina es1 le Cladocère Le plus fréquent, tandis que Le nombre des Alona rectangula diminue. On peut dire que c'est à fin mai que, quantitativement, la l'annule crustacéenne est la plus riche. Ostracodes. — Sont bien représentés. On y rencontre huit espèces par l'apparition de : ( 'ypria eœsculpta ; ( 'ypria ophtal- mica au commencement «lu mois et de : Candona marchica; Candonopsis kingslei; Metacypris cordata; vers la fin du mois. Rotateurs. — Le nombre des Euchlanis macrura dimi- nue. Quelques nouvelles espèces apparaissent. Diaschyza lacinulata, Dinocharis pocillum, Philodina macrostyla. Ces espèces ne sont pas fréquentes. Turbellaires. — Très peu de changement. Les Turbellaires sont encore très rares. On trouve cependant, vers la fin de mai, quelques exemplaires d'une nouvelle espèce : Castrella agilis. Protozoaires. — Sont peu abondants. Juin La température de l'eau varie de 18° C. à 21° C. C'est à cette époque qu'apparaissent le plus grand nombre des espèces. Chaque groupe d'animaux, sauf les Protozoaires, est représenté par une grande variété d'espèces. Copépodes. — C'est en juin qu'on trouve le plus d'espèces, onze, du genre Cyclops, par l'apparition des trois suivantes : Cyclops affinis; Cyclops phaleratus; Cyclops bicolor. C. fuscus disparait à la fin du mois. Il n'est plus représenté que par un ou deux mâles. Canthocamptus staphylinus se l'ait très rare; il semble être remplacé par : Canthocamptus minutus, crassus etpigmaeus. Cladocères. — C'est toujours Sida crystallina qui est le Cladocère littoral le plus abondant. Cependant, à cette époque, certaines espèces pélagiques : Ceriodaphnia pulchella, Bosmina, très communes, se mêlent aux espèces littorales, — 116 — Apparition des espèces suivantes : Lathonoura rectirostris ; Alona teshidinaria ; Pleuroœus nanus; Pleuroxus hasta- tus ; Pleuroxus trigonellus ; Chydorus piger. A la fin du mois, vingt-quatre espèces sont présentes. Quelques espèces communes en avril, comme : Acroperus rveglectus, Alona rectangula, Eurycercus lamellatus sont maintenant rares. Ostracodes. — Même faune qu'en mai, ( hndona marchina étant plus commune. Rotateurs. — A côté des divers Rotateurs rampants (Pliilo- dinés, Rotifères) se trouve un certain nombre d'espèces nageuses nouvelles : Nota/s quadricornis ; Euchlanis pyriformis; Pterodina patina; Furcularia forficula. Ces espèces, il est vrai, ne sont pas très communes. Turbellaires. — Ces animaux aussi deviennent plus abon- dants. On constate l'apparition de: Castrada neocomensis; Botromesostoma personatum ; Vortex mrgulifer et V. ruber. Ces deux premières espèces, rares au commencement du mois, sont beaucoup plus fréquentes à la fin. Protozoaires. — Très peu d'espèces. Quelques Difflugia et Vorticelles. Juillet et Août Température de l'eau : 22°-24° C. C'est à cette époque que l'on trouve la plus grande variété d'espèces. Les Copépodes, Cladocères, Rotateurs et Tur- bellaires ont leur maximum de représentants. Copépodes. — Par l'apparition de Cyclops prasinus, la liste des Cyclops est au complet. Chacune des espèces n'est représentée que par un petit nombre d'individus. Canthocamptus staphylinus est très rare, mais les cinq autres espèces du même genre se rencontrent, en peu d'exem- plaires, il est vrai. Cladocères. — Vingt-huit espères littorales se rencontrent plus ou moins fréquemment. C'est en juillet qu'apparaissent: ( 'amptocercus rectirostris; Anchystropus emarginatus. — 117 — En lin août, tous ces Cladocères passent par une époque d'activé reproduction, car on rencontre surtout «les formes lar- vaires ci de jeunes individus. Rotateurs. — C'est aussi à cette saison que l'on trouve le plus d'espèces. Les rotateurs que j'ai cités pour le mois de juin, sont maintenait plus fréquents. En outre, quelques espèces apparaissent encore : Floscularici proboscidea; Melicerta ringens; Pterodinabidentata ; Polychaetus subquadratus ; Monostyla lunaris. TuRBELLAIRES. — Certaines espèces sont en juillet très abon- dantes, par exemple : Bothromesostoma, personatum, Cas- lrcnis). Chydorus piger est plus fréquent en octobre qu'en juillet. Ostracôdes. — On ne trouve plus que quelques Candona candida, Metacypris et Cyclocypris laevis. Rotateurs. — Les rotateurs nageurs suivants, qu'on rencon- trait en été, ont disparu : Polychàetus subquadratus ; Noteus quadricornis ; Furcularia forficula. Par contre, en octobre, Euchlanis macrura présente son second maximum et elle est alors aussi fréquente qu'en mai. Un assez grand nombre d'autres Rotateurs, surtout des ram- pants, existent en octobre, mais avec peu d'individus. Ainsi, presque toutes les espèces de Philodines sont présentes. Turbellaires. — Six espèces seulement existent encore. Ce sont : Microstoma lineare, Stenostoma leucops, Prorhyn- chus stagnalis, Gyrator hermaphroditus, Polycelh nigra et Dendrocœlum lactuwi. — 119 — Protozoaires. — Plusieurs espèces d'Infusoires, que je n'avais pas constatées en été, soin assez abondantes, surtoul en novembre. Citons : Stentor coeruleus; Oxytricha ptatystoma; Euplotes patella ; Amphileptus claparedei ; Uroleptus musculus; Vorticella campanula. Quelques Rhizopodes sont aussi fréquents, en particulier : Trinema lineare; Quadrula discoïdes; Euglypha bra~ ch yata. Décembre Température de l'eau : 6° à 4° C. Les Cladocères et les Copépodes commencent à disparaître et les espèces qui restent ne sont pas fréquentes. La réduction du nombre des espèces se manifeste aussi pour les Rotateurs et les Turbellaires. Par contre, les Protozoaires sont représentés par un nombre toujours plus grand d'espèces. Copépodes. — Cyclops prasinus et macrurus ne sont plus représentés que par un ou deux exemplaires. A la fin du mois, ils disparaissent. Canthocamptus staphylinus, encore commun, est moins abondant qu'en novembre. Cladocères. — Ont disparu : Scapholeberis mucronata; Lathonoura rectirostris ; Camptocercus rectirostris ; Pleu- roxus hastatus; Pleuroœus ad \u nais ; Chydorus piger. Les seize autres Cladocères, sauf Simocephalus et Eury- cercus, sont très rares et représentés surtout par des mâles. C'est ainsi que j'ai trouvé trois exemplaires seulement de Sida crystallina, dont deux mâles, et pour Chydorus globosus, seulement un mâle. Rotateurs. — ■ Très peu d'espèces, dix au plus, dont trois espèces pélagiques. Protozoaires. — Ces animaux sont aussi fréquents qu'en novembre. Quelques espèces apparaissent : Stentor igneus; Strombilidum turbo; Vorticella alba; Vorticella nébuli- fera. Janvier et février La température varie de 4 à 2° C. C'est à cette époque que les eaux du littoral sont le moins — 120 — peuplées. Il faut souvent donner plusieurs coups de filet avant de ramener une espèce de Cladocère, par exemple. Par contre, la vase des rives est l'habitat d'une riche l'aune infusorienne et rhizopodique. Copépodes. — En janvier, il n'existe plus que trois espèces auxquelles vient s'ajouter, fin février, le ( 'yclops fuscus. Cladocères. — Au commencement de janvier, on trouve encore quelques exemplaires isolés appartenant à Alona affinis, Alona rectangula, Pleuroxus trigonellus et Pleuroxus truncatus. .Mais à la fin du mois ces espèces disparaissent, et en février la faune des Cladocères n'a plus que ces quatre com- posants : Simocephalus vetulus; Eurycercus lamellatus; Alona guttata, très rare; Chydorus sphaericus. Ostracodes. — On trouve en peu d'exemplaires, les Ostra- codes : Herpetocypris reptans; Darwinula stevensoni; Candona candida, qui vivent dans la vase. Turbellaires. — Quatre espèces dont Prorynch/us stagna- lis est assez fréquent . Rotateurs — En janvier, quelques espèces qu'on ne trouve pas en février. Dans toutes les pèches que j'ai faites pendant ces deux mois, j'ai toujours trouvé les rotateurs suivants : Euchlanis deflexa, 30 ex. le 12-2; Proaies petromyzon ; Colurus bicus- pidatus; Metopidia solidus; Philodina aculeata. En février, je n'ai trouvé que cinq espèces de Rotateurs. Protozoaires. — On trouve surtout en février de nombreuses espèces d'Infusoires et de Rhizopodes. Les plus abondants sont les Infusoires avec : Stentor roeselii, S. coeruleus; Stentor igneus, S. polymorphus ; Amphileptus Claparedei et A. Carchesii; Lionotus fasciola, Chilodon eucullus et d'abon- dantes Vorticelles et Carchesium. Dans le chapitre qui suit on trouvera des renseignements plus complets sur cette faune infusorienne. LA FAUNE LITTORALE EN HIVER L'étude de la faune d'hiver est assez importante pour que je lui consacre un chapitre spécial. Du reste, \v^ vœux émis il n'y — 121 — a pas très Longtemps par Zschokke (75) et Steuer (59) m'auto- l'isciu à le faire. Ce dernier auteur souhaite que les zoologistes u'étudient pas seulement le plankton en hiver, mais aussi les faunes littorale et profonde. Les listes que l'on obtient ainsi peuvent être d'une grande utilité dans la comparaison avec la l'aune d'eau douée des grandes altitudes et permettent d'expli- quer plus facilement certaines particularités biologiques de ces êtres. Certains lacs d'Allemagne, le Mùggelsee par exemple, ont été déjà étudiés à ce point de vue par Hartwig, qui a dressé la liste îles espèces vivant en hiver. J'entends par faune d'hiver la faune des mois de décembre à fin mars, et je représenterai ces mois par les chiffres donnant leur rang : 12, 1, 2 et 3. La température maxima de l'eau a été de 6° C, la température minima 1 1/2°. Une couche de glace de 5 centimètres d'épaisseur existait en janvier et février. Voici la liste des organismes trouvés : Protozoaires 1. Difflugia pyriformis, 1. 2. •• con strict a, 2. 3. Arcella vulgaris, 2. 4. Centropyœis aculeata, 12. 5. Quadrula discoïdes, 12, 1, 2. G. •• symetrica, 1. 7. Campascus minuties, 1. S. Cyphoderia margaritacea. 12. 9. Euglypha laevis, 12, 1. 10. Trinema lineare, 12, 2. 11. Lionotus fasciola, 1. 12. Trachelium ovum, 1. 13. Chilodon cucullus, 2. 14. Amphdejjfus carchesii, 1, 2. 15. » claparedei, 1. 16. Dileptus anser, 1, 2. 17. Stentor polymorphus, 1. 18. » roeselii, 1, 2. 19. •• coeruleus, 12, 2. 20. » igneus, 12, 1, 2, 3. 21. Strombilidium turbo, 12, 1. 22. Clhiiacostomum mrens, 1. 122 23. Oœy tricha pellionella, 1. •24. Uroleptus piscis, 1. 25. Vorticella alba, 12, 1. 20. •• nébulifera, 12. 27. Carchesium polypinum, 1, 2. 28. Trichodina mitra, 2. 29. Ophrydium versatile, 2, 3, 4. Rotateurs 1. Philodina citrina, 1, 4. 2. » megalotrocha, 12, 2. 3. •• aculeata, 12, 1, 2. 4. « macrostyla, 12, 1, 2. 5. Rotifer vulgaris, 1, 2. 6. » spec, 1. 7. Adineta vaga, 2. 8. Diaschiza lacinulata, 12, 2. 9. Proaies petromyzon, 1, 2. 10. Euchlanis defleœa, 1, 2, 3. 11. Catypna luna, 12. 12. Distyla Gissensis, 12. 13. Colurus bicuspidatus, 12, 1, 2, 3 14. Metopidia solidus, 1, 2. Turbellaires 1. Microstoma lineare, 1. 2. Stenostoma leucops, 1, 2, 3. 3. Prorynchus stagnalis, 1, 2. 4. Polycelis nigra, 2, 3. 5. Emea lacustris, 12, 1,2. Cladoeères 1. &idrt crystallina, 12. 2. Simocephalus vetulus, 12, 1, 2, 3. 3. Ceriodaphnia pulchella, 12. 4. Eurycercus lamellatus, 12, 1, 2, 3. 5. Acroperus harpae, 11. G. •• » var. frigida, 12, — 123 - 7. Acroperus neglecius, 12', 1,3. 8. AJona affinis, 12, 1. 9. •• costata, 12. 10. •• guttata, 12, 1, 2,3, il. •• rectangula, 12, 1. 12. » testudinaria, 12 (1 '). 13. Pleuroœus eœiguus, 12. 14. •• trigonellus, 12, 1. 15. » truncatus, 12, 1. in. Chydorusglobosus, 12. 17. •• sphaericus, 12, 1, 2, 3. On voit par cette liste que si, en décembre, un assez grand nombre de Cladocères existent, il en est très peu, cinq au plus, qui passent tout l'hiver. Encore faut-il remarquer que ces espèces ne sont pas très fréquentes et que quelques-unes, comme Alona guttata, Acroperus neglecius, sont alors très rares. Copépodes 1. Cyclops fuscus, 2, 3. 2. » albidus, 12, 1, 2, 3. 3. » groupe du serrulatus, 12, 1, 2, 3. 4. » macrurus, 12. 5. » leiickarti, 12, 1, 2, 3. fi. Canthocamptus staphylinus, 12, 1,2,3. Ostraeodes 1. Cyclocypris laevis, 12, 1, 2. 2. Herpetocyprisreptans, 12, 1. 3. Cypria ophthalmica, 3. i. Candonà candida, 12, 1. 5. Metacypris cordata, 12, 3. 6. Daruiinùla Stevensoni, 12. Les Protozoaires sont donc les animaux les plus abondants en hiver et peuvent alors caractériser la faune. Ils sont non seulement riches en espèces, mais aussi en individus. Ainsi, le maximum de développement de certains infusoipes fStèntùr coeruïeus, igneus, roesdii) se trouve en janvier et février. 124 Cette observation avait déjà été faite par Roux (43), qui, dans son ouvrage sur la l'aune infusorienne de Genève, dit (p. 138) : •• Enfin, il y a un rapport entre le minimum de leur dévelop- pement et le maximum de développement de leurs ennemis. •• Et il cite comme exemple plusieurs étangs dans lesquels beaucoup d'ini'usoires existaient en février, alors qu'il y avait très peu de crustacés. En juin, par contre, il n'y trouva presque aucun Infu- soire, tandis que les Cyclops afflnis, tnaenirus et prasinus se comptaient par milliers. Le même fait semble donc se produire au Loclat. RESUME Voici les conclusions auxquelles je suis arrivé en ce qui con- cerne la répartition annuelle des organismes littoraux du Loclat : 1" La composition de la faune littorale varie qualitativement et quantitativement pendant le courant d'une année. 2" Le nombre des espèces en présence atteint son maximum en été et son minimum en biver. Cette variation est surtout remarquable pour les Turbel- laires, les Copépodes et les Cladocères, comme le fait voir le tableau suivant : g >* à sgj ■-' g g s ~ .g >' g ►3 S il 4J ' S 1 4 | œ o R S Cladocères 9 4 5 11 18 24 26 23 17 (?) 22 22 1G Copépodes (Cyclops) . 3 4 5 7 8 11 11 9 8 6 (i 5 Turbellaires .... 3 3 4 4 6 12 16 12 8 643 C'est aussi en été que la plupart de ces espèces sont représen- tées par le plus grand nombre d'individus. Il faut faire une exception pour les Protozoaires et, parmi ceux-ci, pour les Infusoires, qui sont abondants en espèces et en individus, en hiver surtout. Steuer, dans son étude des Entomostracés du Vieux- Danube (59), est arrivé à des conclusions inverses de celles que je viens d'énoncer. En effet, il dit : « Wir baben also ermittelt, dass im Allgemeinen die Littoral- fauna im Winter, das Plankton im Sommer sein Entwicklungs- maximum erreicht. » Lorsqu'un plus grand nombre d'observations auront été faites — 125 — sur la faune Littorale, il sera sans doute possible d'expliquer cette différence. Je tiens cependant à l'aire remarquer que, dans toutes les étendues d'eau que j'ai étudiées en 1900 en vue de leurs Entomostracés, j'ai t'ait les mêmes constatations qu'au Loclat. Ainsi, dans la Yieille-Tliièlo, sur le littoral du lac de Neuchâtel et du Doubs, j'ai trouvé une faune très pauvre en hiver et des plus riche en été. Localisations littorales Il était à prévoir, par suite des diverses formations du rivage, que toutes les espèces ne sont pas uniformément réparties dans toute la région littorale, mais qu'il doit y avoir des localisations où prédomine telle ou telle espèce aux dépens des autres. C'est dans le but de déterminer cette inégalité dans la répartition des orga- nismes littoraux que j'ai fait, en juin et en juillet, alors que la faune est la plus riche, un certain nombre de pèches dont voici les plus caractéristiques : 1° 28 juin 190Ô : Extrémité sud-ouest du lac, parmi les Scirpus et les Phragmites, vingt-cinq espèces d'animaux, dont les Cladocères Sida crystallina, Ceriodaphnia pulchella et Bosmina sp. prédominent. Copépodes : Les jeunes Cyclops sont assez nombreux et appar- tiennent à C. leuckarti. Parmi les adultes, on trouve surtout C. macrurus et un seul exemplaire de C. viridis. Cladocères : Sida, Ceriodaphnia et Bosmina. En outre : Simocephalus vetulus, 4 ex., Acroperus neglectus, assez fréquent, Alona testudinaria, 5 ex., Alona rostrata, 1 ex., Alona costata, 1 ex., Chydorus sphaericus, 1 ex., Chydorus piger, 1 ex., Chydorus globosus, 1 ex. Rotateurs : Peu abondants. Euchlanis macrura, 5 ex., Euchlanis pyriformis, 1 ex., Philodina citrina, 2 ex., Philodina megalotrocha, 2 ex., Pterodina patina, 1 ex., Catypna lima, 1 ex., Anuraea cochlearis, 1 ex. Pas de Turbellaires. Stylaria lacustris et larves de Chironomus. Quelques jeunes Ranatra linearis. — 126 — 2° 28 juin i905 : Pèche faite sur une petite beiné de la rive nord où l'eau chaude et trouble n'a pas plus de n, 20 de profon- deur. Beaucoup de débris végétaux sur le fond. La végétation, très dense, est composée de Cladium mariscus. Pêche très riche en espèces (40), mais pauvre en individus. Beaucoup moins de Sida. Pas une seule Bosmina ni Cerio- daphnia, mais davantage de Acropèrus et de Simocephalùs que dans la pêche n° 1. Copépodes : Cyclops albidûs, le plus abondant, Cyclops serrulatus, 1 ex., Cyclops varicahs, 1 ex. Pas un seul C. macrurus. Par contre, on trouve trois espèces de Canthocamptus : C. crassus, 4 ex., C. pygmaeus, 2 ex., C. minutus, S ex. Cladocêres : Sida, Acropèrus et Simocephalùs sont les plus abondants, Eurycercus lamellatus, 4 ex., Scapholeberis mucronata, 1 ex., Lathonoura rectirostris, 1 ex., Alona rectangula,2ex., Alona testudinaria, 2 ex., Alona guttata, 1 ex., Alona a/finis, 1 ex., Pleuroœus exiguus, 3 ex., Pleu- roxus nantis, 3 ex., Pleuroœus truncatus, 2 ex., Pleuroœus trigonellus, 1 ex., Pleuroœus aduncus, 1 ex., Chydorus globosus, 3 ex. Les OSTRACODES sont abondants. On y trouve de nombreux exemplaires de la rare espèce Meiacypris corda tu. En outre : Candona candida, 2 ex. et C. marchica, 2 ex. Turbellaires : Nombreux Polijcclis nigra. En outre : Planaria sp. et Microstoma giganteum. Peu de Rotateurs : Salpina spinïgera, 1 ex., Pterodina patina, 1 ex., Rôti fer trisecatus, 2 ex., Rôti fer tordus, 2ex., Noteus qiwdricornis, 1 ex., Furcularia forficula, 1 ex. Infusoires : Nombreux Spirostomum ambiguum. 3° 28 juin 1005 : Pèche faite parmi les Scirpus lacustris. Ce talus descend presque verticalement jusqu'à l m 50 de profon- deur. Seize espèces, dont Sida est la plus abondante. Bosmina sp. est plus fréquente que Ceriodaphnia pulchella. Copépodes : Jeunes Cyclops leuckarti et cinq exemplaires de C. macrurus. — 127 — Cladocères: Sida, Bosmina, Ceriodaphnia. Simocephalus vetulus, 1 ex., Alona guttata, 2 ex., Alona testudinaria,3Qx., Alona a/finis, 2 ex., Alona costata, 1 ex., Pleuroœus truncatits, 1 ex , Chydorus sphaericus,2ex., Chydorus globosus, 2 ex. Les ( )stracodes sonl représentés par une certaine quantité de ( 'yclocypris /écris. Rotateurs : Seulement Euchlanis macrura et Philodina megalotroeha. Le 5 juillet 190Ô, j'ai encore l'ait quelques-unes de ces pèches localisées. En voici deux assez différentes : 4° Extrémité nord-est du lac : Pèche parmi Nuphar luteum exclusivement. La vase est noirâtre. Dix-huit espèces, dont Bosmina est la plus abondante. La faune a déjà un certain caractère pélagique. Copépodes : Cyclops leuckartl et un certain nombre d'exem- plaires libres à'Ergasilus sp. Cladocères -.Bosmina, puis Sida et Ceriodaphnia . Simocephalus vetulus, 1 ex., Acroperus neglectus, 6 ex. Alona rostrata, 1 ex., Pleuroœus iruncatus. Quelques P. personatus. Turbellaires : Seulement Microstoma lineare. Rotateurs : Euchlanis piriformis est ici plus fréquente qu' Euchlanis macrura,Philodinamacrostyla,Asplanchna. 5° Parmi les Phragmiles commanis, dans une eau peu pro- fonde, sur la rive sud. Vingt espèces. Mais la faune est diffé- rente de celle des pêches faites le même jour en d'autres endroits. Ainsi, ce sont ici Alona rostrata et Scapiholeberis mucronotu qui prédominent. Alona rostrata ne se retrouve pas à d'autres endroits du rivage. Dans cette pèche, j'ai constaté encore, entre autres, cinq exemplaires du Némertien Stichostemma lacuslris et le rare Rotateur Pterodina bidentata. 6° Enfin, sur la rive sud aussi, mais parmi les Potamogeton et les Sch pus, j 'ai trouvé une faune riche plutôt en Turbellaires : Mesostoma viridis, 10 ex., Castrada neocomensis, 8 ex., Botromesostoma personatum, 8 ex., Vortex virgulifer, 2 ex. — 128 — Les quelques exemples que je viens de citer montrent que la faune des rives varie avec les divers faciès de celles-ci. Cette variation n'est pas seulement quantitative, mais aussi qualita- tive. Il existe un certain nombre d'espèces qui sont communes aux divers points du rivage, mais, par contre, d'autres ne se rencontrent qu'à des points déterminés, là où les conditions d'existence leur sont les plus favorables. Je me contente de constater la chose, les pèches que j'ai faites dans ce but n'étant pas assez nombreuses pour m'autoriser à dresser des listes d'ani- maux caractéristiques de certaines régions du rivage. Ces observations sur la faune littorale nous montrent combien il est difficile d'en donner une idée exacte, surtout si le lac à étudier possède un grand développement de rivage. En tout cas, il faut que les pêches se fassent au moins pendant le courant d'une année. — 129 CHAPITRE III QUELQUES NOTES SUR LE PLANKTON PÉLAGIQUE Je n'ai pas eu comme but, dans ce travail, d'étudier à fond le plankton du Loclat; le temps m'aurait manqué pour mener à bien cette étude, concurremment avec celle de la faune littorale. Je tiens cependant à donner ici quelques notions, bien incom- plètes il est vrai, sur le plankton, sa composition et ses varia- tions. N'ayant pas eu une barque à ma disposition (1), j'ai dû employer pour la récolte des animaux pélagiques, la méthode par trop primitive suivante. Avec l'aide d'un de mes camarades, je tirais d'une rive à l'autre un filet attaché à une longue corde, que je jetais le plus loin possible du bord et laissais descendre à une certaine profondeur. Evidemment, de cette façon-là, je n'ai pu faire une étude quantitative du plankton, mais néanmoins, en opérant toujours aux mêmes endroits, j'ai pu recueillir ainsi quelques renseignements sur ses variations. Voici la liste des espèces animales qui composent le plankton : 1. Diiwbryon sertularia Ehr. 2. » stipatum St. 3. Ceratium cornutum Cl. et L. 4. » hirundinella 0. F. M. 5. Peridinium cinctum Ehr. 6. Coleps hirtus. 7. Conochilus unicornis Rousselet. 8. Asplanchna priodonta Gosse. 9. Triarthra longiseta Ehr. 10. Polyarthra platyptera Elu-, var. euryptera Wierz. 11. Anuraea aculeata var. valga Er. (1) Une triste expérience m'a appris qu'il (Hait téméraire de vouloir laisser une barque sur les bords du Loclat. Au bout d'une semaine, les enfants des environs l'avaient réduite en menus débris. — 130 — 12. Anuraea hypelasma Gosse. 13. •• cochlearis Gosse. 14. Notholca longispina Kelleccot. 15. Gastropus styîifer Imhof. 16. A no pus ovalis Lauterborn. 17. Diaphanosoma brachyurum Liévin. 18. Daphnia hyalina Lejdig. 19. Hyalodaphnia kahlbergensis Schoed. 20. Ceriodaphnia pulchella Sars. 21. Bosmina longirostris 0. F. M. var. similis LilJj. 22. Leptodora hyalina Lejdig. 23. Bythotrephes longimanus Leydig. 24. Cyclops leiickarti Claus. 25. Diaptomus gracilis Sars. Il est difficile au Loclat d'établir une distinction très nette entre les espèces pélagiques et celles qui sont littorales. Cela résulte de la forte inclinaison des rives, qui diminue le domaine littoral et rapproche du rivage la région pélagique. Aussi, presque toutes les espèces citées plus haut ont été retrouvées, souvent en assez grand nombre, très près des bords, mélangées aux espèces littorales. Il n'y a guère que Hyalodaphnia kahlbergensis, Bythotrephes et Leptodora qui font exception et ne se rencon- trent que dans la région vraiment pélagique. Voici quelques-unes de ces pèches. Les espèces sont énumérées d'après leur prédominance. 22 mars 1905 Jeunes Cyclops leiickarti, Diaptomus peu, Bosmina très pou, Daphnia, 6 ex., Ceriodaphnia,, 2 ex. Pas de Cyclops adultes. Diaptomus gracilis est représenté par des mâles, par quelques femelles ovigères et par des jeunes. Les Cladocères sont très rares et sont représentés surtout par (\g<. jeunes. Pas de rotateurs. 17 mai 1905 Diaptomus, Bosmina, Ceriodaphnia, Notholca longis- pina, Daphnia hyalina, Cyclops leiickarti, Anuraea .cochlearis, Triarthra longiseta, Conochilus unicornis, Hyalodaphnia kahlbergensis. — i:;i Les Diaptomus sont représentés par de nombreux mâles e1 par quelques femelles portant des œufs. Les autres espèces sonl toutes assez rares. Parmi les Rotateurs c'esl Notholca qui prédomine. 20 juin Pêche très abondante en individus. Ce soin les Crustacés qui prédominent. Diaptomus, Ceriodaphnia, Bosminà, Daphnia hyaîina, Asplanchna priodonta. A côté de ees espèces qui sont fréquentes, on trouve quelques exemplaires seulement de : Dinobryon cylindricum, Noltholca longispina, Ceratium hirundinella, Anuraea cochlearis, Cyclops leuckarti. En août La l'aune pélagique est caractérisée par la grande quantité de : ( 'eriodaphnia, Asplanchna. Puis viennent en plus petit nombre : Diaptomus, Cyclops leuckarti, Bosmina, Anuraea cochlearis. En novembre Les trois genres suivants : Diaptomus, Asplanchna, Cerio- daphnia composent presque exclusivement la faune pélagique et sont tous les trois très abondants. Ceriodaphnia est repré- sentée par des femelles d'été, par des mâles et par quelques femelles avec ephippium . On trouve encore quelques jeunes Daphnia hyalina. En décembre Diaptomus., Ceriodaphnia, Asplanchna, Bosmina, Daph- nia, Notholca longispina, Triarthra longiseta. Les mâles de Ceriodaphnia sont plus abondants qu'en novembre, ainsi que les femelles à ephippium. Pendant les mois de janvier et de février, on trouve presque toujours dans les pêches littorales les animaux pélagiques suivants : Cyclops leuckarti, Triarthra, Asplanchna, Daphnia hyalina , jeunes individus. — 132 — On constate donc une variation sensible dans la composition du plankton pendant une année. Les Rotateurs jouent un rôle important dans la composition du plankton. Les plus abondants au Loclat sont : Asplanchna, Anuraea coçhlearis, Notholca longispina, Triartha longiseta. Les autres espèces ne se rencontrent qu'en peu d'exemplaires. Les plus rares sont : Conochilus unicornis, Anapus ovalis, Gastropus stylifer. Nul doute qu'une étude plus systématique et suivie du plank- ton du Loclat ne fasse trouver encore un certain nombre d'autres espèces (Mastigocerca, Rattulus). Les Crustacés renferment les composants les plus constants du plankton. Les plus communs des Cladocères pélagiques du Loclat sont : Ceriodaphnia pulchella, Daphnia hyalina et Bosmina longirostris. Diaphanosoma brachyurum se trouve en plus ou moins d'exemplaires pendant toute l'année. Leptodora hyalina ne se rencontre que dans les endroits les plus profonds (Amis de la Nature). Quant à Bythabrephes long imanus , je ne l'ai jamais trouvé, mais Th. Delachaux le cite dans ses listes comme se trouvant au Loclat, où il est très rare. Du ph nia hyalina Leydig subit d'importantes variations sai- sonnières. Au printemps, on trouve des formes ayant une épine caudale très courte, tandis qu'en été cette épine peut être aussi longue que le corps. D'après l'ouvrage de Lill.ieborg, l'espèce du Loclat rentre dans la variété hyalina s. str. de Leydig. Elle doit être acyclique au Loclat, car je n'ai trouvé ni mâle ni femelle à ephippium. Bosmina longirostris 0. F. M. var. sitnilis correspond, d'après Lilljeborg (32), à Bosmina pelagica de Stingelin. Elle parait aussi être acyclique dans le Loclat. Ceriodaphnia pulchella Sars. est franchement monocy- clique. En mars, les premiers individus apparaissent et se repro- duisent ensuite parthénogénétiquement jusqu'en automne. Puis, à partir de septembre, la reproduction sexuée apparaît; il existe — 133 — alors un mélange de femelles à œufs parthénogénétiques, de mâles el de femelles à œufs d'hiver. 11 est intéressanl de com- parer cvs résultats avec ceux donnés pour d'autres Lacs. Dans les grands lacs suisses, la reproduction sexuée n'existe pas pour un bon nombre de Cladocères pélagiques. Dans les petits lacs de la plaine, la reproduction cyclique pour ces Cladocères parait très rare. Ainsi Steck (60) ne cite aucime femelle à ephippium poul- ies vingt espèces de Cladocères du Moosseedorfsee. Linder(35), par contre, dans son étude du lac de Bret, a constaté une repro- duction cyclique pour Ceriodaphnia pulchella et Daphnia hyalina. 11 attribue ce l'ait surtout à la faible ('"tendue du bassin el a son altitude assez élevée. Au Loclat, situé plus bas, la repro- duction cyclique pour Ceriodaphnia seulement est due à la faible étendue du lac. Celui-ci se rapproche d'un étang où les variations météorologiques se font sentir plus rapidement. Les auteurs ne sont pas d'accord en ce qui concerne le carac- tère pélagique de Ceriodaphnia pulchella. Zacharias la cite comme pélagique dans le Plônersee, tandis que Asper la fait ren- trer dans la faune littorale. Au Loclat, il semble exister deux formes de cette espèce. L'une, franchement pélagique, est très transparente. L'autre, abondante en août, est littorale; elle est plus petite que la forme pélagique, colorée en brun et plus ou moins opaque. Quelques femelles de cette forme littorale portent un ephippium dès le mois d'août, tandis que pour la forme péla- gique, les femelles d'hiver n'apparaissent qu'en novembre. Les Copépodes pélagiques sont représentés en toute saison par des formes adultes et par des formes larvaires, avec prédo- minance de l'une ou de l'autre. C'est ce qui a été constaté dans tous les lacs. 134 CHAPITRE IV LE LOCLAT CARACTÉRISÉ PAR SA FAUNE Le Loclat est-il un lac, un lac-étang ou un étang? Pour résoudre cette question, il faut nous baser sur les don- nées morphométriques, botaniques et faunistiques. D'après Chodat, un lac doit avoir au moins une profondeur de 30 mètres. « Les masses d'eau qui n'atteignent pas cette profon- deur seraient des lacs-étangs (15-30 mètres) ou des étangs. •• D'après ce critère, le Loclat serait donc un étang. Schroëter donne la définition botanique suivante : « Un lac est un bassin présentant les trois zones littorale, pélagique et profonde. La zone pélagique est caractérisée par l'absence des végétaux macrophytes. « La région pélagique étant bien développée au Loclat, celui-ci serait donc, d'après la définition de Schroëter, un véritable lac. Pour trancher la question, il nous faut faire appel aux carac- tères faunistiques. Burckhardt (4) a divisé les lacs suisses en un certain nombre de groupes, d'après la nature de leur zooplankton. Le Loclat ne peut pas se classer sans restriction dans une des catégories éta- blies par cet auteur. D'un côté, il se rapproche des lacs du deuxième groupe nommés petits lacs de la plaine, que Burk- hardt caractérise ainsi : Daphnia longispina oucucùllata, Bosmina longirostris, souvent aussi Ceriodaphnia. Seulement un Diaptomus. Anu- raea aculeata et d'autres espèces de Rotateurs. Très rarement Leptodora ainsi que Daphnia hyalina. Manquent : Bytho- trephes, Bosmina cor-egoni et Diaptomus laciniatus, ainsi que Heterocope. Exemples : Mauensee, Moosseedorfsee, lac de Bret, etc. La faune pélagique du Loclat est composée de ces divers élé- ments, mais elle possède encore : Bythotrephes et Diaphanosoma brachyurum qui la rap- — 135 — prochenl de la faune dos grands lacs chauds et profonds de la plaine (groupe I, sous-groupe II de la classification de Burk- hardt). Le Loclat se distingue néanmoins de ces derniers par le fait qu'il n'a qu'un seul Diaptomus au lieu de deux. En résumé, au point de vue zoobiologique, le Loclat, malgré sa faible étendue, est un véritable lac. Il présente même davantage Le caractère de lac que certains lacs de la plaine d'une superficie plus grande, tel que le lac de Sempach, par exemple. Comment, expliquer cela? J'ai déjà indiqué au commencement de cette étude que le Loclat était d'origine glaciaire et avait dû appartenir anciennement au lac de Neuchàtel. Or, c'est cette ancienne rela- tion qui doit avoir donné à sa faune pélagique son caractère abhérent. De cette façon, la. présence des Bythotrephes dans un lac d'aussi faible cubage peut s'expliquer. Du reste, cette espèce v est très rare et tend probablement à disparaître; elle n'a plus dans la formation du plankton qu'une valeur documentaire. En outre, j'ai retrouvé dernièrement dans le lac de Neuchàtel plusieurs des espèces rares du Loclat, Ainsi Anchystropus emarginatus, Chydorus piger, (kmthocamptus pygmaeus, C. Zschohhei et le Némertrien Stichostemma lacustris. Le Loclat est encore caractérisé par la richesse de sa faune littorale et par la présence dans celle-ci d'espèces n'ayant encore été trouvées que dans des contrées plus septentrionales (Anchys- tropus, Chydorus piger et Latona set i fera). — 130 — LISTE BIBLIOGRAPHIQUE 1. Amberg Otto. Beitnige zur Biologie des Katzensees. Zurich, 1900. 2. Brady, G.-S., and A.-M. Normann. A monograph of the marine and fresliwater Ostracoda of the INorlh Atlantique and of North Western Europa. Section 1. Podocopa. Scient. 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Planche III Metacypris cordata var. neocomensis ; Fig. I. — Vue dorsale de la coquille de la femelle ; Fig. ±. — Vue latérale de la coquille de la femelle ; Fig. 3. — Empreintes musculaires de la femelle ; Fig. 4. — Vue dorsale de la coquille du mâle ; Première antenne de la femelle ; Deuxième antenne de la femelle ; Mandibules de la femelle ; o-t — organe tactile des mandibules de la femelle a-b = appendice branchial des mandibules ; Maxille ; Fes trois pattes de la femelle ; I. Première patte. II. Deuxième patte. III. Troisième patte. Fig. 1 Fig. 2 Fig. 3 Fig- i Fig. 5 Fig- (1 Fi» j 1 'o • Fig. H Fig. 9. » » » » » » » » » » » » » » tig. .). Fig. 6. Fig. i . Fig. 8. Fig. 9 Fig. 10. — 140 — Planche IV A croperus neglectus, forma typica » , poslabdomen; Camptocercus rectirostris. Vue du m;ïle; Canthocamptus sp. Mâle. Les derniers segments abdo- minaux avec lafurcà; li. - Canthocamptus sp. Mâle. Opercule anal; Canthocamptus sp. Mâle. Cinquième patte rudimentaire; - Cyclops ravins var. brachyurus. Mâle- Cinquième patte. Planche V Fig 1. — Cyclops varius, var. brachyurus: Fig. "1- — » » var. speratus; Fig. 3. — » macrurotdes : Fig. 4. — » macrurus : Fig. .">. — Acroperus harpae Baird, T ovigère: Fig. ii. — Anchystropus emarginatus. Vue de la femelle; o = œil. / = tache pigmentaire; Fig. 7. — » » Postabdomen; Fig. N. — » >• Antenne tactile. Fig- 1. Fig. "i. Fig. Q Fig- 'l. Fig. 5. Fig. li. Fig. / . Fig. N. Les Bryozoaires d'eau douce par K. LoPPENS. INTRODUCTION Depuis l'ouvrage du D 1 ' J. Jullien {Monographie des Bryo- zoaires d'eau douce. 1885), aucun travail d'ensemble n'a plus paru concernant la systématique. Depuis cette année, plusieurs espèces intéressantes ont été découvertes, notamment au Japon : Stephanella hina, Pectinatella gelatinosa; en Afrique, au Tanganijika, Victorella symbiotica, Plumatella Tanga- nijikae, Arachnoidium Ray-lanhesteri ; Lophopodella Thomasi habite au Rhodesia. Une espèce, connue seulement par le statoblaste Pectinatella ( 'arteri, trouvée aux Indes en 1859, a été retrouvée au Japon et décrite complètement sous le nom nouveau de Pectinatella Davenporti. Hyalinella Lendenfeldi est une nouvelle espèce austra- lienne; Lophopus Iheringi, malheureusement trop sommai- rement décrite, a été trouvée au Brésil. Pottsiella erecta habite les Etats-Unis d'Amérique. Une espèce fut trouvée en Europe, c'est Paludicella Mûlleri, vivant dans l'eau saumâtre en Allemagne. Plumatella Philippinensis, trouvée aux iles Philippines, est une espèce assez caractéristique. Plusieurs autres espèces, décrites comme nouvelles, ne sont en réalité que des variétés d'espèces déjà connues, ou même simplement île* formes locales; je donne plus loin la raison qui m'a déterminé à les déplacer. Les Bryozoaires d'eau douce, quoique peu nombreux, offrent cependant des difficultés pour la détermination à cause du poly- morphisme de certaines espèces ; plusieurs auteurs n'en tiennent 1 — 142 — pas compte, d'autres, au contraire, créent des espèces et variétés nouvelles pour la moindre différence. Les noms donnés à ces espèces et variétés douteuses et la manie de certains auteurs de donner des noms nouveaux, sous prétexte que le nom en usage n'est pas significatif, ont tellement encombré la synonymie, que beaucoup de débutants hésitent devant ce chaos. Plusieurs auteurs ont donné des noms accompagnés de descriptions fort obscures; j'ai laissé de côté ces noms dans la synonymie, car ils ne peuvent en aucune façon être utiles aux chercheurs. Les statoblastes flotteurs figurés dans le présent travail sont toujours les formes normales; ces formes diffèrent en effet assez notablement dans une même colonie et dans les différentes colo- nies d'une même espèce. Chez les Plumatellides surtout, ils sont plus ou moins allongés; l'appareil flotteur est plus ou moins développé; parfois entièrement colorié en brun, d'ordinaire composé d'une partie brune entourée d'une partie claire, jau- nâtre. Chez les Cristatella, les appendices sont terminés par un nombre variable de crochets; chez certaines espèces on remarque même des différences sensibles d'après les saisons. Malgré tout cela, plusieurs auteurs se sont basés spécialement sur ces petites différences des statoblastes pour créer des variétés et même des espèces distinctes. Je ne prétends pas du tout que les statoblastes sont sans importance pour la systématique, c'est tout le contraire; mais on ne peut aller trop loin dans cette voie ; des formes qui souvent ne sont que locales ou anormales, ou résultant d'un polvmorphisme très prononcé, ne peuvent être prises en considé- ration. Le nombre des tentacules indiqué est toujours la moyenne des nombres observés. Les différences sont assez considérables chez certaines espèces, aussi ne peut-on s'y baser sérieusement pour la détermination, comme certains auteurs l'ont cru. Frederi- cella sultana possède de 18 à 24 tentacules. Plumatella emar- ginata Allman en a de 42 à 54. Plumatella repens Linné en a de 42 à GO. Hyalinella vitrea Hyatt, de 40 à GO. Pectina- tella magnifica Leidy, de 50 à 80; enfin, Cristatella mucedo Cuvier en possède 80 à 90. J'ai placé Fredericella sultana Gervais dans le genre spé- cial Fredericella, actuellement adopté par la plupart des auteurs, contrairement à ce que j'ai fait dans mon travail sur les Bryozoaires marins et fluviatiles de Belgique (1D0G), où je l'ai décrite sous le nom de Plumatella sultana Blumenbach. — 143 — Cependant, je n'accepte pas comme espèce distincte Fredericella regina Leidy, qui n'a pas de caractères distinctifs suffisants, et peut tout au plus être considérée comme une variété, que j'ai décrite sous Le nom de var. regina. Fredericella Duplessisi Forel, trouvé au fond du lac de Genève, ne peut être considéré comme une espèce nouvelle; ce n'est même pas une variété, la seule différence qu'on observe, c'est que les colonies ne vivent pas attachées à des corps solides, mais sont implantées dans la vase; c'est évidemment l'absence de tout substratum solide qui en est cause. Fredericella Cunningtoni Rousselet diffère également fort peu de l'espèce type. C'est une variété à zoécies courtes, adhé- rentes, un peu emmêlées et aplaties. Le peu d'épaisseur des tubes et la présence d'une couche de grains de sable tout autour ne sont pas des caractères suffisants pour créer une nouvelle espèce. J'ai conservé le nom de Plumatella repens, parce qu'il est le plus ancien; j'ignore pourquoi Kraepelin a créé le nom nouveau de Plumatella polymorphà. Il est incontestable que l'espèce mérite ce nom, mais ce n'est pas une raison pour créer un nom nouveau pour une espèce qui en possède déjà vingt- neuf ! Cependant, à côté du nom de cette espèce, je n'ai pas renvoyé au travail de Linné de 1758. Je trouve, en effet, ce principe mauvais de mettre la date de l'ouvrage parce que le nom spéci- fique s'y trouve, si le nom générique de cet auteur n'a pas été conservé. Linné a décrit cette espèce sous le nom de Tubipora repens en 1758 ; écrire Plumatella repens 1758 doit donner lieu à des recherches inutiles, puisqu'on ne peut trouver ce nom dans le travail de cet auteur. J'ai donc écrit Plumatella repens Linné, sans date, tandis que le nom donné par Linné est placé parmi les synonymes. De cette façon, le nom ne change pas, et aucune confusion ne peut en résulter ; au contraire, les recherches en sont facilitées et simplifiées. C'est pour des raisons identiques que j'ai écrit. Paludicella articula ta Ehrenberg, sans date, cet auteur ayant décrit cette espèce sous le nom de Alcyonella arliculata 1831, nom qu'on trouve dans les synonymes, accompagné du nom de l'auteur et de la date de publication. La même chose pour Fredericella sultana Blumenbach, décrit par cet auteur sous le nom de Tubularia sultana; Lophopus cristallinus Pallas, décrit — 144 — sous le nom de Tubidaria crystallina. Certains auteurs trou- vant dans un ancien ouvrage d'un auteur quasi inconnu une description plutôt vague que claire, admettent immédiatement le nom qui l'accompagne ; c'est ainsi que nous voyons certaines espèces animales changer de nom tous les deux ans. En suivant ce principe on aboutit inévitablement à un vrai chaos. J'ai consi- déré la forme fungosa comme une variété de Plumatella repens, à l'exemple de Kraepelin; je trouve que cette forme ne peut être considérée comme espèce distincte, comme plusieurs auteurs le prétendent, et en dernier lieu Braem dans son travail : Untersuchungen iïber die Bryozoen des sûssen Wassers (1890). On se base d'ordinaire sur des différences bien petites des statoblastes. J'ai cru longtemps que la forme du substratum était la cause de cette variété, n'ayant jamais vu la var. fungosa sur des sur- faces planes. Il y a peu d'années que j'ai trouvé à plusieurs reprises de grandes colonies de cette variété sur des murs en briques d'une écluse. Les tubes des zoécies étaient un peu moins longues que celles de certaines colonies entourant les tiges des plantes aquatiques. Il est bien plus admissible (pie cette forme se produit dans les endroits où un grand nombre de statoblastes se développent à proximité les uns des autres, de façon à ce que les zoécies se rencontrent, se dressent et s'allongent en formant des masses compactes; j'ai d'ailleurs observé la même chose pour Membranipora membranacea var. erecta vivant dans l'eau légèrement salée ; les colonies se dressent dans les mêmes cir- constances. La même explication s'applique à Plumatella emarginata var. muscosa, ainsi qu'à Fredericella sultana var. regina. Pour Plumatella lucifuga Vaucher, la plupart des spécia- listes remarquent avec raison que la description que Vaucher donne de cette espèce est si peu claire qu'il est impossible de savoir au juste à quelle espèce il l'a donnée. Dans ce cas, il faut donc prendre le nom le plus ancien accompagné d'une bonne description; c'est pourquoi j'ai pris le nom de Plumatella emarginata Allman. Cette espèce est considérée par Kraepelin comme une variété, de même qu'il donne les var. fruticosa, spongiosa et muscosa. De ces quatre variétés, je n'en conserve qu'une, c'est la var. muscosa; je considère les autres comme des formes trop peu distinctes pour en faire des variétés. J'ai fait de même pour les variétés de Plumatella repens; — 145 — Kraepelin en donne quatre : var. repens, appressa, coespitosa el fungosa. Je n'ai décril que cette dernière. J'ignore pourquoi Kraepelin a créé le nom nouveau de Plumatella princeps pour la Plumatella emarginata Allman. Plumatella lineata ei Plumatella limnas de Parfitt.(Ow hoo new species offi-esh-water Polyzoa. Ami. and Mag. of Nat. Hist., XYIII, 1866) ont, d'après les descriptions elles figureSj dos formes si divergentes de celles qu'on connaît, que je ne les ai pas décrites : d'ailleurs cette découverte n'a jamais été confirmée depuis. Plumatella javanica Kraepelin diffère si peu de Pluma- tella emarginata Allman, qu'il n'y a pas lieu d'en faire une espèce distincte; je l'ai décrite comme variété de cette dernière espèce. Plumatella casmiana < )ka doit être considéré comme syno- nyme de Plumatella repens Linné, d'après la description et les figures de l'auteur. Le statoblaste qu'il représente; et sur lequel il s'est spécialement basé pour créer la nouvelle espèce, est le statoblaste fixe de Plumatella repens, un peu plus allongé (pie la forme normale. J'ai maintenu le genre Hyalinella, créé par Jullien, et consi- déré par d'autres comme inséparable du genre Plumatella. La présence d'une couche gélatineuse d'où les zoécies émergent faiblement permet d'en faire un genre à part, contenant deux espèces : Hyalinella punctata Hancock, et Hyalinella Lendenfeldi {Lophopus Lendenfeldi Ridley). J'ai placé cette dernière espèce dans le genre Hyalinella, surtout à cause des statoblastes qui diffèrent trop de ceux de Lophopus cristalli- n us pour que cette espèce puisse appartenir au même genre. Rousselet a d'ailleurs déjà fait cette remarque (1907). Comme les statoblastes des Hyalinella ressemblent beaucoup à ceux des Plumatella, certains auteurs en ont conclu qu'il fal- lait les placer dans ce dernier genre, malgré les différences assez grandes que présente l'ensemble des colonies. On peut cependant parfaitement admettre que deux genres d'une même famille produisent des statoblastes très ressem- blants. Hyalinella vitrea Hvatt n'est qu'un synonyme de Hyali-. nella Punctata Hancock. Stephanella hinu, espèce nouvelle, décrite tout récemment par A. Oka (mars 1908) et trouvée au Japon, est très carac- — 146 — téristique et intéressante, et méritait la création d'un genre nouveau. Oka l'a placée parmi les Plumatellides ; en tenant compte de la légère invagination du lophophore qui le fait un peu ressembler à celui de Fredericella, il croit pouvoir la placer entre les genres Pliunatella et Fredericella. L'aspect massif et gélati- neux des colonies les rapproche des Lophopodides; c'est ce qui m'a déterminé à placer ce genre à la fin des Plumatellides, près du genre Hyalinella. Concernant les Cristatella, je considère Cristatella idae Leidy comme synonyme de Cristatella mucedo Cuvier. Krae- pelin la considère comme une variété en se basant sur les diffé- rences entre les statoblastes; or, cet auteur avoue lui-même que souvent on trouve dans les deux Cristatella des statoblastes qui ne diffèrent pas du tout. Diamètre des statoblastes. CRISTATELLA MUCEDO CRISTATELLA IDAE mm mm Minima 0.7 1.0 Moyen 0.9 1.2 Maxima 1.25 1.25 Nombre d'épines. FACE DORSALE Minima 10 20 Maxima 84. ...... . 34 FACE VENTRALE Minima 20 38 Maxima 50 50 D'aussi légères différences, qui, même parfois, n'existent pas, ne permettent pas de créer une variété. Jullien considère Cristatella idae comme une espèce distincte; il est vrai que cet auteur a décrit toutes les espèces sans les criti- quer, sauf Fredericella, sulta na, qu'il considérait comme une monstruosité de Plumatella emarginata Allman {Monogra- phie des Bryozoaires d'eau douce, 1885). Cristatella ophioidea Hvatt peut au contraire être consi- déré comme espèce distincte ; en effet, on constate que les polypes — 147 — soin disposées en lignes plus nombreuses, quatre à huit, tandis que chez Cristatella mucedo il u'yaque trois lignes. Le lophophore de Cristatella ophioidea est ordinairement pourvu d'un nombre de tentacules supérieur à l'autre espèce, 90 au lieu de 55, nombre moyen chez Cristatella mucedo. Je n'ai pas cité Lophopia de Mitcliell (Notes from Madras, quater. Journ. Micros, se, 3 e sér., t. II), cette espèce n'ayant jamais été étudiée suffisamment; il s'agissait peut-être d'une variété de Lophopus cristallinus ; Mitcliell a trouvé cette espèce en 1802 aux Indes, sur des racines de Lemna. Lophopus cristallinus est appelé par Jullien (1885) Lopho- pus Trembleyi; la raison que l'auteur imagine est inaccep- table; il dit notamment : •• Je propose de donner le nom de Trembley à cette espèce, car elle lui appartient; Pallas aurait dû vraiment agir ainsi, puisqu'il n'avait pas découvert ce Bryo- zoaire et qu'il n'en a parlé que 22 ans après Trembley. •• Si c'est là une raison pour donner un nom nouveau, il faut s'attendre à voir s'allonger encore considérablement les listes des synonymes. Lophopus Theringi Meissner a été décrit assez sommaire- ment, et d'après des spécimens fixés sans soins spéciaux. Meissner ne figure même pas la colonie ; il se contente de don- ner deux figures assez rudimentaires du statoblaste, vu de face et de profil. Cette espèce mérite donc une étude nouvelle faite dans de meilleures conditions; peut-être n'est-ce pas un Lopho- pus. Dans l'incertitude, je l'ai décrit en conservant le nom donné par Meissner. Peclinatella Carteri Hyatt n'a pas été décrit convenable- ment non plus par Carter, qui n'a représenté que le statoblaste seul (Annals and Magazine ofNat. Hist., 3 e sér., vol. III, 1859). L'auteur dit seulement que les colonies ressemblent à celles de Lophopus cristallinus. La forme originale des statoblastes montrait parfaitement qu'il ne s'agissait pas d'un Lophopus, ni même d'une Pectinatella, comme Hyatt le croyait. La décou- verte d'une nouvelle espèce africaine, dont le statoblaste ainsi que la colonie sont connus, a permis de voir plus clair dans la question. L'expédition anglaise au Tanganijika de 1904-1905, sous la direction du D 1 ' Cunnington, a trouvé un Bryozoaire, décrit et figuré par Rousselet (Proceedings of the zoological Soc. of Lon- — 148 — don, 1007). Cet auteur a créé un genre nouveau pour l'espèce en question, le genre Lophopodella, dans Lequel il a placé égale- ment Pectinatella carteri Hyatt; l'espèce nouvelle est appelée Lophopodella Thomasi. Il est évident qu'il fallait un nouveau genre pour cette dernière espèce, mais fallait-il y mettre Pecti- natella Carteri ? Dernièrement Oka (1007) a décrit une espèce trouvée au Japon, sous le nom de Pectinatella Davenporti; d'après la figure du statoblaste et la description, il s'agit là sans aucun doute de Pectinatella Carter 'i. Le statoblaste est seulement un peu plus allongé et le nombre d'épines un peu plus grand (18 à 20 au lieu de 14). La figure représentant une épine grossie est identique à celles représentées par Carter. L'auteur semble igno- rer complètement l'existence de Pectinatella Carteri; en effet, il compare le statoblaste de son espèce à ceux de Pectinatella magnifica et Pectinatella gelatinosa, sans dire un mot de l'espèce découverte par Carier en 1850. J'ai donc considéré Pectinatella Davenporti Oka comme synonyme de Lophopo- della, Carteri Hyatt. Je me suis basé également sur la descrip- tion de la colonie, donnée par Oka, pour décrire cette espèce. Pectinatella gel a lin osa Oka a tout le pourtour de l'appareil flotteur garni d'épines; l'auteur n'a pas figuré le statoblaste garni de ses épines, il les représente seulement isolément; il dit que les statoblastes sont pourvus d'un grand nombre d'épines, plus densément groupés dans les parties un peu saillantes de l'appareil flotteur. Victor ella, symbiotica Rousselet est probablement un Vic- torella, du moins la description de l'auteur le fait croire, mais la figure qui l'accompagne et que j'ai reproduite plus loin (voir figure 24) ne fait pas très clairement ressortir les caractères des Victor ellides ; les renflements du stolon, à la base des zoécies, sont très légers. L'auteur a d'ailleurs hésité s'il fallait placer cette espèce dans le genre Victor ella '.; il dit notamment : (Procecdings of the zoological Soc. of London, 1007) •■ lis afïïni- ties seein to lie between the gênera Cylindrœcium, Pottsiella and Victorella; but its habitat in fresh. water and the number of tentacles possessed by the polypides, hâve decided me to place it in the last-named genus. - Cependant, pour la classifi- cation des Bryozoaires, on ne peut se baser sur le nombre des tentacules, qui est très variable pour une même espèce ; l'habi- tat est aussi de très peu d'importance. — 140 — Il y a d'ailleurs peu de différences entre les ramilles . Distribution géographique : Europe, Amérique du Nord, Australie (Nouvelle-Galles du Sud et Victoria) Afrique (Algérie, Egypte, Natal). Sur les plantes aquatiques. Var. Regina Synonymes : Fredericella regina Leidy 1851. Plumatella arethusa var. alcyonelloïde, Julien 1885. Distribution géographique : Amérique du Nord (Etats-Unis). Entoure les tiges des plantes aquatiques. — 158 — Var. Cunningtoni Synonymes : Fredericella Cunningtoni Rousselet 1907. Distribution géographique : Afrique (Kibanga). Sur les pierres et sur les coquilles de Neo- Ihauma Tanganicense. 2. Genre Plumatella Lamarck. 1 . Zoécies tubuleuses, carénées, 2. Zoécies tubuleuses, cylindriques, droites; lophophore pourvu de 50 tentacules. Plumatella repens. Zoécies parallèles, accolées dans toute leur longueur, formant des masses compactes autour des corps immergés. Var. Fungosa. Zoécies courbées, courtes, légèrement étranglées à la base; partie adhérente parfois aplatie ; lophophore pourvu de 20 tentacules. Plumatella Tanganyïkae. 2. Zoécies courtes et courbées vers le sommet, fortement caré- nées dans toute leur longueur. Plumatella Philippinensis. Zoécies longues, légèrement carénées, s'élargïssant plus ou moins vers l'orifice ; lophophore pourvu de 44 tentacules. Plumatella emarginata. Zoécies courtes, à carène plus forte, lophophore pourvu de 45 tentacules. Var. Javanica. Zoécies emmêlées lâchement, courbées vers le sommet, for- mant des masses peu compactes autour des corps immergés. Var. Muscosa. Plumatella repens Linné, fig. 3 et 4, Rlainville 1834, Fig'. 3. — Plumatella repens statoblaste, gr. 50. Dumortier 1835, Allman 1843, Johnston 1847, Dalyell 1848, Jullien 1885, Loppens 1900. — 159 — Synonymes : Plumatella campanulatà Lamarck 1816, Gervais J«s:;t. .-.T. van Beneden 18 18. Plumatella lucifuga? Blainville L826. Plum. calcaria? Carus 1826. Plum. coralloides Àllman 1850-1856. Plum. elegans Allman 1850. Plum. hyalina Kafka 1882. Plum. nitida Leidyl851. Fiû'. 4. — Plumatella repens, gr. 2.5. Plum. Dumortieri Allman 1850. Plum. polymorpha Kraepelin 1887, Davenport 1904. Plum. casmiana Oka 1907. Plum. arethusa Hyatt 18GG, Jullien 1885. Kammpolyp Schâffer 1754. Federbuspolyp Roesel 1754. Tubipora repens Linné 1758. Tubularia gelatinosa Pallas 1700. Tub. fungosa Pallas 1768. Tub. repens Millier 1773. Tub. campanulata Blumenbach 1770. Tub. lucifuga ? Vaucher 1804. Tub. reptans Turton 180(3. — 160 — Alcyonium fluviatile Bruguière 1789. Alcyonella stagnorum Lamarck 1816, Dumortier 1835. Alcyon, fluviatilis Raspail 1827, Gervais 1839. Alcyon, fungosa Pallas 1768, Dumortier et P.-J. van Bene- den 1842, P.-J. van Beneden 1848. Alcyon, flabellum P.-J. van Beneden 1848, Allman 1856. Alcyon, anceps Dalyell 1848. Alcyon, gelatinosa Dalyell 1848. Naisa campanulata Lamouroux 1816. Naisa repens Lamouroux 1816. Distribution géographique : Europe, Amérique du Nord et du Sud. Afrique (Ugogo-Uniam- wesi, Victoria Nyanza, Albert Nyanza), Asie (Indes, Japon), Australie (Victoria). Très polymorphe; sur plantes aquatiques, murs d'écluses, vannes, etc. Fig. 0. — Plumatella Tanganyikae, Fig. 6. — Plumatella Philippinensis, gr. 10, d'après Rousselet. gr. cnv. G, d'après Kraepelin. — 161 — Var. Fungosa Ivraepelin 1887, Davenport 1904. Synonymes : Plumatella fungosa Braem 1800. Voir tous les Alcyonella synonymes de Plumatella repens. Distribution géographique : Europe, Amérique du Nord. Sur les tiges des plantes aquatiques, les murs des écluses; vit aussi dans l'eau légèrement salée. Plumatella Tanganyikae Rousselet 1007, fig. 5. Distribution géographique : Afrique (Kalambo, Kassanga, Chamkaluki). Sur les pierres. Plumatella Philippinensis Kraepelin 1887, fig. 6. Distribution géographique : Océanie (iles Philippines). Plumatella emarginata Allman 1813-184 1, fig. 7. Fig. 7. — Plumatella emarginata statoblaste, gr. 60. Synonymes : Plumatella lucifuga Vaucher? 1801, Jullien 1885, Sclunidt 1885, Loppens 1006. Plum. fruticosa Allman 1843-1811. Plum. repens P.-J. van Beneden 1848. Plum. allmani Hancock 1850, Allman 1856. Plum. diffusa Leidy 1851, Allman 1856, Hyatt 1865-1866, Jullien 1885. — 162 — Plum. strie/ a Allman 1856. Plum. Aplini Mac Gillivrais 1860. Plum. princeps Kraepelin 1887, Davenport 1004. Alcyonetta Benedeni Allman 1850. Distribution géographique : Europe, Asie (Malacca, Japon), Afrique (Ugogo-Uniamwesi), Australie (Victoria), Amérique du Nord (Etats-Unis), Amérique du Sud (Brésil). Sur les plantes aquatiques. Var. Javanica Synonyme : Plumatella javanica Kraepelin 1900. Distribution géographique : Océanie (Java). Sur les feuilles des plantes aquatiques. Var. M use osa Kraepelin 1887 Distribution géographique : Europe (Allemagne). Entoure les tiges des plantes aquatiques. 3. Genre Hyalinella Jullien. Zoécies immergées sans ordre dans une masse gélatinoïde, transparente, formant des colonies adhérentes, amorphes ; stato- blastes elliptiques pourvus d'un appareil flotteur très développé; lophophore pourvu de 50 longs tentacules. Hyalinella Lendenfeldi. Zoécies courtes, très peu saillantes, très rapprochées, formant des colonies rayonnantes ou linéaires; statoblastes elliptiques pourvus d'un appareil flotteur. Hyalinella punctata. Hyalinella Lendenfeldi Ridley. Synonyme : Lophopus Lendenfeldi Ridley 1887. Distribution géographique : Australie (Nouvelle-Galles du Sud). Recouvre les tiges des plantes aquatiques. — 163 — Hyalinella punctata Hancock, fîg. , d'après Jullien. Famille Membraniporides Zoécies situées sur une seule l'ace, rangées en quinconce, par- fois en séries linéaires. Membranipora. Genre Membranipora Blainville. Colonie encroûtante; zoécies oblongues à la face ventrale entièrement membraneuse ; parois latérales calcaro-chitineuses ; deux épines aux coins supérieurs ; zoécies disposées en ruiin- conce ou sans ordre défini; lophophore pourvu de 20 tentacules. Membranipora membranacea. Colonie dressée ou encroûtante ; pas d'épines aux coins des zoécies : lophophore pourvu de dix à dix-sept tentacules ; hau- eur des colonies dressées, 5 à 13 millimètres. Var. erecta. Membranipora membranacea Linné, Rusk 1852. Blain- ville 1834. Hincks 1880, Loppens 1906. Synonymes : Flustra membranacea Linné, 17(57. Jonhston 1847. Flustra telacea Lainarck, 1835. — 178 — Distribution géographique : Europe (Belgique). Canaux à eau saumâtre, sur les murs dus ponts. Var. erecta Loppens 100(5, flg. 31. Var. A, Loppens 1003-1006. Fig. 31. — Mcinbranipora membranacea var. erecta, grand, nat. Distribution géographique : Europe (Belgique, France, Pays-Bas). Sur les tiges dus plantes aquatiques et sur les branches mortes. Cette variété vit dans les eaux saumàtivs des canaux, rivières et mares. BIBLIOGRAPHIE Cette liste ne contient que les ouvrages dont la date de publication est citée dans le texte. Allman, 1843. On plumatella repens : Reports of British Assoc Allman, 1843. Synopsis ofthe gênera and species ofzoophytes inhabiting the fresh waters of Ireland : Rep. Brit. Assoc. Allman, 1844, même ouvrage : Annals Mag. Nat. Hist. Allman, 1850. The Nat. Hist. of the genus Alcyonella : Proc. Roy. Irish Acad. Allman, 1856. A monograph of the Fresh water Polyzoa. London. Baek, 1745. 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Observations sur les tubulaires d'eau douce : Bull. soc. philom., an XII. LISTE ALPHABÉTIQUE DES ESPÈCES DÉCRITES (Les synonymes sont en italiques) Alcyonella anceps . Alcyonella articulata . Alcyonella Benedeni . Alcyonella diaphana' . Alcyonella flabellum . Alcyonella fungosa . Alcyonella fluviatilis . Alcyonella gélatinosa . Alcyonella stagnorum Alcyonella stagnorum Alcyonium fiuviatile . Arachnidium Ray-Lankesteri Arachnoidea Ray-Lankesteri Bell floicer animal. Cristatella lacustris . Cristatella magniftea „ Cristatella mirabilis Cristatella mucedo. Cristatella mucedo var. Idae Cristatella mucedo var. genuina Cristatella ophioidea . Cristatella vagans .... Der kleinere Federbuschpolyp Fedcrbuspolyp . Fredericella dilatata . Fredericella Cunnington Fredericella Duplessisi Fredericella regina Fredericella Sultana . Hislopia lacustris . Hyalinella Lcndenfeldi Hyalinella punctata . Hyalinella vesicularis Hyalinella vitrea . 1G0 170 162 170 160 1(50 1G0 100 160 1(35 160 174 174 165 168 168 168 168 168 168 H '.s 168 168 159 157 158 157 157 157 176 162 163 163 163 Kammpolyp. 159 Lophopodella Carteri . Lophopodella Thomasi Lophopus Bakeri . Lophopus cristallinus. Lophopus Iheringi. Lophopus Lendenfeldi Lophopus Trembleyi . Membranipora membranacea Naisa campanalata . 160 Nais a repens . 160 Naisa reptans .... . 165 Naisa sultana . 157 Norodonia Cambodgiensis . 176 Norodonia Sinensis . 177 Paludicella articulata. . 170 Paludicella Ehrenbergi . . 170 Paludicella elongata . . 170 Paludicella erecta . . 173 Paludicella Miilleri . . . . 171 Paludicella procumbens . . . 170 Pectinatella Carteri . . . 166 Pectinatella Davenporti . . . 166 Pectinatella gélatinosa . . 168 Pectinatella magnifica . . 167 Plumatella Allmani . . . 161 Plumatella Aplini. . . 162 Plumatella arethusa . . . 159 Plumatella Arethusa var. A Icy- onelloïde . . 158 Plumatella cristata . . . 166 Plumatella calcaria . . . 159 Plumatella campanulata . . 159 Plumatella casmiana . . . 159 Plumatella cristallina . . . 165 Plumatella coralloides . . 159 Plumatella diffusa . . . . . 161 Plumatella Dumorticri . . . 159 166 166 165 165 164 162 165 177 183 Plumatella elegans. . Plumatella emarginata Plumatella fruticosa . Plumatella hyalina . Plumatella javanica . Plumatella lopliopoidea Plumatella lucifuga . Plumatella lucifuga . Plumatella lucifuga . Plumatella nitida . Plumatella polymorpha Plumatella Philippinensis Plumatella princeps . Plumatella punctata . Plumatella repens . Plumatella repens . Plumatella stricta . Plumatella Sultana. . Plumatella Tanganvika Plumatella vitrea . Plumatella resicularis. 159 161 161 159 162 163 i:>7 159 161 159 159 161 1(52 163 158 161 162 157 161 164 163 Polype à panache Pottsiella ereota. Stephanella hin.i Tubipora i Tubularia Tubularia Tubularia Tubularia Tubularia Tubularia Tabulai ta Tubularia Tubularia Tubularia •epcns ciimpanulata campanulata crystallinà. gelatinosa . fungosa. . lucifuga repens . reptans . reptans. sultana. Urnatella_gracilis Victorella pavida . Victorella symbiotica 165 173 164 159 159 165 165 159 159 159 159 159 165 157 156 172 172 i a cÇ3 8i a a LES ENTOMOSTRACÉS DU CANTON DE NEUCHATEL (I) par Maurice Thiébaud, doc leur es sciences Travail fait au laboratoire de Zoologie de l'Académie de Neuchdtel INTRODUCTION L'étude faunistique d'une contrée a toujours tenté les zoolo- gistes, autant par l'intérêt et la variété du sujet que par son importance. Ces études monographiques, même très spéciales, peuvent facilement se rattacher à une question zoologique d'ordre général, soit biologique, soit zoogéographique. Chaque monogra- phie, même très modeste, pourvu qu'elle ait été traitée d'après un plan scientifique, est un élément qui, par comparaison avec d'autres, pourra donner naissance par la suite à un travail syn- thétique dont les conclusions nous frapperont par leur généralité. Ces monographies acquièrent donc d'autant plus de valeur qu'elles deviennent plus nombreuses, et permettent ainsi des comparaisons plus variées. Aussi, actuellement, le nombre de ces études est-il très élevé et bien des facultés (rétablissements d'instruction supérieure et des sociétés scientifiques proposent un travail de faunistique comme sujet de concours pour les prix qu'elles délivrent. La faune d'eau douce a bénéficié de ces dispositions et, en par- ticulier, les groupes des Entomostracés. Chaque année de nou- velles monographies apportent leur contribution à l'ensemble (1) Travail auquel la Faculté des sciences de l'Académie de Neuchâtel a décerné le prix Léon du Paquieh aux concours académiques de 1907. — 185 — déjà imposanl de nos connaissances sur la biologie et la distribu- tion de ces Crustacés. La Suisse avec sa richesse en lacs el cours d'eau, se prête mieux que fcoul antre pays à ces recherches. Cependant le nombre «les monographies à ce sujet est, encore assez restreint Depuis le travail de Jurine sur les Monocles des environs de Genève, il n'y a que les environs de Berne, IJale et Zurich, ainsi (pie quelques régions alpestres ({ni aient été explorés méthodiquement. J'ai essayé d'entreprendre cette étude pour le canton de Neu- châtel et m'y suis voué voilà plus de trois ans. Les résultats obtenus m'ont paru dignes d'être présentés, mais je sais mieux que tout autre que mon modeste travail ne prétend pas être com- plet et qu'il n'est qu'une contribution à la connaissance de la faune entomostracienne du canton. On sait combien ces études faunistiques recèlent de surprises, et qu'il faillirait tonte une vie, ci encore, pour prétendre faire un travail définitif! Le canton de Neuchàtel offre au zoologiste s'occupant de la fa 1 me d'eau douce, un champ d'étude assez varié. C'est le lac, dont l'étude faunistique demanderait à elle seule bien des années, puis les nombreux bassins situés soit dans la plaine, au niveau du lac, soit dans les vallées du Jura, ou même encore sur les flancs ou les sommets de cette chaîne. Ces eaux sont situées à des altitudes variant entre 430 mètres et 1,300 mètres et sont de nature très diverse : bassin de lac, ancien cours de rivière, étangs, mares peu profondes, fossés d'exploitation de tour- bières, etc. Aussi y ai- je pu récolter un nombre assez considé- rable d'espèces, dont quelques raretés. Je ne saurais assez remercier ici, mon cher maître M. le prof. Fuhrmann, pour les conseils qu'il m'a donnés, pour l'intérêt avec lequel il a suivi nies recherches et m'a procuré les nom- breuses publications qui m'étaient nécessaires. Je remercie aussi ires vivement M. le D r Stingelen, à Olten, le spécialiste bien connupour l'étude des Cladocères, et M. Th. Delachaux, peintre à Interlaken, qui a bien voulu me communiquer ses albums, où nombre d'Entoinostracés du canton sont dessinés avec un art et une fidélité remarquables. Technique. — J'ai toujours travaillé sur du matériel vivant, méthode la plus recommandable. Par le fixage, les animaux tués se mêlent à la vase, aux débris organiques, aux feuilles que le filet recueille, et il est très difficile de les en séparer. D'autre part, certains animaux tués sont pour ainsi dire impossible à — 186 — déterminer. Les animaux vivants, au contraire, se récoltent faci- lement, les différentes espèces de Cladocères, par exemple, pour peu que l'on ait une certaine pratique, se distinguent déjà à l'œil nu dans le récipient où ils nagent. Le matériel apporté au laboratoire, aussi rapidement que possible, est versé dans un vase ou dans un cristallisoir d'assez grand diamètre. Je laisse reposer un certain temps, puis recueille d'abord les organismes nageurs, au moyen d'une pipette ou avec un petit filet. Les divers Entomostracés péchés ne se montrent pas tous ensemble; certains, en particulier les Harpacticides, restent un certain temps dans la vase et ce n'est souvent . F. M., var. similis Lill.i. ; 11. Latona setifera (1) Hyalodaphnia kahlbergensis Schoed . — 188 — 0. F. M.; 12. Lathonoura rectirostris 0. F. M.; 13. Eury- cercus lamellatus 0. F. M.; 14. Camptocercus rectirostris Schoedler; 15. Acroperus harpae Baird; 16. Acroperus harpae Baird, var. frigida Ekman; 17. Acroperus neglectus Lillj.; 18. Lynceus affinis Sars; 19. Lynceus costatus Sars; 20. Lynceus guttatus Sars; 21. Lynceus guttatus Saks, var. tuberculatus Kuy. ; 22. Lynceus rectangulus Sars; 23. Lynceus rostre tus Koch; 21. Graptoleberis testudi- naria Fischer; 25. Alonella exigua Lillj.; 26. Alonella nana Baird; 27. Pleuroœus hastatus Sars = (P. laevis Sars); 28. Pleuroœus trigonellus 0. F. M.; 29. Pleuroœus aduncus Jurine; 30. Pleuroœus uncinatus Baird = P.per- sonatus Schôdler; 31. Peracantha truncata 0. F. M.; 32. Chydorus globosus Baird; 33. Chydorus s pli aériens 0. F. M.; 34. Chydorus piger Sars; 35. Anchystropus emar- ginatus Sars; 36. Leptodora hyalina Kurz. Copépodes 1. Diaptomus gracilis Sars; 2. Cyclops f usais Jurine; 3. Cyclops albidus Jurine; 4. Cyclops prasinus Fischer; 5. Cyclops varius var. brachiurus Lillj. ; 6. Cyclojis varius var. speratus Lillj. ; 7 . ( 'yclops macruroïdes Lillj. , 8. Cyclops macrurus Sars; 9. Cyclops affinis Sars; 10. Cyclops phale- ratus Koch; 11. Cyclops fîmbriatus Fischer; 12. Cyclops Leuckarti Claus; 13. Cyclops viridis Jurine; 14. Cyclops varicans Sars; 15. Cyclops bicolor Sars; 16. Cantho- camptus slaphythi us Jurine; 17. Canthocamptus minutus Tlaus; 18. Canthocamptus crdksus Sars; 19. Cantho- camptus pygmaeus Sars; 20. Canthocamptus zschokkei Schmeil; 21. Canthocamptus spec; 22. Ergasilus spec; 23. Argulus foliaceus L. Ostracodes 1. Herpetocypris replu us Baird; 2. Cypridopsis vidua 0. F. M.; '■>. Cypria eœsculpta Fischer; l. Cypria ophthal- iii icu Jurine; 5. Candonopsis Kingsleii Brady et Roberts; (>. Candona marchica Hartwig; 7. Candona candida Vavra; 8. Metacypris cordata Brady e1 Hoberts var. neoco- mensis Thiébaud ; '.». Darwinula Stevensoni Brady et Roberts. — 189 — 2. Mare de Souaillon près Saint-Biaise Altitude : 132 mètres Mare artificielle assez profonde, à végétation abondante^ 'arex, Typha) e1 communiquanl avec le lac de Saint-Biaise par un peiii canal. Une pèche faite en juin 1 '. >0G m'a donné les Ento- mostracés suivants : Cladocères 1. Simocephalus vetulus 0. F. M.; 2. Scapholeberis mucronata 0. F. M.; 3. Ceriodaphnia megalops Saks; 1. Ceriodaphnia rotunda Sars; 5. Ceriodaphnia pulchella Saks; i>. Lynceus affinis Sars; 7. Pleuroxus aduncus Jurine; 8. Peracantha truncata 0. F. M. Copépodes 1. Cyclops fusais Jurine; 2. Cyclops àlbidus Jurine; 3. Cyclops prasinus Fischer; 4. Cyclops serrulatus Fischer; .". Cyclops Leuckarti ('lacs; 6. Cyclops Dyboioskii Lande. Ostracodes 1. Notodromas monacha 0. F. M.; 2. Cypridopsis vidua o. F. M. 3. VieiUe Thielle Altitude : 430 mètres Littéral irre : Delachaux (1), Thiébaud (6), page 625. C'est l'ancien lit de la Thielle entre Thielle et le Landeron. L'eau, toujours trouble, à courant très faible, se réchauffe beaucoup en été et permet l'établissement d'une flore luxuriante, propice au développement de la faunule aquatique. Six pèches faites d'avril à octobre 1906 m'ont permis de constater les espèces suivantes ; Cladocères 1. Sida cristallina 0. F. M.; 2. Simocephalus vetulus Schoedler; 3. Simocephalus serrulatus Koch ; 4. Scapho- leberis mucronata 0. F. M.; 5. Ceriodaphnia megalops Sars; 0. Ceriodaphnia pulchella Sars; 7. Bosmina longi- 4 — 190 — rostris var. cornuta Jurinb; S. Lathonoura rectirostris (). F. M. ; 9. Ilyocryptus sordidus Leévin; 10. Eurycercus lamellatus 0. F. M. ; 11. Acroperus harpae Baird ; 12. Lynceus affinis Sars ; 13. Lynceus costatus Sars ; 14. Lynceus guttatus Sars : 15. Lynceus rectangulus Sars; 10. Lynceus rostratus Koch ; 17. Graptoleberis testudina- ria Fischer; 18. Alonella nana Baird; 19. Pleuroxus laevis Sars; 20. Pleuroxus trigonellus 0. F. M. ; 21. P/at- roxus aduncus J urine ; 22. Peracantha truncatus < >.F.M. ; 23. Chydorus globosus Baird; 24. Chydorus sphaericus 0. F. M. ; 25. Monospilus dispar Sars; 26. Polyphemus pediculus L. Copépodes 1. Cyclops fuscus Jurine; 2. Cyclops albidus Jurine ; 3. Cyclops prasinus Fischer; 4. Cyclops serrulatus Fischer; 5. Cyclops ma cru rus Sars ; 0. Cyclops affinis Sars : 7. Cyclops phaleratus Koch; 8. Cyclops fimbriatus Fischer; 9. Cyclops Ijeuckarti Claus ; 10. Cyclops viridis Jurine; 11. Cyclops vernalis Fischer; 12. Cyclops bicolor Sars; 13. Canthocamptus staphylinus Jurine; 14. Canthocamp- tus minutus Claus; 15. Canthocamptus northumbricus Brady. Ostracodes 1. Notodromas monacha 0. F. M. ; 2. Cyprois marginata Strauss; 3. Bolerocypris fasciata 0. F. M. : 4. Cypridop- sïs vidua 0. F. M. ; 5. Cyclocypris laevis 0. F. M. ; 0. Cyprïa cxsculpfa S. Fischer; 7. Cypria ophthalmica Jurine ; 8. Candonopsis Kingsleii Brady et Roberts ; 9. Candona candida Vavra ; 10 Limnicythere sancti- patricii Brady. 4. Mare à la gravière de Cressier Une pêche très rapide, faite le 3 juin 1900, m'a donné les inté- ressants cladocères suivants : 1. Simoccphalas vetulus Schoedler ; 2. Lathonoura rec- tirostris 0. F. M. ; 3. Lynceus quadrangularis 0. F. M. — M» — 5. Lac de Neuchâtel Altitude : 432 mètri s. Une exploration mçthodique du lac exigerait bien tics années de recherches. Les quelques résultats que j'indique ici ne doivent donc être envisagés que comme une modeste contribution. Pour plus de commodité e1 de clarté, j'examinerai successivement les trois régions du lac. A. Région pélagique Littérature : Fuhrmann (2) ; Burckhardt (12). Cladocères 1. Sida limnetica Burckhardt ; 2. Diaphanosoma bra- chyurum Liévtn ; 'S. Daphnie/ hyalina Leydig, formes diverses : 4. Ceriodaphnia pulchella Sars ; 5. Bosmina lon- girostris <>. F. M. ; 0. Bosmina longirostris forme cornuta Jurine ; 7. Bosmina coregoni Baird(I); 8. Bythotrephes longimanus Leydig ; 9. Leptodora hyalina Lillj. Copépodes 1. Diaptomus gracilis Sars; 2. Diaptomus laciniatus Lillj.; 3. Cyclops strenuus Fischer ; 4. Cyclops Leuckarti Claus. B. Région littorale Littérature : Stingelin (3) 1901. Stingelin, en été 1900, a étudié la faune crustacéenne du lac de Neuchâtel, entre Yverdon et Grandson. Voici la liste des espèces récoltées : Cladocères 1. Sida cristattina O.F.M. ; 2. Diaphanosoma brachyu- rum Liévin : 3. Daphnia longispina 0. F. M. ; 4. Daphnia hyalina Leydig; 5. Scapholeberis mucronata 0. F. M.; o. Bosmina longirostris, var. cornuta Jurine ; 7. Bosmina (1) D'après Stingelin, Bosmina longispina Leydig et Bosmina obtusirostris Sak<, var. lacustris Sars. — 192 — coregoni, var. neocomensis Burckhardt; 8. Eurycercus lamellatus 0. F. M.; 9. Acroperus angustatus Saks; 10. Alonopsis elongata. Saks: 11. Lynceus affînis Sars ; 12. Lynceus guttatus Sars; 13. Lynceus rostratus Saks: 14. Leptorhynchus falcatus Saks: 15. Alonella nnna Baird; lf). Alonella excisa Fischer; 17. Pleuroœus personatus SCHOEDLER ; 18. l'Cfdcd ntlia li'iincdhi 0. F. M. ; 19. ChydO- rus sphaericus < >. F. M. ; 20. Monospilus dispar Saks. Copépodes 1. ([i/rfoj'.s albidus Jurine; 2. Cycleps serrulatus Fischer; 3. Cyclops strenuus Fischer; 4. Cyclops Leuckarti Claus; 5. Diaptomus gracïlis Sars; 6. Diaptomus laciniatushiLLS. ; T. Canthocamptus staphylinus Jurine. Ostracodes 1. Cypridopsis vidua 0. F. M. ; 2. Cypridopsella villosa Jurine; '■>. Cyclocypris laevis <>. F. M. J'ai retrouvé presque toutes ces espèces dans la zone littorale, près de Neuchâtel. Mais j'ai surtout étudié la faune d'un endroit bien délimité du lac, à savoir sa partie située derrière la digue de la ligne de chemin de fer, la Directe-Neuchâtel- Berne, prés de Saint-Biaise. Cette partie séparée du lac mais communiquant cependant avec lui par une ouverture de la digue, s'est transformée en une grande mare peu profonde (l m 50) à riche végétation. Quatre pèches faites en 1906 m'ont donné les Entomostracés suivants. (Dans la suite de ce travail j'indiquerai cette st.-ition par l'expression : Fossés de la Directe.) Littérature : Thiébaud (•'>). Cladocères 1. Sida cristallina 0. F. M.: 2. Diaphanosoma brachyu- rum Liévin; 3. Simocephalus vetulus Schoedler; l. Simo- cephalus serrulatus Koch; 5. Scapholeberis mucronata 0. F. M.: <;. Ceriodaphnia pulchella Saks: t. Ceriodaphnia laticaudata P. F. M.; s. Ceriodaphnia reticulata Jurine; '.t. Bosmina longirostris cornuta Jurine; 10. Eurijcercns lamellatus <>. F. M.; 11. Ao-njtcruH angustatus Sars; 12. Acroperus harpae Baird; 13. Alonopsis elongata Sars; 14. Lynceus affînis Leydig ; 15. Lynceus guttatus Sars; — 193 — Jii. Lynceus rectangulus Saks; 17. Alonella nana Baird; L8. Pleuroxus trigonellus . F. M.; 19. Peracantha trun- cata 0. F. M.: 20. Chydo?'us sphaericus <>. F. M.; -2\. Chydo- rus globosus Baird; 22. Monospilus dispar Saks; 23. Anchy- stropus emarginatus Saks; 24. Polyphemus pediculus L. Copépodes 1. Cyclops albidus Jurine; 2.Cyclops serrulatus Fischer: :;. Cyclops Leuckarti Claus; 1. Cyclops vernalis Fischer; 5. Cyclops bicolor Saks; 6. Canthocamptus staphylinus Jurine. Ostracodes 1. Cypris incongruens Ramdohr; 2. Herpeiocypris rep- tans Baird; :î. Cypridopsis vidua <». F. M.; 4.Cypridopsella villom Jurine; 5 Paracypridopsis variegata Brady et Nor- man; 6. Cyclocypris laevis 0. F. M.; 7. Candona caudata Kaufmann; 8. Candona candida Vavra; 0. Lymnicythere serrata no\ . spec. G 7 . Foni du lac Littérature : Kaufmann (34), pages 339, 354; Thiébaud(6), page 62<3. La profondeur à laquelle les espèces ont été trouvées étant très importante à connaître, je l'indiquerai pour chacune d'elles. Le matériel récolté dans i\v> pèches profondes de 100 mètres provient de la collection Fuhrmann. Cladocères i.Macrothrix hirsuticornis Normann, 40m. ; 2. llyocryp- tus acutifrons Saks, 20 m. ; 0. Ilyocryptus sordidus Liévin, 10 m.; l. Lynceus a flînis S ars, fini., 20 m., 05 m., ~~> in., 120 m.; 5. Lynceus costatus Saks, 35 m.; 6. Leydigia qua- drangularis Leydig, lu ni.; t. Pleuroxus aduncus Jurine, 2i) in.; 0. Peuroxus personatus Schôdler, 40 m.; 0. Chy- dorus sphaericus O. F. M., 20 m., 30 m., 40 ni., 65 m. ; 10. Chydorus piger Saks. 20 ni., 30 m., 40 in. ; 11. Monospilus dispar Saks, 20 m. Copépodes \. Cyclops albidus Jurine, 20 m.; 2. Cyclops varius,va,r. — 194 — speratus Lillj, 20 m.; 3. Cyclops fimbriatus, 6 m., 20 m.; 4. Cyclops phaleratus Koch, 40 m., 15 m.; 5. Canthocamp- tus staphylinus Jurine, m., 20 m.; (3. Canthocamptus minutus Claus, 20 m., 80 m., 40 m.; 7. Canthocamptus cras- sus Sars, 6 m., 20 m., 40 m.; 8. Canthocamptus pygmaeus Sars, (3 m., 20 m.; 9. Canthocamptus Zschohkel Sciimeil, 30m.; 10. Canthocamptus Schmeili,xnv.b?>eriseta Thiébaud, 20 m., 30 m., 40 m.; 11. Canthocamptus SchmeiU, var. hamata Sciimeil, 40 m., 05 m., 100 m.; 12. Canthocamptus echinatus ,var . luenensis Schmeil,35 m., 100 m.; 13. Cantho- camptus spec. Jurine. A remarquer la richesse en espèces d'Harpacticides. Ostracodes 1. Cypridopsis vidua 0. F. M., 35 m.; 2. Ci/pria ophthal- mica, Jurine, 20 m., 80 m.; 3. Ilyocypris lacustris Kaufmann, 20m.; 4. Candona candida Vavra, 6 m., 20 m., 40 ni.; 5. Candona Studeri Kaufmann, 20 m., 85 m., (30 m.; 5. Lim- nicythere sancti-patricii Brady et Roberts, jusqu'à 75 m. (d'après Kaufmann, 60 m.); 7. Cytheridea lacustris Sars jusqu'à 60m. (Kaufmann). 6. Mares àlaTène C( s mares sont situées sur les grèves du lac et leur existence dépend du niveau de celui-ci. Elles n'existent que pendant la période des hautes eaux. Elles sont souvent recouvertes de débris végétaux qui s'y décomposent et d'une grande' quanti té de hannetons qui s'y sont noyés de sorte que l'eau est contaminée par ces matières en décomposition. Deux pêches en juin et en août 1906. Cladocères 1. Sida cristallina 0. F. M.; 2. Simocephalus relu lus (). F. M. ; 3. Scapholeberis mucronata <>. F. M. ; 4. Cerio- daphnia rotunda Saks; 5. Ceriodaphnia reticulata Jurine; 6. Ceriodaphnia pulchella Sars; 7. Bosmina longirostris l'orme cornuta, Jurine; 8. Eurycercus lamellatus 0. F. M.; 1). Alonopsis elongata Sars; lu. Lynceus rectangulus Sars; 11. Chydorus sphaericus <>. F. M.; 12 Monospilus dispar Sars. — 195 — Copépodes L. Cyclops fuscus Jurine; 2. Cyoclps Leuckarti Claus; 3. Cyclops vernalis Fischer; l. Cyclops strenuus Claus. Ostracodes l. Gypris incongruens Rahmdor, très abondant. 7. Bassin du Jardin botanique de l'Académie Dans ce bassin, garni do plantes aquatiques, j'ai trouvé les espèces suivantes : Gladocères 1. Simocephalus vetulus 0. F. M. ; 2. Lathonoura recti- rostris <>. F. M.; 3. Graptoleberis testudinaria Fischer; 4. Alonella nana Baird; 5. Chydorus sphaericus 0. F. M. Copépodes 1. Cyclops albidus Jurdïe ; 2. Cyclops prasinus Fischer. Ostracodes 1. Candona Fuhrmanni nov. spec. 8. Mares au bord du lac de Neuchâtel entre Auvernier et Colombier ( îes mares, peu profondes, sont sans communication avec le lac. Gladocères 1 . Daphnia pulex < >. F. M. ; 2. Daphnia longispina 0. F. M.; 3. Simocephalus vehdusO. F. M.; 4. Ceriodaphnia reti- culata Jurine; 5. Eurycercus lamellatus 0. F. M. ; 6. Lyn- ceus affinis Sars; 7. Pleuroxus aduncus Jurine; 8. Pleu- roxus trigonellus 0. F. M. ; 9. ChydorussphaericusO. F. M. Copépodes 1. Diaptomus ///- phemus pediculus L. Copépodes 1. Diaptomus gracïlis Saks; 2. Cyclops albidus Jurine; 3. Cyclops serrulatus Fischer; t. Cyclops Leuckarti Claus; — 197 — 5. ( tyclops strehuus Claus; 6. ( 'yclops bicolorSABS; 7. Cyclops fimbriatus Fischer; 8 e1 9. Deux espèces de Canthocamptus. Ostracodes 1. Limnicythere neocomensis Zschokke = (C. sancti-pat- ricii) : 2. ( 'ypris ^\»'r. J'ai complété ces listes par les espèces suivantes : Cladocères 18. Macrothrix laticornis Jurine; 19. Ilyocryptus sordi- dus Liévin; 20. Camptocercus rectirostris Schoedler; 21. Lynceus affinis Sars ; 22. Lynceus rostratus Koch; 2.'!. Pleuroxus uncinatus Baird; 21. Chydorus globosws I îAïKD ; 25. Chydorus piger Sars. Copépodes H). Cyclops affinis Sars; il. Canthocamptus minutus Claus; 12. Canthocamptus crassus Sars ; 13. Canthocamp- tus northumbricus Bradt. Ostracodes :!. Cypridopsis vidua 0. F. M.; 4. Cypria ophthalmica Jurine; ô. Candona Furhmanni nov. sp. 1 1 . Etangs des Goudebas près les Brenets Ces étangs, se desséchant chaque été, sont situés à L'embou- chure «lu Bied, dans le Doubs, à la frontière française. Ils sont séparés du Doubs par le talus soutenant la route conduisant a Morteau. Au mois de juin, ces étangs sont garnis d'une végé- tation très touffue de Potamogeton, Myriophyllum, Ranuncu- lus, etc. Cladocères 1. Simocephalus vetulus 0. F. M. ; 2. Ceriodaphnia pul- chella Sars; 'S. Ceriodaphnia reticulata Jurine; 1. Chydo- rus sphaericus 0. F. M. Copépodes 1. Cyclops fuscus Jurine; 2. ('i/clo/ts varius, var. brachyu- rwsLiLU.;3. Cyclops varius, var. speratus Lillj.; i. Cyclops — 198 — Leuckarti Claus; 5. Cyclops Dybowskii Laude; 6. Cyclops viridis Jurine ; 7. Cyclops strenuus Claus; 8. Cyclops ver- nalis Fischer; 9. Canthocamptus staphylinus Jurine. Ostracodes 1. Cyclocypris laevis 0. F. M. ; 2. Cypris afjïnis reticulata Fischer; 3. Candona marchiça Hartwig. ; 4. Candona can- dida Vavra. 12. Marais de la Sagne et des Ponts Altitude : 1,050 mètres Littérature : Thiébaud (G). Les tourbières de la Sagne et des Ponts forment un haut marais d'une très grande surface. L'exploitation de la tourbe donne naissance à des fossés qui se remplissent d'une eau bru- nâtre favorable au développement de certaines algues filamen- teuses. A la limite du marais se trouvent des entonnoirs nommés dans le pays •• emposieux ••, par où s'écoulent très lentement les eaux qui viennent du marais. Ce sont ces fossés d'exploitation et ces emposieux que j'ai explorés à trois reprises et qui m'ont donné les intéressantes listes suivantes : Cladocères 1. Daphniapulex 0. F. M.; 2. Simocephalus eœspinosus Kocii, var. congener; 3. Ceriodaphnia reticulata Jurine; 1. Ceriodaphnia reticulata, var. Kurzi Stingelin;5. Cerio- daphnia rotunda Sars; 6. Cerio'daphnia quadrangula (). F. M.; 7. Acantholeberis curvirostris 0. F. M.; 8. Stre- blocerus serricaudatus Fischer; 9. Alonella excisa Fischer; lo. Lynceus rectangulus Sars; 11. Chydorus talus Sars; 12. Chydorus sphaericus 0. F, M. Copépodes 1. Cyclops fuscus Jurine ; 2. Cyclops varius var. brachyu- rus Lillj. ; 3 Cyclops a/finis Fischer; 4. Cyclops phaleratus Kocii ; 5. Cyclops viridis Jurine; . F. M.; 4. Cypridopsella villosa Jurine; 5. Cypridopsella elongata Kaufmann; i). Cyclocypris laevis 0. F. M.; 7. Cypria ophthalmica JURINE. 13. Marais de la Brévine Ces marais, situés à une altitude de 1,070 mètres, offrent les mêmes particularités que ceux delà Sagne. Aussi, bien que jen'y aie pèche qu'une seule fois, y ai-je trouvé à peu près la même faune. Cladocères 1. Simocephalus exspinosus, var. congener Kocir; 2. Ce- riodaphnia reticulata Jurine ; 3. Ceriodaphnia reticulata var. Kurzi Stingelin ; 4. Streblocerus serricaudatus Fis- cher; 5. Lynceus costatus Sars; 6. Alonella excisa Fischer; 7. Chydorus sphaericus 0. F. M. Copépodes 1. Cyclops var lus, var. brachyurus Lilljeborg; 2. Can- thocamptus rubellus Lilljeborg ; 3. Canthocamptus arc- ticus Lilljeborg. Ostracodes 1. Notodromas monacha CF. M.; 2. Cypria ophthal- mica Jurine; 3. Cypridopsella villosa Jurine. 11. Lacd'Etallières près la Brévine Altitude : 1,040 mètres La légende attribue la formation de ce lac à un effondrement. Mais l'examen scientifique permet de constater qu'il est dû à un remplissage morainique d'un ancien emposieux servant à l'écou- lemenl des eaux. Actuellement celles-ci s'écoulent par un empo- sieux supérieur sur l'emplacement duquel se trouve un moulin. Je n'ai malheureusemenl péché qu'une fois, le 8 août 1906, dans ce lac, que sa flore et son altitude rendent très intéressant. 200 Cladocères 1. Sida cristallina 0. F. M.; 2. Simocephalus vetulus 0. F. M.; 3. Scapholeberis mucronata 0. F. M. très abon- dante; 4. Ceriodaphnia pulchella Sars; 5. Bosmina longi- rostrisO. F. M., var. cornuta Jurine; 0. Eurycercus lamel- latus 0. F. M.; 7. Acroperus harpae Baird; S. Lynceus costatus Sars; 9. Lynceus a ffinis Sars; 10. Lynceus ros- tratus Koch; 11. Chydorus globosus Baird; 12. Chydorus sphaericus 0. F. M. Copépodes 1. Cyclops macrurus Sars; 2. Cyclops viridis Jurine; 3. Canthocamptus minutus Clavs; 1. Canthocamptus cras- sus Sars; 5. Canthocamptus pygmaeus Sars; 6. Cantho- camptus spec. Ostracodes 1. Notodromas monàcha 0. F. M.; 2. Cypridopsis vidua 0. F. M. 15. Mare sur Sommartel Cette mare située au-dessus du Locle, à 1,150 mètres d'alti- tude, esi très peu profonde et recouverte de Potamogeton. Une pèche faite le 28 août 1906 m'a donné 1rs espèces suivantes : Cladocères 1. Ceriodaphnia laticaudata P. F. M. livs abondante; 2. Ceriodaphnia reticulata Jurine; 3. Chydorus sphaericus o. F. M. Ostracodes J. Cyclops varius Lilljebôrg; 2. Cyclops viridis Jurine; :!. Canthocamptus mi mil un Claus très abondant. Ostracodes 1. Cypria ophthalmica Jurine. — 201 li). Mare aux Ravières près le Locle Cette mare assez profonde esl située dans un très petit marais de pente. Une pêche du 20 aoîil 1906 m'a fourni les espèces sui- vantes : Cladocères 1. Simocephalus eœspinosus, var. congener Koch; 2. Ce- riodaphnia reticulata var. Kurzi Stingelin. Copépodes 1. Cyclops l'usais Jurine; 2. Cyclops Dybowskii Lande abondant; ::. Cyclops viridis Jurine ; 4. Cyclops varicans S vus (var.) voir page 221. Ostracodes 1. Notodromas monacha <">. F. M.; 2. Cypria ophthalmica Jurine. 17. Etangs de la Bonne-Fontaine Altitude : 1,000 mètres Ces étangs artificiels, peu profonds et dont on exploite la glace, sont situés près de la Chaux-de-Fonds. En mai 1900, j'y ai récolté les espaces suivantes : Cladocères t. Ceriodaphnia pulchella Sars; 2. Acroperits harpae Baird; :!. Lynceus costatus Sars; 4. Lynceus rectangulus Sars; 5. Chydorus globosus Baird; 6. Chydorus sphqericus O. F. M. Copépodes 1. Cyclops albidus Jurine; 2. Cyclops n/Jin/s Saks; :; Cyclops phaleratus Koch; 4. Cyclops Leukarti Claus; ."». Cyclops strenuus Claus; 6. Cyclops bicolor Sars; 7. Cyclops viridis Jurine. Ostracodes 1. Cypridopsis viduaO. F. M. — 202 — 18. Etangs des Crosettes Altitude : 1,()00 mètres Ces trois étangs situés prés de la Chaux-de-Fonds ne sont que temporaires et se dessèchent en été, sauf un dont le niveau reste à peu près toujours constant. Je les ai explorés à deux reprises le 30 avril et le 25 juin 1906. Cladocères 1. Daphnia pulex 0. F. M.; 2. Simocephalus vetulus O. F. M.; 3. Lynceus guttatus Sars; 4. Chydorus sphae- ricus O. F. M. Copépodes 1. Cyclops fuscus Jurine ; 2. Cyclojis varius, var. brachy- urus Lill.teborg ; 3. Cyclops varius var. speratus Lill.ie- borg; 4. Cyclops phaleratus Koch; 5. Cyclops Leuckarti Claus; (5. Cyclops strenuus Claus; 7. Canthocamptus stap- li i/l 'm us Jurine; 8. Canthocamptus minutus Claus. 19. Mares situées sur la chaîne de Pouillerel Altitude : 1,230 mètres — 1,250 mètres Littérature : Thiébaud et Favre (5) Je renvoie le lecteur au travail cité ci-dessus pour les détails sur la faune de ces mares. J'ai encore exploré une mare non étudiée dans ce travail, ce qui m'a permis d'augmenter la liste du Cyclops bicolor trouvé donc à une altitude de 1,250 mètres. Cladocères 1. Daphnia longispina O. F. M.; 2. Daphnia pulex, var. obtusa Kurz; 3. Simocephalus vetulus O. F. M. ; 4. Ceriodaph- ni a reticulata Jurine; 5. Ceriodaphnia reticulata var. Kurzi, Stingelin; G. Lynceus costatus Sars; 7. Lynceus (fiitt/it/i.s Sars; 8. Peracantha I ru natta O. F. M.; 9. Chydo- rus sphaericus < > F. M. Copépodes 1. Cyclops fuscus Jurine; 2. Cyclops serrulatus Fischer — {Cyclops varius et variétés); 3. ( 1 yclop)S phaleratus Koch ; — 203 i. Cyclops fimbriatus Fischer; 5. Cyclops Leuckarti Ci. .vus; 6. Cyclops Uybowskii Laude; t. Cyclops strenuus Fischer; 8. Cyclops viridis Jurine; 9- Cyclops vernalis Fischer; 10. Cyclops languidus Saks; il. Cyclops bicolor Saks; L2. Canthocamptus minutus Claus; 13 Canthocamptus crassus Sars; l i. Canthocamptus pygmaeus Sars; 15. Cton- thocamptus gracilis Saus. Ostracodes 1. Notodromas monacha 0. F. M.; 2. Cypris incon- gruens Rauw; 3. Cyclocypris h/cris 0. F. M.; 4. Cypria ophthalmica Jurine; 5. Candona candida Vavra. DEUXIEME PARTIE Dans cri le seconde partie de mon travail, j'établis la liste dr^. Entomostracés du canton avec leurs stations. Cladocères 1. SidacristallinaO.F.M.. Lac de Saint-Biaise, Vieille- Thielle. Lac de Neuchàtel (littoral), Directe, Doubs, Lacd'Etallières. 2. Sida crystallina 0. F. M., var. Umnetica Burckhard. Lac de Neuchàtel, région pélagique. 3. Diaphanosoma brachyurum Liévin. Lac de Saint - Blaise, Lac de Neuchàtel, Fossés de la Directe, Doubs. 1. Latona setifera 0. F. M. Lac de Saint-Biaise (Dela- chaud). 5. Daphnia pulex 0. F. M., Mare à Auvernier, Etablisse- ment de pisciculture, Marais delaSagne, Crosettes. 6. Daphnia pulex 0. F. M. var. obtusa Kurz. Pisciculture, Pouillerel. 7. Daphnia longispina 0. F. M. Lac de Neuchàtel (Stin- gelin), Pouillerel. 8. Daphnia hyalina Letd. et variétés locales. Lac de Saint- Biaise, Lac de Neuchàtel. 9. Daphnia hyalina Leyd., var. galeata Héllich. Doubs- (Zschokke). — 204 — 10. Eyalodaphnia aucullata Sars : (Daphnia Kahïber- gensis SchœdlerJ. Lac de Saint-Biaise (pél.). 11. Simocephalus vetulus CF. M. Lac do Saint- Biaise, Souaillon, Vieille-Thielle, Lac de Neuchâtel, Têne, Pisciculture, Doubs, Auvernier, Goudebas, Crosettes, Pouillerel, Lac d'Etallières. 12. Simocephalus eœspinosus, var. congener Koch. Marais des Ponts, de la Brévine, Ravières. 13. Simocephalus serrulatus. Fossés de la Directe, Vieille- Thielle. 11. Scapholeberis mucronata 0. F. M. Lac de Saint- Blaise, Souaillon, Vieille-Thielle, Lac de Neu- châtel (Stingelin), Fossés de la Directe, Têne, Doubs, Lac d'Etallières. \:>. Ceriodaphnia megalops Sars. Souaillon, Vieille- Thielle. 16. Ceriodaphnia laticaudata P.-E. Muller. Lac de Saint- Biaise, Fossés de la Directe, Sommartel. 17. Ceriodaphnia rotunda Saks, Souaillon, Têne, Ma- rais des Ponts. 18. Ceriodaphnia reticulata Jurine. Lac de Saint-Biaise, Fossés de la Directe, Auvernier, Tène, Goude- bas, Marais «les Ponts, Marais de la Brévine. Pouillerel. 19. Ceriodaphnia reticulata Jurine, var. Kurzi Stix<;elin. Marais dé la Sagne, Marais de la Brévine, Ravières, Pouillerel. 20. Ceriodaphnia pulchella Sars. Lac de Saint- Biaise, Souaillon, Vieille-Thielle, Lac de Neuchâtel, Fossés de la Directe, Tène, Doubs, Goudebas. Lac d'Etallières, Bonne- Fontaine. 21. Ceriodaphnia quadrang.ula 0. F. M. Lac de Brenets (Zsciiokke, Burckiiardt), Marais des Ponts. 22. Bosmina longirostris 0. F. M. var. similis (Lill.teborg). Lac de Saint -Biaise. 23. Bosmina longirostris 0. F. M., var. cornuta Jurine. Vieille-Thielle, Lac de Neuchâtel (Stingelin), Tène, Doubs, Lac d'Etallières. 24. Bosmina longispina Leydig. Lac de Neuchâtel (litt.), Doubs (?). 25. Lathonoura rectirostris 0. F. M. Lac de Neuchâtel, — 205 -* Vieille -Tliielle, Gravières de Cressier, Jardin botanique de l'Académie. 20. MacroUiriv hirsuticomis Normann. Lac de Neuchà- tel, l'aune profonde. 27. Macrothrix laticornis Jurine. Doubs. 28. Stréblocerus serricaudatus Fischer. Marais des Ponts, Marais de la 1! révine. 29. Acantholeberis curvirostris F. M. Marais des Ponts. 30. llyocryptus sordidus Liévin. Vieille-Thielle, Doubs. 31. Byocryptus aôutifrons S ars. Lac de Neuchàtel (fond). 32. Eurycercus lamellatus. 0. F. M. Lac de Neuchàtel, Lac de Saint- Biaise, Vieille-Thielle. Fossés de la Directe, Au ver nier, Doubs, Lac d'Etal lier es. 33. Camptocercus rectirostris Schoedler. Lac de Saint- Biaise, Doubs. 34. Acroperus harpae Baird. Lac de Saint-Biaise, Vieille- Thielle, Lac de Neuchàtel, Fossés de la Directe, Doubs, Lac d'Etallières, Etangs de la Bonne- Fontaine. 35. Acroperus harpae Baird, var. frigida Ekman. Lac de Saint-Biaise. 36. Acroper us neglectus Lilljeborg. Lac de Saint-Biaise. 37. Acroperus angustatus Sars. Lac de Neuchàtel (Stin- gelin), Fossés de la Directe. 38. Alonopsis elongata Sars. Lac de Neuchàtel, Têne. 39. Leydigia quadrangularis Leydig. Lac de Neuchàtel (l'aune profonde). 40. Lynceus quadrangularis 0. F. M. Gravières de Cres- sier. 41. Lynceus affinis Sars. Lac de Saint-Biaise, Souaillon, Vieille-Thielle, Lac de Neuchàtel, Fossés de la Directe, Mares d'Auvernier, Doubs, Lac d'Etal- lières. 42. Lynceus costatus Sars. Lac do Saint-Biaise, Vieille- Thielle, Lac d'Etallières, Etangs de Bonne- Fon- taine, Pouillerel. 43. Lynceus guttatus Sajrs. Lac de Saint-Biaise, Vieille- Thielle, Lac de Neuchàtel iStingelin), Fossés de la Directe, Doubs, Crosettes, Pouillerel. 44. Lynceus guttatus Sars, var. tuberculatus Kurz. Lac de Saint-Biaise. 5 — 206 — 45. Lynceus rectangulus Sars. Lac de Saint-Biaise, Vieille-Thielle, Lac de Neuchâtel, Marais des Ponts, Etangs de Bonne-Fontaine. 46. Lynceus rostratus Koch. Lac de Saint-Biaise, Vieille- Thielle, Lac de Neuchâtel (Stingelin), Doubs, Lac d'Etallières. 47. Graptoleberis testudinaria Fischer. Lac de Saint- Biaise, Vieille-Thielle, Jardin botanique de l'Aca- démie, Doubs (ZSCHOKKE). 48. Leptorhynchus falcatus Sars. Lac de Neuchâtel (Stin- gelin). 49. Alonella eœigua Lilljeborg. Lac de Saint- Biaise. 50. Alonella excisa Fischer. Lac de Neuchâtel (Stingelin), Marais de Ponts, Marais de la Brévine. 51. Alonella nana Baird. Lac de Saint-Biaise, Vieille- Thielle, Lac de Neuchâtel, Fossés de la Directe, Jardin botanique de l'Académie, Doubs. 52. Pleuroxus laevis Sars (P. hastatus SarsJ. Lac de Saint- Biaise, Vieille-Thielle. 53. Pleuroxus trigonellus 0. F. M. Lac de Saint- Biaise, Vieille-Thielle, Fossés de la Directe. 54. Pleuroxus uncinatus Baird (P.personatus SchoedlerJ. Lac de Saint-Biaise, Doubs, Lac de Neuchâtel (Lilljeborg). 55. Pleuroxus aduncus Jurine. Lac de Saint-Biaise, Souaillon. Vieille-Thielle, Lac de Neuchâtel, Fossés de la Directe, Mare d'Auvernier. 56. Peracantha Iruncata 0. F. M. Lac de Saint-Biaise, Souaillon, Vieille-Thielle, Lac de Neuchâtel, Fossés de la Directe, Doubs, Pouillerel. 57. Chydorus globosus Baird. Lac de Saint-Biaise, Vieille- Thielle, Fossés de la Directe, Doubs, Lac d'Etal- lières, Bonne-Fontaine. 58. Chydorus latus Sars. Doubs (?) (Zschokke), Marais des Ponts. 59. Chydorus sphaericus 0. F. M. Lac de Saint-Biaise, Vieille-Thielle, Lac de Neuchâtel, Fossés de la Directe, Téne, Jardin botanique, Mare à Auver- nier, Pisciculture, Goudebas, Doubs, Marais des Ponts, Marais de la Brévine, Lac d'Etallières, Sommartel, Pouillerel. — 207 — 60. Chydorus piger Sars. Lac de Saint-Biaise, Lac de Neuchàtel, Doubs. 61. Anchystropus emarginatus Sars. Lac de Saint-Biaise. Lac de Neuchàtel. 62. Monospilus dispar Sars. Vieille-Thielle, Lac de Neuchàtel (Stingelin), Têne, Fossés de la Directe. 63. Polyphonies pedicidus L. Vieille-Thielle, Fossés de la Directe, Doubs. 64. Bythotrephes longimanus Leydig. Lac de Neuchàtel. 65. Leptodora hyalina Kurz. Lac de Saint-Biaise, Lac de Neuchàtel. Copépodes 1. Diaptomus gracïlis Sars. Lac de Saint-Biaise, Lac de Neuchàtel, Mare à Auvernier, Etangs de la Pisci- culture, Doubs. 2. Diaptomus laciniatus Lilljeborg. Lac de Neuchàtel. 3. Cyclops fuscus Jurine. Lac de Saint- Biaise, Souail- lon, Vieille-Thielle, Tène, Mares d'Auvernier, Doubs, Goudebas, Marais des Ponts, Ravières, Crosettes, Pouillerel. 4. Cyclops albidus Jurine. Lacde Saint-Biaise, Vieille- Thielle, Fossés de la Directe, Lac de Neuchàtel, Jardin botanique, Doubs, Souaillon, Etangs des Cro- settes, Bonne-Fontaine. 5. Cyclops prasinus F 'ischer. Lacde Saint-Biaise, Sou- aillon, Vieille-Thielle, Jardin botanique. 6. Cyclops varius Lilljeborg =((7. serrulatus des auteurs) : a) C. varius, var. brachyurus Lill.teborg. Lacde Saint- Blaise, Goudebas, Marais des Ponts, Etangs des Crosettes. b) C. varius, var. speratus Lilljeborg. Lac de Saint- Blaise, Vieille-Thielle, Lac de Neuchàtel, Doubs, Crosettes. D'autre part, j'ai encore trouvé l'ancien Cyclops ser- rulatus dans les localités suivantes : Fossés de la Directe, Vieille-Thielle, Souaillon, Pouillerel, Soin martel. 7 . Cyclops macruroïdes Lilljeborg . Lac de Saint-Biaise. Doit exister encore dans d'autres localités. — 208 — 8. Cyclops macrurus Sars. Lac de Saint-Biaise, Vieille- Thielle, Lac d'Etallières. 9. Cyclops affinis Sars. Lac de Saint-Biaise, Vieille- Tliielle, Doubs, Marais des Ponts, Etangs de la Bonne-Fontaine. 10. Cyclops phaleratus Koch. Lac de Saint-Biaise, Vieille-Thielle, Doubs, Marais des Ponts, Etangs de la Bonne-Fontaine, Crosettes, Pouillerel. 11. Cyclops fimbriatus Fischer. Lac de Saint-Biaise, Vieille-Thielle, Lac de Neuchàtel, Doubs, Pouil- lerel. 12. Cyclops LeuckartiChAvs. Lac de Saint-Biaise, Vieille- Thielle, Lac de Neuchàtel, Fossés de la Directe, Doubs, Goudebas, Etangs des Crosettes, Pouil- lerel. 13. Cyclops Dybowskii Laude. Souaillon, Goudebas, Marais des Ponts. Mare aux Ravières, Pouillerel, 14. Cyclops strenuus Claus. Lac de Neuchàtel (Stingelin, Fuhrmann, Burckhardt), Doubs, Goudebas, Auver- nier, Pisciculture, Etangs des Crosettes, Bonne- Fontaine, Pouillerel. 15. Cyclops viridis Jurine. Lac de Saint -Biaise, Vieille- Thielle, Lac de Neuchàtel, Goudebas, Doubs, Etangs de la Pisciculture, Mare d'Auvernier, Marais des Ponts, Lac d'Etallières, Mare sur Som- raartel, Mare aux Ravières, Pouillerel. 16. Cyclops varicans Sars. Lac de Saint-Biaise, Mare aux Ravières (?). 17. Cyclops vernalis Fischer. Vieille-Thielle, Fossés de la Directe, Mare entre Auvernier et Colombier, Goudebas, Marais des Ponts, Pouillerel. 18. Cyclopjs biciispidatus Claus. Lac de Neuchàtel (Fuhr- mann). Etangs de l'établissement de Pisciculture. 19. Cyclops languidus Sars. Pouillerel (Marais). 20. Cyclops bicolor Sars. Lac de Saint-Biaise, Vieille- Thielle, Fossés de la D i r e c t e , Doubs (Tzschokke), Bon ne -Fontaine, Pouillerel. 21. Canthoccuiiptus staphylïnus Jurine. Lac de Saint-Biaise, Lac de Neuchàtel (littoral et fond du lac), Vieille- Thielle, Mare d'Auvernier, Pisciculture, Gou- debas, Marais des Ponts, Fossés de la Directe. — 209 — 22. Canthocamptus minutus Claus. Lac de Saint-Biaise, Lac de Neuchàtel (fond), Vieille-Thielle, Doubs, Lac d'Etallières, Marais de Ponts, Crosettes, Mare sur Sommartel, Pouillerel. 23. Canthocamptus crassus Sars Lac de Saint-Biaise, Lac de Neuchàtel (fond), Marc d'Auvernier, Doubs, Marais des Ponts, Lac d'Etallières, Pouillerel. 24. Canthocamptus northumbricus Brady. Vieille-Thi- elle, Doubs. 25. Canthocamptus pygmaevLS Sars. Lac de Saint-Biaise, Lac de Neuchàtel (fond), Lac d'Etallières, Pouil- lerel. 2(3. Canthocamptus Zschokkei Schmeil. Lac de Saint- Biaise, Lac de Neuchàtel (fond). 27. ( 'anthocamptus Schmeili Mrazeck var. hamata Schmeil. Lac de Neuchàtel (faune profonde). 28. Canthocamptus Schmeili Mrazeck var. breviseta Thié- baud. Lac de Neuchàtel. 29. Canthocamptus echinatus Mrazeck var Luenensis Schmeil. Lac de Neuchàtel (faune profonde). 30. Canthocamptus gracilis Sars. Marais de Pouillerel. 31. ( anthocamptus rubellus Lilljeborg. Marais des Ponts, Marais de la Brévine. 32. Canthocamptus arcticus Lilljeborg. Marais de la Bré- vine. 33. Canthocamptus spec. Lac d' Et allier es (faune profonde du lac de Neuchàtel). 34. Canthocamptus spec. Lac de Saint-Biaise. 35. ErgasUus spec. Lac de Saint- Biaise. 36. Argulus fol iaceus Linné. Lac de Saint-Biaise, Fossés delà Directe. Ostracodes 1. Nolodromas monacha 0. F. M. Souaillon, Vieille- Thielle, Marais des Ponts, Lac d'Etallières, Marais de la Brévine, Mare aux Ravières, Pouillerel. 2. Cyprois marginata Straus. Vieille-Thielle. Marais des Ponts. 3 . Cypris incongruens Ramdohr. Têne, Pouillerel. 4. Cypris affinis-reticulata Fischer. Goudebas. 5. Dolerocypris fasciata 0. F. M. Vieille-Thielle. — 210 — 6. Rerpetocypris reptans Baird. Lac de Saint-Biaise, Lac de Neuchàtel (fossés de la Directe). 7. Cypridopsis vidua 0. F. M. Lac de Neuchàtel, Lac de Saint-Biaise. Souaillon, Vieille-Thielle, Fossés de la Directe, Doubs, Lac d'Etallières, Marais des Ponts, Etangs de Bonne-Fontaine. 8. Cypridopsetta villosa Jurine. Fossés de la Directe, Marais des Ponts. 9. Cypridopsella elongata Kaufmann. Marais des Ponts. 10. Paracypridopsis variegata Brady et Robertson. Fossés de la Directe. 11. Cyclocypris laevis 0. F. M. Lac de Saint-Biaise, Vieille-Thielle, Lac de Neuchàtel (Stingelin), Mare d'Auvernier, Doubs, Marais des Ponts, Pouillerel . 12. Cypria exsculpta Fischer. Lac de Saint- Biaise, Vieille-Thielle. 13. Cypria ophthalmica Jurine. Lac de Saint-Biaise, Vieille-Thielle, Lac de Neuchàtel, Doubs, Marais des Ponts, Marais de la Brévine, Mare aux Ravières, Mare à Sommartel, Pouillerel. 14. Ilyocypris lacustris Kaufmann. Lac de Neuchàtel (fond). 15. Candonopsis Kingsleyi Brady et Robertson. Lac de Saint-Biaise, Vieille-Thielle. 16. Candona caudata Kaufmann. Fossés delà Directe. 17. Candona marchica Hartwig. Lac de Saint-Biaise, Goudebas. 18. Candona candidaY avra. Lac de Saint-Biaise, Vieille- Thielle, Lac de Neuchàtel, Goudebas, Pouillerel. 19. Candona Studeri Kaufmann. Lac de Neuchàtel. 20. Candona FuhrmanniTxoY . spec. Doubs, Jardin botanique de l'Académie. 21. Cytheridaea lacustris Sars. Lac de Neuchàtel. 22. Limnicythere sancti-patricii Brady et Robertson. Lac de Neuchàtel, Vieille-Thielle, Doubs. 23. Limnicythere serrata nov. spec. Fossés delà Directe. 24. Metacypris cordata Brady et Robertson, var. neoco- mensis Thiébaud. Lac de Saint -Biaise. 25. Darwinula Steve// soit i Brady et Robertson. Lac de Saint-Biaise. — 211 - En résumé, le bilan dos Entomost racés neuchàtelois est le suivant : Espèces et variétés Cladocères 65 Copépodes 36 Cyclopidae . . . . 18 Harpacticidae ... 14 Calanidae .... 2 Copépodes parasites . 2 Ostracodes 25 Cypridae 20 Cytheridae .... 4 Darwinulidae ... 1 Total. 126 Mes recherches dans ce domaine m'ont permis de décrire cinq espèces ou variétés nouvelles pour la science. Ce sont : 1. Candona Fuhrmanni nov. spec. ; 2. Candona mar- chica Hartwig (description de la femelle) ; 3. Limnicythere sey^rata nov . spec. ; 4. Metacypris cor data var. neocomensis Thiébaud ; 5. Canthocamptus Schmeili var. breviseta Thié- baud. En outre, les Entomostracés suivants sont nouveaux pour la faune suisse. Cladocères 1. Simocephalus exspinosus, var. congener Koch ; 2. Camptocercus rectirostris Schoedler; 3. Ançhystropus emarginatus Sars; 4. Chydorus latus Sars (1); 5. Chy- dorus piger Sars (2). Ostracodes 6. Candona marchica (Hartw.) femelle ; 7. Candona Fuhr- manni nov. spec. ; 8. Limnicythere serrata, nov. spec. ; 9. Metacypris cordata var. neocomensis Thiéb. (1) Trouvé par Stingelin dans le Titisee (Forêt-Noire). (2) Peut-être identique avec Chydorus barbatus Brady trouvé par Stingelin dans l'étang deNeudorf, près de Bâle, 212 — Copépodes 10. Canthocamptus crassus Sars(1); 11. Canthocamptus py g mae us S ars; 12. Canthocamjitus schmeili var. breciseta Thiéb.; 13. Canthocamptus gracilis Sars; 14. Canthocamp- tus rubellus Lillj. ; 15. Canthocamptus arcticus Lill.t. ; 16 et 17. Deux espèces de Canthocamptus indéterminées. TROISIÈME PARTIE Les localités étudiées étant situées à des altitudes variant entre 430 mètres et 1,250 mètres, on peut se demander si entre ces faibles limites l'altitude aune influence sur la distribution des Entomostracés. Pour constater cette influence, il faudrait com- parer entre elles les faunes de deux localités de conditions iden- tiques sauf en ce qui concerne leur altitude, telles que deux mares ou mieux deux lacs de même régime hydrographique. Ces condi- tions ne se présentent pas dans le canton de Neuchàtel, où la région la plus basse est aussi celle qui possède les plus grandes étendues d'eau. Aussi les différences que l'on constate dans la distribution verticale ne proviennent donc pas exclusivement des différences d'altitude, mais surtout des autres conditions du milieu. En tenant compte de ces influences complexes, on peut classer les Entomostracés de notre région dans les trois catégories suivantes : 1° Espèces n'existant que dans les eaux de la plaine, au niveau du lac de Neuchàtel; ce sont : Cladocères 1. Sida limnetica; 2. Latona setifera; 3. Daphnia hya- lina; 4. Simocephalus serrulatus ; 5. Ceriodaphnia mega- lops; 6. Bormina longirostris var. similis; 7. Bosmina longispina ; 8. La thonoura rectirostris ; ( .>. Tlyocryptus acu- tifrons; 10. Campfocercus rectirostris; 11. Acroperus neglectus; 12. Acroperus angustatus-, 13. Alonopsis elon- (1) Trouvé depuis par La Roche (36), près de Berne. - 213 - gâta; 14. Lynceus quadrangularis ; 15. Leptorhynchus falcatus; 16. Alonella eœigua; 17. Pleuroxus laevis; 18. Pleuroœus Irigonellus ; 1'.». Pleuroxus aduncus ; 20. Aw- chystropus emarginatus ;21. Monospilus dispar; 22. Bytho- trephes longimanus; 23. Leptodora hyalina. Copépodes 1. Diaptomus laciniatus ; 2. Cyclops prasinus ; 3. Cyclops bicuspidatus ; 4. Canthocamptus Zschokkei; [5. Cantho- camptus Schmeilï, var. breviseta; 6. Canthocamptus Schmeili, var. hamata-,1. Canthocamptus echinatus,\2ir. luenensis] En réalité ces trois derniers Canthocamptus appar- tiennent à la faune profonde du lac de Neuchàtel correspondant à une station beaucoup plus élevée. 8. Ercjasilus spec. ; 9. Argutus foliaceus. Ostracod.es 1. Dolerocypris fasciata; 2. Herpetocypris reptans\ 3. Paracypridopsis variegata; 4. Cypria exsculpta; 5. Ilyocypris lacustris ; 0. Candonopsis Kingslei ; 7. 6Vm- dcmfl candata ; 8. ( 'andona Shtderi ; 9. Cytheridae lacustris; 10. Limnicythere serrata; 11. Metacypris cordata; 12. Darwinula Stevensoni. Soit en résumé : 23 Cladocères sur 65, 9 Copépodes sur 36, 12 Ostracodes sur 25. 2° Espèces confinées dans le Jura à partir de 900 mètres d'altitude Cladocères 1. Simocëphalus eœspinosus,va,r. congeuer; 2. Cerioda- phnia reticulata, var. Kurzi; 3. Ceriodaphniaquadrangula; 4. Macrothrix laticornis (Doubs) ; 5. Streblocerus serricau- datus; 6. Acantholeberis curvirostris ; 7. Chydorus latus. Copépodes 1. Cyclops languidus ;2. Canthocamptus gracilis; S. Can- thocamptus rubellus; 4. Canthocamptus arcticus. Ostracodes 1. Cypris affînis-reticulata \ 2. Cypridopsella elongata. — 214 — Résumé : 7 Cladocères sur 65, 4 Copépodes sur 36, 2 Ostra- codes sur 25. 3° Les autres espèces se trouvent dans toute la région, aussi bien au niveau du lac que dans les eaux des hautes vallées neu- châteloises. C'est le groupe le plus nombreux comprenant donc les espèces à distribution verticale étendue. Il comprend : 35 Cladocères sur 65, 23 Copépodes sur 36, 11 Ostracodes sur 25. La répartition de tous ces Entomostracés est assez différente suivant le groupe auquel ils appartiennent. Les Cladocères sont bien plus abondants dans les eaux de la plaine que dans les eaux du Jura. Ainsi dans le lac de Saint-Biaise, j'en ai trouvé 36 espèces; dans la Vieille Thielle, 26 espèces ; dansle lac de Neuchâtel, 40 espèces. Au contraire, dans les 12 mares de Pouillerel, situées à 1,220 mètres d'altitude, je n'en ai trouvé que 9 espèces. Copépodes. — Le cosmopolitisme des espèces de Cyclopidae a été encore une fois de plus prouvé par leur distribution dans le canton de Neuchâtel. Ainsi j'ai trouvé : Dans le lac de Saint-Biaise (437 mètres), 12 espèces de Cyclops. Dans la Vieille-Thielle (430 mètres), 12 espèces de Cyclops. Dans les mares de Pouillerel (1,220 mètres), 11 espèces de Cyclops. La plupart des espèces de Canthocamptus paraissent égale- ment être cosmopolites et se rencontrent dans le lac de Neu- châtel comme dans les mares du Jura. Les espèces les plus cosmopolites dans le canton sont : C. staphylinus, minutas, crassus et pygmaeus que j'ai trouvées dans le lac de Saint-Biaise, dans le lac de Neuchâ- tel, dans le Doubs, dans le lac d'Etallières et dans les mares de Pouillerel. Ostracodes. — La plus grande partie des Ostracodes se trouvent dans les eaux de la plaine. Ainsi la Vieille-Thielle en a 10 espèces, le lac de Neuchâtel 12, tandis que les mares du Jura n'en contiennent que 6. — 215 — Avant de terminer ce chapitre, voici encore quelques remarques sur les stations les plus intéressantes : 1° Le lac de Saint-Biaise, dont la faune est très riche, aussi riche que celle des grands lacs de l'Allemagne du Nord (61). 2° La zone profonde du lac de Neucliàtel, qui parait aussi être plus riche que celle d'autres lacs suisses. Au point de vue biologique, il est intéressant de trouver dans ces eaux froides des espèces du Nord de l'Europe comme Chy- dorus pige>\ Macrothrix hirsuticomis et des variétés alpines d'espèces de la plaine telles que les Canthocamptus echinatus var. luenensis Schm. et Canthocamptus Schmeili, var. hamata Schm. des lacs du Rhaeticon. Ces variétés semblent s'être très bien adaptées à ces circonstances locales, car elles sont très fréquentes dans la vase des grandes profondeurs. 3° Les marais tourbeux des hautes vallées de la S a s; ne et des Ponts et ceux de la Brévine. Ces marais ont une végétation de bouleaux, de pins, de vacciniées, etc., qui leur donne un cachet tout spécial et les font ressembler à certains paysages septentrio- naux. Or, ce caractère septentrional, je dirai même arctique, de la flore de ces tourbières est confirmé par la faune qui peuple les fossés et les mares de celles-ci. En effet, à côté d'animaux cosmo- polites, vivant dans toutes les eaux, on y trouve un certain nombre d'espèces qui les caractérisent. Voici la liste de ces espèces : Simocephatus exspinosus, var. congener; Streblocerus serricaudatus ; Acantholeberis curvirostris ; Chydorus lattis; Canthocamptus rubellus; Canthocamptus arcticus. Ces espèces ont une distribution géographique septentrionale, surtout les Canthocamptus rubellus et arcticus, qui n'ont été constatées qu'en Suède. La faune de ces tourbières fournit donc une preuve de plus, à ajouter aux preuves botanique et géologique, de leur origine gla- ciaire. Ces quelques espèces sont des espèces reléguées de l'époque glaciaire au même titre que certaines plantes ou que les blocs erratiques. Si les circonstances me le permettent, je me propose d'étudier encore d'autres de ces hauts marais du Jura, par exemple celui des Pontins (pied du Chasserai), afin de confirmer et d'élar- gir les conclusions auxquelles je suis arrivé. — 216 CHAPITRE II Dans ce chapitre, je passerai en revue un certain nombre des espèces énumérées plus haut en mentionnant pour chacune d'elles, soit quelques renseignements biologiques, soit quelques carac- tères anatomiques différents de ceux indiqués par les auteurs. C'est dans ce chapitre également que je donnerai la description des espèces et variétés nouvelles. 1° Cladocères Latona setifera 0. -F. M. Cette belle et rare espèce n'a été trouvée que dans le lac de Saint-Biaise par M. Delachaux. Elle est connue en Suisse du lac de Constance (Weissmann) (Hofer, P. -F. Muller) et de Seelisbergsee (Delachaux). Simocephalus vetulus O.-F. M. Dans certains bassins qui se dessèchent régulièrement chaque année comme les mares à la Tène et celles des Goudebas, la femelle de S. vetulus forme en juin-juillet déjà, un éphippium. Mais dans d'autres bassins qui ne se dessèchent pas et ne changent guère de niveau, comme le lac de Saint- Biaise, par exemple, S. vetulus existe pendant toute l'année, s'est très bien adapté à la vie littorale, ne présente jamais de femelles à éphippium, et se reproduit donc parthéno- génétiquement pendant toute l'année. Simocephalus exspinosus var. congener Koch. Cette espèce qui ne vit dans le canton que dans les eaux marécageuses, se distingue des autres du même genre par les caractères sui- vants : Femelle plus petite ne mesurant pas plus de l inm 8de longueur. Rostre proéminent, légèrement recourbé en haut (pi. VII, fig. 16), aussi long que l'antenne tactile. La griffe terminale du postab- domen possède deux rangées de poils (pi. VII, fig. 17). La rangée supérieure s'étend sur presque toute la longueur de la griffe et se compose de poils très fins et très serrés. La rangée inférieure ne s'étend que sur le quart basai de la griffe et est formée de poils plus forts simulant un peigne. Cette variété me semble être intermédiaire entre 5. vetulus et — 217 — S. eocspinosus. La forme de la tête et du rostre est celle de quelques exemplaires aberrants de S. vetulus, tandis que la forme générale du postabdomen ainsi que la griffe terminale la rapproche du S. eocspinosus {pi. VII, tig. 18). Scapholeberis mucronata 0. F. M. Je n'ai trouvé que quelques rares exemplaires de la forme typica, à tète dépourvue de corne, dans la mare de Souaillon et dans le lac d'Etal- lières. Cette espèce préfère les localités où la végétation est peu dense. Dans le lac de Saint -Biaise, je n'ai jamais trouvé de femelles à éphippium ni de mâles. Par contre, dans les mares de la Directe, Scapholeberis présente deux périodes sexuelles, une en juin, l'autre en novembre-décembre. Ceriodaphnia pulchella Sars est la plus commune des Ceriodaphnies. Elle existe sous deux formes, l'une pélagique plus petite et plus transparente que la forme littorale légèrement colorée en brun. Lathonoura rectirostrisQ. F. M. Cette belle espèce n'est pas très rare dans la région comprise entre les lacs de N eu châtel et de Bienne. Streblocerus serricaudatus Fischer n'existe dans le canton cme dans les eaux tourbeuses des marais des Ponts et delaBré- vine, où elle est très rare. Stingelin l'avait aussi trouvée dans un marais près de Saeckingen et Klocke la cite dans la Suisse orientale. Acantholeberis curvirostris 0. F. M. est aussi une l'orme très rare dans notre région. KLOKEla citedansla Suisse orien- tale, mais sans donner d'indications précises sur les localités où il l'a constatée (34). Stingelin ne l'indique pas dans ses divers travaux. Je n'en ai trouvé que deux exemplaires dans les marais des Ponts, femelles portant des œufs et mesurant l mm 12 de longueur. Ilyocryptus sordidus Lievin. Longueur des femelles portant des œufs : mm 72-0 mm 85. Ilyocryptus acutifrons Sars. Espèce très rare dont je n'ai trouvé que deux exemplaires dans un échantillon de vase du lac de Neuchâtel pris à une profondeur de 20 mètres. En comparant cette espèce au dessin et à la description de la Moina bathycola Veknet, trouvée par Forel dans le lac Léman, j'ai pu me convaincre de leur identité. Donc Ilyocryptus acutifrons parait être un des entomostra- cés de la faune profonde de nos lacs de la Suisse romande. 218 — Eurycercus lamellatus 0. F. M. En octobre, dans le lac de Saint- Biaise, j'ai trouvé des femelles portant jusqu'à trente œufs, remarquablement développées et mesurant 3 mm 5 de longueur et 2 mra 8 de largeur Genre Acroperus Je renvoie le lecteur à mon travail sur la Biologie du lac de Saint-Biaise (pp. 33-3(3), pour l'étude des différentes variétés saisonnières des espèces de ce genre. Camptocercus rectirostris Schoedler est une espèce assez répandue en Europe, mais qui est rare en Suisse, puisqu'on ne la connaît que du lac de Saint-Biaise et du Doubs. Dans ces deux localités, j'ai trouvé quelques femelles et quelques mâles, ces derniers en octobre et novembre. Lynceus quadrangularis 0. F. M. Rare dans le canton. Dimensions : longueur mm 64, hauteur mm 38. Lynceus rostratus Koch. C'est un des Cladocères cité par Zschokke dans les lacs alpins (lac d'Arosa 1,750 mètres). Cependant, dans le canton de Neuchâtel, on ne le constate que pendant l'époque la plus chaude de l'année. Leptorhynchus falcatus Sars. Cette espèce, très rare en Suisse, n'a été trouvée que par Stingelin dans le lac de Neu- châtel près d'Yverdon. Des trois espèces d' Alonella, Alonella nana Baird est la plus commune. Je n'ai trouvé Alonella exigua Lillj., que dans le lac de Saint-Biaise, où, en automne, parmi les femelles particulièrement abondantes, on constate quelques mâles. Alonella excisa Fischer semble préférer les eaux tourbeuses des marais de la Sagne et de la Brévine, où elle existe en com- pagnie d'espèces rares de Cladocères et de Copépodes. Pleuroxus uncinatus Baird = P. personatus Schodler. Le rostre de cette espèce peut être plus ou moins recourbé en haut. Elle habite la vase des rives comme Ilyocryptus et Monos- pilus. Chydorus globosus Baird. Espèce dont les dimensions varient beaucoup. Elle est plus petite au printemps et en été qu'en automne De même, la couleur de la coquille passe du jaune clair pour les femelles du printemps au brun foncé pour les femelles d'automne. Les plus grands exemplaires mesuraient mm 9 de longueur et mm 7 de hauteur, dimensions assez diffé- — 219 — rentes de celles données par Stingelin, à savoir : mm 72 pour la longueur etO mm 62 pour la hauteur. Un autre caractère la distingue encore de L'espèce décrite par Stingelin; c'est la grandeur de l'œil qui vaut ici quatre à cinq fois la grandeur de la tache pigmentaire au lieu de deux fois comme l'indique Stingelin. Chydorus la tus Sars. J'ai trouvé cette rare espèce dans les marais des Ponts, où elle est assez commune. Ses dimensions sont exactement les mêmes que celles données par Stingelin, longueur mm 55, hauteur mm 46. Postabdomen muni de quatorze dents. Chydorus piger Sars = Chydorus barbatus Brady. Littérature : Stingelin (60), pp. 322, 324, 384; Thiébaud (9), pp. 79, 87-93, pi. II, fig. 1-8. Chydorus piger Sars a été trouvé en Scandinavie, dans quelques lacs de l' A 1 1 e m a g n e du N o r d (6 1 ) (M a d u s e e) et récem- ment Keilhack l'a constaté dans un des lacs des Alpes du Dau- phiné. Dans le canton de Neuchàtel, il se trouve dans le lac de Saint -Biaise, dans le Doubs (deux exemplaires seulement) et dans le lac de Neuchàtel, où, assez commun, il vit dans la vase en compagnie de Monospilus, à une profondeur atteignant 30 mètres. Dans le lac de Saint- Biaise, il apparaît en juin et existe jusqu'en novembre. C'est en octobre qu'il est le plus fréquent et que les mâles font leur apparition. Anchystrojms emarginatus Sars. J'ai déjà signalé cette espèce et en ai donné la description dans un précédent travail (6) (pp. 85-86, pi. V, fig. 6-8). Nouvelle pour la Suisse, elle n'était connue que de la Scandinavie, la Fin- lande, l'Angleterre et l'Allemagne (Muggelsee). Dans le canton, elle existe dans le lac de Saint-Biaise, où ellen'estpas très rare, mais apparaît très tard à la fin de juin ou en juillet, et dans le lac de Neuchàtel (fossés de la Directe), où je n'en ai trouvé qu'un seul exemplaire. Monospilus dispar. Sars. Cette curieuse et rare espèce, trouvée pour la première fois en Suisse, par Stingelin, dans le lac de N euchàtel, près d'Yverdon, existe encore dans le canton dans la Vieille-Thielle. Des échantillons de vase pris dans le lac de Neuchàtel, au port de Neuchàtel, à Colombier, à la Tène, m'ont permis de constater la présence de cette espèce sur divers points du littoral du lac. — 220 — 2° Copépodes Cyclops fuscus Jurine a son maximum de développement au printemps. Dans la saison chaude on n'en trouve plus que quel- ques exemplaires isolés, des mâles particulièrement. Son carac- tère de forme sténotlierme d'eau froide est donc prouvé mie fois de plus. Cyclops prasinus Fischer, par contre, ne se trouve dans le canton qu'en été. Sa distribution verticale nous confirme encore son caractère sténotlierme de forme d'eau chaude, car C. prasi- nus ne vit ({lie dans les eaux situées à l'altitude du lac de Neu- châtel. Groupe du Cyclops serrulatus Fischer. Littérature : Thiébaud (9), pages 48-52. Parmi les espèces et variétés de ce groupe, Cyclops cariais, var. brachyurus, est le plus répandu et le plus abondant, Cyclops macmiroïdes, le plus rare. ( 'yclops Leuckarti Claus. Cette espèce, très répandue dans le canton, y est représentée dans deux formes. L'une est la forme pélagique que l'on rencontre dans tous les bassins assez profonds. L'autre forme, adaptée à la vie littorale, se trouve dans des mares de très petites dimensions et n'atteignant dans certains cas pas plus de m 20 de profondeur. Cette dernière forme est plus petite et moins transparente que la première. Ces variétés ont déjà été constatées par quelques auteurs (voir Graeter, p. 511). Cyclops Dyboioski Lande est une espèce rare en Suisse. La Roche, dans sa récente monographie, ne l'indique que dans une seule station, près de Berne. Dans le canton de Ne uc hà tel il est commun et se rencontre dans des bassins situés à des alti- tudes très différentes. Je l'ai même trouvé dans les mares de Pouillerel à 1,230 mètres, ce qui est bien l'altitude la plus haute à laquelle il ait été constaté, car c'est une forme d'eau chaude ne se trouvant pas dans le Nord. J'avais déjà fait remarquer dans mon travail sur la faune des mares de Pouillerel que dans certaines de ces mares, C. Dy- boioski apparaissait brusquement au commencement de l'été et prenait la place du C. strenuus. J'ai remarqué le même fait dans une autre station, aux Goudebas, où en mai C. strenuus était très abondant, mais en juin disparut et fut remplacé par 221 C. Dybowski, qui s'v multiplia très rapidement. Cette espèce, d'après sa distribution, semble préférer les mares peu profondes, à végétation assez dense, aux bassins plus (''tendus. Dans ces diverses stations elle étail toujours plus ou inoins colorée en \ iolet. Cyclops varicans Saks. Ces! une espèce rare, connue en Suisse seulement près de Bâle H près de Bremgarten (La ROCHE). Dans le canlon elle est aussi rare et ne se trouve que dans le lac de Saint-Biaise. Dans une mare aux Ravières, [ires du Locle, j'ai trouvé un Cyclops dont l'antenne possédait 11 segments comme chez le C. bicolor, mais dont tous les autres caractères étaient ceux du < '. varicans. G. bi "/"/• Sars est aussi, d'après Graeter et La Roche, très rare en Suisse. Cependant dans notre région il se rencontre assez fréquemment, aussi bien dans les eaux au niveau du lac de X eue lia tel que dans de petites mares situées sur les flancs des montagnes du Jura, àdes altitudes variant de 440 à 1,250 mètres. Cyclops vemalis Fischer est une espèce sténotherme d'eau froide. Elle apparaît, dans les mares peu profondes, au prin- temps et disparaît en été. Cyclops languidus Saks. Je n'ai constaté cette rare espèce que dans les mares de Pouillerel, sur terrain tourbeux (Thik- BAÛd et Favre). Cyclops bicuspiàatus Claus. Je n'ai trouvé moi-même que quelques exemplaires de cette espèce dans les étangs de l'établis- sement de pisciculture du Prévoux. Fuiirmann la cite dans les régions pélagiques profondes du lac de N eue lia tel. La famille des Harpacticides est très bien représentée dans la faune neucliateloise et son étude m'a procuré d'agréables sur- prises. D'après les indications des auteurs suisses, je m'atten- dais à ne trouver (pie deux ou trois espèces, les plus cosmopo- lites. Récemment encore, La Roche, dans ses recherches sur les Copépodes des environs de Berne, n'avait trouvéque trois espèces de Canthocamptus. Mes études dans le canton m'ont permis, non seulement de retrouver la majeure partie des dix espèces d'Harpacticides connues en Suisse, mais encore d'augmenter cette liste de sept espèces, dont cinq (pie j'ai pu déterminer exactement et deux que je n'ai pu identifier avec les espèces connues. Le petit territoire de N eue lia I cl est actuellement, avec ses quatorze espèces, un des plus îïcbes ([liant à sa faune d'Har- pacticides, et il peut être comparé aux riches régions classiques 6 -»o de la Suède et de la Bohème Je l'envoie le lecteur aux planches qui accompagnent ce travail pour les détails anatomiques que je ne décrirai pas ici. Canthocamptus staphylinus Jurine est l'espèce la plus cosmopolite el la plus abondante. Elle se rencontre souvent, sur- tout au printemps et dans l'arrière-automne, en très grande quantité. Canthocamptus minutus Claus est aussi assez commun, mais ne se rencontre jamais en aussi grande quantité que C. sta- phylinus. Canthocamptus crassus Sars, assez commun dans le can- ton, est rare en Suisse. Il n'a été constat»'' que près de Berne par La Roche. Canthocamptus northumbricus Brady est une espèce cos- mopolite citée dans un grand nombre de travaux faunistiques. Dans le canton elle paraît être rare, car je n'en ai trouvé que quelques exemplaires dans la Vieille-Thielle el dans le Doubs. Canthocamptus pygmaeus Saks. Espèce nouvelle pour la l'aune suisse. Elle se trouve dans les lacs neucliâtelois et dans les petites mares du Jura. Toujours assez rare. Canthocamptus Zschokkei Schmeil n'était encore connue en Suisse que des lacs du Rhaeticon et du lac Cliampex (Studer). .Te n'en ai trouvé que quelques exemplaires mâles et femelles, dans le lac de Saint-Biaise el dans la vase du lac deNeuchâtel à 30 mètres de profondeur. C'esl la station la plus méridionale de cette espèce. Canthocamptus Schmeili Mraz, var. hamata Sch. Celte variété trouvée par Zschokke dans le Limer sec e1 décrite par Schmeil, est très rare. Je l'ai retrouvée comme étant une «les composantes de la l'aune profonde du lac de Neuchâtel. ("est dans les matériaux que M. le professeur FuHRMANN a eu l'obligeance de me communiquer el provenanl de pèches faites à une profondeur de 100 mètres, que j'ai trouvé nue assez grande quantité d'exemplaires mâles et femelles de cette variété intéressante. .l'ai encore rencontré dans le lac de Neuchâtel une autre variété nouvelle de C. Schmeili, que j'ai décrite brièvement dans « Zoologischer Anzeiger » (6), sous le nom de Canthocamptus Schmeili var. breviseta nov. var. (pi. VI, fig. l à 11). Elle se distingue surtout de l'espèce type par la faible longueur de la — -223 — soie médiane de la furca. En effet, celle-ci, dans l'espèce type (d'après Lilljeborg) est quatre et demie e1 même cinq t'ois plus longue que la furca. Dans la variété lapponica d'EKMANN et dans la variété hamata de Schmeil elle est aussi quatre à cinq fois plus longue. Or, chez les quelques exemplaires femelles por- tant des œufs (donc complètement développés) que j'ai trouvés, la soie médiane n'est que, au maximum, 1 .75 fois plus longue que la furca. La longueur de l'animal, sans les soies furcales, esi de 0.7 mm. comme dans l'espèce type (pi. VI, fig. 9-11). Le mâle ne présente pas cette anomalie dans la longueur des soies de la furca el son anatomie se rapproche beaucoup de celle du mâle de la variété hamata. Il ne diffère de celui-ci que par les caractères du rudiment du sixième pied qui est composé ici de trois épines (fig. 11) au lieu de deux. Schmeil (51). Ce caractère de la furca de la femelle est constant, et je l'ai observé sur seize exemplaires trouvés dans la vase du lac de Neuchâtel, vase prise à une profondeur n'excédant pas 30 mètres, tandis que, comme je l'ai fait remarquer plus haut, on trouve la variété ha ma ht seulement dans les grandes profon- deurs du lac. Canthocamptus échina tus Mrazkck var. hicnensis Schmeil se trouve aussi dans ces profondeurs de 100 mètres. Je l'ai déterminé dans le matériel de M. Fuhrmann qui en contenait une certaine quantité. Il est intéressant, de constater que ces deux espèces, ('. Schmeili var. hamata et C. echinatus. var. luenensis, qu'on croyait spéciales aux lacs alpins, existent aussi dans la faune profonde du lac de Neuchâtel. Il est fort probable qu'elles se retrouveront dans la faune profonde d'autres lacs suisses. Les trois autres espèces suivantes sont toutes spéciales aux hauts marais du .1 ura. Elles sont particulièrement intéressantes parce qu'elles sont A^>- espèces septentrionales dont deux n'avaient encore jamais élé constatées dans l'Europe continentale. Canthocamptus gracilis Saks (pi. VI, fig. 0, 7 et 8). Je ne l'ai trouvé que dans les mares de Pouillerel (1,200 m.). Voir Favre et Thiébaud (5). Distribution géographique : Lacs Scandinaves et hauts marais de Bavière et de Bohême (VAX Douwe). Canthocamptus rubellus Lilljeborg (pi. VI, fig. 1, 2. 3). 224 Cette espèce n'était encore connue que de la Suède, où Lillje- borg l'a trouvée et décrite. Je l'ai constatée en assez grande quantité dans les marais des Ponts et dans ceux de la Rrévine. Canthocamptus arcticus Lill.teboro (pi. VI, fig. 12 et 13). N'était encore connu que de la Suède, où Lilljeborg et pins récemment Ekmann l'ont trouvé. Dans le cardon il n'existe que dans les marais de la Brévine, où je n'eu ai constaté qu'un seul exemplaire femelle. Mais la furca de cette espèce est si caractéristique qu'un seul exemplaire sullitpourla détermination. Les deux dernières espèces de Canthocamptus ont été trouvées, l'une dans le lac de Saint-Biaise, l'autre dans le lac d' Et allier es. Je ne puis encore dire si elles sont nouvelles. 3° Ostracodes Notodromas monacha 0. F. M. CetOstracode se trouve dans toutes les régions du canton toujours en assez grande quantité. Cyprois menu/ imita Straus est, au contraire, très rare. Je n'en ai péché que trois exemplaires maies : un dans la Vieille- Thielle, deux dans les marais des Ponts. Leurs dimensions, l llim 3 de longueur et mm 96 de hauteur sont les mêmes que celles données par Kaufmann. Ce dernier n'avait rencontré cette espèce que dans une seule station en Suisse, dans une mare près de Mûri. Cyprin incongruëns Ramdoiir se trouve dans une mare sur Pouillerel (1,220 m.), et dans les mares temporaires delà Tène. Dans cette dernière station, C. incongruëns, en énorme quantité, le 5 juin, dans une mare couverte de hannetons en décomposition, avait complètement disparu le 2 juillet. ('//pris affinis-reticulata Fischer. Kaufmann ne l'a trouvée en Suisse qu'à Mûri et Seheuermatt près de Berne et au printemps seulement. Dans le canton, je ne l'ai constatée qu'au Goudebas, près du Doubs, où, en avril, elle était très abon- dante, mais avait disparu en juin. Doterocijpris fasciata <). F. M., espèce peu commune en Suisse, n'existe que dans la Vieille-Thielle, où, en juin, elle était assez fréquente. L'espèce, dans cette localité, se distingue par une longueur anormale. Kaufmann, en effet, lui attribue l mm 35 de longueur, tandis que les exemplaires de la Vieille- Thielle mesuraient au moins l mm 5 de long et quelques-uns l mm 6 . — 99R — Gypridopsella villosa Jueine. Dimensions de la femelle : longueur mm 72, hauteur ()""" l.s. Ces dimensions sont plus grandes que celles indiquées par K uk.manx. Gypridopsella elongata Kaufmann est une espèce récente donl on ne connaît pas encore L'aire de distribution. Je n'en ai trouvé que deux exemplaires dans les marais des Ponts. Paracypridopsis variegata Brady el Norman est aussi une espèce rare eu Suisse et eu Europe. J'en ai trouve un certain nombre d'exemplaires mesurant o"""57 de long sur mm 32 de haul dans les tbssés de la Directe, ;'i une profondeur de 1 mètre. Ci/pria exsculpta Fischer. Longueur mm 79, hauteur 0" mi 59. .le ne l'ai trouvée qu'en mai el juin dans le lac de Saint-Biaise et la Vieille-Tliielle. <'i/[)ri""" 11- mm 48 ; largeur, mm 34-0 mm 36. La largeur de la coquille n'équivaut qu'au tiers de sa longueur. Dans presque toutes les autres espèces, la largeur est ('"gale à la moitié ou même plus de la longueur. Candona Protzii Hart- WIG dont la coquille mesure 1 millimètre de long et 0"""37 de large se rapproche le plus de la nouvelle espèce sous le rapport de la largeur des valves. Vue de côté (pi. VII, fig- 1), la coquille parait très allongée, car la hauteur es! toujours inférieure à la moitié de la longueur, ce qui ne se retrouve que chez Candona caudata La plus grande hau- teur se trouve au tiers postérieur de la coquille, au sommet de l'angle du coté dorsal. Le profil est plus anguleux que chez les autres espèces. Le côté antérieur, régulièrement arrondi, se rat- tache près de la tache oculaire au bord dorsal qui se prolonge en ligne droite, formant un des côtés de l'angle du bord dorsal. L'autre côté de l'angle est aussi une ligne droite qui se joint bientôt au bord postérieur régulièrement arrondi. Le bord ven- tral ne présente qu'une faible inflexion située près du tiers anté- rieur de la longueur. La différence entre la plus grande et la plus petite hauteur de la coquille est plus petite dans cette espèce que dans les autres. Vue d'en haut (pi. VII, fig. 2) on remarque très bien la faible largeur de la coquille. La plus grande largeur se trouve au milieu de la longueur et la forme est celle d'un fuseau également pointu à ses deux extrémités. Dans cette position elle ressemble, tout en étant plus étroite, à la coquille de Candona Studéri (KAUFMANN, pi. XXVII, fig. 17). Comme chez cette dernière, l'asymétrie esl marquée par le fait que la valve gauche est un peu plus longue que la droite, ses deux extrémités dépas- sant légèrement celles de la valve droite. Une rangée de poils assez serrés existe aux extrémités anté- 227 rieureel postérieure de la coquille, el sur sa surface se trouvent quelques poils courts el raides disposés irrégulièrement. Les impressions musculaires (pi. VII, fig. 3) ne ressemblent pas à celles des autres espèces du même genre. Elles sonl an nombre de dix. accolées les unes aux autres, une centrale circulaire, les ncut' autres ). Sur le côté antérieur du deuxième segmeni se trouve un faisceau de trois poils d'égale longueur, accompagnés de deux autres poils plus larges, l'un cinq fois plus long (pie l'autre. Sur le coté postérieur de ce même segment se trouvent deux poils d'inégale longueur. Les poils situés sur le bord distal du troisième segment n'atteignent pas l'extrémité de la griffe terminale du membre mandibulaire. La furca est aussi caractéristique (pi. VII, fig. 4). Elle est très allon- gée. Sa hase est un peu plus de deux fois aussi large ((lie son extrémité distale. Elle se termine par deux griffes recourbées en crochet dont les longueurs sont entre elles comme ."> est à 7, l'an- térieure étant la plus longue et un peu plus large que l'autre. Toutes ileux ont leur base légèrement renflée et sont garnies de poils très serrés. A côté de ces deux griffes se trouve une épine terminale très courte, à peine visible. Sur le côté interne, au quart à partir de l'extrémité, on remarque une soie latérale très courte, ('■gale à la moitié de la distance de son point d'insertion à l'extré- mité de la furca. Chez toutes les autres espèces de Candona ce poil est plus long. Il m'est difficile de faire rentrer cette nouvelle espèce dans un des groupes de Candona. Si, par son membre mandibulaire, elle se rapproche des < '. marchica et pubescens, la forme de sa furca par contre l'en éloigne. De même, la forme générale de la coquille lui donne une place à part. J'ai trouvé une dizaine d'exemplaires, tous dos femelles ovi- gères, dans deux stations, dans le Douhs et dans le bassin du jardin botanique de l'Académie de NeuchàteL Candona Stllderi KâUFMANN. Cette grande espèce (longueur l mm 34, hauteur 0"""7) qui n'était encore connue (pie du lac 22S de Bienne, se trouve aussi dans la vase du fond du lac de Neu- chàtel. Darwinula Stevensoni, Brady and Robertson. Kaufmann n'a trouvé cette rare espèce que dans le lac des Quatre-C an- tons, près de Lucerne. J'en ai constaté en toute saison quel- ques rares exemplaires femelles dans le lac de Saint-Biaise. Cytheridae La famille dos Cytheridae est surtout marine. Cependant, quatre genres avec neuf espèces habitent les eaux douces d'Europe. En Suisse, nous avions jusqu'à présent trois genres : Leucocythere, Cytheridaea et Limnicythere . Pannes recher- ches, j'ai augmenté d'un et enrichi la faune suisse de deux nouvelles espèces : Metacypris cordatà et Limnicythere serrata nov. spec. Quatre espèces de Cvtheridées habitent les eaux neuchâte- loises. Ce sont : 1° Cytheridaea lacustris Sars, qui se trouve jusqu'à une profondeur de 60 mètres dans la vase du lac de Neuchâtel. 2° Limnicythere sancti-patricii Brady and RoBERTSON,que j'ai constatée dans le lac de Neuchàtel, dans la Vieille-Thielle et dans le Doubs. Dans cette dernière localité se trouve une forme que Zschokke avait décrite sous le nom de Lymnicy- there neocomensis, mais qui, d'après Kaufmann, n'est qu'une variété locale de L. sancti-patricii. 3° Limnicythere serrata, nov. spec. (pi. VII, fig. 6-15). Cette nouvelle espèce se rapproche du Limnicythere inopi- rtata Bairo par sa forme générale et par ses dimensions. Ces! une des plus petites espèces de Limnicythere. Longueur : 0.58 mm. Largeur : 0.30 mm. La coquille (fig. 6) n'a pas partout la même largeur. Celle-ci est maximale au quart antérieur de la coquille suivant une ligne passant par la tache oculaire, grande et bien visible. C'est à cet endroit (pie se trouve l'angle assez obtus formé par le col»'' anté- rieur de la coquille et le bord dorsal. Les côtés dorsal et ventral ne sont pas aussi parallèles entre eux que dans la coquille du L. inopinata, mais convergent légèrement l'un vers l'autre du côté postérieur. Le coté dorsal se joint insensiblement, suivant une courbe continue, au bord postérieur de la coquille qui es1 arrondi régulièrement en arc de cercle. Le coté ventral présente 229 en son milieu une inflexion assez accusée. Le bord antérieur, d'abord régulièrement arrondi, forme ensuite une ligne droite qui va obliquemenl rejoindre Le côté dorsal. La coquille, vue de profil, présente en outre deux caractères qui n'existent pas sur la coquille du /,. inopinata : 1° Sur les bords antérieur el postérieur se trouvent fixées de petites dents comme dans Le genre Prionocypris Brady e1 Norman. Sur Le boni antérieur elles sont au nombre d'une dou- zaine fixées normalement à la courbure de la coquille. Sur Le boni postérieur (pi. VII, fig. 9) on en trouve de 7 à 9, plus grandes et dont l'extrémité est dirigée vers le cote dorsal de la coquille. 2° La coquilleest garnie sur foute sa surface de poils courts et très serrés; d'autres poils plus longs et plus espacés se trouvent comme chez les autres espèces du genre sur les bords antérieur et postérieur. Cette hispidité n'est pas mentionnée dans la descrip- tion de L. inopinata. La sculpture de la surface de la coquille nous donnera encore d'autres caractères distinctifs. On remarque, en effet, à la surface de chaque valve, trois protubérances de forme et de situation très peu variables. La première {a), située au premier quart anté- rieur de la coquille, près du bord dorsal, sous la lâche oculaire, se présente sous forme d'un petit plateau se reliant insensible- ment, sauf a sa partie antérieure, à la surface de la coquille. Les deux autres protubérances (b et c, pi. VII, fig. 6) sont situées près du bord ventral, de chaque coté de la ligne médiane de la coquille. Sur une vue latérale elles se présentent sous forme de deux taches rondes de couleur foncée. Vues d'en haut (pi. VII, fig. 7), elles sont hémisphériques et, l'antérieure est un peu plus haute que l'autre. Entre les deux existe une dépression au fond de laquelle on remarque les impressions musculaires. La coquille de L. inopinata ne possède que deux de ces protubérances dont les positions respectives sont aussi différentes (Kaufmann, pi. XIV, fig. 12 et 45). La surface de la coquille ^st distinctement réticulée en hexagones. Les impressions musculaires (pi. VII, fig 8) ne ressemblent pas a celles de /.. inopinata. Elles sont très distinctes et formées de quatre empreintes soudées les unes à la suite des autres et dont trois sont d'à peu près égales dimensions et la dernière plus petite. Telle qu'elle vient d'être décrite, la coquille de cette nouvelle espèce se distingue donc facilement de celle de L. inopinata. — 230 — C'est du reste par sa morphologie externe que cette espèce peut le plus facilement se déterminer, car l'anatomie interne présente une grande ressemblance avec celle des autres espèces du genre. Je n'en donnerai ici qu'une description très sommaire, renvoyant le lecteur aux figures, toujours plus exactes qu'une description. La première antenne (pi. VII, fig. 10) ressemble beaucoup à celle de L. inopinata. Elle en diffère cependant par la présence sur le côté antérieur du quatrième segment d'une rangée de poils qui n'existent pas chez L. inopinata, mais qu'on retrouve chez L. relicta. Les soies fixées aux différents segments sont en même nombre que chez L. inopinata, mais sont un peu plus larges. Les différents segments sont entre eux dans les rapports de longueur suivants : 2""' 3 me 4 me 5"' e griffes L. serrata .... 25 6 13 43 15 L. inopinata . . . 24 7 10 10 11 (D'après Kaufmann.) L'appareil chitineux situé à la base de la deuxième antenne (fig. 12) présente quelques légères différences avec celui de L. inopinata. Le premier segment de l'antenne est plus long et plus large que dans l'espèce précédente. La disposition des poils des divers segments est semblable à celle qui existe chez L. inopinata. Les segments sont entre eux dans les rapports de longueur suivants : Ire 2 mc 3"' fi 4 me griffes 35 8 23 7 20 L. inopinata . 20 8 20 6 14 Cette seconde antenne est plus longue que celle de L. inopinata. Les maxilles et mandibules, d'après ce que j'ai pu en examiner, ressemblent beaucoup à celles du L. inopinata. Il en est de même des trois paires de pattes (fig. 12, 13etl4). Les articles qui les forment augmentent respectivement de longueur de la première à la troisième paire. Cette même progression se retrouve dans la longueur des griffes terminales et dans celle des soies situées à l'extrémité distale de chaque second segment. - 231 — Les rapports de Longueur des divers segments de chaque patte sonl les suivants : groe 3me .{nu- griffes I patte Lo <■» 7 11 II 18 8 8 21 III •• . . . . 20 ( .» 9 31 L'appareil chitineux suspenseur des trois paires de pattes (fig. ic>) est construit sur le type de celui de L. inopinata ; cependant il présente certaines modifications qui le compliquée encore davantage. C'esl surtout celui de la troisième paire de pattes qui présente le plus de différences. La branche chitineuse la plus postérieure se recourbe et vient se souder avec une rami- fication latérale de la brandie centrale (pi. VII, fig. 15). Je n'ai trouvé que quelques exemplaires de celte nouvelle espèce dans la partie du lac de Neuchâtel située près Sain t- Blaise, derrière la digue de la Directe. Kaufmann dit avoir péché toujours toutes les Cythéridées à plus de 10 mètres de profondeur, jamais moins. Or, cette espèce et la suivante surtou! se pèchent déjà à moins de 1 mètre de profondeur. 4° Metacypris cordata var. neoçomensis, Thiébaud. J'ai déjà donné la description de cette variété nouvelle (lu Metaci/pris dans un travail précédent auquel je renvoie le lecteur (Thié- baud (9), pp. 57-(H>). Malgré d'attentives recherches, je ne l'ai pas trouvée ailleurs (pie dans le lac de Sain i -Biaise, où elle n'est pas très rare. — 232 CHAPITRE III OBSERVATIONS BIOLOGIQUES J'ai déjà donné dans le chapitre II quelques observations biolo- giques sur diverses espèces. Je me propose ici d'étudier à ce point de vue, l'ensemble des entomosiracés. M'étant occupé d'une façon très suivie pendant près de trois ans du lac de Saint Biaise, j'indiquerai d'abord les faits biologiques qui v sont relatifs, puis j'examinerai si les conclusions auxquelles je suis arrivé se trou- vent confirmées par les observations faites dans les autres stations. La première question qui se présente est de voir si les ento- mostracés se développent pendant toute l'année, en été comme en hiver, ou s'ils n'existent que pendant une période bien déter- minée. Cladocères Pour le lac de Saint-Biaise que j'ai exploré pendant deux ans, régulièrement tous les huit ou quinze jours, j'ai pu dresser (voir Thiébaud, 9) le tableau des époques d'apparition dc> divers Cladocères littoraux. — 233 NOMS DES ESPÈCES o '? c ri u 9) > ■a H < c o <6 <ù XI s o 5T Il u XI o o o V u XI s u > o a. M XI S u Sida cristallina . . . +o +o +o +o +»> +o + + H- Simocephalns vetulus . + <» -t-o +o ■H +o +o +o + 4 + Scapholeberis naucronata +o +o +u +o + + Ceriodaphnia pulcliolla. +0 +o +o +o +u + 4- + Lathonoura rectirostris . + + + 4- Eurycercus Iamellatus . +o +0 +o +o +o +0 +o + 4- + Aeroperus harpae + +o +o +o +o +o + 4- + » neglectus . . +o +o +o +o +o +o +o + 4- + Camptocercus rectirostris + + + 4- +o +o -H +o 4- + » costalus . +o +0 +° +o +o +o + + 4- +o -H> +o +o +0 +o + 4- + » rectangulus + +o +o +o +0 + + + » rostratus + + + Graplolelieris testudinaria +o +o +o + + + 4- + +o +o +o +o + + + + °+ u+ Pleuroxus hastatus . + + 1 + + 4- » trigonellus . + o+ +o + + + » aduncus . + + + + + 4- » urcinatus. +o + Pcracantha truncata. 11 +o +o +o +o +o + 4- 4- Anchystropus emarginatus +o + Chydorus globosus . . . . +o +0 +o +0 +o + 4- + » sphaericus. +o +<» +o +o +o + 4 + Total. . +o +o +o 4- 4- 9 4 5 11 18 24 26 24 17 22 22 M — 234 — Voici les chiffres qui indiquent le nombre des espèces présentes pendant le courant d'une année et qui résument ce tableau : Janvier 9 Février 4 Mars 5 Avril 11 Mai 18 Juin 24 Juillet 26 Août 24 Septembre 17 (?) Octobre 22 Novembre 22 Décembre 21 De leur examen nous pouvons tirer les conclusions suivantes: 1" Le nombre des espèces en présence atteint son maxi- mum en été et son minimum en h irer (février et mars). Voyons si cette conclusion s'applique aussi aux autres stations étudiées. Bien entendu que dans ces endroits je n'ai pas fait de pèches aussi suivies mais seulement quelques-unes pendant les diverses saisons. Dans la Viei lle-Thielle : Dates: 4 avril 8 mai 14 juin 20 juin 3 juillet 28 octobre Nombre d'espèces : 5 9 14 17 19 12 Dans les fossés de la Directe 1 : Dates: 26 mars 19 juin 12 août 31 octobre Nombre d'espèces : 2 13 15 11 Dans le Doubs : 23 avril 28 mai 2 juillet 2 août 3 8 12 10 L'observation peut donc être généralisée de la façon suivante : Dans les divers bassins, le nombre des espèces en présence, très faible en hiver ei au printemps, augmente rapidement à partir du mois de mai, et atteint son maximum en juillet. — 235 — donc en été. Ce nombre se maintienl à peu près constant jus- qu'en novembre. Puis il diminue brusquement el atteinl en Février, soi i en hiver, son minimum. 2° Epoque d' apparition : a) Dans un même bassin l'époque d'apparition de la plupart drs espèces ne varie d'une année à l'autre qu'entre de faibles limites. Prenons comme exemple le lac de Saint- Biaise, où, en 1904 déjà, j'ai fait quelques pêches d'essai dont les résultats me per- mettront de confirmer la thèse que je viens d'énoncer. C'est ainsi que j'ai constaté la présence de Sida cristallina à partir du 18 avril 1904 17 avril 1905 10 avril 1900 Pour Alona affinis, les dates d'apparition sont les suivantes : 3 mai 1904 10 mai 1905' 7 mai 1906 Pour Acroperus harpœ : 10 avril 1904 15 avril 1905 30 mars 1900 Pour d'autres espèces qui apparaissent plus tard, la concor- dance esi encore plus frappante. Ainsi j'ai trouvé Anchystropus emarginatus à partir du 12 juillet 1905 et du 10 juillet 1906. Pour Chydorus pigci-, nous avons : 10 juin 1905 el 1 1 juin 1900. h) Dans des stations différentes il est à prévoir que les époques d'apparition d'une même espèce doivent différer d'au- tant plus-que les conditions du milieu (température de l'eau) des deux bassins sont aussi plus différentes. Ainsi, dans la Y'teiUe- Thielle, où, en fin avril, l'eau atteignait une température de 17" ('., Scapholeberis mucronata exislail déjà le 25 avril. — 236 - Dans le lac de Saint -Biaise , où à la même époque l'eau n'a jamais plus de 12°, la même espèce n'apparaît qu'à la fin de mai. Dans Le Doubs, où la température est encore plus basse, Sca- phoieberis n'apparaît qu'en juin. Copépodes Considérons aussi la répartition dos espèces de Cyclopidées, suivant la. saison : 1" Danslelacde Saint-Biaise: Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juill. Août Sept. Oct. Nov. Dec. 3 4 5 7 8 11 11 9 8 (3 6 5 2° Dans la Vieille-Thielle : 25 avril S mars 4 juin 20 juin 3 juillet 28 octobre 4 5 6 7 8 5 On voit que les Cyclopidœ se comportent comme les Clado- cères et que le nombre <\c<. espèces en présence atteint son maximum en été et son minimum en hiver. Cependant la progression n'est pas aussi accusée que pour les Cladocères, car certaines espèces de Cyclops vivent dans les eaux froides au printemps. Les diverses espèces de Cyclops trouvées dans le canton se groupent, suivant la température de l'eau qu'ils préfèrent, de la façon suivante : 1° Espèces slénothermes train froide : Vivant au printemps seulement ou ayant à cette époque leur maximum de reproduction. On peut trouver encore quelques rares représentants, surtout des mâles, pendant les mois de juin-juillet. Ce sont : Cyclops fuscus; Cyclops bicuspidatus ; Cyclops strenuus; Cyclops vernalis. •2" Espèces sténothermes (Venu chaude .• Elles ne se rencontrent qu'en été. Ce sont : ( 'yclops prasinus ; ( 'yclops Dybowskii ; Cyclops macrurus; Cyclops affinis; Cyclops Leuckarti; Cyclops bicolor; Ci/c/njt.s varicans ; Cyclops languidus. — 237 — 3° Espèces eurythermes existanl pendant toute L'année. Certaines de ces espèces néanmoins se développent de préférence dans les eaux plus froides : Cyclops serrulatus (C. varius) et Cyclops viridis. D'autres, au contraire, semblenl préférer les eaux chaudes : Cyclops albidus, Cyclops phaleratus, Cyclops fimbriatus. Ces observations sur 1rs Cyclopidœ neuchâtelois concordent avec celles faites par Graeter et La Roche sur les Cyclopidœ des environs de Bàleetde Berne. Harpacticides. La plupart des espèces de Canthocamptus ne se rencontrent qu'en été, sauf Cyclops staphylinus qui est beaucoup plus abondant au printemps et dans l'arrière-automne qu'en été. A cette saison même il devient rare e1 es1 remplacé parles autres espèces de Canthocamptus. Ostracodes Il est plus difficile de classer les Ostracodes dans les catégo- ries que je viens d établir, car ces animaux, habitant la vase, peuvent souvent passer inaperçus, et quelques-uns étant toujours rares, il est difficile de constater à quelle époque le maximum de développement a lieu. 1° Espèces sténothermes (Venu froide : Espèces du prin- temps. ('///trois marginata; Cypria eocsculpta; Cypris affinis-reticulata. 2° Espèces sténothermes d'eau chaude : Espèces d'été. Notodromas monacha; Paracypridopsis variegata ; Cypris incongruens ; Candonopsis Kingslei; Dçlerocypris fàsciata; Candona marchica; Cypridopsella villosa; Candona Fuhrmanni; Limnicylhere serrata. :»° Espèces eurythermes qu'on trouve en aussi grande quan- tité en hiver qu'en été. fferpetocypris reptans; Cypria ophthalmica; Cypridopsis vidua'; Candona candidà; Cyclocypris lœvis; Dartoinula Stevensoni. 7 23K — Dans cette dernière catégorie on peut encore faire rentrer le Metacypris cordata var. neocomensis, qu'on trouve aussi en hiver, mais qui, cependant, est plus abondant en été. 2" Une autre question biologique à examiner es1 la périodi- cité des entomostracés, c'est-à-dire la succession des périodes sexuelle et asexuelle dans la reproduction de ces animaux. Pour réunir le plus d'observations possible, je me permets de reproduire ici ce que j'avais déjà dit à ce sujet dans mon travail sur la Biologie du lac de Saint-Biaise. Gladocères 1° Dans le lac de Saint-Biaise es Gladocères de ce bassin, les mâles Ac<. J'ai constaté poi espèces suivantes : Nom des espèces Sida cristallina, ( 'eriodaphnia, pidckella, Siniocejihalus vetulus, Eurycercus lamellatus, ( 'amptocercus rectirostris. Acroperus neglectus, Alona costata, Alona rectangula, Graptoleberis testudinaria, Alonella exigua, Pleuroxus trigonellus, Pic uro.rn s truncatus, Chydorus globosus, Chydoi 'us sphaw 'icus., Chydorus piger, De tous les Gladocères du lac de Sa i n t-Blaise, seul( 'hydorus sphaericus présente deux périodes sexuelles. Tous les autres sont monocycliques ou a&ycliques. Ces observations ne con- cordent pas avec celles d'autres auteurs. Ainsi Stingelin (6) a trouvé plusieurs Cladocères poly cycliques. Epoque d'apparition des O novembre-décembre. octobre. novembre. novembre. novembre-décembre». novembre-décembre. décembre. décembre. décembre. décembre. novembre-décembre. fin octobre-décembre. novembre. juin et novembre. novembre. Al o lia coron a ta . Alona rostrata. Pleuroxus excisus, Pleuroxus exiguus, PleurOXUS truncatus. juillet et octobre, niai el octobre, juillet et octobre mai et octobre, juin et octobre. — 239 — Par contre, Wkissmanx n'a aussi trouvé pour Pleuroœus tri- yonellus, Alona testudinaria, Camptocercus rectirostris, Pleuroœus truncatus qu'une seule période sexuelle avant lieu lard en automne. Parmi Les Cladôcères monocycliques, nous pouvons distin- guer : 1° Des espèces franchemenl monocycliques, présentant à côte des mal. -s. des femelles a oeufs d'hiver, protégés soit par un ephippium, soit par une autre modification des valves. Ces espères passent en hiver par une période de repos plus OU moins prolongée, ainsi que le montre le tableau suivant : Durée de la période Nom de L'espèce de repos Sida cristallina, 3 1/2 mois. Camptocercus rectirostris, 5 mois. Acroperus neglectus, 2 mois. Lynceus costatus, 4 mois. Lynceus rectangulus, 2 mois. Graptoleberis testudinaria, 5 1/2 mois. Pleuroœus eœiguus, 5 1/2 mois. Pleuroœus trigonellus, 3 mois. ( 'hydorus globosus, 3 1/2 mois. ( 'hydorus piger, 6 1/2 mois. Dans ce groupe rentrent encore trois espèces qui. bien nue je n'aie trouvé ni mâle ni femelle à œufs d'hiver, doivent néan- moins être monocycliques. Ce sont : Scapholeberis mucronata, Lynceus rostratuset Anchys- tropus emarginatus (6 mois;. C'est grâce à leur rareté que les mâles n'ont pu être constatés. (Vs espèces sont bien monocycliques, puisqu'elles liassent par une période de repos très prolongée. 2° Des espèces monocycliques par le fait que quelques mâles apparaissent en novembre, mais dont les femelles ne forment pas d'œufs d'hiver. Elles ont une tendance à devenir acvcliques, se rencontrent pendant toute l'année et se sont donc très bien adaptées à la vie littorale. Dans ce groupe rentrent les deux espèces : Simocephalus vetulus et Eiwijcercns làmellatus, dont les mâles, très rares, se rencontrent en novembre. — 240 — Parmi les espèces acycliques, il n'y a que Alona guttata dont j'aie pu suivre le développement. Je n'ai jamais constaté pour elle des mâles ou des femelles à œufs d'hiver. En été comme en hiver, elle se reproduii parthénogénétiquement. Dans les autres stations, que j'ai visitées moins souvent, je n'ai pu faire des observations aussi précises que dans le lac de Saint-Biaise. Dans la Vieille-Thielle, j'ai aussi constaté que les Cladocères v étaient acycliques ou monocycliques, sauf Chydorus sphaeri- cus qui y était polycyclique. La reproduction sexuelle a lieu pour les espèces suivantes en automne : Scapholeberïs mucronata, 28 octobre. ( 'eriodaphnia pidchella. Lynceus affinis. Lynceus rectangulus . Lynceus rostratus. Peracantha truncata. Chydorus globosus. J'ai trouvé des mâles de Chydorus sphaericus en juin et en octobre. Les Cladocères se comportent donc ici, ce qui étail à prévoir, comme dans le lac de Saint-Biaise. Tous les Cladocères des mares de Pouillerel possèdent une reproduction cyclique. Les uns sont polycycliques à deux périodes sexuelles. Ce sont : Daphnia obtusa, juillet et octobre. Chydorus sphaericus, juin e1 novembre. Les autres sont monocycliques : Daphnia longispina, septembre-novembre. Geriodaphnia reticulata et C. reticulata var. Kurzi. Simocephalus vetulus, septembre-novembre. Alona guttata j Alona costata ( en octobre-novembre. Peracantha truncata ) Il est à remarquer que chez ces espèces monocycliques les doux périodes de reproduction, sexuelle et asexuelle, ne sont pas aussi nettement séparées que c'est le cas pour les Cladocères du lac de Saint-Biaise. La période sexuelle commence bien plus tôt et l'on trouve peu- — 241 — danl un temps assez long un mélange de mâles, de femelles à œufs deté el de femelles à œufs d'hiver (voir Thiébaud et Favre, 5). On peul donc supposer qu'il y a passage de la reproduction polycyclique à la reproduction monocyclique. Dans les marcs Ui>. i:î. Lampert, Iu'rt. Das Leben Binnengewàsser. Leipzig, 1899. il. Lilljeborg, W. Cladocera Sueciae. Nova Acta Rez. Soc Upsalensis (3), L899. fô. LlLLJEBORG, W. Synopsis specierum hue usque in Suecia observato- rum generis Cyclopsis. Svenska Vet. Akad. Handl., t. XXXV, m i, 1901. ili. LlLLJEBORG, W. Synopsis specierum hue usque in acquis dulcibus Sueciae observatorum familiae Harpaclicidarum. Svenska Vet. Akad. Handl., t. XXX VI, n° I, 1902. 17. Lutz, A. Die Cladoceren der Umgebung von Bern. Mitthoil. der Naturf. (iesells. Bern, 1877-1879. 18. MràZEK, A. Beitràge zur Kenntniss der Harpacticidenfauna der Siiss- wassers. Zool. Jahrb. Syst-, Bd. VII, 1893. 49. MûLLER, G.-W. Ostracoden des Golfes von Neapel. Fauna und Flora des dolfes von Neapel, 1894. 50. SchôRLER und Thallwitz, S. Pflanzen und Tierwelt des Moritzburger Grossteiches bei Dresden : Annales de biologie lacustre, 1. 1, 190(>, Bruxelles. 51. Schmeil, Otto. DeutschlandsfreilebendeSiisswassercopepoden. Teil 1. Cyclopidae, Bibl. Zool., Heft 11, 1892. 52. Schmeil, 0. ld. Teil 2. Harpacticiden; Ibid., Heft 15, 1895. 53. Schmeil, 0. ld. Teil 3. Centropagiden; Ibid., Helt "21, 189(1- 54. Schmeil, 0. Id. Nachtrag. Ibid., Heft 24, 1898. 55. Schmeil, 0. Gopepoden des Bhaetikongebirges. Abth. des Naturgesell. zur Halle, Bd. XIX, 1893. 56. Schmeil, 0. Neue Spaltfïisskrebse der Fauna der Provinz Sachsen. 57. Schmeil, 0. Einige neue Harpacticiden Formen der Si'isswasser. Mag- deburg, 1894. 58. Scott, Th. On soma and rare British Gruslacea. Annales and Magazine of Natural History. Ser. VI, vol. XVIII, July 1891). 59. Scott, Tir. The invertebrate fauna of the inland waters of Scotland. Part. VII. 60. Scott, Th. The inland waters of the Shetland Islands. l'art. Il, plate IX. 61 Steuer, Ad. Die Entomostrakenfauna der alten Honau bei Wien. Zool. Jahrb. Syst., Bd. XV, Heft I, 1901. 62. Steck, Th. Beitnige zur Biologie der grossen Moosseedorfsees. Mitth. der Naturf. (iesells. in Bern, 1893. (>3. Stingelin, Th. Die Gladoceren der Umgebung von Basel. Uev. suisse de Zool., t. Ill.fasc. III, 1895. 64 Stingelin, Th. Ueber jahreszallich, individuelle und locale Variation bei Grustaceen : Forschungsberichten des Plôner biologischer Stations. Heft V, 1897. 65. Stingelin, Th. Unser heutigen Wissen iiber die Systematik und die Verbreitung der Gladoceren. Comptes rendus du 5°" Gongiès inter- national de zoologie, Berne, 1904. (56. Stingelin, Th. Neue Beitràge zur Kenntniss der Cladocerenfauna der Schweiz. Bev. suisse de Zool., t. XIV, 1906. — 246 — 07. Weltner, W. Notifzu : L. Keilliack zur Cladorecenfauna des Madussees in Pommern. Heitriige zur Fauna des Madusees in Pommern. 68. Vavra., W. Monographie der Ostracoden Bohmens. Arch. der naturw. Landesdurchforschung von Bôlimen. Bd. VIII, n r III, 1891. 69. Zschokkk, F. Die Tierwelt der Hochgebirgsseen. Nouveaux mémoires delà Société helvétique des Sciences naturelles. Vol. XXXVII, 1900. 70. Stinc.elix, Th. Catalogue des Invertéhrés de la Suisse : Phyllopodes. Genève, 1908. 71. ErmAN Svex. Ostracoden ans den nordswedisehen Hochgebirgen. Naturw. Untersuchungen des Sarekgebirges in Schwedisches Pappland. Stockholm, 1908. Lith -il.-. — 2-17 — EXPLICATION DES PLANCHES ' 'anl/iocamptui Fig. 1. Fig. 2. Fig. 3. ( 'anthocaniptus Fig. 4. Fig, 5. Fig. 9. Fig. H). Fig. 11. Canthocamptus Fig. 6. Fig. 7. Fig. 8. Canthocamptus Fig. 12. Fis. 13. Planche VI / ubellus LlLLJEBORO : — Les deux derniers segments etffurca de la femelle. — !"><■ patte rudimentaire de la femelle. — l re patte natatoire. Schtneili var. breviseta Thiébaud : — Derniers segments du corps et furca de la femelle. — 5 e patte rudimentaire '■ patte rudimentaire du mâle. gracilis Saks : — Derniers segments du corps et furca de la femelle. — 5° patte rudimentaire de la femelle. — l ie patte natatoire de la femelle. arCticUS LlLLJEBORG : — Dernier segment du corps et furca. — l re patte natatoire Planche VII (Jandona Fuhrmanni nov . spec. : Fig. 1. — Coquille de la femelle, vue latéralement. Fi K . Fig. Fig. Fig. i. — Coquille de la femelle, vue d'en haut. 3. — Impressions musculaires. 4. — Furca de la femelle. 3. — Membre mandibulaire de la femelle. Limnicythere serrat(t\nov . spec. : Fig. i). — Coquille de la femelle, vue latéralement. Fig. 7. — Coquille de la femelle, vue d'en haut. Fig. 8. — Impressions musculaires. Fig. 9. — ■ Détail du bord postérieur de la coquille. Fig. 10. — l rc antenne. Fig. 11. — t c antenne. Fig. 12. — l ru patte. Fig. 13. — 2 e patte. Fig. 14. — 3 e patte. Fig. lij. — Appareil suspense ur des pattes. Sinwcephalus exspinosus var. congener femelle, Koch. Fig. 1(5. — Tète d'une femelle. Fig. 17. — Greffe terminale. Fie. 18. — Postabdomen. BEMERKUNGEN TBER EINIGE von II. R. HOOGENRAAE (llijswijk, Holland) 1 1 1 der » Tijdschrifl der Nederlandsche Dierkundige Vereeni- ging»(2) X, S. 384-424 verôffentlichte ich in der niederlàndischen Sprache vorlàuflgë Mitteihmgen iiber die Rhizopoden und Helio- zoen der niederlàndischen Fauna. Dem VorkommeD dieser Protozoengruppen in Niederland war bis jetzt keine besondere Aufnierksamkeit gewidmet; und bei der allgemeinen Ver- breitung der meisten Arien iiber die ganze Erde war esleicht, schon bei einer ersten Orientierung e.ine ganze Reilie derselben in einem sehr beschrànkten Teile des Gebietes nachzuweisen. Wenn es mm auch'nur eine geringe Bedentung liât, die Anwesenheil dieser oder jerier Ajt in einem neuen, bis jetzl lundi ni(dii durchforschten Gebiete zu konstatieren, so diirfte es doch seinen Nutzen haben, einige Beobachtungen von allgemei- nerem Interesse auch an anderer Stelle in einer melir allgemein zugànglichen Sprache bekanritzumachen. In einer Liste ;un Schluss dièses Anfsatzes sind sàmtliche bislier beobachteten Arien aufgefiihrt. I. — Rhizopoden. /. Amoébci (lovaonict Penard. In rebereinslimmune; mit Penard (02) finde icli t'olgende Merkmale tïirdiese An characte- teristisch : I . Die Pseudopodien sind ;un distalen Ende hunier abgerundet, niemalszugespitzt; lolio- — 249 — 2. sic siml in ihrer ganzen Lange nahezu gleich breit; :». die Kôrner des Plasmakôrpers dringen in die Pseud< dien cin, durchstrômen sie bis zur Spitze, und wanderci ivieder /uni Plasmakôrper zurïïck; die Pseudopodien sind dalier mehr wie bei verwandten Arien aïs integrierende Bestandteile des Plasmakôrpers aufzufassen. Wenn (las Tier sich in Bewegung setzt, vërschwindeii die Pseudopodien gànzlich; die Form des Tieres wird alsdann der- jenigender Atnoebalimaœ àhnlich, aur isl Amoeba gorgonia presser. Der Làngendurchmesser eines olme Pseudopodien krië- chenden Exemplares vvar 75 a; im Ruhestadium wurde aïs Abstand der Spitzen zweier einander gegenûber liegenden Pseu- dopodien 120 >j. gemessen. 2. Amoeba striai" Penard. Neben den eigentûmliclien Langsstreil'en, denen dièse Art ihren Namèn verdankt, zeigi sic iiberdies die fur die Protozoen iïberhaupi seltene Besonderlieit, dassihre kontraktile Vakuole èinem bestàndigen Formwechsel unterliegi : sic isr kreisrund, elliptiscli, unregelmàssig vieleckig oder fingerartiggelappt. Gar niclit selten kannman ferner beob- achten, dass zwei oder drei kleinere Vakuolen zur Bildung einer grôsseren zusamïnenfliessen, oder aber eine grosso Vakuole leill sich mitlels einer schmalen Plasmabriicke in zwei kleinere, welche einige Zeil unabhàngig nebeneinander fort- cxistiercn. ?>. Amocha relata Parona. Penard (02) beschreibt als cin wichtiges Merkmal dieser Art •• la présence très habituelle d'un pseudopode de nature spéciale el qui temporairement, au moins, remplit les fonctions de tentacule -, u. s. w. Ieli habe dièses icntakelai'tige Pseudopodium nur einzelne Maie beob- acliten konnen und môchte dcmselben daher einen geringëren systematisclien Wert beimessen als den iibrigen von Parona und Penard hervorgehobenen Eigensehaften : eine querellip- lische Grundform. cin breiter hvaliner Plasmasaum am Vor- derende, 2--"» grosse Vakuolen und eine sclmellglei tende Bewe- gung. 4. Protamoeba primordialis Korôtneff. Dièse Art wurde in einigen wenigen, den Diagnosen von Korôtneff und Penard vollkommen beantwortenden Indi- viduen aufgefunden. Weder Kerne, noch Vakuolen waren zu bemerken; ebensowenig enthielten die Tiere auch nur die geringste sichtbare Spur von Nahrung. — 250 — ~>. Biomyxa vagans Leidy. In einigen Exemplaren dieser, wegen ihrergrossenBeweglich- keil auffalienden Art, konnte ici) zahlreiche kleine kontraktilë Vakuolen beobaehten ; in anderen waren sic nicht zu sehen. Kein einziges Individuum enthieli ohne Reaarentien nachweis- haro Kerne; Biomyxa schëini eine Art zu sein, welche meisten- teils (aber nichi immer) ihre Kernsubstanz im chromidialen Zustand verteilt im Kôrperplasma enthalt. o. Vampyrella pendula Cienk. Anscheinend ist dièse An seit Klein (82) nicht mehr wiedergef unden ; ïch i'and sic an einem Orte in einer nichi unbetràchtlichen Zabi Individuen aui". [m allgemeinen kann ich die von Cienkowski (65) und Klein gemachten Angaben nur bestatigen. Die Farbe dos Plasmas ist ein dunkles braunlichgrau, nichi ziegelrot oder orangefarbig wie bei Vampyrella lateritia Leidy (= Vampyrella spirogyrae Cienk.). Von einem farblosen Randsaum strahlen die hjalinen Pseudopodien meis- tenteils allseitig ans; von verbreiterler Rasis ans lang ausgezo- gen erreichen sic eine Lange, welche dem Dnrchmesser des Plasinakôrpers fasl gleichkommt. Eine Kômchenstrômung auf den Pseudopodien ist nicht wahrzunehmën. Der Plasma- kôrper ist oit etwas elliptisçh im Umriss; wàhrend der schnel- Jen Fortbewegung zeigl ci- schwaclie amoeboide Formànde- rungen*. Kleine Vakuolen sind sieher vorhanden, aber schwer zu beobaehten: kontraktilë Bewegungen derselben sali ich nicht. Auch einen Kern vermochte ich mit Sicherheit nicht zu entdecken. Die Nahrung von Vampyrella pendula bestehl nach Cien- kowski ans dem Zellinhalt von Oedogonien, Bulbochaeten und anderen Algen ; bei meinen Exemplaren war die Nahrung auf das Protoplasma und den Cliroraatophoren verschiedener Oedogonium-Rvtcr] beschrànkt. Es folgi der Nahrungsaufnahme gewôhnlich bald die Enkys- tierung. Die von Cienkowski gemachte Untersoheiduno- von zweierlei Kysten, deren gutes Rechl von Hertwig und Les- ser (74) fur Vampyrella lateritia angezweifelt wird, ent- sprichi wenigstens fur Vampyrella pendula tatsàchlich i\< i v Wirklichkeit. Die fast immer kugelrunden, bisweilen etwas abgeplatteten Kysten der einen Art sind zweifach umhûllt. Zu iiussersi eine sehr di'mne Haut, von Cienkowski •• Schleier •• (vélum) genannt; darunter die derbere Kystenmemhran, — 251 — welche das Tier selbsl anmittelbar umgiebt. Das Tier, welches vor und wàhrend der Enkystierung vom eingeschlossenen Chlorophyll lebhafl grûn gefàrbl ist, nimml in dieser Kyste allmàhlich die normale graubraune Farbe nu, und téilt sich in einiere fmeistens M) Tochterindividuen, welche durci) verschie- dene Oeffiiungen die Kyste verlassen, darin einen einzigen, ziemlich grossen Nahrungsresl zuriicklassend. Die jiingen Tiere strecken sclion wàhrend des Austritts ans der Kyste ihre Pseu- dopodien hervor; oft l'olgt nach kurzem wieder neue Nali- rungsauinahme. Ein einziges Mal sali ich den Inhalt einer Kyste ohne vorhergegangene Teiliing ausschliipfen ; dasselbe Tier enkystierte sich nach ungefàhr zwei Stunden ohne neue Nahrune aufgenommen zu haben, von neuem. Einen ganz anderen Bau zeigen die Kysten der zweiten Art; sic stcllcn eines der eigentiimlichsten Kriterien der Speciesdar. Sic sind birnfôrmig, gestielt (darauf bezieht sich der Naine pendula), und mil dem Stiel den Algenfaden angeheftet, in Geerensatz zu den anderen Kysten, welche von cinom Stiel nicht die geringste Spur aufweisen. Schleier und Kystenmembran sind auch hier vorhanden; dazwischen abër flndet sich noch eine dritte Haut, welche in regelmàssigén Entfernungen kurz- kegelfôrmige, nach aussen gerichtete Stacheln tragt. Von dieser Zwischenmembran sieht man eine sehr l'eine Liniedurch den Kystenstiel verlaufen nach der Sicile hin, wo letzterer an den Algenfaden befestigt ist ; dies ist der •• starre Faden •• von Cienkowski. [n jungen Kysten dieser Art ist das Tier grûn gefàrbt; auch hier gehl die Farbe spàter in ein bràunliches Grau, einzelne Maie auch in orangerot, iiber. Ich liabe eine "rosse Zahl dieser Ivvsten gesehen, konnte aber niemals das Ausschliipfen eines Tieres ans einer derselben direkt beobach- ten; auch Cienkowski scheint das nichl gelungen zu sein. Verlassene Kysten dieser An enthalten gewôhnlich etwa sechs kleine Nahrungsresten. 7. Hyalodiscus rubicundus Hertw. und Less. lin Sommer 1907 habe ich dièse noch wenig bekannte sehr intéressante Art an eineui Orte in einer grossen Zahl Individuen angetroffen; meine Beobachtungen habe ich mitgeteilt in einem Aufsatz im Archiv /'. Protistenkunde, IX S. 84-U9. Teils in Uebereinstimmung, mit teils in Abweicluing von "o 1 fridieren Beobachtern konnte ich folgendes feststellen : r> 1. Es sind ein oder mehrere Kerne ohne Zweifel vorhanden. — 252 — 2. Die Ernàhrungsweise stimmt mit derienigen der Vam- pyrella-àrten vollstàndig ûberein. 3. Audi die Enkystierungsprozesse verlaufen in derselben Weise wie bei «1er Gattung Vampyrella. 4. Es wird nur eine Art Kysten gebildet. 5. Die Vermehrung findet statt durch Zweiteilung im enkys- tierten Zustande ; hôchstwahrsciieinlicb teilt sich der Kern schon vorher, im Stadium der aktiven Bewegung. 6. Eine Konjugation, welche bei Vampyrella-avien (und zwar besonders hliuflg bei Vampyrella voraœ) vorkommt, und von Klein auch fiïr die von ilnn unter dem Namep Vampyrella pédala beschriebenen Hyalodiscus rubicundiis vermulet wird, tritt bei letzterer Art hôchstwahrseheinlich nicht auf. 7. Es ist zweckmiissiger, Hyalodiscus rubicundus nicht mit der Gattung Vampyrella zu vereinigen, sondera als eine zur Vampyrellida gehôrige Form aufzuf'assen, welche ewegungen ausfùhren. Endlich die anselmliche Grosse des Tieres; der ( x )uerdurchmesser der Schale betrug bei meinen Exemplaren im Mittel 80 a. Der grosse Kern war immer nur mit Schwierigkeit oder gar nicht zu unterscheiden, da siedurch die Nahrungskôrper umge- ben war und von ihnen verliùllt wurde. Dieselbe Tatsache war wahrscheinlich auch Ursache, dass kontraktile Vakuolen sich nicht auffinden liessen. Ebensowenig wié Penard sehe ich in Pamphagus avidus Leidy eine mit Pamphagus granulatus identische Form. l'A. Plagiophrys scutiformis Hertw. und Less. Unter diesem Namen lïihre ich eine Form auf, welche zwar mit den lîeschreibungen und Abbildungen von Hertwig und — 256 — Lesser (74) aufs vollkomraenste ubereinstinimt, dagegen mit Pamphagus mutàbilis Bailey hôchstwahrscheinlich niclu identisch ist. Ich hebe dies ausdriicklich hervor, da sowohl Leidy wie Penard fur die Identitât dieser zwei Arten eintre- ten. Da ich aber Pamphagus rnutabilis aus eigener An- schauung bisher nicht kenne, mnss ich mich bescliranken auf die Bemerkung, dass die Schale der von mir bei verschiedenen Gelegenheiten beobachteten Formen niemals jene *• déforma- tions considérables -. zeigte, welche eins der sichersten Erken- nungsmittel der Pamphagus mutàbilis bilden, vielmehr war sie sehr formbestàndig und von schongerundetem Umriss. 14. Diplophrys Archeri Barker. Sowohl die kolonienbil- dende als die solitare Form dieser problematischen Art, welche in meiner Umgebung keineswegs zu den Seltenheiten gehôrt, habe ich beobachtet, einzelne Individuen aber hàufiger als die Kolonien. Den Ausfiïhrungen frùherer Beobachter vermag ich wesentlich neues nicht hinzuzufùgen. IL — Heliozoen. Die beobachteten Heliozoen geben zu besonderen Bemerkun- gen keinen Anlass. Folgende Arten sind bisher von mir beobachtet. 1. Amoeba Proteus Rôsel spec. 2. Amoeba gorgonia Penard. 3. Amoeba striata Penard. 1. Amoeba guttula Duj. 5. Amoeba Umax Duj. 6. Amoeba, limicola Rhumbler. 7. Amoeba terricola, Ehrbg. spec. 8. Amoeba velata Parona. 9. Dactylosphaeriu'm raâiosum (Ehrbg.) Butschli. 10. Dactylosphaerium polypodium (M. Sch.) Butschli. 11. Pelomyooa palustris Greeff. 12. Protamoeba primordialis Kor< itneff. 13. Biomyxa vagans Leidy. M. Gymnophrys cometa, Cienk. 15. Vampyrella pendula Cienk. 16. Hyalodiscus rubicundus Hertw. Less. 17. Nuclearia délicat via Cienk. - 257 — in. Arcella oulgaris Ehrbg. 19. Arcella discoïdes Ehrbg. 20. Pyœidicula operculata Ehrbg. 21. Pseudochlamys patella Clap. Laghm. 22. Centropyxis aculeata Stein. 23. Centropyœis delicatula Penaud. 2 1. Di/jîugia corona Wallic. 25. Di/jîugia pyriformis Perty. 26. Difffugia acuminata Ehrbg. 27. Difflugia urceolata Carter. 28. Hyalosphenia cuneata Stein. 29. Hyalosphenia elegans Leidy. 30. Cochliopodium bilimbosum Auerb. spec. 31. Cochliopodium restitum Archer. 32. Quadrula symmetrica F. E. Schulze. 33. Quadrula irregularis Archer. 34. Cryptodifflugia compressa Penard. 35. Euglypha alveolata, Du.t. 36. Euglypha. ciliata Ehrbg. spec. 37. Cyphoderia margaritacea Ehrbg. spec, 38. Trinema enchelys Ehrbg. spec. 3<). Trinema, lineare Penard. kl Pamphagus hyalinus Ehrbg. ? spec. 41. Pamphagus granulatus F. E. Schulze spec. 42. Plagiophrys scutiformis Hertw. Less. 43. Diplophrys Archeri Parker. 44. Actinosphaerium Eichhorui Ehrbg. spec. I."). Actinophrys sol Ehrbg. 16. Acanthooystis aculeata Hertw. Less. 17. Acanthocystis turfacea Carter. 48. Pompholyœophrys exigua Hertw. Less. spec. 19. Raphidiophrys pallida F. E. Schulze. 50. Clathrulina elegans Cienk. Nach Àbschluss der Arbeit habe ich noch folgende weitere Arten im Gebiet beobachtet, iiber vvelche eine spàtereMitteiliffig nàheres bringen wird. 1. Vampyrella la 1er i lia, Leidy. 2. Arcella hemisphaerica Perty. 3. Difflugia elegans Penard. 4. Difflugia gramen Penard. — 258 — 5. Difflugia constricta Ehrbg. il. Frenzelina minima n. sp. 7. Euglypha lac ris Perty. 8. Eicg!;/ plia cristata Lkidy. 0. Sphenoderia lenta Schlumb. 10. Paulinella chromatophora Laoterrorn. 11. Elaeorhanis cincta Greeff. Wiclitigste Literatui 1 : 1. CLAPARÈDE et LACHMANN (58) : Eludes sur les Inl'usoires et les Rhizopodes. Genève, 1858. 2. Cienkowski (65) : Beitràge zur Kenntniss fier Moriadeiï, Arch. mikr. Ànât. I, 1865. :>. Hertwig und Lesser (74) : Ueber Rhizopoden und densel- ben nahestehenden Organismen. Arch. mikr. Anal. X, Suppl. 1N74. 4. Klein (82) : Vampyrella Cnk, ihre Entwicklung und systematische Stellung. Bot. Centralbl. XI, 1882. 5 Penard (02) : Faune rhizopodiqùe d\\ bassin du Léman. Genève, 1902. o. Penard ^05) : Notes sur quelques Sarcodinés. l re partie. R,ev. suisse Zool., XIII, 1905. 7. Schouteden (00) : Les Rhizopodes tes'taeés d'eau douée, d'après la monographie du prof. A. Awerintzew. Annales de Biologie lacustre I, 1906. November 1008. The Sutton Broad Freshwater Laboratory l)\ Eustace GURNEY and Robert GURNEY THE LABORATORY AND THE ACCOMMODATION PROVIDED The Sutton Broad Laboratory was founded for lh< i pnrpose of studying tlie biologicaJ conditions of the Norfolk Broads District (1). Fig. 1. — The House at Sutton. Il is provided witli ail necessary glass-ware, chemicals, micro- tomes, etc. Boats, including a small motor-boat for short (1) Theterm « Broad » is useô" locally for any sheet of water from about five acres apwards in extent. — 260 — excursions, are kept for t-<>ll«*t-tiii ^ purposes, and a wherrv, tlie « Cyclops », \\ Iiidi lias been invaluable in our work on Crustacea and in taking tide records, is available (by arrangement) for an v spécial investigation. Slieisa trading wherrv oi" 22 tous eonverted into a floating résidence and improvisée! Laboratory. The house was huilt by Mr. Eustace Gurney in the autumn ofl901, and contains accommodation for four or flve workers. It is situated by the edge of Su Mon Broad, on a spit of land running outfrom theuplands into the marshy région, which is known on theOrdnance Map as Longmoor Point, and among tlie local inhabitants as Grave] Point. 1 1 is one mile southof Stalham and aboui flfteen miles by road f rom Yarmoutb which lies to the South Easi. The nearesl Railway Stations are at Stalham and Catfleld, both on the Midland and Great Northern Joint Railway. THE BROAD AND ITS IMMEDIATE NEIGHBOURHOOD Su lion Broad was, in comparatively recenf times, a large sheet of open water (about 100 acres), but now il is overgrown by reeds and ail kirids of aquatic végétation, so that there is scarcely anv open water except in the channels which are kept free for navigation. The greater part of tliis végétation con- sists of Reeds (Arundo), Reedmace or Gladden (Typha), and Bullrush or » Bolder •• (Scirpus) in pure growths as well as mixtures of tlie three. The roots of the- Reed and Reedmace are matted together to form a. floating platform, known localis- as ••Hover-, which is often strong enough to bear a man's weight. Il is theoutward growth of tins Hover which hasgra- duallv choked the Broad. Where the water still remains com- paratively open, or where Scirpus is dominant, there is abun- dance of submerged or floating aquatic plants of which the most couspicuous are the White Water Lily (Castalia), Bladderwort (Uêricularia). Myriophyllum, Stratiotes and species ol'Pond- weed (Potamogetori), The shores of the Broad are ill-defined, consisting of low, levé] marshes, of which large areas are sub- merged bv a verv slight rise of the water. The levé] of the Broad oscillâtes rapidly accord ing to the amount of rain, the direction and force of wind. and, to some small extent, in svm- patliy withthe tides ai Yarmouth. The extrême range of — 261 — variation of levé! for the year lias so far proved to be 19 inclus. The greatesl depth of water is noi more tlian six foet. A narrow channel leads across the Broad to Sut ton S tait lie on the East, and another lo Stalham Staithe to the North, both uniting on the Wesi to enter the River Ant. There is a considérable amount of traffic up theso ehannels of sailingbar- Fig. 2. — The wherry « Cyclops » on Wroxham broad. ges, locally knownas wherries, carrying coal, corn, fiour, agri- cultural food-stuffs, etc. Dikes lead from the Broad into Sut- ton Fen, which is a large area of quaking bog' and mowing rnarshes quite unreclaimed and,fcin winter, usuallv under water. One mile lower down the Ant is Barton Broad, wliich lias quite a différent appearance, being bounded on the west l»v high ground and trees, and having a great deal of open water; but even hère the végétation is slowlv encroachingr. On the South — 262 — East of Barton Broad is Catfield Feu wliere there are a number of shaïlow pools which o\w their origin to fche digging of peat. Froin Barton Broad to the junction of the Hivers An1 and Bure is alioul six miles, and from lliis point access mav lie had to ail the other watersof the Broads Districts. THE DISTRICT, ITS EXTENT, PAST HISTORY, AND PRESENT CONDITIONS The Broads District willi which the work ofthe Laboratory isconcerned, comprises the valleys of five rivers, the Waveney, Yâre, Bure, Thurne, and Ant, and the Broads lying therein. Roughly speaking, the whole is contained within a triangle bounded by Unes drawn from HappisburghtoNorwich and Norwich to Lowestoft. A spécial interesl attaches to tins district in thaï it lias been subjecf to very great changes in his- torié- tiraes. A glanée at the map will show (bat on either side of the rivers there are wide tracts of fiât alluvial marshes, extin- dinff.in the neighbourghood of Yarmouth, over the whole of the great triangle enclosed between the lîure and Waveney. There is good évidence to show thaï tins lowlying area was, in Roman limes, occupied by a vast estuary, the mouth of which was guarded on the North by the Roman Fort of Caistor, and on the South bv the Fort of Burgh F as (le. Prpbably another tidal channel occupied the valley of the Thurne River, having its mouth al the place now known as Horsey riaj», thus conver- ting the land betwen Horsey and Yarmouth (known as Flegg Burghs) into an island. To fhis day Horsey Gap remains the weakest point in the range of sand hills which protect tins stretch of low-lying coast, and bas frequently been subject lo inroads by the sea. Ai Lowestofl was a third opening by way of Oui ton Broad and Lake Lothing, teaving the island of Lothingland between Yarmouth and Lowestoft. The Southerly drifl of sand and shingle along the coast. which still prevails, gradually blocked the entrances of thèse estuaries, closinff those of Horsev and Lowestoft ai an early date. The sand-bank upon which Yarmouth is built was formeil in the middle of tlie mouth of the gréai lîure and Yare Kstuary, so thaï for some time tlïere were two mouths, the Northern of which was close»! in the thirteenth or fourteenlh 263 centurv. The sandbank itsolf was firsl buill upon about |(l(HI A. I>. The Souiller n inouï h. \\ llich is now tlie V.'i l'in ou I II Haven, was pushed further and further sou th by Lhe drifting sand till ii reached nearly toCorton, lhe présent haven being eul througb in 1658, Lhe lasl of a séries of efforts lo maintain an open ehannel. With tlie narrowing of the Estuary mouth the scour of the tide was, of course, rapidly and greatly diminished, with Llic resuit thaï lhe channels quickly siltedupandshrank. The final blow to the ancienl conditions was deall by lhe embanking— probably in lhe twelfth centurv — ofthe river cliannels, which Fig. :}. — View, froin the laboratory, over Sutton brçad. reclaimed atonce ail those widefiatson either sideand conflned tlie rivers in their présent courses. This reclaimed marshland is drained by wind or sfceam mills which throw the h\>o (1). The îrsuli of the higli salinitv is seen in the rather soanty Crustacean l'anna and in the présence of such brackish-water species as Neomysis rulgaris, Gammarus Duebeni and Cor- dylophora lacustris, while Palaenom squilla and < orophium grossipeshaxe been taken in Heigham Sounds. The range of salinitv in the river is not co-extensive with llie range of iidal oscillation. Whereas the «Chemical tide» ceases al Acle, the tidal wave is felt distinctly as far as Horning of the Bure, Ludham Bridge on the Ani and Potter Heigham on the Thurne. But beyond (hese points iliere is a distinct rise and l'ail of the water level. tKough il becomes more and more irregular and difflcult to bring info relation with iidal periodicity. The range of what mav be called brackish-water Crustacea does not agrée with eitlier eonstilueiil of the Tide. Certain l'omis, such as Palàemonetes, rang» 1 as far as Ant Mouth in the Bure, Co?'ophium grossipes lias been l'onnd in Barton Broad and Heigham Sounds and seems to correspond in range with Cordylophora, in the colonies of which if so ol'ten lives. Besides thèse, Eurytemora affînis and Tachidius littoralis are l'onnd as far as Ranworth, and the former lias even been found in Sutton Broad. Eurytemora lacinulata lias esta- blished itself ail over the whole Bure System. THE WORK OF THE LABORATORY. In view of the i'act tliat the Laboratory is situated in the centre of the fi rsl two groups of Broads in which there is no irue pelagic l'auna, it lias been thought best to make noattempt ai quantitative work of the kind which figures so largely in the reports of fresh- water biological stations on the Continent and in America. It is onr first business to investigate the nature of the fauna from (lie spécifie and distributional point of view, a large work which can onlv lie doue efficiently by the co-operation of several persons specialising on differenl groups. (1) An analysis ofsoil from Sutton, made by Dr. Playfair, showed the présence of 2 " ,, of Sodium Chloride, attributed to proximity to the sea. — 268 - We hâve nôw a fairly eomplety knowledge of Lhe Crustacea, Coleoptera and Odonata, and, to a less extent, of the Rotifcra and Hydrachnida, but very rnuch remains to be (loue, notably with regard to lhe Mollusea, Turbellaria and Protozoa. WheD a gênerai knowledge of the fauna and fiora lias been obtained in tliis way, ilie ground will be clear for more detailed investigations into Bionomical problems, involving not only the relation of groups of animais to their environment, vvhicli is a work difficult, if not impossible, to dndertake withoutthe continuons co-operation of workers, but also and chiefly that of individual species or gênera by vvorking oui their life his- toriés thorouglily. From L903 till the beginning of 1907 Mr. F. Balfour Brownb was Director of the LaBbratory, and occupied himself willi lhe studv of the distribution and life historiés of the Odonata and Coleoptera. In 1907 lie lel'i to take up new duties at. Belfast, and the functions of Director were assumed 1 > \ Mr. R. Gurney. Mr. C. H. Martin was employed during three months of the suminer of 1907 as Naturalist, and completed work already begun elsewhcre on the ncmatocysts of Turbellarians, and began work on the life history of an Acinetan living in colonies of Cordylophora. Al preseni the Laboratory is vvithout the services of a Naturalist. A considérable ainount of work lias beendoneon theAnalysis of the waier with référence to tidal influences by Messrs. H. Peel and A. (V. Innés, but the results are notyel ready for publication. ( Ibservations hâve also been made from lime to lime on the tides of the rivers by means of portable lide gauges, bui hère assis- lance of a trained specialist in thissubjecl is particularly needed. A sclieme is being drawn up, in co-operalion with lhe Norfolk and Norwich Naturalists' Society, for a Botanical Surveyof the Norfolk Broads District, with spécial référence lo lhe aquatic and marsh végétation. Il is hoped thaï good progress will be made during lhe summer of lliis year (1908). — 209 - PUBLICATIONS The folloicing is a list ofpapers published as tke vesull of ivork dont in the Sultan liroad hahoruAory: — Browne, F. Balfour. « A Bionomical Investigation of the Norfolk Broads. » Trans. Norfolk i& Norwich Nat. Suc. vol. vii. pari. 5, 1904. » » « A Study ofthe Aquatic Coleoptera and their Surroundings in the Norfolk Broads District. » Trans. Norfolk & Norwich Nat. Soc. vol. viii. part. 1, 1905. y, » « A Study of the Aquatic Coleoptera and thier Surroundings in the Norfolk Broads District. » Second Paper, Trans. Norfolk & Norwich Nat. Soc. vol. viii. part 2, 1906. » »> « On the Early Stages in the Life History of certain Fresh- water Fishes. » Trans. Norfolk & Norwich Nat. Suc. vol. viii. part -\, 1907. » » « The Spécifie Characters of Hydroporus incognùus. » Ento- mologiste Record and Journ. of Variation vol. xix. No. 4. » » « A comparison of Agabus «/finis, Pavk., with unguicularis Thoms. » Entomologistes Record, xviii. No. 11, 1906. » » « On the British Species of the , 1904. » ,, ,, Présidents Address, Limnology. » Trans. Norfolk A: Norw ich Nat. Soc. vol. viii. part 2, 1906. Gurney, R. « The Fresh and Brockish-water Crustacea ofEast Norfolk. » Trans. Norfolk èc Norwich Nat. Soc. vol vii part, û, 1904. » „ « The Life History of the Cladocera. » Trans. Norfolk & Norwich Nat. Soc vol. viii. part 1, P.)or>. « Notes on Scaplwleberis aurita , a. (.'ladoceran New to Britain. » Ann. Mag. Nat. Hist. (7) vol. xii., 1903. « Alonopsix ambigua, Lillj. An addition to the Cladocera of Norfolk. » r rrans. Norfolk A: Norwich Nat. Soc. vol. viii. part 1, 1905. » « On a small Collection of Fresh-water Entomostraca from South Africa. » l'roc. Zool. Soc, 1904, vol. ii. p. 298. » «On sonie Fresh-water Entomostraca in the Collection of the [ndian Muséum, Calcutta. » Journ. and Proc Asiat. Soc, Bengal, N. S. vol. ii., 1906. „ ,. .< On two new Entomostraca from Ceylon. » Spolia Zeylanica vol. iv. 1906. — 270 — Gurney, R. « Further Notes on Indian Fresh-water Entomostraca. » Rec. [nd. Mus. I. pari 1, 1907. » » « The Crustacea ofthe EasI Norfolk Hivers. » Trans. Norfolk and Norwich Nat. Soc. vol. viii. part 3, 1907. » » « À New Species of Cirolana, froih ;« Fresh-water Spring in the Algerian Sahara. » Zoologischer Anzeiger, vol. xxxii. No. 23, 1908. He"witt, C. Gordon. « Soine observations on (lie Reproduction of the Hemiptera-Cryptocé'rata. » Trans. Entom. Soc, London, May 29th, 1906. Nicholson. "W. A. « A preliminary Sketch of tin- Bionomical Botany of Sutton and the Ant, District. » Trans. Norfolk A: Norwicli Nat. Soc vol. \iii. part 2, 1906. Soar, C. D. « The Hydrachnids of the Norfolk Broads. » Trans. Norfolk & Norwich Nat. Soc. vol. \iii. pari 1, 1905. Note. — Mr. Hubert Gurney will be pleased at any time to arrange for Mip accommo- dation of Biologiste dèsiring to carry out Fresh-water Biological researeh, an7 gefangen wurden (sieli Fig. 1). Der Bestim- mung wurde Liljeborgs Werk (1900) zugrunde gelegt nnd ergab sich hieraus, dass das von mir untersuchte Tier Lynceus intermedius ist. Ich stimme beziiglich der Nomenklatur den Bemerkungen von Svkx Ekman (1901) bei und sehe michdaher nicht veranlasst. statt ih^ Gattungsnamens Lynceus Alona zu gebrauchen oder den Familiennamen Lynceidœ mit ( 'hijdoridœ zu vertauschen, wofiïr sich Stingelin (1904) ausspricht. Ob dièse als selten beschriebene Art hier heimisch ist, làsst sich stark bezweifeln, da eine Einschieppung in diesen Teich, in den mancherlei in- nnd auslàndische Wasserpflanzen gestellt vver- den, leicht môglich ist. Beziiglich der Verbreitung ware zu bemerken, dass dièse Art zunâchst in Skandinavien und Finn- land gefunden wurde, von Ekman (1904) auch im skandina- vischen Hocheebirffe angelroften wurde; Sars berichtet ihr Vorkommen in Sûdbrasilien ; in neuerer Zeil wurde sic auch in der Schweiz von- Stingelin (1906) in den St -Gotthardseen, nameiitlich dem Hiittensee, aufgefunden. Als Fixierungsmittel verwendete ich AJkohol, Alkohol-Essigsâure, Sublimât, Pikrin- saure, Flemmingsche Lôsung; dièse, sowie iïberhaupt Gemisehe — 274 — mit ( )smiumsàure gaben die besten Resultate. Fiir die Fàrbung sind die Lvnceiden im allgemeinen keine dankbaren Objekte; meist wurden sie mit Hamatoxylin und Orange gefàrbt, aber auch mit Thionin, Muchàmatein, Eisenhàmatoxylin, Alaun- karmin u.s.w. Versuche gemacht. Auch die Fàrbung lebender Tiere wurde probiert : mit Neutralrot fàrbten sie sich ganz gui, wàhread Alycerin nicht die gewiïnschte Wirkung tat. Die Tiere wurden bald vorgefàrbt, bald nicht, in hartes Parafïin ein- gebettet und Quer-, Sagittal- und Lateralschnitte angefertigt, gewolmlich von 10 a, manchmal von (i u. Dicke. ZumVergleich wurde auch Daphnia hyalina und Chydorus sphœricus lier- an gezogen. Wie die Lynceiden iiberhaupt aile Bodentiere sind und sich bald auf schlammigem, bald sandigem Grande aui'halten, fand sich Lynceus intermedius am hàufigsten in feinstkiesigem Grande. Hait man ihn in einem Glase, so vermag man dièse kleinen gelb bis bràunlich gefarbten Tierchen meist erst dann zu erkennen, wenn sie sich laufend durch den Schlamm am Grande bewegen. Sie halten sich am Grande auf, sammcln sich meist auf der vom Lichte abgewendeten Seite, steigen jedocli manchmal auch empor, vielleicht aus Bèwëgungsbedûrfnis oder uni die an der Wand haftenden organischen Partikel aufzu- suchen. Kommen sie an die Oberflàche, so legen sie sich auf die Seite und vermôgen, da das Wasser an einer glatten Chitinflàclie nicht liaftet, infolge der Oberflaehenspannung nicht mehr unterzutauchen; auch dringt dann zwisclien di<^ beiden Schalen- klappen leicht Luftein(l). Auch wenn die Tierchen an einem Orte verharren, sind deren Beine fortwahrend in lebhafl schlagender Bewegung, deren Hhvthmus meist n'och schneller als der des Herzens ist und erzeugen dadurcli einen von vorn naeh hinten gerichteten Wasserstrom, <\ov die Nahrung herbeistrudelt. Grôssere Par- tikeln werden durch die langen Boi-sten der Schalenrànder, die (1) Ebenso ergeht es vielen anderen Phyllopoden und Ostrakoden; hei die- sen lieniitzte G. W. Muller geradezu diesen l'instand zur Gewinnung von Material. Anders jeiloch bei Scapholebo-is mucronata und Nolodromas, die wieder untertauchen konnen. lîei diesen wies Scourfield nach, dass durch gewisse Borsten der Schalenklappen an zwei Stellen eine Kapillardepression entsteht. infolge deren die Tiere an lier Wasseroberflache haften. Sie ver- bleilien bieliei in ilirer gewôhnlichen Lage, legen sicli also nicht auf die Seite. — 275 — also wie eine Arl Reuse oder Sieb wirken, zuruckgehalten. Die Nahrung besteht hauptsàchlich aus feinem Détritus, indem ver- hàltnismàssig nur selten Diatomeen, Scenedesmus Kolonien, Pollenkôrner zu unterscheiden vvaren. Ein guterTeil des Darm- inhaltes is1 anorganischer Natur, wie ich daraus schliesse, dass bei mil Kalilauge behandelten Tieren nur mehr die Schale und der grôsste Teil des Nahrungsinhaltes, der noch deutlich die Schleifenform zeigte, iibrig blieb. Gegen den Winter hin hàuten sic sieh und verhalten sieli zu dieser Zeit autfaliend ruhig. Die Schale wird zuerst ani Rûcken an der Grenze zwischen Kopf und Thorax gesprengt, docli brauchte es eine geraume Weile, bis sieh das beobachtete Tier seiner alten Hiille entledigt liatte; dièse Langsamkeit im Gegensatz zur schnellen Hàutung von Simocephalus mag wohl auch dadurch verscliuldet gewesen sein, dass es in diesem Falle nicht wie sonst vielleicht den alten Panzer durch Stemmen an kleinen Steinchen leichter abstreifen konnte. Die friseh ausgeschlùpften Tierchen sind viel durcli- sichtiffer und aui'anus noch selii- ruhiff. Der Vorderdarm. Der Vorderdarm oder Osophagus beginnt mit einer kleinen Mundôfmung (sieh Fig. 2, ni), die an der Basis des Kopfes hinter der Stelle iiegt (Fig. '2, Forts, d. ().), wo sieh der bewegliclie Lappen der Oberlippe und die beiden Mandibel (Fig. 1, mb), die mit feilenartigen Chitinerhôhungen zum Zerreiben der Nahrung versehen sind, gegenùberliegen und gewissermassen einen Vor- rauin einschliessen. Der Sphinkter, der nach Angabe Hellichs zum Abschluss der Mundômiung dient, diirfte wohl nur der erste Ringmuskel des Osophagus sein. Der Vorderdarm stellt ein bogenfôniiiges oder sehràges Rohr dar. Das Lumen des- selben tritt aber nur bei Schluckbewegungen deutlich hervor, l'iir gewôhnlich beruhren sieh die Wandungen und bilden einen l'ast geschlossenen Querspalt (sieh Fig. 7, oes). Rereits im beweg- lichen, mit Haaren besetzten Lappen der Oberlippe miindet auf der dem Munde zugewendeten Seitc ein Paar der Aus- fiihrungsgànge der Oberlippendrûse (Fig. 6, Ausfgg.). Schon Schôdler glaubte ein paar rundliche, fast nierenfôrmige Aggre- gate in der oberlippe von Lynceus lamellatus und Acantho- cercus als driisige Kôrper ansprechen zu miissen, Leydig beschreibl sic als paafig und tuhrl ihr Vorhandensein als allge- i - - 276 -^ meinen Charakter der Kladoceren an. Die Oberlippe zeigt in Querschnïtten (Fig. 7, 9) ungefàhr eine pfeil- bis lanzenfôrmige (restait, in der Flàchenansiclït (Fig 6) aber erscheint sic als etwa rechteckiger Lappen mit einem zungenfôrmigen Anliang. Der schmalste sclmeiden fôrmigeRand ist. durcli chitinigeQuerbalken (sieh Fig. 9, St.) gesteift und enlhàlt spârliche kleine Zellen in paariger Anordnung. Wo sieh dann «Ici- Durchmesser der ( )ber- ]i])]K v erweitert, setzt sieh das iïbrige Gewebe der Oberlippe durcli einen in der Flàchenansiclït streifenfôrmigen sclimalen hellenHohlraum ab (Fig 6, Str.), eine Schrumpfungserscheinung, die nur selten ausbleibt. Diesfalls sieht man an der Stelle ein grossniaschiges vakuolisres Gewebe. Am oberen Randeunterhalb jenes Streifens bemerken wir hàufig vier Stellen(Fig. 6, Cb.), je nach dem Reflex bald liell, bald dunkel erscheinend, wo die Chitin-Ûberkleidung Rauhigkeiten und kleine Vorspriinge auf- weist, die an zerrissene Stùtzbalken erinnern, gelegentlich aber aucliAnschnitten von Zellkei'nen àlmlich sehen; anderemalesind dièse kleinen Erhebungen nicht in Gruppen, sondern ziemlich gleiclimassig verteilt. Der Sekretproduktion obliegt haupt- sàchlich ein einziges grosses Driisenpaar in der Mille der Ober- lippe, das l'ast mimer deutlicb sichtbar ist und dessen grosse Kerne A' das auifallendste Gebilde der Oberlippe darstellen. Vorn danebçn, durch einen Muskelstrang getrennt, befindet sicb noch eine kleinere Zelle finit dem Kern K) ohne ausgespro- chenen Driisencharakter und ebenso kônnen wir riickwàrts, jedoch dem Osophagus genàhert, eine Zelle (mit dem Kern A'') bemerken, die, etwas grôsser als die eben genannte, in der Regel gleichfalls keinen Driisencharakter aufweist und jedenfalls nur ganz unbedeutende Sekretmengen zu liefern imstande ist. Die Driisenzellen sind, wie wohl keinem Zweifel un te ri i eue n diirfte, umgewandelte Epidermiszellen. Die Kerne des Driisenpaares zeigen einen dunkeln kôrnigën Rand, der ein belles Feld umgrenzt, in dem bald ein grosses, bald zwei,drei klei- nere Kernkorpercben in die Augen l'alleu. Daneben sind haufig mehroder weniger reichlich Chromatinkôrnchen im Kerne zer- streutoder umlagem den Nukleolus oder hàufen sicb am Rande zu Linsenfôrmigen Aggregaten. Die Zellen zeichnensich gleicli- falls durch Grosse mis, zeigen ôfters eine radiare Streifûng des Plasmas; durch jeneStellen mit den Chitinerhohungen erhaïtén sic wohl aucb manchmal ein gelapptes Aussehen. DieZellmem- branen sind von ausserordentliclier Feinheit, so dass sic ol't nur — -m — schwer zu verfolgen sind. Der Kern der liintern Zelle erscheint fasl immer als ovaler dunklerer Fleck ohne vveitere Besonder^ lieiten. Diesem hintera Paar sich anlegend zieht ein paariger Sammelraum S bis in Mitte des Fortsatzes. Wahrend er sich bei praller Fiillung als gleichmâssig dicker Streifen von l'ast der ganzen Breite des Fortsatzes hinziéht, zeigt er bei geringerer Fiillune in der Mitte eine durcli die herabziehenden Muskeln bedingte Emschnurung. Die betràchtliche Lange des Sammel- beckens legt die Vermutung nahe, dass es durch Fusion zweier Zellen entstanden sei. Von Ausfiïhrungsgàngen konnte ich mit Sicherheit zwei feststellen : einen am vordern Ende des hàutigen Sackes und einen zweiten, der dort abgeht, \vo der erste Muskel- strang herunterzieht. Ob auch noch weiter hinten ein paariger Ausfiihrungsgang ist, dariiber konnte ich mir niclit klar wer- ihm. Das Sekret der grossen Driisenzelle sowie allenfalls das wenige, das die beiden kleineren Zellen produzieren, gelangtan besonderen Stellen, wo die Zellwànde resorbiert scheinen, in den Sammelraum. Indem sich dann eine Anzahl von Muskeln (flg. 6, dilat. oes.j, die einerseits am Schlunde i'estsitzen, anderseits an der Kutikula der Oberlippe, zusammenziehen und dadurch die Oberlippe zusammendrucken, pressen sic das Sekret hinaus, sodass es verhàltnismàssig rasch ausfliesst, und erweitern ander- seits den Sehlund und leiten es so in den Mitteldarm. Das Sekret ist eine wasserhelle, gewôhnlich mit vielen etwas starker lichtbreehenden Kôrnchen versetzte Flûssigkeit; die Kôrnchen sind anfangs ganz klein und nehrnen allnnihlich an Grosse etwas zu. Nach der Entleerung der Driise vermag man anfangs noch im Mitteldarm die hellen Sekretkôrnchen zu ver- folgen. Einen âhnlichen, noch einfaclieren Bau der Oberlippendriise, deren Sekret die Eigenschaft liât, im Meerwasser zu leuchten, beschreibt Doflein an einem Ostrakodén ans dem japanischen Meer (als sogenannte Maxillardriise). Das nur von einer einzigen, aber sehr grossen Driisenzelle produzierte Sekret sammelt sich in einem hàutigen Sack, der mehrere zitzenfôrmige Aus- fùhrungsgàugehat. Einen komplizierterenBau hingegen vveisen, z. B.nach Claus (187(5), die Daphniden aul'. Die Oberlippendriise làsst sich in eine tiefere, dicht unter dem Gehirn iiber dem Anfang des Ôsophagus gelegene Grappe und mehrere sehr grosse Zellen in dem der Mundôffnung vorausgehenden Teile sondern. Die erstere entsendef einen langea diinnen Aus- — 278 — fiihrungsgaiig nach vorn, welcher an grossen Ëxemplàren mehrfache Biegungen maclil und jedenfalls' das Sekrel vor dem Munde ausfliessen làsst. Docli weisen auch diesbeziïglich dieein* zelnen Arien (Jnterschiedê auf. Bei Daphnia magna z. B.ermit- teite Fischel, dass sich vor und seitlich von ^ Diïnndarmes von Rana esculenta und Salamandra macidosa, die Darmzellen von Ascaris, Bildungszellen <\rs Periostrakums von Arca noœ, Mitteldarmepithel vom schon genannten Hydrophilus piceus ; ferner nach Frenzel, wie es seheint, auch das Epithel der — 282 — Mitteldarmdriïse der Cephalopoden, die «einen Saura auslangen starren Borsten tragen » . Eine verschiedene Deutung des Grenz- saumes diirfte auch dem Umstand zugrunde liegen, dass einer- seits Leiimann bei den Insekten angibt, dass ausser den epidermoidalen Bildungen auch der Darm von einer Chit.in- schicht ausgekleidet ist, Furth anderseits behauptet, dem Mitleldarm der Insekten komme niemals eine Chi tin- Intima zu — ausser man wollte den Insekten einen entodermalen Mitteldarm iiberhaupt absprechen. Nach Claus besitzen einen Grenzsaura das Enteron von Branchipus (das auch Schneider erwàhnt),die Darmzellen von Artemia, Daphnia, Phronima. Der Angabe Leydigs bei den Daphniden, die Lynceiden einge- rechnet, von der Auskleidung des Nahrungsrohres mit einer homogenen Intima tritt Cunnington entschieden entgegen, indem er einerseits auf den damit nicht in Einklang zu brin- genden Befund an Siinocephalus sima hinweist, anderseits auf den Gegensatz, wie er glaubt, zwischender Aufgabe des Mittel- darmes und der Wirkung einer solchen Intima, die die Sekre- tion ganz verhindern musse. Er bemerkte bei S. .s. ofters ein direktes Austreten von Sekrettrôpfchen, die er fur Schleim hait, aus der Darmwand ins Lumen. Die besonders im mittleren und hintern Teil des Darines in den Zellen sichtbaren Vakuolen siehl er dagegen fin- Fetttrôpfchen an. Die Zellen sind durchgehends ziemlich gross, zylindrisch und ausserordentlicli regelmàssig angeordnet. Sie weisen ein kôrnchenreiches Protoplasma sowie einen deutlichen Zellkern und Nukleolus auf. Wàhrend also bei S. s. ein abweichendes Verbal ten nicht in Abrede zu stellen ist, scheint es mir durchaus nicht gerechtfertiget, diesen Widerspruch auszudelmen und mil der genannten Begriindung, auf die ich noch zu sprechen komme, eine homogène Intima als unzweckmàssig (juasi von vornherein abvveisen zu wollen ; muss Cunnington scliliesslich doch selber zugeben, dass das Fehlen einer chitinigen Intima allgemein eben nur fur die Mehrzahl der Krustentiere angenoimnen wird. Bei Daphnia hyalina tritt, wie ich beobachtete, hàufig(Fig. 4) die Zusammensetzung des Biirstensaumes aus Stàbclienelementen klar vor Aueen. Wàhrend sich jedoch das Epithel des Darmes, der ja ziemlich gerade verlàuft, ziemlich gleichfôrmig erweist, vâriiert der Btirstensaum bedeutend sôwohl in seiner Hôhe als in seinem Aussehen, ja scheint manchmal stellenweise ganz zu fehlen. Die Darmzellen weisen einen ziemlich grossen, der Basis genàherten — 283 - Kern mit scharf hervortretendem Kernkôrpercheii auf, gegen den Kutikularsaum aber je ein ziemlich grosses Blàschen oder mehrere und dafiir kleinere, sodass der Grenzsaum wie durch eine lielle Zone von der eigentlichen Darmzelle gesondert erscheint. An don Mitteldarmzellen von Phronima làsst sich oach Frenzel der Grenzsaum so deutlich wie kauni wo anders erkennen und ist besonders durch die Lange und relative Wider- standsfàhigkeit ausgezeichnet. Ganz àhnlich wie bei Daphnia sind, wie Claus (1876) beschrieben liât, unter dem dicken, Eeinstreifigen Sauna gewôhnlich fine grôssere oder mehrere kleinere Vakuolen im Plasma eingelagert. Den Làngs- und Ringmuskeln der Darmwand entsprechen einzelne Muskelzellen, wie sich an ganz jugendlichen Exemplaren erweisen lasse. Bei den Dekapoden tràgl nach Frenzel das Driïsenepithel des Mitteldarmes am freien Endteil dw /elle eine diurne, stark licht- brechende, deckelartige Platte, die einen zarten Saum tràgt, der im Zusammenhang das ganze Lumen des Drùsenschlauches auskleidet. Man erkenne auch vielfacli, dass jede /elle lïir sieh das ihr zugehôrige Stùck dièses Saumes an ihrem freien Ende besitzt. Er erscheine feingestreift, was durch einzelne feine Stàbchen oder Hàrchen bewirkt werde, die diclit aneinander gedràngt steheh, ebenso wie sich dies an den Mitteldarmzellen der Insekten zeige. Auch die Mitteldarmzellen der Dekapoden zeigen einen Stàbchensaum, dessen Hàrchen jedoch viel kiïrzer, dicker und olme nachweisbares Fussstiick seien. Der Haupt- sache nach ebenso verhalten sich nach demselben Autor die Mitteldarmzellen der Isopoden. Bei Lynceus i. ist der Ahschnitt vom Beginn des Mittel- darmes bis znr ersten Schleife von einem Grenzsaum ausge- kleidet. der im allgemeinen etwa ein Drittel der Hôhe der Darmzellen ausmacht, in der vordersten dorsalen Partie ol't noch mehr betràgt. An diesem Besatze lassen sich ol't zwei Schichten unterscheiden (Fig. 3, a), eine dem Lumen zugewen- dete hellere Schiclite und eine davon scharf abgesetzte, dem Epithel anliegende dunklere. Auch bei Hydrophilus piceus lassen sich nach den Angaben von SCHNEIDER deren zwei unter- scheiden, die bei der Nahrungsaufnahme ineinander ùbergehen. Hàufig alier fehlt bei Lynceus an der Dorsalseite da und dort hald an einzelnen Zellen, bald einer grôsseren oder kleineren Reihe die dunklere Schiclite (sieh Fig. '-i, hl '.) und es sind an deren Stelle ziemlich grosse blasenartige, belle Flecken, die 284 zwisclien sicli nur wenig Raum fur den hineinreichenden helleren Streifen lassen. In der dunkleren Scliiclite dagegen finden sich nur ganz selten kleine Vakuolen. Der helle Saum erscheint manchmal noch heller, melir als die doppelte Hôhe (1er Zelle breit und streifig wie zàher Sclileim ; an Màchtig- keit allmàhlicli abnehmend zieht er naeli hinten und làssi sich zuweilen durcli den ganzen Mitteldarm verfolgen. Von der ersten Umkehrételle des Darmes an verschmaleri sich der Biïrstenbesatz zusehends, so dass er sich bei der zweiten nur melir wie ein dimnes Cliitinhàutchen ausniramt. Durch die weitere Windung ist er kaum melir zu verfolffen, uni dann ini letzten Abschnitte, wnin auch etwas verschmàlert, wieder her- vorzutreten. Die Zusammensetzung dièses Btïrstensaumes ans seinen Eleinenien springl nichl sofort in die Augen und nur sehr selten trifft es sich, dass mail davon deutliche Bilder bekommt. So wie Claus (1879) von seïner Phronima berichtet, glaubt man zuers< an der Innenseifce des Epithels eine zusam- menhàngende, schwach glànzende Kulikula zu selien. Bei naherer Untersuchung iiberzeugt man sich jedoch, dass jeder Zelle ihr gesonderter, bisweilen etwas vorgewôlbter, feiner, kappenartiger Saum zukommt, der mit dem benachbarter Zellen das Bild eines zusammenliàngenden Belages entstelien lasst. In demselben Sinn spricht sich auch Josek aus, dass der Stabchensaum durch Reagenzien oft derartige Verànderungen erleidet, dass man seine Zusammensetzung ans Stàbchen nicht melir erkennen kann. Man sehe dann oft nur einen homogenen oder fast homogenen Saum auf der freien Zelloberflache, Iiôch- stèns mil schwaclier Andeutung eirier senkrechten Streifung und das ganze alinle melir einer echten Kulikula. Das ganze Aus- sehen und Verhalten des Grenzsaumes, insbesondere die ail màhlichen Ubereranffe von dem Stâdium, wo bloss ein dunkler Saum vorhanden ist, zu dem, wo nurmehr einzelne Zellen noch oder schon ihren isolierten dunkeln Saum, wohl aber aile den breiten hellen Streifen aufweisen, l'iilirl mich zur Annahme einer allmàhlichen Verschleimung dieser Stàbclienschicht, wie solchcs ja auch durch HeiDENHAIN und VlGNON fiir den (ïrenz- saum des Darm epithels von Amphibien bekannl geworden ist. Bei diesen sammelt sich zwischen den einzelnen Stàbchen zuersl eine gerinffe, daim srôssere Mucinmenffe: und schiiesslich ver- schmelzen die urspri'mglichen Stabchenelemente ohne jedes granulare Zwischenstadium vollstandig. Der fârberische — 285 - Nachweis des Schleimes gelang mir indes bei Lynceus uicht. D;ts Epithel selber bietel ira ûbrigen kaum Besonderheiten. lin vorderen Teile sind die Zellen gross, Fasl kubisch and zeigen in der Mille einen deutlichen Zellkera mil scharf abgesetztem Nukleolus. Wie die DarmzelleD fasl allgemein durch Kitt- leisten, dh. Substanzanhàufungen, welche zwischen der an- stossenden freien Oberflâche verschiedener EpithelarteD einge- lageri sind. miteinander verbunden sind, sehen wir auch hier solche helle Zonen, in die die Zellen wie in einen feinen Rahmen eingespannt sind. Dies sieht man vorziiglich auf Flàchen- schnitten, auf denen auch die regelmàssige Zellgestalt etwas gestreckter Sechsecke deutlich hervortritt. Das Protoplasma isi gewolmlich in Spitzen ausgezogen. Vorn, an <\t>v Riickseite dos Darmes sind die einzelnen Zellen of1 durch kleine keii- fôrmige Liicken çetrennt, iiber denen sich mit Vorliebe «lie erwàhnten Vakuolen finden. Bei Beginn der Schleifenbildung werden die Zellen klein und flach, sodass sic kaum mehr die Hàlfte der friïheren Hôhe bewahren. Im letzten, nur mehr schwach erebogenen Teile des Mitteldarmes sind die Zellen wieder grôsser. Bei der Aussackung des Blindsackes bildet das Epithel eine, schon von Leydig beobachtete, màchtige wulst- fôrmige Erhôhunsr, die mit grosser Sicherheit den unwillkiir- lichen Austritl des Darminhaltes in <\cn Afterdarm verhindert, wie auch am lebëhden Tier anverkennbar ist. Nach aussen von der Epithelschicht folgl eine zarte, ziemlich lichtbrechende Membran, der die Ringmuskeln aufliegen, die als kleine, nieist sehr helle Gin-tel sich am ganzen Mitteldarm und Blindsack leicht verfolgen lassen und durch etwas wechselnde Zwischen- raume von einander getrennt werden. Sic bestehen ebenso wie bei den Dekapoden und anderen Arthropoden ans quer gestreiften Fibrillen. Un- Querschnitl erscheint je nach dem flxierten Kontrakiionsznstand als Band oder Halbkreis. Ziehen sich die Muskeln stark zusammen wie z. B. bei hungernden Tieren, so verleihen siewohl auch dem Epithel durch ihre Einschnùrungen einen welligen Verlaut'. Langsmuskeln fehlen, wie clenn auch Claus (1876) bei den Dapliniden nur spàrliche Làngsfasern in weiten Abstânden von einander zu entdecken vermochte. Wàhrend Leydig bei den Dapliniden von quergestreiften Pri mitivzvlindern der àussern Muskelschichte spricht, die sich da und dort veràsteln, isi nach Cunnington bei Simocephalus situa nichts von einer Querstreifuns; zu beobachten. Was — 286 — nuii die Funktion des Mitteldarmes anlangt, liât sich schon Leydig dahin ausgesprochen, dass der Mitteldarm der Daph- niden (die Lynceiden eingereclmet) mprphôlogisch wohl eine Einheit bilden, physiologisch aber redit wohl in seiner vor- dersten Partie die Funktion v Nahrungssàfte selbst von Wichtiffkeil sei. Dass gerade an der der Einmùndung des Osophagus gegeniiberliegenden Stelle eine so lebhal'te Zell- tàtigkeil stattfindet, kônnte man allenfalls einer durch lebhaften GebraucherzieltenSteigerungderLebensfunktionenzuschreiben; es mag sich auch der Gedanke au h Iranien, dass wir es hier mit einer Vorstufe odef eher einer Reduktion von Leberhôrnchen, wie sie noch Eurycercus lamellatus besitzt, zu (un haben; — 289 — erscheinen ja sclion die Daphniden mil den beiden Leberhornchen i m Vergleich zu den incision Krustaceen, die mit reich entwik- kelten Anhangsorganen am Anfang des Mitteldarmes ausgestattet sind, als diesbeziiglich rûckgebildet, wogegen ihr Darm bereits etwas verlàngerl erscheint. Die l'ast bis zum VerscJiwinden geliende Verschinàlerung des Grenzsaumes in der ersten ganzen Schleife diirfte in der grqssen Flachheit des Epithels seine Ursache haben. Im allgemeinen kônnten wir nus etwa die Vor- stellung machen, dass das fur die Verdauung der Eiweissstofte nôtige Enzvm von der ( >berlippendriïse geliefert wird,wie Claus (1879) z. B. fur Phronima (wosich aiich Kieferdrûsen beflnden) nacligewiesen liât. Die Résorption der Eiweisskôrper erfolgt nacli de Saint Hilaire bei Krustaceen durch die Leber; bei Lynceus intermedius, \vo ein besonderer Leberanliang felilt, wohl durch den vordersten Tei] des Mitteldarmes. Die Enzvme fur die anderen Nahrungsstoff'e diirfte vorziïglich der vordere Abschnitt des Mitteldarmes sezernieren, die Résorption der betreffenden gelôsten Nahrungsstoffe in den Darmschlingen vor sicb gehen. Wollen wir die grosse Lange des Darmes verstehen, mûssen wir uns vor Augen halten, dass der Darminhali niclit nur zum guten Teil ans anorganisclier Substanz besteht, sondera auch, dass dw organisclie Détritus, grôsstenteils ans verfaulen- den Stoffen bestehend, infolge der sclion vorgesclirittenen Zer- setzung nur mehr einen geringeren Energiewerl besitzt. Die Tierclien miïssen daher durch die Menge der aufgenommenen Xahrung deren geringen Nàhrweri ausgleichen and, um die Menge auch auszuniitzen, eine grosse Dannoberflaclie besitzen. Wenn wir also bei Lynceus i. keine so energisclien Mass- uahmen von seiten der Darmzellen beobacliten, wie sie sicli sonst bisweilen ausgeprâgfc finden und die sanze Verdauims l'ast den Eindruck einer gewissen Tràgheit macht, so diirfte das zum erklecklichen Teile in der Art derNalirung begrûndet sein. Sehr iiberraschend war es inir, weder in den Darmzellen nocli im anliegenden Bindegewebe Fetttropfen zu beobacliten, walïrend docli die meisten Autoren, so auch Leydig, Stingelin, Helligh, dcren Vorkommen als allgemeines Merkmal der Cla- doceren àngeben; anderseits beschrieb Jurine und Schodler Fetttropfen nur im Eierstock; in diesem wie auch in den Em- bryonen fanden sicli auch bei Lynceus i. zahlreiche und grosse Fett- oder Ôlkugeln. Demnacli scheinl es, dass das Auftreten von Fetttropfchen im Darmepithel oder wenigstens das Vor- — 290 — kommen eines Fettkôrpers wohl als das Hàuflgere, nicht abêr als ausnahmslose Regel angesehen werden kann. Dèr Blindsack (Fig. 2 u. 5) ist eine bei dieser Form ziemlich lange, nach vorn gerichtefce Aussackung tics Mitteldarmes von ineist geringer Weite und springt durch seine wurmfôrmig segmentierte Gestall sofort in die Angen. Er ist sehr kon- traktil und zeigl sich dalier bald mehr schmal, langgestreckt und mit spitzem Ende, bald mehr dick, kurz und stumpf aus- gehend. Solclier Einschniïrungen sind etwa ein Dutzend. Sclion Leydk. fiel dièse knollige Anordnung bei einigen Lvn- ceiden auf. Claus (1876) sali als deren Ursache speziell bei Pleuroccus trigonellus die Einlagerung grosser Driisenzellen an, die nach seiner Zeichnung im hintern Teile deutlich hervor- fcritt. lin vorderen Teile scheint es sich dabei anders zu ver- halten, indem Claus weiterfàlirt : « Indessen folgt ani oberen Ende i\(^ Blindsackes noch ein sehr langer wurmfôrmiger Anhang. » An Lynceus intermedius aber bemerken wir nur sehr selten Bilder, die Zellen zeigen, weïche den Driisen- charakter in ausgesprochenerem Masse als i'iberliaupt die Mittel- darmZellen zeigen und uns vermuten lassen, dass ursprûnglich auch bei dieser Form die Einschniirungen nicht sosehr den Ringmuskeln, wie es scheint, als vielmehr der Einlagerung von Driisenzellen ihren Ursprung verdanken. Aber auch in diesen seltenen Fàllen tritt der drusige Charakter der betreffenden Zellen lang nicht so klarals etwa in den Zellen dev Oberlippen- drùse zutage, namentlich ist der Nukleolus nur schwer auszu- nehmen. Es sind grosse ovale Zellen mit einein grossen Kern, der in seiner Peripherie dunkle Kôrnchen zeigl ; uni ihn herimi gruppieren sich, meist fast einen Ring bildend, kleine \'akuolen, bisweilen làssl sich jedoch nui' ein heller Ring ausnelimen. Chydorus sphcericus hingegen, dessen Darmtrakt sich im iibrieen kauin von dem des L. /. unterscheidet (nur die drille halbe Darmschleife ist bedeutend grosser), zeigt deutlich die Einlaererung solclier Driisenzellen. fin vordersten Teil erscheint das Côkum von L. i. im Querschnitt plattgedriickt mit gleich- massig dicken \\ T andungen, die von einer einf achen Epithellage ffebildet werden, der nach ausscn ebenfalls eine Basalmembran anliegt. Die gegen das Lumen gekehrte Flàche des Epithels ist bemerkenswerter Weise nichi als Stabchensaum diiferenziert. Die ein/.elnen Zellen sind nianchnial durch radiàre Streifungen ansedeutet, bisweilen werden auch Kerne sichtbar. Im wei- — 201 — teren Verlaufe haben die Schnitte vielfach ein so verschiedenes Aussehen (sieh Fig. 5), dass sich kaum ein einheitliches Bild davon geben làsst. Es beginnt sich eine Differenzierung in der Weise geltend zu machen, dass auf der dem letzten Teil des Mitteldarmes zugewendeten Seite die Wandungen eincn ge- schlossenen, ziemlich dunkel gefàrbten Komplex darstellen, indem entweder die Wandungen gleichmàssig verdickt ersctiei- aen(Fig. 5. a, e, d) und moisi in der Mitte einen engen Kanal i'ivi Lassen oder einzelne Partien durch Zellwucherung knollen- oder wulstartig aufgetrieben scheinen (Fig. 5, b, c). Auf der anderen Seite hingegen zeigt das Epithel mehr einen lockeren vakuoligen Charakter (bes. Fig. 5, c, /'), wobei dio oft keilfôrmig ins Lumen ragenden Zellen 3, pi. 44. — ?Hagen, St Ent. Zeit., XIV, 1853, p. 268.— Hrauer, Neur. Austr. 1857, p. XVI.— Poljetajewa, Hor. Ent. Koss , XI, 1879, p. 15.— Cabot, Mém. Mus. Comp. Zool.,1881, p. 19, pi. II, f. 2. — Nunney, Se. Gossip. 1894, p. 129, fig. 14. — Tùmpel, Die Geradfl. 1901, p. 71, p] XII. Longueur: 43 à 44 millimètres; largeur: 8,5 à 9 millimètres. Coloration très variable, jaune brunâtre, verdâtre ou noi- râtre, trois petites taches arrondies, une plus grande en avant, les deux autres plus petites en arrière sur le front, jaunâtres, une bande blanc jaunâtre commençant sur la tète en arrière des yeux et occupant le côté de la tète et du prothorax et en travers du mésothorax ; abdomen avec une série de taches noires ou assombries sur la ligne médiane dorsale formant une bande interrompue, cette bande elle-même divisée longitudinalement par une ligne claire ; pattes jaunâtres ou rouge brunâtre, parfois brun noirâtre et alors fémurs avec deux anneaux plus pâles. -> > é t c (1) (2) (3) (-H (.") (6/ (7) Fig. i>. — Saillies supra coxales de Aeschna grandis L. (1), junceah. (2), cyanea Miïll. (3), mixta Lat. (4), a/finis Lind. (5), rufeseens Lind. (<>), viridù Ev. (7). Tête échancrée à son bord postérieur,à côtés plus obliques en arrière des veux (pie chez cyanea, à angles postérieurs arrondis el saillants; prolongements i\^ veux séparés de l'occiput par une ligne fortement incurvée ; masque plus large en arrière que chez cyanea. Saillies supracoxales courtes, ('gales, aiguës, un peu incurvées en dehors au sommet el formant entre elles un angle droit. Pyramide anale aussi longue (pie les deux derniers segments abdominaux, les épines inférieures les plus longues, triangulaires et terminées en pointe aiguë et incurvée en dedans, les latérales supérieures coniques et terminées brusquement en pointe aiguë et incurvée, la médiane échancrée au sommetetdeux fois plus longue (pie les latérales supérieures, stylets valvaires n'attei- gnanl pas le bord postérieur du neuvième segment. — 315 — Aeschna isosceles Midi, {rufescens Lind.) Nymphe : ? Réaumur, Mém. VI, 1742. pi. 35, f. 3. — ? Dufour, Ann. Se. Nat. (3), XVII, 185^2, p. (19, pi. 3, f. 3. - Hagen, St. Eut. Zeit. XIV. 1853. p. "201. — Brauer, Neur. Austr. 1857, p. XVI. — Cabot, Mém. Mus. Comp. Zool. 1881, p. 18,pl. V, f. 4. — Nunney, Se Gossip. 1894, p. 130. — Tùmpel, Die Geradfl., 1901, p. 71. Longueur .- 40 à 44 millimètres; largeur : S. 5 millimètres. Coloration ordinairement d'un brun foncé presque noir, avec une tacite claire sur le front, l'occiput et une partie du prothorax plus. clairs, deux anneaux clairs sur les fémurs; abdomen avec une bande médiane longitudinale plus claire. Tête légèrement échancrée à son bord postérieur, à côtés obliques en arrière des veux, angles postérieurs obtusément arrondis et moins saillants (pic chez les deux espèces précéden- tes, veux plus prolongés en arrière et en dedans, de façon que la ligne de séparation avec l'occiput est presque à droite; masque plus large en arrière que chez cyanea. Saillies supracoxales courtes, l'antérieure de moitié plus petite • pie la postérieure, obtuses au sommet et formant entre elles un angle aigu. Pyramide anale un peu plus longue «pie les deux derniers segments réunis, les épines inférieures les plus longues, un peu plus longues que la médiane, les latérales supé- rieures avant un peu plus de la moitié de la longueur de la médiane. Stylets valvaires de la i + atteignant le bord postérieur du neuvième segment, Aeschna .iuncea. L. Nymphe : Poljetajewa, Hor. Ent. Ross. 11,1879, p. 15.— Cabot,Mém. Mus. Comp. Zool., 1881, p. 21, pi. IV, f. 1. — Nunney, Se. Gossip, 1894, p 131, f. 12. — Tùmpel, Die Geradtl., 1901, p. 71. Je n'ai pas vu la nymphe de cette espèce; d'après Cahot, elle est très semblable à celle de cyanea, un peu plus courte (lon- gueur: 44 mm.; largeur: 8 mm.), les saillies supracoxales sont inégales, l'antérieure est moins largeetplus petite, l'angle posté- rieur de l'occiput est plus arrondi (pie chez grandis et les épines anales latérales sont plus grêles et plus pointues. Aeschna yiridis Eversm. Nymphe: Poljetajewa, Hor. Ent. Hoss., XI, 1879, p. 15. -- Cabot, Mém. Mus. Comp. Zool., 1881, p. 21, pi. V, f. 5.- Tùmpel, Die Geradfl., 1901, p. 71. Je n'ai pas vu la nymphede cette espèce ; d'après Poljetajewa, — 316 — elle ressemble beaucoup à relie àejuncea, mais 1rs épines laté- rales de l'abdomen sonl aussi bien développées que chez gran- dis. D'après Cabot, elle esl plus grêle que la nymphe de isos- celes, la tète est plus étroite en arrière, les angles postérieurs sont plus arrondis, les côtés ne sont pas aussi droits et le mas- que est un peu plus court et plus large. Les saillies supracoxales sont subégales, obtuses, formant entre elles un angle droit. L'abdomen est plus grêle, l'épine anale médiane est plus courte et plus échancrée, les latérales supérieures n'ont que la moitié de la longueur de la médiane. Aeschna affinis Lind. Nymphe : ? Réaumurjlém. VI. 1742, pi. 35. f. 5,pl. 36, f. 3et 4. — Hagen, St. Ent.Zeit., XIV, 1853, p. 267. — Brauer. Neur. Austr. 1857, p. XVI. — Cabot, Mém. Mus. Comp. Zool.,1881, p. 22, pi. V. f. 3. -Tiimpel,DieGeradfl., 1901, p 71, pi. XII. Longueur : 33 à 35 millimètres ; largeur : 7 à 7,5 millimètres. Coloration jaune brunâtre, abdomen avec une étroite bande claire sur la ligne longitudinale médiane dorsale, bordée de chaque coté par une bande noirâtre un peu plus large, vers le bout de chaque segment, cette bande se prolonge en bas et en dehors sous forme d'un trait plus sombre que la bande elle-même, côtés de l'abdomen plus obscurs et avec trois points noirs et deux taches claires sur chaque segment. Yeux assez longuement prolongés en arrière et en dedans, ligne séparant le vertex de l'occiput, droite; bord postérieur de la tête à peine échancré, presque droit, côtés en arrière des veux très obliques, angles, postérieurs obtus ; masque plus court et plus élargi en arrière que chez cyanea. Saillies supracoxales courtes, petites, subégales, très obtuses, presque arrondies à l'extrémité et formant entre elles un angle droit. Abdomen plus court et plus grêle que dans les autres espèces. Pyramide anale aussi longue que les deux derniers segments réunis, les épines inférieures les plus longues, la médiane du double de longueur des latérales supérieures; stylets valvaires de la Ç dépassant le bord postérieur du neu- vième segment. Aksciina coluberculus Hair. (mixta Lat.) Nymphe : ? Réaumur, Mém. VI, 1742, pi. 35, f. 5, pi. 36, f. 3 et 4. — Cabot, Mém. Mus. Comp. Zool. 1881, p. 21, pi. V, f. 2. — Nunney, Se Gossip,1894, p. 129. — Tùmpel, Die Ceradfl., 1901, p. 71, pi. XII. — 317 - Longueur : 33 à 35 millimètres; largeur : 7 à 7,5 millimètres. Coloration variable, souvent jaune brunâtre, quatre taches jaune blanchâtre allongées de chaque côté du vertex e1 une tache semblable au milieu, deux taches de même couleur de chaque côté de l'occiput, l'une en dehors immédiatement en arrière des veux, l'autre en dedans vers le bord postérieur ; abdomen avec une large bande plus claire sur la ligne longitudinale médiane dorsale avec au milieu de cette bande sur chaque segment et vers le bord antérieur une ligne blanchâtre avec deux ou trois lâches noirâtres de chaque côté, chaque segment porte en outre une petite tache noire en forme de point sur les côtés. Yeux assez longuement prolongés en arrière et en dedans, vertex séparé de l'occiput par une ligne presque droite, côtés obliques, angles postérieurs obtusément arrondis; masque allongé et étroit. Saillies supra coxales courtes, subégales, l'antérieure un peu plus étroite, obtuse, formant entre elles un angle presque droit. Pyramide anale aussi longue que les deux derniers seg- ments réunis, les épines inférieures les plus longues, la médiane presque deux fois plus longue (pie les latérales supérieures. Valves de la Ç s'étendant un peu au delà du bord postérieur du neuvième segment. Brachytron Evans. Une seule espèce en Europe, dont la nymphe est connue. Brachytron hafniense Mùll. (pratense Mùll.). Nymphe : Hagen, St. Ent. Zeit., XVI, 1853, p. 268. — Brauer, Neur. Austr. 1857, p. XVI. — Cabot, Mém, Mus. Comp. Zool., 1881, p. 27, pi. V, f. 1. — Nunney, Se. Gossip, 1894, p. 129. f. 10. - Tûmpel, Die geradtl., 1901, p. 71, pi. XII. Longueur : 38 à 42 millimètres; largeur : 7 millimètres environ. Tète plus petite que chez les autres Aeschninae, convexe, yeux plus petits, séparés de l'occiput par une ligne fortement incurvée; occiput un peu plus long (pie chez les autres Aeschni- nae, angles postérieurs arrondis et saillants, bord postérieur échancré; masque moins allongé (pie chez les autres Aeschninae, s'étendant jusqu'à l'insertion des pattes moyennes, lobe médian moins graduellement élargi en avant, avec le bord antérieur 318 prolonge en angle obtus et échaneré au milieu, lobes latéraux courts, arrondis en dedans, terminés inférieuremenl en une dent courte ft obtuse, bord inférieur denticulé. Prothorax petit, un peu plus large que le bord postérieur de l'occiput et à peu près de même hauteur que ce dernier ; pattes plus courtes que chez les autres Aeschninae. Abdomen long et grêle, angle inféro-externe des segments 6à9 prolongé en une épine courte et aiguë, celle du neuvième segment n'ayant guère que la moitié de la hauteur du dixième segment : épine anale supérieurcà peu près aussi longue que les inférieures et coupée droit* 1 à l'extrémité, un peu plus longue que le dixième segment, les latérales supérieures un peu plus courtes que la médiane. Fonscolombia Sel. Une seule espèce européenne connue : Fonscolombia irexe Fonsc. Nymphe : Rousseau, Soc. Ann. Eut. Belg., 1908, p. 284. Longueur : 40 millimètres; largeur : S millimètres. Tète près de deux fois plus large que longue, avec des angles postérieurs non obtusément arrondis comme chez Anax et Fie. 10. — Larve de Fonscolombia Irène Fonsc. - 319 — Aeschna, mais en angle saillant formanl presque une dent; veux moins volumineux que chez Acschna; masque allongé, plus de deux fois plus long que large, s'étendant' jusqu'à l'inser- tion tics pattes intermédiaires, élargi en avant, lobe médian fortement sillonné en son milieu, bord antérieur en arc arrondi, garni de poils et légèrement échancré en son milieu, partie interne des lobes latéraux en quadrilatère allongé, l'angle infé- rieur prolongé en une courte dent obtuse* le bord inférieur denti- culé; pattes longues, plutôt grêles. Abdomen long et assez étroit, à côtés subparallèles, le milieu des bords latéraux est pourvu d'un lubercule arrondi sur les seg- ments 2 et .'! et d'une épine sur les segments 1 à 9, celle des hui- tième et neuvième segment aussi longues que le dixième seg- ment ; épine anale supérieure médiane plus longue que les latérales supérieures, les épines anales inférieures sont beaucoup plus longues que les précédentes. Cette nymphe se distingue facilement des nymphes des autres A eschnides par l'angle postérieur de la tète qui est subdenté et par la présence d'épines latérales et de tubercules sur les seg- ments 2 à 9. Fam. 3. — CORDULEGASTERINAE. Corps allongé, de cinq à six fois plus long que large, robuste, pubescent, à coloration masquée par la vase dont ces nymphes sont couvertes, car elles vivent sur le fond. Tète courte, très large, environ deux fois plus large que longue, plus ou moins quadrangulaire; yeux petits, arrondis, coniques, proéminents, placés vers les angles antéro-latéraux, ocelles bien visibles, sur- tout pour les latéraux ; antennes petites et grêles, formées de sept articles, les deux premiers courts, épais, les suivants cylin- driques, le troisième le plus long, ayant un peu plus des deux premiers réunis, les quatrième, cinquième et sixième subégaux, le septième acuminé, insérées en avant des yeux; bord postérieur droit ou peu échancré, côtés à peine obliques, presque droits, angles postérieurs arrondis; la tête se prolonge entre les anten- nes, en un lobe aplati, semi-circulaire, frangé de longs poils. Masque fort et robuste, en cuiller, recouvrant complètement la face inférieure de la tête et s'étendant en arrière un peu au delà des pattes moyennes, très follement élargi en avant (le bord 320 antérieur du menton a plus du double du bord postérieur), le bord antérieur du lobe médian est prolongé au milieu et ce pro- longement est bidenté latéralement ; lobes latéraux larges, trian- gulaires, à bord interne avec de longues dents inégales et légè- rement incurvées en dedans, dent mobile courte, aiguë et grêle; il va cinq soies mentonnières et cinq soies latérales. Fig. 11. — Masque de Cordulegaster. Prothorax à peu prés aussi large que la tête, fourreau des ailes atteignant le cinquième segment abdominal; pattes robustes, fouisseuses, les postérieures n'atteignant pas l'extrémité de l'abdomen, tibias avant à peu près la longueur des fémurs, épi- neux en dessous vers l'extrémité, fortement ciliés au-dessus et en dessous, tarses plus de la moitié aussi larges que les tibias, de trois articles dont le premier est très court, le troisième le plus long ; ongles incurvés aigus. Abdomen allongé, formant plus de la moitié de la longueur totale du corps, allant en s'élargissant jusqu'au septième segment et de là en décroissant graduellement jusqu'à l'extrémité, dé- pourvu de tubercules ou d'épines sur la ligne médiane dorsale, avec ou sans épines sur les côtés, pubescent au bord inférieur de chaque segment ; pyramide anale, plus longue que le dernier segment, mais pas aussi longue que les deux derniers segments réunis, épines inférieures triangulaires, terminées en pointe aiffuë incurvée en arrière, la médiane conformée de même et à — 321 — peu près de même longueur que les inférieures ou plus courte, Ifs latérales supérieures courtes, coniques, terminées en pointe aiguë ci ayant à peu près le tiers de la longueur «les inférieures; chez la Ç, les valves de la surface ventrale du neuvième segment ne dépassant pas le bord postérieur de ce segment. Les Cordulegasterinae sont représentés en Europe par un genre et deux espèces dont les nymphes sont connues. Cordulegaster Leach. CORDULEGASTER ANNULATUS Latr. Nymphe : Scopoli, Faun. Car n. 1763, p. 259 f/1 eschna grandis). — Cabot, lil.Cat. Mus. Comp.Zool., 1872, p. 14, pi. III f. 3. — Nunney, Se Gossip, 1894, p. 102, f. 8. — Tumpel, Die Geradfl., 1901 p. 70. Longueur : 30 millimètres; largeur : 8 millimètres. Abdomen avec une épine étroite et aiguë à l'angle inlero- externe des huitième et neuvième segments. Pyramide anale avec l'épine médiane à peu près de même longueur que les inférieures. CORDULEG ASTER BIDENTATUS Sel. Nymphe : Hagen, St. Ent- Zeit., XVI, 1853, p. 265. — Brauer, Meur. Austr. 1857, p. XV. —Cabot, 111. Cat. Mus. Comp. Zoo!., 1872, p. XIV, pi. III. f. 1, a. b cd. — Tumpel, Die Geradfl., 1901, p. 70, pi. XII. Taille plus grande, longueur : 13 millimètres, largeur : 10 mil- limètres; huitième et neuvième segments abdominaux non épineux latéralement; pyramide anale avec l'épine médiane n'ayant que la moitié de la longueur des inférieures. Fam. 4. CORDULINAE. Corps court, élargi, environ trois fois plus long (pie large, assez robuste, lisse ou pubescent. Tète élargie, séparée en deux portions triangulaires subégales par une saillie transversale suré- levée entre les yeux, ceux-ci petits, globuleux, saillants, situés a peu près au milieu des côtés, non prolongés en arrière et en dedans en lobe, ocelles pinson moins indiqués; antennes plus longues ipie dans les familles précédentes, grêles, insérées en avant et en dedans des yeux, formées de sept articles, les deux 322 premiers courts, épaissis, le deuxième un peu plus long que le premier, les suivants cylindriques, le troisième le plus long, le quatrième plus court, les cinquième et sixième subégaux, le septième acuminé au sommet ; occiput avec les angles posté- rieurs obtus ou arrondis, bord postérieur droit ou plus ou moins échancré. Masque en cuiller, recouvrant complètement les pièces buccales et s'étendant en arrière jusqu'à l'insertion des pattes moyennes, graduellement élargi en avant, le bord antérieur avant plus du double de la largeur de la base, prolongé en angle obtus, finement dentelé ou lisse, pourvu de poils courts et raides; des soies mentonnières en nombre variable; lobes latéraux larges et triangulaires, des soies latérales en nombre variable et ordinaire- ment en dehors de celles-ci une série desoies accessoires plus nom- breuses et plus petites, dent mobile courte, beaucoup plus courte que le lobe qui la porte, étroite et aiguë, bord interne pourvu de sept à neuf denticulations bien saillantes, aussi hautes ou plus hautes que larges, caractère qui les différencie des Libellulinne, chaque denticulation est munie d'un faisceau de trois à quatre poils courts et raides ; bord inférieur finement denticulé ou non et muni de poils courts et raides. Prothorax moins large que la tète; pattes grêles et longues, les postérieures déliassant considérablement l'extrémité de l'abdomen, fémurs plus longs que les tibias, tarses n'ayant pas la moitié de la longueur des tibias, de trois articles, l'article basilaire court, ongles courts, incurvés, aigus. Abdomen formant un peu plus de la moitié de la longueur totale du corps, allant en s'élargissant jusqu'au septième segment et de là en décroissant jusqu'à l'extrémité, pourvu de tubercules épineux sur la ligne médiane dorsale; angle inféro-externe des segments 8 et 9 prolongé en une épine plus ou moins longue; pyramide anale aussi longue ou moins longue (pie les dcwx derniers segments, l'épine médiane est ordinairement un peu plus courte que les inférieures et plus longue que les latérales supérieures. Les Cordulinae sont représentés en Europe par cinq genres et huit espèces, les nymphes de Somatochlora alpestris Sel. (Europe), Som. arcùica Zett. (Europe) et Macromia splendida Pictet (Sud de la France) sont encore inconnues. Cabot dit que les larves de Macromia se reconnaissent immédiatement de toutes les autres larves d'Odonates par la présence sur le devant de la tète d'une corne en forme de pyramide; peut-être ce — 323 — caractère qui se trouve dans les Larves des Macromia améri- caines existe-t-il aussi chez la larve de notre espèce européenne ? Tableau analytique des genres de Cordulinae (nymphes) d'Europe : A. Ujiu tubercules épineux pubescents en arrière et en dedans des yauv sur l'occiput ; suies mentonnières au nombre de six, épines latérales de l'abdomen longues et étroites. Un tubercule épineux bien net sur le milieu de la surface dorsale du neuvième segment abdominal. Epitheca (bimaculata Charp.). B Pas d'épines en arrière des yeux sur l'occiput ; soies mentonnières au nombre de 10 à 15. Epines latérales de l'abdomen courtes. 1. Neuvième segment abdomh.al avec un tubercule épineux à peine indiqué, au milieu de la surface dorsale. 1. Masque avec le bord interne du lobe médian pourvu de neuf dents. Soies latérales au nombre de huit. Cordulia {aenea L.). 2. Masque avec le bord interne du lobe médian pourvu de sept dents. Soies latérales au nombre de sept. Oxygastra (Ctu-tisi Dale). II. Neuvième segment abdominal pourvu d'un tubercule épineux médian dorsal allongé, masque avec le bord interne du lobe médian pourvu de neuf dents. Soies latérales au nombre de sept. Somatochlora. Epitheca Burm. Une seule espèce européenne, dont la nymphe est connue. Epitheca bimaculata Charp. Nymphe : Frisch, Beschr. Ins. Deutschl. VIII, 1730, p. 20, pi. IX.— Hagen, St. Ent. Zeit., XIV, 1853, p. 203. — Brauer, Neur. Austr.. IN57, p. XV. — Cabot, Mém. Mus. Gomp. Zool., 1890, p. 23, pi. III. f. 2. — Tùmpel, Die Geradfl., 1901, p. 00. pi. XII. Longueur : 31 millimètres; largeur: 11 millimètres. Vertex séparé de l'occiput par une ligne incurvée; deux tuber- cules saillants, coniques, pubescents, terminés en pointe aiguë et situés sur l'occiput en arrière et en dedans des veux ; bord posté- rieur échancré; masque assez court avec six longues soies men- tonnières, lobe latéral avec le bord interne pourvu de neuf denti- culations, soies latérales au nombre de sept. Abdomen plus de deux fois plus long que large, avec l'angle inféro-ex terne des hui- tième et neuvième segments prolongé en épine, celle (lu huitième segment plus longue que la hauteur du dixième segment, celle du neuvième longue et incurvée, plus longue que les épines anales; segments 3 à 9 pourvus sur la ligne médiane dorsale 5 — 324 — d'un tubercule épineux incurvé en arrière, ceux des segments 3 à G terminés en pointe aiguë, les cinquième et sixième les plus longs, ceux des segments 7 à 9 en pointe obtuse ; pyramide anale à peu près aussi longue que la hauteur des deux derniers segments, l'épine médiane large et triangulaire, de Fig. 12. — Masque de Epîtheca bimaculata Charp. moitié plus courte que les inférieures, les latérales supérieures un peu plus courtes que la médiane. Gordulia Leach. Une seule espèce européenne dont la nymphe est connue. CORDULIA AEXEA L. Ni/mphe: Hoesel, Ins. Belust. 11, 1740, p. 20, pi. 5, f. 1. — De Geer, Mém. 11. 1771, p. 36, pi. 1!). f. 1-3- — Hagen, St. Ent Zeit., XIV, 1853, p. 203. — Brauer, Neur. Austr., 1857, p. XV.— Cabot, Mém. Mus. Comp. Zool., 1890, p. 23, pi. V, f. 5. — Nunney, Se. Cossip, 1894, p. 101, f. G, — Tumpel, Die Geradfl., 1901, p. 70, pi. XII. Longueur : 2)! millimètres ; largeur : 7 millimètres. Vertex séparé de l'occiput par une ligne droite, occiput dépourvu de tubercules épineux en arrière des veux; bord posté- rieur presque droit; masque un peu plus long (pie large, soies mentonnières au nombre de onze à quinze, les internes les plus courtes, lobe latéral avec le bord interne pourvu de neuf denti- culations, soies latérales au nombre de huit. Abdomen très élargi, environ deux fois plus long que large, aplati; angle — 325 — infépo-ex terne des huitième e1 neuvième segments prolongé en épine, celles-ci courtes, subégales, guère plus Longues que la hauteur du dixième segment abdominal; segments 3à9 pourvus sur la ligne médiane dorsale d'un tubercule épineux incliné en Fig. 13. — Masque de Cordulia aenea L.% (1) Kig. 14. — Abdomen vu latéralement chez Epitheca bimaculata Charp. (1), Cordulia aenea L. (2), Somatochlora metallica Lind. (3). arrière et assez court, aigus, ceux des septième et huitième plus longsque les autres, celui du neuvième à peine marqué; pyramide anale à peu près aussi longue que les deux derniers segments, l'épine médiane assez large et triangulaire, plus courte que les inférieures et un peu plus longue que les latérales supérieures. — 326 — Somatochlora Sel. SOMATOCHLORA METALLICA Lilld. Nymphe : Hagen, St. Eut. Zeit., XIV, 1853, p. 263.— Brauer, Neur. Austr., 1857, p. XV. — Cabot, Mém. Mus. Comp. Zool., 1890, p. 30, pi. V, f. 4. — Nunney, Se. Gossip, 1894, p. 101, f. 5. — Tùmpel, DieGeradfl., 1901, p. 69. Longueur : 24 millimètres; largeur : 9 millimètres. Vertex séparé de l'occiput par une ligne courbe, occiput rugueux avant au milieu deux petits tubercules coniques, bord postérieur presque droit ; masqueassez court, soies mentonnières au nombre de dix à douze, ordinairement onze, les internes Lesplus Fig. 1T>. — Masque de Somatochlora meurfUett Lini courtes, lobe latéral avec le bord interne pourvu de neuf denticula- tions, soies latérales au nombre de sept. Abdomen oblong, deux l'ois plus long que large; angle inféroexterne des huitième et neu- vième segments prolongé en épine, celle du neuvième segment longue, beaucoup plus longue que la hauteur du dixième segment, segments 3 et 9 pourvus d'une épine sur la ligne médiane dor- sale, cette épine aiguë et incurvée en arrière, celles des segments 7 à 9 les plus longues; pyramide anale plus courte que les deux derniers segments, l'épine médiane aussi longue que les inférieu- res et un peu plus longue que les latérales supérieures. Somatochlora flavomaculata Lind. Nymphe : Cabot, Mém. Mus. Comp. Zool., 1890, p. 32, pi. VI, f. 3. —Tùm- pel, UieCeradfl., 1901, p. 70. — 327 — Je n'ai pas vu d'exemplaire de cette nymphe; d'après Cabot, elle se différencierai! de celle de S. wietullicct par 1rs caractères suivants : Plus petite el plus grêle, la partie postérieure de la tète sans tubercules, vertex plus bombé, deuxième article (\t><. antennes plus long; prothorax anguleux sur les côtés, fourreau des ailes atteignant la moitié du septième segment abdominal, pattes plus minces, les fémurs postérieurs atteignant le huitième segment abdominal, premier article des tarses postérieurs d'un tiers plus court que le deuxième, angle inféro-externe des huitième et neu- vième segments abdominaux prolongé en épine, celle du huitième très courte, celle du neuvième longue, plus longue que le dixième segment; tubercules épineux de la ligne médiane dorsale des segments 6 à 9 aigus, de plus en plus longs, le dernier plus long- que le dixième segment; pyramide anale aussi longue que les deux derniers segments, l'épine médiane un peu plus courte que les inférieures, les latérales supérieures de même longueur que la médiane. Oxygastra Sel. Oxygastra Curtisi Dale. Nymphe : Lucas, The Entom., 1902, p. 34, pi. 1. Longueur : 22 millimètres; largeur : 6 millimètres. Corps subcylindrique, pubescentsurles pattes, le bord antérieur de la tête, les côtés et le bord inférieur des segments abdomi- naux. Vertex séparé de l'occiput par une ligne incurvée, occi- Fig. 16 — Masque A'Oœygastra Curtisi Dale. — 328 — put avec deux petits tubercules coniques; bord postérieur pres- que droit; masque assez allongé avec douze soies mentonnières, lobe latéral aveclebord interne pourvu de sept denticulations, soies latérales au nombre desept. Abdomen un peu plus de deux fois plus long que large, angle inféro externe des segments abdominaux 8 et 9 prolongé en une épine courte et aiguë, celle du neuvième segment plus longue que celle du huitième et aussi longue que ila hauteur du dixième segment; segments 3 à 9 avec un tuber- cule épineux sur la ligne médiane dorsale, ce tubercule incliné en arrière, ceux des segments 5 à 7 les plus longs, celui du neuvième à peine indiqué ; pyramide anale aussi longue que les deux derniers segments, l'épine médiane plus courte (pie les inférieures et à peine plus longue que les latérales supérieures. Fam. 5 — LIBELLULINAE. Corps peu allongé, environ trois fois plus long (pie large, plus ou moins robuste, lisse ou pubescent, de coloration variable. Tête plus ou moins large, veux petits, globuleux, saillants, non prolongés en arrière et en dedans du lobe, ocelles plus ou moins indiqués, antennes assez longues, grêles, insérées en avant et en dedans des yeux, formées de sept articles, les deux premiers courts, épaissis, le deuxième un peu plus long que le premier, les suivants cylindriques, le troisième le plus long, le quatrième plus court, les cinquième et sixième subégaux, le septième acu- miné au sommet; occiput avec les angles postérieurs droits, obtus ou arrondis, côtés plus ou moins obliques, bord postérieur droit ou plus ou moins échancrô. Masque en cuiller recouvrant com- plètement les pièces buccales et s'étendant ordinairement en arrière jusqu'à l'insertion des pattes moyennes, graduellement élargi en avant, le bord antérieur ayant plus du double de la largeur de la base, avancé en arc arrondi ou en angle obtus, largement denticulé ou non, pourvu de poils courts et raides; des soies mentonnières en nombre variable; lobes latéraux larges et triangulaires, des soies latérales en nombre variable et parfois des petites soies latérales accessoires, dent mobile courte, plus courte que le lobe qui la porte, étroite et aiguë, bord interne à denticulations larges, beaucoup plus larges que hautes, et séparées par des échancrures peu profondes, chaque échancrure es1 munie d'un faisceau de trois à quatre poils courts et raides, — 329 — br>rd inférieur finemenl denticulô on non ci muni de poils courts el raides. Prothorax moins large que la tète, pattes plus on moins fortes, longues, les postérieures dépassanl l'extrémité de l'abdo- men, fémurs un peu plus longs que les tibias, tarses ayant à peu près la moitié do la longueur des tibias, , celles du sixième el septième petites, celle du huitième plus grande, celle du neuvième grande, aussi longue que le segment qui la porte et que les épines anales, angle inféro-externe des autres segments terminé en une pointe très courte, épine anale supérieure médiane triangulaire et terminée en pointe aiguë, deux fois plus longue que les latérales supérieures et un peu plus courte que les inférieures. Leueorhinia Britt. Cinq espèces de ce genre habitent l'Europe; on connaît les nvmphes de quatre d'entre elles. Tête courte, très élargie, obtusément arrondie en arrière des yeux dont le bord postérieur est situé en arrière du milieu de la tète, masque allongé (je n'ai pas vu le masque de L. albi- frons) avec le bord antérieur du lobe médian en angle obtus. finement denticulé et garni de poils courts et raides, soies mentonnières au nombre de treize ou quatorze, les internes plus courtes, bord inférieur des lobes latéraux finement denticulé et muni de poils courts et raides; soies latérales au nombre de dix ou onze. Abdomen en ovale allongé, plus de deux fois plus largo que la tête, assez brusquement rétréci vers l'extrémité, ce qui lui donne une apparence tronquée; angle inféro-externe des huitième et neuvième segments prolongé en une épine beaucoup plus longue que le dixième segment; épine anale supérieure médiane du doultle plus longue que les supérieures latérales et un peu plus courte que les inférieures. Tablant analytique des nymphes des Leueorhinia d'Europe : I. Pas d'épine au milieu du bord inférieur des segments abdominaux. Angle inféro-externe des segments S et '.I prolongé en épine, celle du neu- vième segment arrivant à un peu plus de la moitié de la longueur des épines anales terminales. L. rubicunda. — 332 — 11. lionl inférieur des segments abdominaux 3 à 9, 3 à S ou 3 à (S avec une épine médiane. A. Une épine médiane au bord inférieur du neuvième segment Angle inféro-externe des sixième et neuvième segments prolongé en épine, celle du neuvième dépassant l'extrémité de la pyramide anale. L. albifrons. B. Pas d'épine au milieu du bord inférieur du neuvième segment abdo- minal, angle inféro-externe des segments fi et 7 non prolongé en épine; épine de l'angle inféro-externe du neuvième segment ne dépassant pas la pyramide anale. 1. Pas d'épine au milieu da bord inférieur des septième et huitième seg- ments abdominaux. L. dubia. 2. Une épine au milieu du bord inférieur des septième et huitième seg- ments abdominaux. L. pectoralis- Leucorhinia pectoralis Charp. Nymphe : Lyonnet, Tbéol. Ins.. [., 17i°2, p. 107. (sec. Hagen). — Hagen, St. Eut. Zeit., XIV, 1853, p. 262. — Orauer, Neur. Austr., 1857, p. XV. — Nunney, Se. Gossip, 1894, p. 100, f. 4. - Tùmpel, Die Geradfl., 1901, p. 69. Longueur : 18 millimètres; largeur : 7 millimètres. Fin-. 19 Masque de Leucorhinia pectoi°alis Charp. Abdomen avec une épine aiguë au milieu du bord inférieur des segments abdominaux .'! à 8, pas d'épine semblable sur le neuvième segment, celles des segments 5 à 7 aussi longues que les segments qui les portent ; angle inféro-externe des huitième et neuvième segments prolongé en épine, celle du neuvième segmenl aussi longue que la pyramide anale. Leucorhinia dubla Lind. Nymphe : Rousseau, Ann. Soc. Ent. Belg., 1908, p. 288. Longueur : 17 millimètres; largeur : 7 millimètres. — 333 — Abdomen avec une courte épine au milieu du bord inférieur des segments ;> à (>, pas d'épine semblable sur les segments 7 à 9; angle inféro-externe des huitième el neuvième segments prolongé en épine, celle du neuvième segment ne dépassant pas la pyramide anale. Leucorhinia albifrons Burin. Nymphe : Rousseau, Ann. Soc. Ent Belg., 1909, p. Longueur : 17 millimètres; largeur : 7 millimètres. Abdomen avec une épine incurvée vers le milieu du bord infé- rieur des segments 3 à 9, celles des segments 6 et 7 plus longues que les segments qui les portent ; angle inféro-externe des segments 6 à ( .< prolongé en épine, celle du sixième segment très courte, peu visible, celle du neuvième déliassant l'extrémité de la pvramide anale. Leucorhinia rubicunda L. Nymphe : Rousseau, Ann. Soc. Ent. Belg., 1908, p. 287. Longueur : 18 millimètres; largeur : 6 millimètres. Fig. 20. — Larve de Leucorhinia rubicunda L. Abdomen dépourvu d'épine au milieu du bord inférieur des segments; angle inféro-externe des huitième et neuvième seg- ments abdominaux prolongé en épine, celle du neuvième segment arrivant à un peu plus de la moitié de la longueur de la pyramide anale. — 334 — Crocothemis Brauer. Une seule espèce européenne, dont la nymphe est connue. Crocothemis erythraea Br. Nymphe : Rousseau, Ami. Soc. Eut. Belg., 1908, p. 291. Longueur : 19 millimètres; largeur : 7 millimètres. Tète assez courte, environ deux fois plus large que longue. Fig. 21. — Masque de Crocothemis Vig. 22. — Larve de Crocothemis erythraea Br. erythraea Br. obtusément arrondie en arrière des yeux qui sont petits et placés un peu en avant; masque avec le bord antérieur du lobe médian prolongé en angle obtus au milieu, très finement denticulé, soies mentonnières au nombre de quinze, lobes latéraux à bord inférieur ei interne denticulés et garnis de poils courts et raides, soies latérales au nombre de dix. Abdomen en ovale court, deux fois plus large (pie la tête, ;isse/. brusquement rétréci à son extrémité, ce qui lui donne une appa- rence tronquée, sans tubercule épineux sur la ligne médiane dor- sale; angle inféro-externe des huitième et neuvième segments prolongé en épine aiguë, un peu incurvée en dedans, à peu près aussi longue (pie la hauteur du dixième segment ; pyramide anale ;iussi longue que le neuvième segment, l'épine médiane ayant le douMe de la longueur des latérales supérieures et un peu plus courte (pic les inférieures. — 335 Sympetrum Newm. Neuf espèces de ce genre habitenl L'Europe, on connait les nymphes de six d'entre elles, je n'ai malheureusement vu que quelques exemplaires de nymphes appartenanl à quatre espèces seulement. Je ne puis donc donner les caractères génériques des larves de Sympetrum, ni donner un tableau analytique des espèces, je reviendrai altérieuremenl sur ce genre lorsque je serai en posses- sion d'un matériel plus complet. Sympetrum depressiusculum Sel. Nymphe : Rousseau, Ann. Soc. Ent. Belg., 1908, p. 290. Longueur : 10 millimètres; largeur : (3 millimètres. Fig. 23. — Larve de Sympetrum Fig. 24. — Masque de Sympetrum depressiusculum Sel. striolatum Charp. Tête courte, plus de deux fois plus large que longue, à angles postérieurs obtusément arrondis, yeux avant leur bord postérieur situé en arrière du milieu de la tète ; masque allongé avec le bord antérieur du lobe médian avancé < i n angle obtus et le milieu légèrement prolongé en un lobe arrondi et bossue, bord antérieur finement dentelé et garni de poils courts et raides, soies menton- nières au nombre de quinze, lobes latéraux assez largement denti- culés sur leurs bords interne et inférieur, une brosse de poils — 336 — courts et raid.es dans chaque échancrure entre ces denticulations, soies latérales au nombre de onze. Abdomen en ovale allongé, environ deux fois plus large que la tète, assez brusquement rétréci à son extrémité, ce qui lui donne une apparence tronquée ; troisième à huitième segments munis d'une épine sur la ligne médiane dorsale, cette épine très aiguë et dirigée horizontalement en arrière, celle du septième segment est la plus longue et a environ la moitié de la hauteur du segment qui la porte ; angle inféro-ex terne des huitième et neuvième segments prolongé en épine, celle du neuvième segment est la plus longue, plus longue que la hauteur du segment qui la porte, plus longue aussi que le dixième segment et la pyramide anale réunis, elle est un peu incurvée en dedans; pyramide anale aussi longue (pie les deux derniers segments réunis, l'épine médiane plus longue que les latérales supérieures et d'un tiers plus courte que les inférieures. Sympetrum vulgatum L. Nymphe : Roesel, lnsectenbel., II, 1749, pi. VIII. — Hagen, St. Ent. Zeit. XIV, 1853, p. 262. — Brauer, Neur. Austr. 1857, p. XV. — Nunney, Se. Gossip., 1894, p 101, f. 3. Tùmpel, Die Geradfl., 1901, p. 69. Sympetrum scoticum Dan. Nymphe : Hagen, St. Ent. Zeit., XIV, 1853, p. 262. — Brauer, Neur. Austr., 1857, p. XV. — Nunney, Se. Gossip., 1894, p. 100. — Tumpel, Die Geradfl., 1901, p. 69. Je n'ai pas vu les nymphes de ces deux espèces, les descrip- tions citées sont insuffisantes pour permettre de les différencier suffisamment. Sympetrum striolatum Charp. Nymphe : Rousseau, Ann. Soc. Ent. Belg. 1908, p. 291. Mêmes caractères que depressiusculum, mais je n'ai compté que treize soies mentonnières au masque. Sympetrum méridionale Sel. Nymphe : Bousseau, Ann. Soc. Ent. Belg , 1908, p. 289. Mêmes caractères que depressiusculum, mais je n'ai compte que douze soies mentonnières au masque. Sympetrum sanguineum Midi. Nymphe : Bousseau, Ann. Soc. Eut. Belg., 1908, p. 290. Comme depressiusculuity, mais je n'ai compté que douze soies mentonnières et dix soies latérales. — 337 — Leptetrum Newm. Trois espèces de ce genre habitent l'Europe; j'ai vu les nymphes de deux d'entre elles. Leptetrum fulvum Miïll. Nymphe :? Swammerdam, Hist. Ins. 1693, pp. 71) et 173,pl. 8.(sec.tlagen). Longueur : 25 millimètres; largeur : 8 millimètres. Jaune brunâtre sale, tacheté de noir, pubescent. Tête courte, environ deux ibis plus large que longue, rétrécie en arrière dos veux, angles postérieurs subarrondis et frangés de poils, bord postérieur presque droit. Masque assez court et large avec le bord antérieur du lobe médian arrondi et prolongé en son milieu en un petit lobe arrondi et bossue, bord antérieur largement dentieulé et avec une courte soie à chaque échancrure, soies mentonnières disposées en trois groupes : trois longues soies vers le bord postérieur, deux plus courtes un peu plus liant et enfin un groupe de treize soies courtes au-dessus de la fossette du menton ; lobes latéraux avec le bord inférieur largement den- tieulé et un poil court et raide dans chaque échancrure, bord interne largement dentieulé, chaque échancrure avec quelques poils raides; soies latérales au nombre de quatre; on trouve en outre sur le bord externe, en dehors des soies latérales principales, une dizaine de petites soies latérales accessoires. Abdomen en ovale allongé, lancéolé, graduellement rétréci vers l'extrémité; angle inféro-oxterno des segments 8 et 9 terminé par une très courte épine, plus courte que le dixième segment; une épine incurvée en arrière sur la ligne médiane dorsale des segments 3 à 9, toutes bien distinctes, celles des sixième et sep- tième segments les plus grandes, mais plus courtes que les seg- ments qui les portent ; pyramide anale aussi longue que les deux derniers segments réunis, les épines inférieures les plus longues, La médiane un peu plus courte, les latérales supérieures d'un tiers plus courtes que la médiane. Leptetrum quadrimaculatum L. Nymphe : Hagen, St. Eut. Zeit. XIV. 1853, p. 261— Rrauer, Neur. Auslr., 1857. p. xv. — Nunney, Se. Gossip, 1894, p. 101. — Needham, Bull. Mus. New-York, 1901, p. 534. — Tiimpel, DieGeradfl., 1901, p. 69. Diffère principalemeni du précédent par la disposition et le nom- — 338 — lire (les soies mentonnières et latérales, ainsi que par la confor- mation de l'abdomen. Les soies latérales sont au nombre de sept et l'on trouve égale- ment une dizaine de soies latérales accessoires; les soies men- tonnières ne sont pas disposées en trois groupes isolés, mais sur une ligne incurvée les externes étant les plus longues, elles sonl au nombre de nuinze. Un tubercule épineux incliné en arrière Fig. 2~>. — Masque de Leptetrum qitadrimaculatum L. sur la ligne médiane dorsale des segments 3 à 8, celui du sixième segment le plus prononcé, mais beaucoup plus court que le seg- ment qui le porte, celui du huitième segment court et rudimen- taire, pas de tubercule épineux sur le neuvième segment. Orthetrum New m. Dix espèces de ce genre habitent l'Europe, mais on ne connaît encore que les nymphes de trois espèces, qui se différencient sur- tout par le nombre des soies latérales du masque. Orthetrum cancellatum L. Nymphe : Muralto, Ephem. Nat. Dec, II. Ann. % 1684, p. 194. Ann. 3., 1685, p. 117. — Hagen, St. Ent. Zeit. XIV, 1853, p. 262. — Brauer, Neur. Austr., 1857, p. xv. — Nunney, Se. Gossip, 1894, p. 100, f. t. Longueur : 23 millimètres ; largeur : 8 millimètres. Jaune brunâtre, marqué de noir et avec une série de taches blanchâtres sur les côtés de l'abdomen; pubescent. Tête courte, élargie, sttbquadrangulaire, a côtés presque — 339 — droits en arrière des veux;, angles postérieurs obtusément arron- dis, veux placés un pou en avant. Masque avec le bord antérieur du lobe médian arrondi en arc de cercle et son milieu prolongé et un peu bossue ; soies mentonnières au nombre de dix-neuf dis- posées en une ligne incurvée, les trois externes formant un groupe isolé, les cinq suivantes, les plus grandes, les autres petites et difficiles à compter ; lobes latéraux avec le bord infé- rieur pourvu de denticulations très larges et peu nettement sépa- rées, bord interne avec neuf denticulations larges et quelques poils courts et raides groupés en faisceau dans chaque éclian- crure, soies latérales au nombre de sept assez longues. Fie. 26. — Larve d' Orthetrum canceUatum L. Abdomen en ovale allongé, plus de deux fois plus large que la tête, graduellement rétréci vers l'extrémité; un tubercule épi- neux sur la ligue médiane dorsale des segments 3 à 6, ceux des quatrième et cinquième les plus grands, les autres peu distincts, surtout celui du sixième qui est recouvert de pubescence, pas de tubercule épineux sur les septième et huitième segments; une épine à l'angle inféro-ex terne des segments 8 et 9, ces épines très courtes, à peine delà hauteur du dixième segment; pyramide anale à peu près aussi longue que les deux derniers segments réunis, l'épine médiane aussi longue que les inférieures el ayant plus du double de la longueur des latérales supérieures. 6 — 340 ( >RTHETRUM CAÉRULESCENS F. Nymphe : Rousseau, Ann. Soc. Eut. Belg., 1908, p. 286. Taille plus courte : 17 millimètres sur 6 millimètres; tuber- cules épineux de la ligne médiane dorsale de l'abdomen moins nets; masque avec trois soies latérales et dix-huil (?) soies men- tonnières disposées ainsi : deux longues soies externes, puis sur Kjl; . 27. — Masque (VOrt/ie- irum caerulescens F. Fig-. 28. — Masque de Libellula depressa L. une ligne incurvée, six soies allant en décroissant de longueur et enfin un groupe de dix petites soies. Okthetrum brunneum Fonsc. Je n'ai vu qu'une dépouille très abîmée de la nymphe de cette espèce, le masque possédait six soies latérales et seize (?) soies mentonnières. Libellula L. Une seule espèce européenne de ce genre, dont la nymphe est connue. Libellula depressa L. Nymphe : Kéaumur, Mém., VI, 1942, pi. 35, f. I et 2.— Koesel, lnsecten- bel. II, 1749, p. 37, pi. vi. — Harris, Aur. Nat. Hist , 1760, pi. 26. — West- wood, Introd., II, 1836, p. 38. — Hagen, Stett. Ent. Zeit. XIV, 1853, p. 262. — Hrauer, Neur. Austr., 1857, p. xv. — Nunney, Se. Gossip, 1894, p. 100, I. I. - Tûmpel, Die Geradfl., 1901, p. 69, pi. xn. Longueur : 25 millimètres ; largeur : 8 millimètres. — 341 — ( îorps jaune brunâtre marqué de noir, clair en dessous, trapu, robuste, pubescerit, surtout sur les pattes, le bord postérieur de la tèteel le prothorax. Tète plus large que longue, triangulaire en avant, presque quadrangulaire en arrière des veux qui sont petits et saillants, situés un peu en avant du milieu de la tète; angles postérieurs arrondis, bord postérieur un peu éch ancré. Masque allongé, très élargi en avant, lobe médian avec le bord antérieur avancé en angle obtus, denticulé et avec un poil court et raide à chaque échancrure, soies mentonnières disposées sur une ligne incurvée, au nombre de quatorze, les internes plus courtes; lobes latéraux avec le bord inférieur largement denticulé et muni de quelques poils courts et raides, bord interne muni de denticulations, quelques poils courts et raides à chaque échancrure, soies laté- rales au nombre de onze et en dehors de celles-ci une lignée d'une dizaine de soies accessoires, courtes. Abdomen en ovale court, plus de deux fois plus large que la tête, graduellement rétréci vers l'extrémité ; angle inféro-externe des huitième et neuvième segments saillant, mais non épineux; un tubercule épineux pubescent sur la ligne médiane dorsale des segments 3 à 8, cette épine inclinée horizontalement en arrière, celles des segments 4 à G les plus longues ; épine anale médiane aussi longue que les inférieures et ayant le double de la longueur des latérales supérieures. II. — Larves des Zygoptera. CARACTÈRES GÉNÉRAUX. Les larves des Zygoptera, moins connues que celles des Anisoptera, présentent un certain nombre de caractères qui les différencient nettement de ces dernières. Corps toujours allongé, grêle. La tète est notablement plus large que l'abdomen (sauf chez les Calopteryginae) ; antennes plus ou moins longues, formées de sept articles, le premier très court, sauf chez les Calopteryginae où il est très long; yeux gros et saillants, des ocelles chez les Calopteryginae ; masque allongé, grêle, en cuiller, pourvu de soies latérales ut de soies mentonnières, bord antérieur du lobe médian arqué ou en angle obtus, lobes latéraux de conformation variable suivant les s — 342 — familles; dent mobile assez longue, incurvée, aiguë, et don- nant insertion chez les Lestinae à un certain nombre de soies latérales. Thorax assez long; pattes allongées, grêles, les postérieures les plus longues, dépassant l'extrémité de l'abdomen chez le ( 'alopteryginae ; tibias ordinairement un peu plus longs que les fémurs, tarses formés de trois articles dont le premier est le plus court et le troisième le plus long; ongles courts, incurvés et aigus. Abdomen allongé et subcvlindrique, à cotés parallèles, com- posé de dix segments dont le premier et le dernier sont les plus courts, pas de tubercules épineux sur la ligne médiane dorsale ; parfois l'angle inféro-externe des segments abdominaux est pro- longé en épine. La pyramide anale des Anisoptera est remplacée chez les Zvgoptera par trois lamelles branchiales {lamelles caiido-branchiales), de forme variable, parcourues en leur centre par un gros tronc trachéal, émettant de nombreuses rami- fications. Les caractères que présentent ces lamelles sont très utiles pour la détermination des espèces. De même que les Anisoptera, les Calopteryginae présentent aussi des branchies intestinales. DESCRIPTIONS. Tableau, analytique des familles : 1. Article basai des antennes très fort et très long, plus de deux fois plus long que les six autres réunis. Masque percé d'une fenêtre en losange au milieu. Des branchies rectales, lamelles caudo-branchiales latérales épaisses. Fam. 6. Calopteryginae. 11. Article basai des antennes beaucoup plus court que les six autres réunis. Masque sans fenêtre en losange, légèrement échancré ou non à son bord antérieur. Branchies terminales minces, lamelliformes. A. Masque avec le lobe médian ayant une courte échancrure médiane, lobe latéral trifide à l'extrémité, dent mobile munie de longues soies. Fam. 7. Lestinae- B. Lobe médian du masque entier, lobe latéral bifide au sommet, dent mobile sans soies. Fam. 8. Agrioninae. Fam. 1. — CALOPTERYGINAE. Corps allongé, assez robuste, de coloration variable. Tête aplatie, un peu plus large que longue, subquadrangu- 343 laire; yeux arrondis, petits, mais saillants, avec leur bord posté- rieur placé un peu en arrière du milieu de la tète, ocelles bien visibles; vertex convexe, occiput aplati, bord postérieur droit ; antennes insérées en avant des yeux, longues, à premier article très fort et très long, pins de deux fois plus long que les six derniers réunis; angles postérieurs anguleux ou dentés. Masque aplati, allongé, étroit, s'étendant en arrière jusqu'à l'insertion des pattes intermédiaires, brusquement dilaté en avant, lobe mé- dian percé d'une ouverture centrale à peu près en losange, bord antérieur de ce lobe fortement saillant et arqué, fendu au milieu, muni d'une série de petites dents peu visibles, une soie de chaque Fig. 29. — Masque de Calopteryx splendens Harr. côté de l'ouverture en losange du menton; lobes latéraux en quadrilatère allongé et assez étroit, bord interne pourvu de trois dents assez longues, mais plus courtes que la dent mobile, bord inférieur finement denticulé, une soie latérale à la base de l'inser- tion de la dent mobile, qui est longue, fortement incurvée et algue Prothorax plus étroit que la tête, arrondi sur les cotés en dessus; fourreau alaire s'étendant jusqu'au quatrième ou cin- quième segment abdominal ; pattes longues et assez fortes, les postérieures dépassant l'extrémité de l'abdomen, fémurs et tibias incurvés, les tibias un peu plus longs que les fémurs, les fémurs postérieurs atteignant le sixième segment abdominal ; tarses assez courts, de trois articles, le premier le plus court, n'ayant pas la moitié du deuxième, deuxième et troisième subégaux, ongles incurvés et aigus. — 344 — Abdomen allongé, cylindrique, étroit, avant un peu plus de la moitié de la longueur totale du corps, sans tubercules ni épines sur la ligne médiane dorsale, le dixième segment surélevé en crête <'ii arrière sur la ligne médiane dorsale; lamelles bran- chiales longues, avant plus de la moitié de la longueur de l'abdo- men, les latérales épaisses et triangulaires, la médiane plus courte et aplatie. Des branchies rectales, comme chez les Ani- soptères. Deux genres européens, avec quatre espèces dont trois sont connues (celles du genre Calopteryx; la nymphe de YEpallage fatima Charp. [Grèce] est inconnue). Calopteryx Burm. Tableau analytique îles nymphes de Calopteryx d'Eu- rope : I. Taille au-dessus de 30 millimètres. Lamelles caudo-branchiales iné- gales, la médiane plus courte que les latérales. C. splendens. II. Taille au-dessous de 30 millimètres. A. Lamelles caudo-branchiales inégales, la médiane plus courte que les latérales. C virgo. B. Lamelles caudo-branchiales subégales. C. haemorrhoidalis. Calopteryx splendens Ltarr. Nymphe : Réaumur, Mém. VI (1742), pi. 35, f. 7 (sec. Hagen). — ? Hagen, St. Ent. Zeit. XIV (1853), p. 270. — ? Brauer, New. Aust. (1857), p. XVI. — Roster, Ami. Soc. Ent. liai. XX (1888), p. 163, p. 1, f. 2. — Nunney, Science gossip (1894), p. 149, f. 17. — Lucas, The Entom. XXX (1897), p. 277. — Tiimpel, Die Geradtl. (1901), p. 92, pi. XII. Taille : Longueur : 31 à 33 millimètres; largeur : 4 milli- mètres. Coloration jaune verdâtre ou jaune brunâtre. Angles posté- rieurs delà tète subdentés. Lamelles caudo-branchiales allongées ; lamédiane beaucoup plus courteque les latérales, en ovale allongé. finement pubescente sur les bords, obtuse à l'extrémité, marquée de trois taches noires, la plus grande à la base, la médiane tache transversale, la postérieure semi-circulaire et n'atteignant pas l'extrémité; lamelles latérales très allongées, lancéolées, finement pubescentes sur les bords, marquées de trois taches noirâtres conformées comme dans la lamelle médiane; dessin des ramifications trachéennes peu visible. 345 CALOPTERYX VIRGO I. Nymphe ■ Westwoori, Introd.l! (1836), p. 38.— Nunney, Se. gossip (1894), p. ! i!>, f. 16. Longueur : 26 millimètres; largeur: 1 millimètres. Coloration jaune verdàtre ou jaune brunâtre. Angles postérieurs de la tète prolongés en une denl aiguë très saillante. Lamelles caudo-brancliiales très allongées, lancéolées. Fig. 3<\ — Lamelles caudo-hranchia- Fig. 31. — Lamelles caudo-branchia- 1 es médiane et latérale de Calopteryx les médiane etlatérale de Calopteryx splendens Harr. virgo L. la médiane un peu plus courte que les latérales, pubescentes sur les bonis, la pubescence plus longue à l'extrémité, marquées de ileux taches noirâtres subégales, l'une à la base et l'autre vers l'extrémité; dessin des ramifications trachéennes peu visible. Calopteryx haemorrhoïdalis Lind. Nymphe : Hoster, Ann. Soc. Enf., Ital. XX (1888), p. 16:2, pi. I, f. 1. Longueur : 28 millimètres; largeur : 1 millimètres. — 346 — D'un rouge sanguin marqué de noir, avec la partie posté- rieure de la tête et les lamelles caudo-branchiales jaune verdàtre. Angles postérieurs de la tête subdentés. Lamelles caudo- branchiales ovales et subégales, à bords denticulés et pubescents (sec. Roster). Fam. 2. — LESTINAE. Corps très allongé, grêle, de coloration variable. Tète deux fois aussi large que longue, fortement transversale avec les yeux coniques, très saillants et dirigés un peu en avant; front convexe, bord postérieur de la tête échancré, angles posté- rieurs arrondis, spinuleux, non saillants; antennes plus longues que la tète, de sept articles, allant en augmentant de longueur du premier au troisième, ce dernier étant le plus long de tous, le quatrième plus court que le troisième ou subégal à celui-ci, les suivants allant en diminuant de longueur jusqu'au septième qui est terminé en pointe. Masque allongé, s'étendant en arrière jusqu'à l'insertion des pattes moyennes ou au delà de l'insertion des pattes postérieures, lobe médian dilaté en avant, en cuiller, échancré au milieu de son bord antérieur qui se prolonge en angle obtus ou en arc largement arrondi, finement denticulé, soies mentonnières en nombre variable ; lobes latéraux allant en s'élargissant considérablement de la base au sommet, bord infé- rieur finement denticulé, extrémité trifide offrant à étudier de dedans en dehors : 1" une longue dent incurvée en dedans, large et séparée du reste du lobe par une profonde échancrure; 2" une rangée de petites denticulations (5 à 9) subégales avec une dent plus grande aux deux extrémités de cette rangée; 3° la déni mobile, séparée de la portion précédente par une échancrure profonde ; la dent mobile est forte, longue, aussi longue que le lobe qui la porte et munie d'un certain nombre de soies latérales, caractère qui ne se rencontre que chez les Lestinae. Thorax conique; pattes longues et grêles, les postérieures les plus longues, atteignant l'extrémité de l'abdomen, souvent anne- lées d'obscur, fémurs et tibias subégaux, tarses de trois articles, le premier le plus court, le troisième le plus long, ongles courts, incurvés, aigus. Abdomen subcylindrique, segments 1 et 10 les plus courts et à peu près égaux, les autres segments subégaux ; bords latéraux — 347 — saillants, angle inféro-externe îles segments 5 à 9 terminés par une épine très courte et très aiguë; neuvième et dixième segments surélevés en carène sur la ligne médiane dorsale, cette carène esl surtout bien prononcée sur le dixième segment dont le bord postérieur est spinuleux. Lamelles caudo-branchiales longues, ayant ordinairement près des deux tiers de la longueur totale de l'abdomen, subégales ou non, à cotés généralement parallèles e1 à disque ordinairement marqué de taches obscures. Fig. 32. — Masque de Lestes barbara F. Les Lestinae sont représentés en Europe par deux genres et huit espèces, les nymphes de Sympycna predisea Eversm. (Russie méridionale) et de Lestes macrostigma Eversm. (Europe méridionale) sont encore inconnues. ?>4H Tableau analytique îles genres (nymphes) de Lestinae d'Europe : I. Troisième article des antennes plus long que le quatrième. Masque très long, s'étendant en arrière jusqu'au delà de l'insertion des pattes posté- rieures, lobe médian long et étroit sur sa plus grande partie et brusque- ment élargi en avant, à bord antérieur environ cinq fois plus large que le bord postérieur; au lobe externe, la denticulation qui se trouve à l'angle interne de la rangée des denticulations est un peu plus grande que celles-ci et beaucoup plus petite que celle de l'angle externe. Lestes. II. Troisième et quatrième articles des antennes subégaux. Masque plus Fig. 33. — Masque de Sympycna fusca Lind. court, s'étendant en arrière jusqu'à l'insertion des pattes intermédiaires, lobe médian allant en s'élargissant graduellement, son bord antérieur ayant environ le triple de son bord postérieur; au lobe externe la denticulation qui se trouve à l'angle interne de la rangée des denticulations est beaucoup plus longue que celle de l'angle externe. Sympycna. Stmpycna fusca Lind. Nymphe : Rosier, Bull. Soc. Eut., liai. XX, 1888, p. 166, pi. II, f. 2. Longueur : 23 millimètres; largeur : 3 millimètres. D'un jaune citrin verdâtre, pattes jaunâtres annelées d'obscur, abdomen avec une ligne médiane dorsale blanchâtre, le bord postérieur de chaque segment plus sombre. Trie arrondie en avant, occipul échancré, masque avec six soies mentonnières et - 349 — trois soirs latérales, donl deux sonl insérées s\w la déni mobile et la troisième à la base de celle-ci. (Je n'ai vu que z grandes, ramifications trachéennes peu visibles, le prolongement blanc jaunâtre, tronc trachéal médian épais et saillant, avec une rangée de tubercules épineux de chaque coté, bords des lamelles pubescents, cette pubescence plus longue à l'extrémité. Agrion F. Comprend six sous-genres : Micronympha Kirb., Enalla- gma Charp., Nehalentiiu Sol., Agrion F., Pyrrhosoma Charp. et Erythromma Charp., mais nous avons vu plus haut (pic nos connaissances sur les nymphes de ce genre sont encore trop peu étendues pour pouvoir établir un tableau analytique. Micronympha Kirby. Quatre Micronympha habitent l'Europe; on connaît les nymphes de deux espèces. Micronympha elegans Lind. Numphe : Koster, Bull. Soc. Eat. Ual., XVIII (1886), p. 241, pi. 2, f. I.— Munney, Se. gossip, 1891, p. 148, f. 22. Longueur : 21 millimètres; largeur, 3 1/2 millimètres. Coloration très variable, jaunâtre, brunâtre ou verdâtre, obscurcie par places et avec les fémurs, tibias et antennes anne- lcs d'obscur. A R Y): — 354 — Tête élargie, à angles postérieurs arrondis et pubescents, bord postérieur fortement échancré ; antennes avec le troisième article le plus long, plus long que les deux premiers réunis, le qua- trième un peu plus court, les suivants subégaux : tête profondé- ment sillonnée longiludinalement de chaque côté en arrière dei< antennes; masque avec quatre soies mentonnières, soies laté- rales au nombre de six, bord interne du lobe latéral avec quatre petites denticulations entre la dent mobile et la dent interne, trois petites spinules sur le menton à la base de l'insertion du lobe externe; une série de courtes soies (ordinairement huit) sur m Fig. 36 et 37. — Masque et lamelle caudo-branchiale de Micronympha elegans Lind. le bord externe. Prothorax court, anguleux latéralement, fourreau de* ailes assez court, fémurs et tibias spinuleux, tibias un peu plus longs que les fémurs, tarses à premier article très court, le deuxième un peu pins court que le troisième. Abdomen cylindro-conique, spinuleux; lamelles branchiales assez longues, avant leur plus grande; largeur vers le milieu, sub- égales, lancéolées et terminées en pointe très aiguë, bords subparallèles finement denticulés et pubescents sur leur moitié supérieure; tronc trachéal médian émettant de nombreuses rami- — 355 — fications trachéennes noires, ce qui donne un aspect moucheté aux lamelles. MlCRONYMPHA PUMILIO Oliarp. Nymphe : Koster, Bull. Soc Ent. Ital., XVIII, ISSU, p. 243, pi. 2, f. 2. — Nunney, Se. gossip, IS94, p. 149, f. 23. Je n'ai pas eu d'exemplaire de la nymphe de cette espèce sous les veux; d'après Roster, elle (Mère de M. elegans parles caractères suivants : Taille très petite, bord antérieur du lobe médian avancé en are arrondi, soies mentonnières au nombre de trois, lobe latéral avec deux denticulations seulement sur le bord interne, entre la dent mobile et la dent interne; les lamelles branchiales sont obtuses à l'extrémité se terminant par un angle d'environ 35 degrés; un seul bord est échancré à peu près au troisième quart de sa longueur et cilié au-dessus. Enallagma Charp. Une seule espèce d'Europe; la nymphe est connue. Enallagma oyathigera Charp. D'après Hagen, De Geer aurait décrit la nymphe de cette espèce dans le tome II de ses Mémoires (1771). Fis. w .58 et 39. — Masque et lamelle branchiale de Enallagma cyathigera Charp. — 356 — Longueur : 19 à 20 millimètres; largeur : 3 1/2 à 1 milli- mètres. Jaune brunâtre ou jaune verdâtre assez clair obscurci par places, avec les antennes et les pattes annelées d'obscur. Tète élargie, à angles postérieurs arrondis et spinuleux, bord postérieur échancré; antennes avec le deuxième article du double du premier et le troisième du double du deuxième, le quatrième à peu près égal au second, les cinquième et sixième subégaux ; masque avec le bord antérieur du lobe médian avancé en angle obtus, soies mentonnières au nombre de trois à quatre, une série de petites soies (ordinairement six) sur le bord externe, soies latérales au nombre de cinq à sept, bord interne du lobe latéral avec cinq denticulations entre la dent mobile et la dent interne. Abdomen cylindro-conique, à segments spinuleux sur les bords ; lamelles caudo-brancbiales assez allongées, ellipsoïdes, leur plus grande largeur vers le milieu, terminées en pointe obtuse à l'extrémité, bords crénelés et ciliés sur un peu plus de leur moitié supérieure, tronc trachéal médian émettant des ramifications trachéennes colorées en noir, pas de taches trans- versales. Prothorax court, anguleux latéralement, fourreau des ailes assez court; fémurs un peu plus longs que les tibias, tarses à premier article très court, les deux suivants subégaux. Nehalennia Sel. Une seule espèce européenne : Nehalennia speciosa Charp., dont la nymphe est encore inconnue. Needham, dans son travail sur les nymphes de Zygoptera des environs de New- York (Bull. Mus., N.-Y., n° 68, 1903), donne comme caractères des nymphes des Nehalennia : antennes de six articles, angles postérieurs delà tète arrondis, masque avec une soie mentonnière et une deuxième rudimentaire, lobe latéral avec le bord interne fortement denticulé. Ces caractères des Nehalennia (nymphes) d'Amérique s'appliquent-ils à la Neha- lennia d'Europe? Agrion F. Douze espèces d' Agrion habitent l'Europe; on connaît les nymphes de cinq d'entre elles. 357 — Agrion puella L. Nymphe : floster, Bull. Soc Ent. Ital., \\, 1888. p. Mis, P l. IV, I. 3. - Nunney, Se. Gossip, 1894, p. 150, f. tï. — Tûmpel, Die Geradfl., 1901, p. 72, pl. XII. Longueur : 22 millimètres; largeur : 3 1 2 millimètres. Coloration très variable, verdàtre, brunâtre ou jaunâtre. Tête élargie, arrondie en avant, échancrée en arrière, rêtréeie 'A Fig. 40. — Lamelle branchiale de Agrion puella L. Fig. 41. — Lamelle branchiale de Agrion pulchellum L. en arrière des veux, à côtés obliques, angles postérieurs arron- dis, non saillants, spinuleux ; antennes avec le deuxième article du double du premier, le troisième à peu près aussi long que les deux premiers réunis, le quatrième aussi long que le deuxième, les cinquième et sixième plus courts, subégaux, le septième court ; masque avec le bord antérieur du lobe médian avancé en angle obtus, Hnemeni denticulé, soies mentonnières au nombre de quatre à cinq, quelques soies le long du bord externe; lobe latéral avec cinq à six soies latérales, cinq denticulations entre la dent mobile ei la déni interne, celle-ci assez fortement incurvée en dedans. — 358 — Fourreau alaire court. Abdomen cylindro-conique, mutique; Lamelles caudo-bran- chiales assez longues, avant leur plus grande largeur au milieu, sublancéolées, terminées en pointe aiguë, denticulées et ciliées sur leurs deux bords dans la moitié supérieure; les bords sont pubescents dans leur moitié inférieure, sur le disque les rami- fications trachéales sont bien nettement visibles, une tache obscure vers le milieu du disque. Agrion pulchellum Lind. Nymphe : ? Hagen, St. Ent. Zeit., XIV, 1853, p. 315 — ? Brauer, Neur. Austr., 1857, p. 16. — Nunney, Se. gossip., 1894, p. 149. Longueur : 18 millimètres; largeur : 3 millimètres. Vert jaunâtre ou jaune brunâtre sale, fémurs et tibias annelés de noir, une tache arrondie claire sur le front, abdomen avec une bande longitudinale médiane dorsale plus claire et le bord postérieur des segments rembruni et parsemé de petites taches plus claires, dessous plus clair. Tète plus de deux fois plus large (pie longue, arrondie en avant, fortement échancréeen arrière, avec un sillon post-anten- naire de chaque côté bien marqué, rétrécie en arrière des yeux qui sont bien saillants, cotés obliques, angles postérieurs arron- dis, non saillants, spinuleux; antennes à premier article court, le deuxième deux fois plus long que le premier, le troisième aussi long que les deux premiers réunis, le quatrième plus court que le troi- sième, les cinquième et sixième subégaux, le septième court. Masque avec le bord antérieur du lobe médian avancé en angle obtus, finement denticulé, quatre soies mentonnièn s, lobe latéral avec cinq à six soies latérales, cinq denticulations entre la dent mobile et la dent interne, celle-ci assez fortement incurvé*' en dedans. Fourreau alaire court. Abdomen cylindro-conique, mutique ; lamelles caudo-bran- chiales assez longues, ayant leur plus grande largeur un peu après le milieu, subégales, en ovale allongé, arrondies à l'extré- mité et avec une très petite pointe obtuse, à bords (lenticules et ciliés dans leur moitié supérieure, échancrées dans le milieu, disque avec les ramifications trachéennes bien visibles et avec une tache transversale obscure plus marquée vers le milieu. — 359 — AGRION MERCURIALE Cbarp. Nymphe: Rousseau, Ann. Soc. Ent. Belg., LUI., 1909. Longueur: 16 millimètres ; largeur : 3 1/2 millimètres. Plus court, plus robuste et plus trapu que les précédents; colo- ration jaune brunâtre ou verdâtre, plus claire en dessous et sur l'occiput, pattes annelées d'obscur, abdomen avec une étroite bande médiane longitudinale dorsale plus claire, bordée de chaque côté par un trait noirâtre vertical qui existe sur chaque segment, sauf sur le dernier, où il n'y a qu'un point. Fig. 42 et 43. — Lamelle branchiale et masque de Agrion mercuriale Charp. Tète plus de deux fois plus large que longue, arrondie en avant, échancrée en arrière, rétrécie en arrière des veux qui sont bien saillants, côtés obliques, angles postérieurs arrondis et spinuleux, antennes avec le premier article court, le deuxième avant le double de longueur du premier, le troisième un peu plus long que le deuxième, le quatrième à peu près de la longueur du deuxième, les cinquième et sixième courts, subégaux, le septième très court. Masque avec le bord antérieur du lobe médian avancé en angle obtus, finement denticulé, trois soies mentonnières, quatre à cinq soies latérales, cinq denticulations entre la dent mobile et la dent interne, celle-ci assez fortement recourbée en dedans. — 360 — Fourreau alaire assez long. Abdomen cylindro-conique, mutique; lamelles caudo-bran- cliiales courtes, ayant leur plus grande largeur vers le milieu, subégales, en ovale allongé, terminées en pointe aiguë à l'extré- mité qui est plus ou moins prolongée, à bords denticulés et spi- nuleux dans leurs deux tiers supérieurs, le tiers inférieur pubes- cent, ramifications trachéennes assez nettement visibles, pas de dessin bien défini sur le disque. Je n'ai pas vu les nymphes des deux espèces suivantes, les caractères que j'en donne sont extraits des descriptions de Roster. Agriox Lindeni Sel. Nymphe : Roster, Bull. Soc Ent. Mal., XX, 1888, p. 169, pi. 4, f. 2. Vert jaunâtre sale. Tète subarrondie, occiput avec un petit tubercule, yeux petits, articles des antennes subégaux, masque trilobé, le lobe médian avec deux soies mentonnières, le lobe latéral avec six soies latérales (d'après la planche). Fourreau alaire très long, pattes très grêles. Abdomen cylindrique, inermeet sans macules; lamelles caudo-branchiales arrondies au sommet, un peu échancrées à la base du côté interne et dentelées sur la moitié supérieure du bord externe. Agrion scttulum Ramb. Nymphe : Roster, Bull. Soc. Ent. Ital., XX, 1888, p. 2, pi. IV, f. 169. Jaunâtre. Tète subquadrangulaire, occiput avec un gros tuber- cule chitineux noirâtre médian, articles des antennes subégaux, yeux occupant le dessus du milieu de la tète, masque avec quatre soies mentonnières et cinq soies latérales (d'après la planche), lobe latéral avec une dent mobile externe courte, sept denticu- lations entre elles et la dent interne qui est forte. Prothorax menue, mésothorax anguleux, métathorax petit; pattes mar- quées de noir. Abdomen cylindrique, grêle, sans macules ni cro- chets; lamelles caudo-branchiales lancéolées e1 pointues à L'extré- mité, denticulées sur leurs bords sur le tiers environ de Leur longueur. Pyrrhosoma Charp. - Deux espèces de Pyrrhosoma se rencontrenl en Europe, la nymphe de nymphula Sulz. est seule connue. — 361 — Pyrrhosoma nymphula Sulz. {mi ni h m Hair.) Nymphe : Nunney, Se gossip, 1894, p. 148, f. u 2ii. Longueur : 17 millimètres; largeur : 4 millimètres. Corps beaucoup moins allongé que chez les autres Agrionides, plutôt court et trapu, brun jaunâtre sombre, plus pâle en dessous, pattes «'i antennes plus claires annelées de brun. Tête large, forte, robuste, arrondie en avant, veux gros et sail- lants, angles postérieurs obtusément arrondis et saillants, pourvus de petits tubercules épineux, bord postérieur fortement échancré, occiput avec deux lignes courbes plus claires en arrière des yeux f Fig. 44 et, 4r>. — Lamelle branchiale et masque de Pyrrhosoma nymphula Sulz. ei trois taches arrondies jaunâtres au milieu, deux taches sem- blables surlevertex, antennes avec le deuxième article avant le doultle de la longueur du premier, le troisième le plus Ion-' de tous, plus long que les deux premiers réunis, le quatrième d'un tiers plus court que le troisième, les cinquième et sixième subé- gaux, le septième très petit ; masque avec le bord antérieur du lobe médian avancé en angle obtus et denticulé, soies menton nières au nombre de trois à quatre, une douzaine de petite- soies disposées sur le bord externe, soies latérales au nombre de six, bord interne du lobe latéral avec cinq denticulations entre la dent mobile et la dent interne. Prothorax court, mais large et — 302 — moins haut que l'occiput, anguleux sur les côtés ; fourreau des ailes long ; fémurs et tibias subégaux, les derniers un peu plus longs, spinuleux, premier article des tarses très court, les deux derniers beaucoup plus grands, le troisième un peu plus long que le deuxième. Abdomen cylindro-conique, avec de petites taches pâles au bord postérieur de chaque segment, sauf au der- nier qui est spinuleux à son bord postérieur ; lamelles caudo-bran- chiales allongées, ovalaires, assez courtes, leur plus grande largeur vers le milieu, terminées en pointe effilée et un peu pro- longée, bords finement denticulés et pubescents sur leur deux tiers supérieurs, ramifications trachéennes peu visibles, les lamelles sont d'une coloration jaunâtre pale, marquées de petites mouchetures noires et vers le milieu d'une large tache transversale noire présentant à sa partie inférieure deux ocelles blanchâtres. Erythromma Cliarp. Il existe deux espèces de ce genre en Europe, leurs nymphes sont connues. Erythromma najas Hans. Nymphe : L'Agrion najas figuré par Roesel (1749, Iusectenbelust, II, pi. XI) se rapporte peut-être à cette espèce. Longueur : 25 millimètres ; largeur : 4 millimètres. Jaune brunâtre, rembruni sur l'occiput, le prothorax et la partie postérieure des segments abdominaux ; ceux-ci sont aussi parsemés de nombreux petits points obscurs, dessous plus clair, fémurs, tibias et antennes annelés de brun. Tète en losange transversal, plus large que haute, à angles postérieurs arrondis et spinuleux; antennes avec les deux pre- miers articles renflés, les suivants cylindriques, le troisième le plus long, aussi long que les deux premiers réunis, les articles quatre à six subégaux, le dernier petit ; masque avec le bord anté- rieur du lobe médian avancé en angle obtus, trois â quatre soies mentonnières, soies latérales au nombre de six, bord interne du lobe latéral avec cinq petites denticulations entre la dent mobile et la dent interne ; trois courtes spinules à l'insertion du lobe externe sur le lobe médian et ordinairement quatre courtes soies le long du bord externe de ce lobe. Prothorax court, anguleux latéralement, fourreau des ailes court, fémurs spinuleux sur- 363 — toui vers les bords, tibias un peu plus longs, tarses à premier article très court, Les deuxième el troisième presque égaux. Abdomen cylindrique, l'angle inféro-ex terne des segments 3 ;'i 9 prolongé en épine très courte ci aiguë, bords des segments spinuleux; lamelles branchiales longues, subégales, subarron- dies et terminées par une petite pointe obtuse à l'extrémité, bords subparallèles finement (lenticules dans leur' moitié supérieure, M? ■>"/\ z y\ m y.t-. ■wne. Aquatic Coleoptera. (Irish. Nat. , XVI.) 8. 1907. J. R. Bueno. On RhagoreUa obesa Uhler. (Canad. Ent., XXXIX.) 9. 1907. J. R. Bueno. Two undescribed water bugs from the United States. (Canad. Ent., XXXIX.) 10. 1907. J. R. Bueno. Diplonychus Laporte (=Hydrocyrius Spinola) and its relation to the other Bolostomatid gênera. (Canad. Ent., XXXIX.) 11. 1907. L. Camerano. Spedizione al Ruwenzori di S. A. R. Luigi Amedeo di Savoia, Duca degli Abruzzi. Nuove specie di Coleotteri. (Boll. Musei Zool. Anat. Torino, XXII.) 12. 11)07. J. Chatanay. Sut- le tarse des Cybistrides. (Bull. Soc. Ent. Fr.) — 368 — 13. 1907. G. C. Chatter.tee. 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Au sac vacuolaire déjà connu s'ajoute presque constamment une « glande subcérébrale » massive, à sécrétion acidophile, dont les conduits doublent les siens et qui forme les lobes latéraux si déve- loppés du cerveau des Copeus. Elle semble n'être qu'un dédouble- ment du sac rétrocérébral. Enfin, il signale la présence d'un appareil rétrocérébral au moins rudimentaire dans quatre genres (Synchœta, Hydatina, Asplanchnopus et Anurœopsis), types d'autant de familles où sa présence n'était pas connue, et émet l'idée que cet organe, vu sa grande extension et son développement très variable dans le groupe, représente un organe primitif des Rotifères en voie de régression. L'interprétation morphologique et la valeur phylogénique du mastax des Rotifères. P. de Beauchamp (G. R. Ass. Fr. Avanc' Se, 1907) conclut que le mastax dérive d'un pharynx de ver à lumière triradiée, qui a acquis une zygomorphie accentuée, développé des pièces dures aux dépens de sa cuticule et leurs muscles moteurs aux dépens de sa musculature constrictrice et dilatatrice. Les similitudes présentées avec certains mastax par l'appareil maxillaire de quelques Annélides et Mollusques ne sont dues qu'à la convergence, car il n'a pas existé de type com- mun plus différencié que ce pharynx triradié. Le mastax le plus primitif est le mastax malléé dont dérivent tous les autres. L'appareil rotateur des Microcodonidés et des Conochilidés. P. de Beauchamp (Bull. Soc. Zool. Fr., XXXIII) complète son travail antérieur sur l'appareil rotateur (voir Annales de Biollac, t. II, p. 409). Dans les deux familles, la ciliation est réduite à la plaque buccale, la bande circumapicale ayant complètement disparu. C'est à ses dépens que se différencie un « pseudotrochus » entourant la bouche dans les Micro- codonidés, au-dessous d'elle, qui paraît devenir dorsale dans les Conochilidés. La disposition de ceux-ci n'a donc aucun rapport avec celle des Mélicertidés, famille dans laquelle on les rangeait jusqu'à ce jour. L'importance systématique de ces données est discutée et les corrélations mécaniques avec le mode depropulsion et d'alimentation mises en évidence. Le mâle de Lacinularia socialis Ehrbg. Travail purement anatomique de C Hamburger (Zeitschr. Wiss. Zool., LXXXVI, 1907), qui n'ajoute rien aux données classiques en ce qui concerne la musculature, la couronne, le pied (deux glandes très grandes, syncytiales, ayant chacune un appendice dorsal à noyaux alignés), le cerveau (deux nerfs aux yeux, deux aux tentacules laté- raux et peut-être un anneau nerveux sans cellules), les néphridées, qui paraissent avoir dans la paroi un épaississement musculaire spirale, le rudiment du tube digestif avec ses grains opaques dispa- raissant après fixation. Le canal déférent est cilié, avec une muscula- ture circulaire sous la lumière, reçoit deux ou trois glandes prosta- — 432 — tiques au-dessous des canaux excréteurs. Après un sphincter iîbrillaire, un élargissement, puis l'orifice entouré de longs cils. Pas de pénis évaginable- L'accouplement paraît se faire en un point quelconque du corps de la Ç. Dans la partie inférieure du testicule, les corps en lancette, connus depuis longtemps, qui doivent servira percer le tégument de celle-ci et sont peut-être des spermatozoïdes dimorphes. Ils sont prolongés par un filament de même longueur (10 n) et renferment un filament axial avec un grain basophile sur le côté. Le vrai spermatozoïde est en massue, avec une queue épaisse bordée de la membrane ondulante. La tête renferme un corps rubané, prolongé par un filament sinueux. Dérive des grains chromatiques du noyau de l'élément jeune dans le çf encore dans l'œuf Le tout rappelle les spermatozoïdes de certains Rhabdocèles. Détermination du sexe chez Hydatina senta. D. D. Whitney (Journ. Exp. ZooL, V. 1907) comme Punnett nie absolument l'influence des facteurs externes, température et nutrition, invoqués par Maupas et Nussbaum sur la détermination du sexe. Des essais à 20-22°, 25-29° et 14-15° donnent sensiblement le même pourcentage de pondeuses de cf. Mais le nombre d'œufs pondus par une de celles-ci décroit moins vite quand la température s'élève que celui des pondeuses de Ç, et en devient quadruple à 26°, tandis qu'il lui était presque égal à 20°, ce qui est la cause de l'erreur de Maupas. Le jeune, à la sortie de l'œuf, n'a pas plus d'influence. Une femelle peut produire de à 45 p. c de pondeuses de q, qui apparaissent dans les premières générations d'une lignée : contrairement à Punnet, il n'y a pas de lignées à pourcentage déterminé. Conformément à Maupas, la proportion de pondeuses d'œufs d'hiver est la même que celle de pondeuses de q 1 , ce qui indique que ce sont celles-ci qui sont fécondées. La formation de nouvelles colonies chez Megalotrocha albo flavicans Ehrbg. Description de la ponte, par F. M. Surface (BioL, Bull, M, 1906). Après l'éclosion, les jeunes individus restent attachés à la colonie mère par un filament, puis ceux de plusieurs individus se collent et le groupe se détache pour nager librement dans la direction de la lumière. Quand ils ont rencontré un support favorable, les animaux se détachent, puis se réunissent de nouveau autour du rameau végétal pour constituer la colonie définitive. Ils subissent alors la transfor- mation habituelle et perdent leurs yeux. Termobiose chez les Rotifères. Notommata naïas Ehrbg. var. thermaUs n. var. B. Issel, caractérisée par une taille plus petite (110-170 n) et un pied plus long, plus gros et annelé. Figure de la rare Euchlanis plicata Levander. Ces deux formes seules vivent au-dessus de 40°. Quelle est la véritable Notommata cerberus de Gosse ? P. de Beauchamp (Zool. Anz., XXXIII, 1908) rectifie une erreur de détermi- nation. L'animal décrit sous ce nom dans une note antérieure (Zool. — 433 - Anz., XXXI, 1901)) n'est pas l'espèce de Gosse, et doit être considéré comme nouveau sous le nom de N. pseudocerberus de B. La véri- table N. cerbemts, trouvée ultérieurement par l'auteur, se distingue par tout un ensemble de caractères : taille plus petite, oreillettes moins développées, mastax plus massif avec trois fortes dents à l'uncus, vessie distincte du cloaque, lobes de la glande subcérébrale plus courts que le sac, etc. Brachionus sericus n. sp., une variété nouvelle de Br. quadra- tus et remarques sur le Brachionus rubens. C F. Rousselet (Journ. Quek. Micr. Club. [2], X, 1907) décrit Brachionus sericus n. sp., trouvé en plusieurs endroits d'Angleterre, dans de petites mares à eau claire et brune pleines de feuilles mortes. Lorica avec six dents occipitales à peu près égales, droites, et une échancrure médiane peu accentuée; bord mental ondulé, avec une dépression arrondie au milieu; lorica s'élevant postérieurement en un bord qui surplombe, soit simplement arrondi, soit allongé en une grande saillie pointue; lorica entièrement couverte de fines lignes ondulées, qui lui donnent une apparence de ?oie mouillée. 292 X 231 \j.. O^uf d'biver plus large à un bout, profondément ponctué, 136 j^. Brachionus quadratus Rousselet var. rotunda n. var. diffère du type par la forme arrondie de sa partie postérieure et la réduction de l'épine médiane à la base du pied, lui est semblable par la fine réti- culation de la carapace et l'œuf d'été (136 .j) ovale, couvert de papilles cylindriques. 272 ;j.. L'un et l'autre doivent peut-être être rapportés au Brachionus Leydigi Gohn, qui n'en diffère que par la division de la plaque dorsale en facettes polygonales, au lieu de crêtes ondu- leuses peu marquées. Brachionus rubens Ehrbg., mal figuré par Hudsonet Gosse, est réelle- ment distinct de Br. urceolaris Millier, avec lequel il a été confondu, par la forme asymétrique, le bord interne étant droit de chacune des six épines occipitales; il se rencontre exclusivement fixé sur les Daphnies. Les çf des deux premières formes sont figurés et n'ont rien de particulier. Nouveau Rotifère parasite des pontes de Mollusques d'eau douce. A. Giard (Feuille Jeun. Nat., XXXVIII, 1908) signale un nouveau Rotifère : Proaies avicola, trouvé dans une ponte, de Limnée probablement, près de Wimereux. Rotifères arctiques. J. Murray (Proc. R. phys. Soc. Edinb., XVII, 1907) énumère une trentaine d'espèces (surtout Bdelloïdes) trouvées dans des mousses récoltées au Spitzberg, terre de François-Joseph, Nouvelle-Zemble, Bear Island. Pas de descriptions, pas d'espèces nouvelles. Liste complète des espèces observées jusqu'ici dans la zone arctique. Rotifères de Ceylan. Apstein décrit quatre nouvelles variétés de Rotifères : Anura'a valgaEUrbg . var. tropica, à épines inférieures plus grandes que dans le type — 434 — (88 et 38 ;jl, carapace sans elles 169) et épines médianes supérieures fortement courbées ventralement (taille de la carapace 375 u). Maximum dans la période de sécheresse. Brachionus amphiceros Ehrbg. var. Borgerti et Br. pala (Mùller) var. Willeyi diffèrent des types (qui sont d'ailleurs eux-mêmes deux variétés de la même espèce) par la présence d'une petite dent acces- soire au côté externe des épines frontales médianes. Le premier renferme un parasite que l'auteur ne nomme pas, mais qui n'est autre que la Berttumia asperospora (Fric) = Ascosporidium Blochmanni Zach. Br. forficula Wrski. var. levis à la carapace absolument lisse, les épines frontales externes beaucoup plus larges que les internes e* les infé- rieures sans incisure à la base, 226 [i. Se rencontre dans la saison des pluies. Rotifères d'Ecosse. Ces listes, publiées par J. Murray, renferment des espèces des lochs d'Ecosse, venant en addition aux précédentes (voir Annales de BioL lac, II, p. 411), des espèces de petites mares et de mousses, quel- ques-unes marines, d'autres de North Uist, des Orkneys et des Shet- lands. Comme dans les précédents travaux de l'auteur, l'attention a été surtout donnée aux Bdelloïdes, dont trois espèces nouvelles sont décrites : Philodina convergens n. sp. « Taille modérée (280 ;•>. en train de man- ger); diamètre de la couronne égal ou un peu supérieur au premier segment du corps; collier proéminent, plis dorsaux se terminant sous le sommet de la lèvre supérieure. Sillon entre les disques peu pro- fond, à fond convexe, des soies sur ceux-ci. Ilami étranglés au niveau des dents, terminés en arrière par une épine proéminente. For- mule 2/2. Tentacule court, pied à 4 joints, ergots moyennement longs, renflés à la base, puis à côtés parallèles, brusquement terminés en pointe; leur intervalle étroit. Orteils dorsaux beaucoup plus courts que les ventraux. » Dans une mare, peut-être sur Gammarus. Callidina minuta n. sp. « Très petite (77 \i), courte, tronc large. Cou- ronne plus courte que le cou, beaucoup plus que le collier. Partie centrale du tronc largement elliptique, le segment précédent portant de petites épines sur les plis latéraux, la partie postérieure noueuse. Pied court, ergots courts, acuminés, réunis à la base. Formule den- taire, de 4/3 à 5/5- Aliments en boulettes. » Mousses. C. circinata n. sp. « Petite (213 v). Tête à peu près carrée, couronne dépassant peu le collier et bourrelet très proéminent surplombant le premier segment de cou. Lèvre inférieure de forme très aberrante (2 grands processus latéraux). Tentacule court, processus dorso- latéraux grands, largement séparés latéralement. Pied court, tri- jointé. Ergots grands, longs, à côtés à peu près parallèles, incurvés, pointus. Orteils symbiotiques (fusionnés en disque perforé). Formule dentaire, 3/3 à 1/2. » Mousses. Sont aussi décrites et figurées : Philodina Brycei Weber, Callidina corrigera Bryce, C. plicata Bryce avec une variété hirundinella n. — 435 — var. caractérisée par le développement des deux processus de seg- ment anal en deux longs rubans, articulés à la base et pouvant diver- ger ou se croiser. Rotifères nouveaux de la faune française. I P. de Beauchamp (Bull. Soc. Zool. Fr., XXXII, 1907) publie une seconde liste de Rotifères observés en France. Cette liste comprend 121 espèces ou variétés, ce qui, joint à la précédente publiée par l'auteur en 1905, forme un total de 215 espèces observées par lui en France. Plusieurs sont fort rares et n'avaient point encore été trouvées en Europe. 107 sont d'eau douce, des environs de Paris et du département de l'Ain principalement, 14 d'eau saumâtre ou marine, Méditerranée et Océan. Les formes nouvelles sont : Proalides n. g. tentaculatus n. sp., curieux JNotommatidé adapté à la vie pélagique, peut-être identique génériquement à Adactyla Barrois et Daday, dont le nom était préoccupé et qui est d'ailleurs insuffisam- ment décrit. « Pas de pied. Corps allongé, plissé transversalement, atténué en bas en un article qui porte l'anus à son bord dorsal et auquel adhère l'œuf après la ponte, dilaté en haut en un appareil rotateur à ceinture circum-apicale large, formée d'un seul rang de cils, et plaque buccale entourée de cinq touffes de longs cils. Mastax malléé, uncus à dents nombreuses. Un œil occipital. Tentacule supé- rieur très développé. Tégument couvert de particules étrangères. 120-135 [x. » Proaies similis n. sp., d'eau saumâtre : « Pied ridé transversalement, orteils coniques atteignant les 2/3 de sa longueur, glandes ne dépas- sant pas celle des orteils. Tentacules lombaires près du milieu du corps. Mastax malléé, uncus à 4-5 dents. Le reste comme dans Pr. petromyzon (Ehrbg). 150-180 u. » hattulus cylindricus Imhof var. Chatteni n. var diffère du type, avec lequel il a été rencontré, par la partie inférieure de la lorica, atténuée dorsalement et plane ventralement et l'orteil ne dépassant pas les 2/5 de la longueur de celle-ci, au lieu d'avoir une longueur égale ou supérieure. Origine marine des Rotifères. C. Zelinka (Ergebn. Plankton-Exped., Il, 1907) étudie les Rotifères de la « Plankton -Expédition ». Une espèce d'eau douce est étudiée par Zelinka, c'est VAnurœa stipitata d'Ehrenberg, qui n'avait jamais été retrouvée avec précision, mais souvent confondue avec VA. coch- learis; par la présence d'une épine inférieure impaire en même temps que d'une rangée médiane de plaques dorsales, elle est intermé- diaire à celle-ci et à VA. aculeata. Il n'en a vu que trois exemplaires qui, bien que péchés en même temps, dans l'estuaire de l'Amazone, appartenaient à trois variétés très différentes, parallèles à celles décrites par Lauterborn dans A. cochlearis, l'un se rapprochant de la forme macracantha, une autre de la leptacantha. Nous passerons sur les deux espèces nouvelles essentiellement marines, puisqu'elles ont été pêchées dans le plankton d'une pro- fondeur de 400 mètres au milieu de l'Atlantique N., Synchaeta atlan — 436 — tica et Rattulus Henseni que l'auteur décrit avec sa minutie coutu- mière aussi parfaitement que le permettait son matériel, mais nous devons résumer, sinon adopter, les conclusions qu'il tire d'une revue très approfondie de la littérature concernant les Rotifères d'eau salée, avec tableau de la répartition de toutes les espèces. Ayant établi qu'il existe 56 espèces littorales dans la mer, et probablement plus, car ils sont peu connus, et 24 pélagiques [nombre qui serait d'ailleurs fort réduit si on en éliminait les espèces douteuses et celles qui ne se rencontrent que dans la Baltique, mer à faible salure] contre 35 péla- giques en eau douce, dont 16 seulement ne se rencontrent pas en eau saumâtre, il admet, contrairement à la plupart des auteurs antérieurs, que ce sont les formes marines qui ont donné naissance aux formes d'eau douce : les Rotifères, nés dans la mer d'ancêtres trochopho- riens, y auraient formé leur principaux genres actuels, qui auraient ensuite remonté dans les eaux douces et auraient même pu se modi- fier parallèlement en Europe et en Amérique pour donner naissance à des formes identiques, dont la présence serait ainsi expliquée mieux que par les phénomènes de transport dans ces deux domaines sépa- rés. Ainsi se seraient constitués les genres propres à l'eau douce qui auraient pu ensuite rayonner à partir de centres secondaires. Systématique des Gastrotriches. Dans ce travail T. Grunspan signale un certain nombre d'espèces (11) des environs de Czernowitz (Bukovine) et de Heidenheim (Wurtemberg), dont cinq nouvelles (Chactonotus octonarius Stokes, encore mal connu, est aussi redécrit) : Chœtonotus tenuis n. sp. « Face dorsale et côte avec des aiguillons qui croissent vers l'extrémité du corps et sont insérés sur des écailles longuement arrondies. Dernier aiguillon latéral 0,02764 millimètres [il semble y avoir quelque abus de précision dans ces nombres!]; aiguillon devant la racine de la fourche caudale, 0,01136. Un champ sans aiguillons, mais écailleux, sur la face dorsale devant l'origine de cette fourche. Tête et cou comme dans Ch. maximus Ehrbg, tête donc munie d'un « capuchon frontal ». Longueur totale 0,12765 milli- mètres; la largeur du tronc, qui est de 0,0159 millimètres, correspond à la largeur de la tête ou lui est inférieure. » Sctopus n. g. primus n. sp. « Extrémité postérieure incisée au milieu, chacune des pointes latérales avec une soie, simulant une fourche caudale; dos épineux; corps nettement séparé en tête, cou et tronc Tête avec 4 touffes tactiles, des soies buccales et un bouclier cépha- lique; longueur totale 0,1242 millimètres, largeur de tête 0,0414, longueur du cou 0,01055, largeur 0,02415, longueur du tronc 0,0828, largeur 0.4485 [? orreur manifeste]. Œsophage grossièrement strié, longueur 0,0414; intestin comme dans les Dasydytes. Soies posté- rieures longues de 0,0483. » Doit former un sous-ordre spécial (Pseudopodina) entre les Enichthydina qui ont un pied bifurqué et les Apodina qui n'en ont pas. Clurlonotus multispinosus n sp. «Corps comprimé, sur le dos 17-4-2 rangées longitudinales d'aiguillons également courts, simples, portés — 437 — par des écailles rondes. Tête épaisse, nettement 5 lobée, large de 0,031 millimètres. Cou un peu moins large, épais. Œsophage court et large, long de 0,0379 millimètres, large en arrière de 0,0155. Sur la face ventrale, intervalle des bandes ciliées avec de minces écailles portant de courts aiguillons; latéralement à elles, des aiguillons en rangées alternantes. Longueur totale 0,14835. » Chœtonotus Zelinkai n. sp. « Corps effilé, extrémité antérieure de la tête en marteau, avec grand capuchon frontal. Longueur totale 0,2242 mil- limètres, largeur de la tète 0,0345. Face dorsale avec 11 rangées lon- gitudinales d'aiguillons simples, croissant vers l'extrémité du corps, 0,0069 à 0,043. Largeur d'une écaille du dos, 0,00352, 3 puissantes paires d'aiguillons, pourvues de pointes accessoires, aux côtés du tronc avant l'origine de la fourche caudale (0,069; 0,0483; 0,05175). Largeur du tronc à peu près égale à celle de la tête. » Chœtonotus Zelinkai var. grœcensis n. sp. «Même forme générale; lon- gueur totale 0,2181. Dorsalement 9+2 rangées d'aiguillons, tous avec pointe accessoire (0,0212 — 0,0,242). Bord de la tête au-dessous du capuchon frontal (longueur 0,0303) non déprimé, avec deux inci- sures latérales. Les mêmes 3 paires de grands aiguillons devant le pied (0,0606; 0,0454; 0,0363). Vu latéralement, l'animal possède 12 rangées transversales obliques d'aiguillons. Tête épineuse jus- qu'au capuchon, en outre des plaques de revêtement. » Sont aussi décrites deux nouvelles formes marines, Ichthydium marinum et /. cyclocephalum. Discussion de la place de quelques formes aberrantes décrites dans la littérature; revision de la classifi- cation générale, énumération et bibliographie des espèces décrites jusqu'à ce jour. P. D. B. Némertines. Un Némertien d'eau douce. C. Perez (C. B. Soc. Biol. Paris, LXIV, 1908) a trouvé dans un bassin d'un jardin, à Bordeaux, plusieurs exemplaires de Stichostemma Eilhardi, le némertien d'eau douce découvert par F.-E. Schulze, dans un aqua- rium de l'Institut zoologique de Berlin, en 1903, et étudié par T.-H. Montgomery. Perez fait remarquer que le nombre des yeux est variable et que l'hermaphroditisme protandre est très marqué. Plathelminthes . Anatomie des Triclades d'eau douce. H. Minoletzky (Zeitschr. Wiss. ZooL, LXXXVII, 1907) étudie l'anatomie de Planaria alpina, Dendrocœlum lacteum, Planaria polychroa, Poly- celis nigra et P. cornuta. Il passe successivement en revue la forme, la coloration, l'épithélium, la musculature, le mésenchyme et les (len- ticules intestinaux de Planaria alpina. Il examine ensuite les sys- tèmes nerveux et excréteur de la même espèce qu'il compare à ceux — 438 — des autres Triclades d'eau douce. Le travail se termine par quelques aperçus biologiques et géographiques sur les Triclades d'eau douce. J. Ude (Zeitschr. Wiss. Zool., LXXXIX, 1908) publie un mémoire sur l'ara- tomie et l'histologie de Planaria gonocephala Uug., Dendrocœlnm angarense et D. punctalum, Planaria Wytegvensis semble n'être qu'une variété de P. gonocephala- Nemathelminthes . Fixation et préparation des Nemathelminthes. E. André (Zeitschr. Wiss. Mikr., XXIV, 1907) se sert pour fixer les Nemathel- minthes de l'eau bouillante ; l'action de celle-ci ne doit durer que quelques instants, soit que l'on arrose les spécimens à fixer avec de l'eau bouillante, soit qu'ils soient mis dans un tube, qui est ensuite plongé dans de l'eau bouillante. Les animaux sont ensuite placés dans l'eau froide et finalement conservés dans le formol glycérine. (Eau distillée 80, glycérine 20, formol 10.) Mollusques. Sens du tact chez les Limnsea. H. Piéron (Comptes rendus, CXLVII, 1908) localise le sens du tact des Lim- nœa auricularia et stagnalis dans la partie la plus antérieure du pied. La même région, mais sur une surface plus étendue, est égale- ment le siège de la sensation olfactive. Crustacés. Coloration vitale des Cladocères. H. Fischel (Zeitschr. Wiss. Mikr., XXV, 1908) a trouvé que l'alizarine peut donner une coloration intva vitam des nerfs des Cladocères. La méthode est très simple, il suffit de verser un peu d'alizarine en poudre dans l'eau dans laquelle se trouvent les Cladocères; en une couple d'heures ou en une couple de jours, le système nerveux des Cladocères est coloré en violet sombre. Les meilleurs résultats sont obtenus au moyen d'une solution d'alizarine faite dans l'eau bouil- lante que l'on continue à chauffer pendant quelque temps, filtrer ensuite et quand la solution est refroidie, ajouter à l'eau renfermant les Cladocères une quantité égale de la solution. L'auteur a obtenu également la coloration vitale des Cladocères avec des solutions diluées de rouge neutre, violet neutre, brun de Bismarck, bleu de méthylène, bleu de toluidine,etc, ainsi qu'avec des combinaisons de ces corps. Système nerveux des Eutomostracés. A. Fischel (Zool. Anz., XXXIII, 1908) donne quelques détails sur le système nerveux de Daphnia longispina et Bosmina longicomis à la suite de coloration intra vitam à l'alizarine. L'œil des crustacés. M. Nowikoff (Zeitschr. Wiss. Zool., LXXX1, 1906) fait observer que sur les — 439 — deux parties latérales de l'œil médian i'Artemia se trouve un épais- sissement lenticulaire de l'hypoderme, qui est plus particulièrement remarquable dans les formes provenant de BranchipuS- I /auteur pense que les cellules géantes de Branchipus, que l'on considérait autrefois comme appartenant aux organes frontaux dorsaux, font partie de l'œil médian. \V. Wenke (Zeitschr. Wiss. Zool., XCI, 1908) étudie les yeux d'Apus pro- ductus. M. Nowikoff (Zeitschr. Wiss. Zool , XCI, 1908) étudie l'œil médian des Ostra- cotles {Cypris virens, Eurycypris pubera, etc.). Cet œil se trouve sur une proéminence du front, au-dessus de l'insertion des premières antennes. L'auteur décrit en détail les quatre parties constituantes de cet œil : la couche pigmentaire, le tapetum, les cellules optiques et la lentille. Organe de stridulation chez des crabes d'eau douce. W.-T. Caïman (Ann. nat. Hist., 1908) décrit un organe de stridulation bien développé chez les mâles d'un crabe d'eau douce, Potamon africa- num- Cet organe est formé d'épines modifiées disposées à la surface supérieure des branchies des première et deuxième paires des pattes ambulatoires et sur la surface de la carapace qui lui est immé- diatement opposée. On retrouve le même organe dans quelques autres espèces du genre Potamon, mais il n'existe pas dans les autres genres de Potamonidœ. Développement des Argulidse. C B. Wilson (Proc. U. S. Nat. Mus., XXXII, 1907) décrit les larves sortant de l'œuf des deux Argulides les plus communs de l'Amérique : Argulus funduli et maculosus. Il donne également une figure et la description du ç^ de A- catostomi. Le développement post-embryonnaire de Garidina Wyckii Hicks. E. V. Daday (Zool. Jahrb., XXIV, 1907), grâce à l'aide d'un riche matériel recueilli au Victoria-Nyanza et au Nyassa, a pu suivre complètement le développement de cet Atyide. Il décrit les stades successifs de son développement, qui sont : Euzoea, mesozoea, metazoea, proto- mysis, mesomysis, metamysis, postmysis. La première paire de pattes thoraciques et la sixième paire de pattes abdominales apparaissent simultanément chez Metazoea, chez les Mesomysis les pattes sont bien développées, mais elles ont encore le caractère larvaire ; la structure définitive commence à se montrer dans les Metamysis et est terminée chez Postmysis. La troisième paire de pattes maxillaires possède la pleurobranchie chez Metazoea; la pleurobranchie encore petite, mais ayant déjà sa forme presque définitive, se rencontre chez Mesomysis. L'arthrobranchie des deux pattes auxiliaires apparaît chez Mesomysis. En comparant le développement des larves de Cari- tlina Wyckii avec celui des crustacés marins, l'auteur constate que malgré l'adaptation de cette espèce aux eaux douces, elle a conservé ses métamorphoses primitives. — 440 — Particularités dans le développement de Cyclops bicuspidatus Claus. E. A. Birge et C. Juday (Trans. Wisc. Acad. Se, XVI, 1908) ont trouvé sur le fond de différents lacs du Wisconsin de nombreuses petites capsules ovales à paroi formée par des particules de détritus agglutinées ; à l'intérieur de chacun de ces cocons se trouvait un exemplaire bien développé de Cj/clops bicuspidatus. Rapportés au laboratoire, les Cyclops sortaient du cocon au bout d'un temps plus ou moins long. La période de durée des cocons s'étend pendant environ quatre mois, de l'été jusqu'à la mi-octobre ; l'époque de l'éclosion ne paraît pas influencée par les variations physiques et chimiques du milieu. Les auteurs ont aussi trouvé des exemplaires de Cyclops bicuspidatus ne formant pas de cocons. Structure et position systématique des Argulides. K. Grobben (Sitzber Akad. Wiss. Wien., CXVH, 1908) étudie l'anatomie et l'histologie des Argulides (Argulus foliaccus L. et viridis Nett.) ; il s'étend particulièrement sur les glandes génitales q" et Q, les glandes abdominales des ^, l'appareil circulatoire, la carapace, l'in- testin et termine son travail par une discussion sur la position systématique des Branchiures, ceux-ci doivent être séparés des Copé- podes et former un ordre à part, ils semblent dériver à la fois des Copépodes et des Cirrhipèdes. Régénération chez Asellus. M. Zuelzer (Sb. Ges. Naturfr. Berlin, 1907) a observé chez Asellus la régé- nération des antennes, pattes ambulatoires et furca. La régénération se montre après la première mue qui suit l'amputation et elle est terminée après la troisième mue. Les mues sont plus rapides pen- dant la période de régénération. Nouvelle espèce de Cirolana du Sahara. R. Gurney (Zool. Anz., XXXII, 1908) décrit Cirolana fontis sp. n. trouvé dans une source du Sahara algérien, espèce très intéressante, car le groupe auquel elle appartient a un habitat marin. Ainsi que d'autres auteurs, Gurney émet l'hypothèse que la faune souterraine est d'ori- gine marine. Les Phyllopodes de la Suisse. Depuis plusieurs années, le musée d'Histoire naturelle de Genève a entre- pris la publication du catalogue des invertébrés de la Suisse. Les Phyllopodes (Genève 1908) ont été traités par Th. Stingelin. La Suisse compte environ la moitié des espèces de Phyllopodes habitant l'Europe et le quart des formes connues. L'auteur énunière 37 genres comprenant 72 espèces, 25 variétés et 55 formes de Clado- cères, ainsi que 3 espèces de Branchiopodes. 11 donne la description de chaque espèce et de ses variétés, la synonymie, les localités de Suisse où l'animal a été trouvé, ainsi que des remarques biologiques et systé- matiques. La détermination des genres et des espèces est facilitée par des tables dichotomiques. Dans les remarques terminales, l'auteur — 441 — s'étend sur la distribution verticale et horizontale des Cladocères, les variations locale et saisonnière, les cycles de reproduction et des considérations économiques. Le travail se termine par une liste bibliographique très complète. Nouveaux Copépodes de la faune souterraine. C. Griiter (Zool. Anz-, XXXIII, 1908) décrit Cyclops crinitus sp. n., trouvé dans la grotte nommée Holl-loch (canton de Schwyz), espèce hya- line, non aveugle, ayant l'aspect de viridis, mais avec 12 articles aux antennes ; elle est voisine de crassicaudis et e api II tus. On trouve dans la même grotte une forme aveugle, Cyclops levas Griiter. L'au- teur signale également une autre espèce hypogée, Cyclops unisetiger n. sp. du Jura. Les Cladocères du Brandenburg-. L. Keilhack (Mittlg. Zool. Mus. Berlin, III, 1908) étudie les 72 formes de Cladocères du Brandebourg à différents points de vue : fréquence, localités, reproduction, époque d'apparition, etc. Des remarques plus particulièrement intéressantes sont consacrées à la reproduc- tion de Bosmina longirostris, coregoni, Polyphemus pediculus, Drepanothrix dentata, au polymorphisme de Acroperus harpae et Alonopsis rectangula. L'auteur passe finalement en revue l'époque d'apparition des indi- vidus sexués, les diverses formes biologiques (planktoniques et limné- tiques) et fait une comparaison entre la faune des Cladocères de la Scandinavie et celle d'Allemagne. Entomostracés des environs de Bonn. B. Schiuss(Sitzungsber. zool. Ver. Bheinland-Westf. 1907 et Verh. Naturk. Ver. preuss. Bheinland u.Westf., LXIV, 1907) a étudié les Entomostra- cés des environs de Bonn sur un rayon d'environ 25 kilomètres, lia trouvé 75 espèces et variétés de Copépodes et de Cladocères, parmi lesquelles 21 Copépodes et 30 Cladocères sont nouveaux pour la pro- vince rhénane. Les tourbières et marécages étaient particulièrement riches. Pour chacune des espèces l'auteur donne des remarques sur la distribution géographique, l'époque d'apparition, la biologie, la reproduction, la variation, la morphologie et la systématique. Entomostracés de Tripoli et Barka. V. Brehm (Zool. Jahrb., XXVI, 1908) n'a examiné qu'un petit nombre d'Ento- mostracés provenant de ces localités (3 Cladocères, 3 Copépodes, 2 Ostracodes) ; tous appartiennent à la faune européenne, il n'y avait aucune espèce spéciale à l'Afrique. Un nouveau CyprisduNil. H. Klintz (Arch. Hydrob. und Planktonk, III, 1908) donne la description de C y pris sculptae nov. spec. trouvé dans le limon du Nil àKhartoum. Les Diaptomus de l'Amérique du Nord. C Dwight Mason (Trans.Wisc. Acad. Se, XV, 1907) publie une monographie des 34 espèces de Diaptomus de l'Amérique du Nord. — 442 — Hydrachnides. Hydrachnides de Suède. A. Tullgren (Entom.Tidsskr., XXVII, 1906) donne une liste des Hydrachnides recueillis à Hornsjô, Oland (Suède). Elle comprend 22 espèces, dont 9 sont nouvelles pour la faune suédoise. Pas d'espèces nouvelles. Hydrachnides d'Italie. G. Maglio (Acad. R. Ist. Lombardo, XL, 1907) donne la liste critique des Hydrachnides d'Italie (86 espèces). Hydrachnides d'Ecosse. W. Williamson (Proc R. Soc. Edinb., XXVII, 1907) signale comme nouveaux pour la faune Lebertia porosa Thor, Oxus ovalis Mùll., Huit fcldtia rectipes Thor. Hydrachnides nouveaux pour l'Angleterre. G.-P. Deeley (Journ. Quek. Micr. Club, 1907) signale trois Hydrachnides nouveaux pour l'Angleterre : Thgopsis cancellata Protz, Sperchon glandulosus Koen. et Ljania bipapillata Thor. Annelides. Anatomie de Piscicola. N. Selensky (Trav. Soc. Imp. Nat. St.-Pétersbourg, XXXVI, 1907) étudie longuement l'anatomie de Piscicola et particu'ièrement la métamérie, le système nerveux et le système circulatoire ; il rectifie les données antérieures d'Apathy et de Johansson sur ces questions. Système nerveux des Hirudinées. A. W. Jakubski (Bull. Intern. Ac. Se. Gracovie, 1908) fait une étude histolo- gique comparée de l;i névroglie de Hirudo medicinalis, Aulostomum gulo, Nephelis vulgaris, Clepsine sexoculata. Etudes sur les Hirudinées. N. Livanow (Zool. Jahrb., XXIII, 1907) étudie le système nerveux et le méta- mérisme de l'extrémité céphalique de Herpobdella atomaria Garena. La région céphalique consiste, comme chez Hirudo medicinalis et Protoclepsis tessellata, en un lobe céphalique et les cinq somites anté- rieurs. Le lobe céphalique et les deux premiers somites ont chacun un anneau, le 3 e en a 2, le 4 e 4 et le 5 P 5. Dans chaque somite il y a un neurosomite bien développé et le lobe céphalique ne peut pas être confondu avec un somite. Les glandes calcif ères des Oligochètes. A. Gombault (C. R. Soc. Iïiol. Paris, LXII, 1907) démontre que les glandes calcifères des oligochètes fixent C0% ce qui détermine la formation des concrétions. Quelques exemplaires d'Helodrilus étant placés dans de l'eau de chaux très diluée, après vingt-quatre heures les glandes cal- cifères sont remplies de carbonate de chaux. — 443 — Fixation de Stylaria lacustris. G. Dalla Fior (Arb. Zool. Inst. Wien., XVII, 1908) trouve que le meilleur pro- cédé de fixation de Stylaria est d'anestliésier par la cocaïne et ensuite tuer et fixer par le sublimé acétique, préférable à la liqueur de Flem- mingou de Perenyi. Nouvel Oligochète de l'Inde. J. Steplienson (Kec Ind. Mus., Il, 1908) propose de créer un nouveau genre Matin pour un Naïdide qui vit sur les colonies de Victorella et autres Bryozoaires. Il y a deux faisceaux de soies dorsaux et deux ventraux sur chaque segment, le faisceau antérieur tant dorsal que ventral est formé de soies en épines, le faisceau postérieur est formé de soies en crochets. Études sur les Hirudinées d'Australie. E. J. Goddard (Proc Linn. Soc. N. S. W., XXXIII, 1908) décrit deux nouvelles espèces de Glossiphonia (Clepsine) et un nouveau genre Semilage- neta- Chez ce dernier, le corps est épais et pyriforme, avec une sur- face dorsale convexe et une surface ventrale aplatie ; les somites sont indiqués par des papilles et des sillons et sont au nombre de 20. Hirudinées de la Nouvelle-Zélande. Descriptions de Placobdella maorica n. sp., Hirudo maniana n. sp., et H. antipodum Benh. par W. B. Benham (Trans. New Zeal. Inst., XXXIX, 1907). Biologie des Tubificides et des Lumbriculus. F. von Wagner (Zool. Jahrb., XXIII, 1906) étudie la biologie de Lwmbriculvs et de Tubifex. Lumbriculus préfère les fonds boueux aux fonds sablonneux et vit souvent là où se trouvent des Tubifex. Sa colora- tion dépend surtout de la nourriture qu'il a absorbée, la partie postérieure du corps est plus claire que les autres parties. Tubifex se trouve dans toutes les eaux courantes et stag- nantes, mais surtout au voisinage des fabriques, couvrant quel- quefois le fond en très grande abondance. Les Tubifex périssent rapi- dement dans une eau non boueuse. Habituellement, leur portion antérieure est enfoncée dans la boue, et leur portion postérieure est libre et offre des mouvements serpentiformes destinés à faciliter la respiration. Au moindre contact, ils se retirent dans leur tube Celui-ci est incomplètement achevé, tandis que chez Dero cette construction est complète. Ils ne laissent passer que juste l'extrémité posté- rieure hors de leur tube et ne présentent pas de mouvements serpen- tiformes. Le tube est formé par des parcelles de boue agglutinées par une sorte de mucus, la paroi intérieure du tube est lisse ; la longueur du tube n'est pas aussi grande que le corps de l'animal. Lumbriculus ne construit pas de tubes, mais vit enfoncé dans la boue, ne laissant passer que son extrémité postérieure, qui ne présente pas de mouve- vements comme Tubifex. Il se rencontre quelquefois dans les tubes de Tubifex. — 444 — Insectes. Fixation des larves d'Insectes. W. D. Van Leeuwen (Zool. Anz., XXXII, 1907) conseille la solution suivante : acide picrique, 1; alcool, 6; chloroforme, 1; formaline, 1; acide acétique, 1,2; les larves d'insectes doivent y séjourner vingt-quatre heures, laver ensuite dans l'alcool à 90° et conserver dans l'alcool Développement des larves de Trichoptères. A.-J. Siltala (Zool. Jahrb., 1907), dans un travail très étendu, étudie le déve- loppement postembryonnaire des Trichoptères; famille par famille, il décrit les deux stades du développement larvaire et il étudie la locomotion, nutrition, respiration, mues ainsi que la construction des coques. La ponte des Trichoptères. A.-J. Siltala (Arch. Hydrob. und Planktonk, II, 1907) ajoute quelques obser- vations à son travail précédent sur ce sujet. La ponte de Tinodes woeneri L ressemble à celle des autres Hydropsychides, comprenant environ 60 œufs assez courts, agglomérés, formant une masse claire sur les bois immergés. Chez quelques Limnophilus, les pontes faites sur des feuilles de Salix sont les unes allongées, les autres sphériques et sillonnées. La ponte de Notidobia ciliaris L., faite sur des objets flottant à la surface de l'eau, est divisée par un sillon médian en deux portions quadrangulaires, dans lesquelles les œufs sont disposés en rangées transversales et parallèles. La copulation chez Hydropsyche angustipennis se fait ordinaire- ment de 8 à 10 heures du soir et recommence ensuite ; chez Limno- philus lunatus elle dure environ six heures. La ponte se fait trois heures et demie après la copulation chez Holocentropus dubius; chez Hydropsyche angustipennis, douze à trente-six heures après. Agrypnia pagetana, après la ponte, peut subir une nouvelle copu- lation, ce que l'on n'avait pas encore observé chez les autres Tri- choptères. Le nombre des œufs qui n'ont pas été pondus atteint jusque 700 chez Hydropsyche angustipennis ; ceux pondus d'une seule fois chez Agrypnia picta est de 385. Dans des conditions anormales, certaines espèces peuvent pondre en dehors de l'eau, sans que le développement embryonnaire soit enrayé pour cela. La ponte peut continuer à se faire après la mort de l'animal, comme l'auteur l'a observé chez Hydropsyche et Agrypnia. Le développe- ment embryonnaire est très rapide chez Tinodes woeneri (9 jours); il est de 25 jours chez Notidobia ciliaris. Spermatog-enèse chez les Insectes aquatiques. Des études sur ce sujet ont été publiées par G. Wilke (Jen. Zeitschr. f. Naturw., XLII, 1907) sur Hydrometra lacustris; W.-D. Henderson — 445 — (Zeitschr. Wiss. Zool., I.XXXV1I, 1907) sur Dytiscus marginalis; F. Sehiifer (Zool. Jahrb., XXIII, 1907) sur Dytiscus. Régénération chez les larves d'Éphémérides. S. Oppuiheim (Zool. Anz., XXXIII, 1908) a observé la régénération du der- nier segment de Clocon dipterum en 3 à 5 jours. Un Aphis à mœurs aquatiques. C.-F. Jarkson (Ohio Nat, VIII, 1908) donne la description de Aphis aqua- ticus sp. n., pourvu de trois paires de glandes thoraciques latérales sécrétant une matière huileuse; l'auteur signale encore d'autres caractères d'adaptation à la vie aquatique de cette espèce. Moeurs et développement des Hémiptères aquatiques. L'étude sur les mœurs et le développement des Hémiptères aquatiques a donné lieu à d'intéressantes observations dans ces derniers temps en Amérique. Il est maintenant reconnu inexact que les Ç des Belosto mides portent leurs œufs sur le dos; les observations de Sclater, Dimmock et Torre Bueno (Canad. Entom., 1906) démontrent que ce sont les rf qui sont destinés à ce transport. Belostoma fluminea a les stigmates abdominaux situés dans un sillon large et velu sur les côtés de l'abdomen, la dernière paire a la base de l'appendice; en étendant le prolongement anal à la surface de l'eau, l'air peut péné- trer jusqu'au sillon dont nous venons de parler, dans les stigmates terminaux et également sur les élytres, où existe ainsi une réserve d'air s'étendant jusqu'aux stigmates thoraciques. Chez la larve., les conditions sont tout autres : tout le corps est pubescent, les épisternes du troisième segment thoracique sont allongés, en forme de plaques étroites et ciliées s'étendant jusqu'au milieu du troisième segment abdominal. L'imago de Ranatra quadridentata hiverne et se nourrit des insectes tombés dans l'eau. Les œufs sont remarquables, pourvus de deux filaments et pondus au printemps; lesjeunes subissentcinqmues. Les organes respiratoires de cette espèce ont aussi été étudiés; ils ressemblent beaucoup à ceux de Nepa. Holmes (Biol. Bull., XII, 1907) complète les observations écologiques de Torre Bueno. Larves de Chironomides vivant dans les feuilles. V. Willem (Bull. Ac. Belg., 1908) décrit les larves et J. Kieffer(id.) les adultes des Chironomides suivants vivant dans les feuilles : Chirono- mus sparganii n. sp. dans Sparganium ramosum, Psectrocladius stratiotis sp. n. dans Stratiotes aloïdes et Chironomus nymphaeœ dans Nymphaea alba. Acentropus niveus. M. iNigmann (Zool. Jahrb. "XXVI, 1908) a publié une étude anatomique et éthologique très complète sur cet intéressant lépidoptère aquatique, très abondant dans les environs de Greifswald. La chenille vit sur les Potamoijeton et autres plantes aquatiques. Les œufs ont 0.5 mm. de — 440 — long, à surface sillonnée, d'un vert jaunâtre et opaque, mais deve- nant plus transparent en se développant. Ils sont déposés en paquets agglutinés par une sorte de gelée sur la plante nourricière. Le nombre des œufs de chaque paquet varie de 56 à 117. La période d'incubation varie suivant la température; ordinairement, elle est de 14 à 21 jours. La chenille se forme une coque en agglutinant quelques feuilles de la plante nourricière; cette coque est ouverte aux deux extrémités; passant sa tête par une des extrémités de la coque, la chenille se nourrit des feuilles à sa portée. Quatre mues ont- été observées. Au sujet de la respiration, Nigmann démontre que les trachées se développent graduellement et que c'est seulement dans les derniers stades larvaires qu'elles atteignent la peau et se rem- plissent d'air. Pour la nymphose, la chenille se fait un nouveau fourreau avec des feuilles, mais fermé aux deux extrémités, et fait son cocon à l'intérieur de ce fourreau. L'auteur confirme les observations de Wûller que les bulles d'air existant dans le cocon sont produites par l'extrémité antérieure de la larve elle-même, probablement par les stigmates thoraciques. Les bulles d'air emprisonnées dans le cocon sont si nombreuses qu'elles donnent au cocon une apparence argentée et rendent possible la respiration trachéenne pendant toute la nym- phose, soit environ 25 jours. Il y a deux espèces de femelles, les unes à ailes allongées, les autres à ailes courtes ou rudimentaires, sans type intermédiaire. Les femelles à ailes allongées et les mâles sont aériens; les femelles à ailes courtes ou rudimentaires vivent entièrement dans l'eau et se meuvent maladroitement si on les en fait sortir. Il y aurait deux géné- rations : l'une d'été, l'autre d'hiver (les femelles à ailes allongées appartenant exclusivement à celte dernière). La chenille passe l'hiver engourdie dans son fourreau sur le fond des marais. Les femelles à ailes courtes nagent sous l'eau en maintenant leur extrémité postérieure à la surface de l'eau; la copulation se fait dans cette position. Après la copulation, la femelle cherche un endroit favorable pour déposer ses œufs et meurt. La dernière partie du travail est consacrée à l'anatomie et particu- lièrement aux différences sexuelles. Beaucoup de caractères sexuels secondaires de la femelle sont adaptés à la vie aquatique : ainsi la dis- position différente des poils sur les pattes en font un organe natatoire ; les ailes servent également à la natation et le peu d'écaillés sur la surface ventrale peut faire admettre la respiration par endosmose. Au sujet de sa position systématique, Acentropus est très voisin de Hydvocampa et des autres Pyralida? aquatiques par la nervation des ailes, les organes reproducteurs; mais la femelle d' Acentropus présente des caractères modifiés pour la vie aquatique beaucoup plus accentués que chez les autres Pyralickr. Protozoaires. Récolte et préparation des Protozoaires. Pour les Khizopodes d'eau douce, voir Penard, E. (Journ. Quek. Micr. Club. — 447 — (2). (X, 1907); pour les Volvox, voir Smith, B. G. (Amer naturalisa , Xl.l, 1907). Recherches sur Amosba. Averintzew (Zool. Anz., XXXII, 1907) étudie la structure du protoplasme et du noyau d' Amoeba proteus. Galkins, (i. (Biol. Bull., XIII, 1907) corrige le cycle publié par lui en 1904 et étudie la formation des noyaux primaires, secondaires, tertiaires. Doflein (Sitzber. ges. Morph. Miinchen, XXIII, 1907) étudie la reproduction des Amibes, il fait (Arch. Protist. Supp', 1907) l'examen complet de Amoeba vespertilis Peu. Prandtl, H. (Arch. Protist., VIII, 1907) étudie les processus de dégénération chez Amoeba proteus. Zuelzer, M. (Sitzb. Ber. Ges. Naturf. Fr. Berlin, 1907) a fait des expériences sur l'adaptation d' Amoeba verrucosa à l'eau de mer; changement d'aspect, disparition de la vacuole. Constitution de la membrane des Péridiniens. Mangin, L. (C R Ac. Se. Paris, CXLIV, 1907) démontre que chez les Péridi- niens en état de vie active, la membrane est formée de cellulose presque pure; chez les Péridiniens présentant des kystes, la mem- brane est formée de cellulose, composés pectiques et callose. Les Infusoires ciliés choisissent leur nourriture. Expériences faites avec des particules colorées introduites dans les liquides renfermant des Ciliés, par Metalnikov, S. (Arb. Ges. Naturf. Petersb., XXXVIII, 19117). Cycle de développement d' Allogromia. Prandtl, H. (Arch. Protist. IX, 1907) montre qu Allogromia est d'abord libre, puis passe comme amibe dans Amoeba proteus, s'y transforme en gamètes qui sont mis en liberté par éclatement de l'hôte, copulent et donnent à nouveau V Allogromia typique. Y a-t-il une membrane nucléaire chez Chilomonas paramae- cium? Prowazek, S. (Zool. Anz., XXXII, 1907) maintient contre Averinzew qu'il y a une membrane nucléaire chez cette espèce. Division des Flagellâtes. Averintzew (Zool. Anz., XXXI, 1907) fait l'étude de la division de Chilomo- nas paramaecium. Action de la chaleur sur la vacuole pulsatile des Infusoires. Kaintz, A. (Biol. Centralbl., XXVII, 1907) étudie l'action accélératrice de la chaleur sur la vacuole pulsatile des Infusoires. Les plaques des Ceratium. KofoïdC-.A. (Zool. Anz ,XXXH, 1907) fait l'étude de la disposition des plaques chez les Ceratium. Il rejette les divisions génériques proposées par Vanhôffen. Structure de l'appareil basilaire des Opercularia. Fauré-Krémiet, E. donne la structure de cet appareil (G. B. Soc. Biol., Paris, — 448 — LXII, 1907); origine des tigelles creuses constituant le pédicelle; les prolongements de la scopula sont comparables à un cil. Mitochondries et sphéroplastes chez les Infusoires ciliés. Fauré-Frémiet (C R. Soc. Biol. Paris, LXII, 1907) dit que mitochondries et sphéroplastes seraient choses identiques. Technique pour mettre les sphéroplastes en évidence. Constituent unchromidium cytoplasmique totalement indépendant de l'appareil nucléaire. Variabilité de quelques Opercularia commensaux. Fauré-Frémiet, E. (G. R. Soc. Biol. Paris, LXII, 1907) examine la variabilité A'Opercularia commensaux d'insectes aquatiques : Op. notonectae, corixae, acilii, Dytisci et Ilybii. Ces espèces et quelques autres Vor- ticellides jouissent d'une certaine variabilité grâce à leur habitat spé- cial : Infusoire ou Insecte en mouvement. Dégénérescence chez Opalina. Dobell, C (Quart. Journ. Micr. Se, LI, 1907) étudie les processus de dégé- nérescence chez Opalina ranarum, ses causes. Aperçu sommaire du cycle nucléaire. Notes rapides sur quelque? autres Protistes. Conjugaison des Infusoires. Enriques, P. (Arch. Protist, IX, 1907) étudie la conjugaison sur divers Infu- soires, elle est déterminée par les conditions ambiantes; elle assure la fixité de l'espèce. Infusoires des environs de Berne. 58 espèces citées par Sakowsky-Campioni (Milth. Naturf. Ces., Berne, 1906) . Rhizopodes de l'Himalaya. Liste de 17 espèces et description de Balinella indica n. sp. par Penard, E. (Journ. R. Micr. Soc, London, 1907). Protozoaires de l'île Waigatsch. Averintzew (Zool. Anz., XXXI, 1907) cite un Flagellate, 2 Héliozoaires, 15 Rhizopodes et donne des remarques sur la plupart des espèces. 11 décrit une nouvelle forme de Bhizopode : Schaudinmila arcel- loides n. g. n. sp. Protozaires de la Bâreninsel. Averintzew (Zool. Anz., XXXI, 1907) cite 11 Rhizopodes, 2 Trachelomonas, 10 Infusoires et fournit quelques remarques à leur sujet. 11 propose le nom nouveau Boileja pour Pamphagus (préocc.)et décrit une nouvelle variété (var. ovalis n. var.) du Trachelomonas perforala Riv. Paramaecium aurelia et P. caudatum. Calkins,C.(Biol. Stud. Pupilsof W. Z. Sedgwick, 1907) a vu Paramaecium caudatum se transformer en P. aurelia et persister sous cette forme durant 45 générations; puis redevenir P. caudahim. Le même auteur avec Call, S. 'Arch. Protist, X, 1907) examine chez Para- maecium les phénomènes de la conjugaison : externes et internes. Discussion par rapport à des organismes plus élevés. — 449 — L'Epistylis galea Etarb. Fauré-Frémiet, E. (C. II. Soc. Itiol., Paris, LXII, 1907) décrit cette belle et grande espèce, elle devrait peut-être se ranger avec les Epistylis len- coa Ehrb. et grandis Ehrb. dans le genre Campanella renfermant déjà C. umballaria. Cryptomonas Nordstedti (Hansg.) Lemm. Zacharias, 0.(Arch. Hydrob..II, 1907) a observé cette espèce en abondance, il complète la description et fait remarquer qu'elle se nourrirait amphi- tropbiquement et non pas seulement en holophyte. Leucocytozoon ranarum n. sp. Trouvé par Garini, A. (Rev. Soc. Se. Sao Paulo, 1907) dans Leptodactylus ocellatus- Parasites et commensaux des Cladocères. Ghatton, E. (C. R. Ass.fr. Avanc. Se, XXXVI, 1907) fait l'énumération avec des remarques diverses et des descriptions des parasites et commensaux des Cladocères, avec indication des hôtes. Nouvelle espèce : Pleisto- phora intestinales (dans Daphnia magna et pulex). Pansporella perplexa nov. gen. nov. sp. à position systématique indéterminée se rencontre surtout dans la partie antérieure de l'intestin moyen des Daphnia magna et pulex. Caullerya Mesnili n. g. n. sp. est une Haplosporidie qui se trouve dans l'épithélium de l'intestin moyen des Daphnia magna et pulex (G. R. Soc, Biol., LXII). Giardia alata n. sp. Espèce nouvelle trouvée dans les têtards de grenouille, aux environs de Bordeaux, et décrite par luinstler, S. et Gineste, Ch. (C. R. Ac Se. Paris, CXLIV, 1907). Gonyaulax. Lemmermann, E. (Botan. Gentralbl., Beilieft, XXI, 1907) décrit une nouvelle espèce de Gonyaulax : G. palustris, et donne ensuite la liste avec habitat et table des seize espèces connues de Gonyaulax (dont quatre habitant l'eau douce ou l'eau saumàtre). Biologie des Mallomonas. B. Schorler (Arch. Hydrob.,111, 1907)a constaté dans les eaux d'une tourbière que Mallomonas longiseta Lemm. et M. caudata Swan avaient pris une coloration parfaitement verte. Il considère qu'il y a là un cas d'adaptation complémentaire à la teinte brune de l'eau de tourbière, permettant une assimilation plus parfaite que la coloration normale. Spirochaeta culicis nov. spec. Décrit et trouvé par Jaffé (Arch. Prohist, IX) dans les larves de Culex. Hyalodiscus rubicundus. Hoogenraad, H R. (Arch. Protist. XI, 1907) étudie la morphologie de cette espèce, sa nutrition dans les cellules d'Oedogonium, son enkystement, — 450 — sa multiplication. Remarques sur la transition entre Vampyrellides et Rhizopodes lobés. Recherches sur les Mastigamibes. Goldschmidt, R. (Arch. Protist. Suppl et Sitzb. (les. Morph. Mûnchen, XXII], 1907) fait l'étude détaillée du cycle, des Mastigclla vitrea n. sp.et Mas- tigina setosa n. sp., stade amibe et stade flagellé, gamètes, etc. Table des Mastigamibes et diagnoses. Trypanosomes de Poissons et d'Amphibiens. G. FrançafRull. Soc. Se Nat. Lisbonne. 1907. I. et Arch. R. Inst. Ract. Lis- boa,!) étudie le cycle évolutif assez simple des Trypanosomes de la gre- nouille (Trypanosoma costatum et rolatorium ; l'hôte invertébré est la sangsue. Trypanosoma rotatorium se retrouve aussi chez Hyla arborea. Quant au trypanosome de l'anguille, c'est le Trupanosoma granulosum Lav. et Mesn. LXII, 1007). Marchoux.E. et Salimbeni, A. (G. I». Soc. Biol. Paris, 1007) décrivent Trypanosoma Borelli n. sp. dans Hyla- Trypanosoma clamatœ trouvé dans le sang de Rana clamât a, par Stebbins, .1. (Trans. Am. Micr. Soc, XXVII, 1007). Euglènes parasites. Haswell, W.-A. (Zool. Anz. XXXI, 1007) a trouvé dans une espèce de Rhabdocoele une quantité de Flagellâtes qu'il considère être des Euglènes sans chlorophylle. L'Aucystropodium Maupasi, nouvel Infusoire bypotriche. Fauré-Frémiet, E. (G. R Soc Biol., Paris, LXIII, 1007) décrit cette espèce nouvelle fort intéressante. Se fixe par les cirres transversaux et allonge alors le pédicelle qu'il possède, vivant à la façon des Vor- ticellides. Gas parallèle à ceux-ci et non argument en faveur de la théorie de Bùtschli (les Vorticelles dérivent des Infusoires hypo- triches). L/Epistylis Perrieri n. sp. Espèce nouvelle, récoltée à Paris, et dont Fauré-Frémiet, E. (C. R. Soc. Biol., Paris, LXIII, 1007) donne la description et signale les carac- tères spéciaux du microgamète. Myxosporidies. Auerbach (Zool. Anz., X\XL I0O7) décrit Myxobolm gigas n. sp. qui produit une tumeur dans le tissu conjonctif des opercules d'Abramis brama. 11 étudie également (Zool. Anz., WML 1907) Myxobolus Mttlleri dans les branchies de Lola vulgaris,Sphœrospora ekgans et Chromyxum mncronatumda.ns\àves iedumèmeçoi&soRetChloromyxumdubium n. sp. dans la vésicule biliaire ; Myxidium Pfeifferi n. sp.? dans la vésicule biliaire de Tinca vulgaris. IL S. Algues, Plancton, etc. Le Plancton du lac des Hôpitaux. L. Viret(Bull. Herb Bousier, 1908) étudie le plancton du petit lac des Hôpi- taux, situé au. sud du lac de Nantua, altitude : 300 m., largeur : "200 m., longueur : 500 à 600 m. C'est un lac-étang, caractérisé par la — 451 — grande abondance de ses Desmidiacées. I,e Dinôbryon divergens forme environ les quatre cinquièmes de la masse recueillie; on trouve aussi abondamment Sphaerocystis schroeteri et Synedra n!ca var. longissima. Algues des îles Loochoo. Knumération de 53 espèces par F. Heydrich (Ber. Deutsch. bot. Ges., XXV, HUIT). Diatomées des lacs du Jura. IV Prudent (Ann. Soc. Bot. Lyon., XXXI, 1906) étudie les Diatomées des lacs d'Aiguebelette et de Saint-Jean de Chevelu. [^ lac d'Aiguebelette (Savoie), à l'ouest du mont Lépina et à l'altitude de 380 m., a une superficie de 5 1/2 kilomètres. Il a fourni 117 espèces ou variétés, dont deux nouvelles pour la flore française : Stauroneis americana Heid. et St. Reicheltii Heid. La présence d'une Diatomée marine : Grammatopliora marina Kuetz est à signaler, l'auteur pense qu'elle a été introduite par des coquilles d'huîtres ou des emballages de poissons envoyés aux hôtels et ensuitP jetés dans le lac. Les deux lacs de Saint-Jean de Chevelu ont donné 86 formes, dont une assez rare : le Cymbella lacustris Ag. et une variété nouvelle de Navicula tuscula Ehrenb. Plancton holophy tique des lacs Atitlan et Amititlan. Dans ce travail, Clark (Proc. Biol. Soc. Washington, XXI, 1908) décrit plu- sieurs nouvelles algues : Clathrocystis robusta, Staurastrum Evers- manni, Conferva gyrans. Characées d'Italie. A. Béguinot et L. Formiggini (Bull. Soc. Bot. Ital., 1908) publient quelques notes sur les variations des Characées d'Italie et le dernier donne la liste des Characées de Sicile : 18 espèces et nombreuses variétés, parmi lesquelles 6 espèces et G variétés sont nouvelles pour cette île. Catalogue des Desmidiacées. 0- Nordstedt (Index Desmidiacearum. Lundae, 1908) donne le catalogue synonymique avec toutes les indications bibliographiques des Desmi- diacées connues. C'est une revision de l'Index Desmidiacearum publié par lui, en 1896. Les lacs volcaniques du mont Vulture. Ces deux lacs sont situés dans l'Italie méridionale, province de Basilicata. A. Forti et A. Trotter (Annali di Bot., VII, 1908) ont étudié la faune et la flore de ces lacs (il algues et u 25 espèces animales dans le plancton, 70 diatomées abyssales) avec observations physiques et biologiques. Desmidiacées d'Angleterre. W. et G. S. West publient le 3 e volume de leur monographie : British Des- midiaceae, dans lequel ils donnent les descriptions et les figures de 174 espèces de Cosmarium, avec leurs variétés, synonymie, litté- rature, notes critiques et tables dichotomiques. — 452 — Développement d'algues rendant la pêche impossible. G. Besana avait signalé en 1898 la pullulation de Ulothrix limnetica Lem- merm. dans le lac de Côme; il fait connaître le développement extra- ordinaire de deux Diatomées (Tabellaria fenestrata Kuetz. et Lysi- gonium varians de Toni) en décembre 1907 et janvier 1908 dans le même lac, à tel point que la pêche était devenue impossible. Phytoplancton du Menam. E. Lemmermann (Hedwigia, XLVIII, 1908) étudie le phytoplancton recueilli à l'embouchure du Menam, près Paknam (Siam), par H. Schauinsland en 1906: 94 espèces, 61 Bacillariées,5 Péridiniacées, 2 Silicoflagellées, 12 Flagellâtes, 3 Conjuguées, 9 Chlorophycées, 2 Schizophycées. L'auteur discute l'influence de certains facteurs et compare ce plancton avec celui du Yang Tze Kiang Algues de la province de Posen. W. Torka donne l'énumération de 84 espèces et variétés d'algues de la pro- vince de Posen, avec nombreuses remarques et observations. Diatomées des environs d'Orléans. M. du Colombier énumère 206 espèces ou variétés de Diatomées des envi- rons d'Orléans, dont plusieurs sont très intéressantes. La station la plus remarquable est l'étang de Planquine. -■*•• -- ^ ANNALES LURA BIOLOGIE LACUSTRE PUBLIEES SOUS l,A DIRECTION M' T> Ernest ROUSSEAU TOME III 1 908-1 909 BRUXELLES IMPRIMERIE F. VAN BUGGENHOUDT 5 ET 7. RUE HP MARTEAU, 5 ET 7 MM. WHOI LIBRARY H 1BSE